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Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2022
Depuis l’improbable succès rencontrer par l’adaptation de L’Amie Prodigieuse produite par la RAI et Starz – on sait qu’adapter l’écrivaine italienne Elena Ferrante peut-être un véritable puy d’idées, et que cela peut donner des fictions d’une très grande profondeur autant que passionnante. Pour son premier long-métrage entant que réalisatrice : la comédienne américaine Maggie Gillenhal a donc décider d’adapter un roman moins connue de la mystérieuse écrivaine : «Poupée Volée» avec The Lost Daughter.
Le film compte l’histoire de Leda – une prof de fac âgée de la quarantaine – qui part en voyage sur en Grèce pour se ressourcer. Les vacances de Leda vont rapidement prendre une autre tournure quand elle fait la rencontre Nina, une mère complètement dépasser par sa situation et qui ne sait plus ou donner de la tête. Mais plus encore que la fillette de cette dernière perds sa poupée…
Dans «The Lost Daughter» : la réalisatrice brosse un portrait tanto violent, tanto déchirant mais toujours empli d’humanité de la maternité. Des films sur ce thème – le cinéma en remplit en soit – mais d’une aussi grande justesse, il n’y en a que très peu. Ainsi elle explore certes ces instants ou les mères se sentent déborder par leurs progénitures. Ne savent plus si leurs enfants sont la raison de vivre ou si il y a autre chose. Puis abordent surtout la question de ce que l’on appel aujourd’hui les «mères bimbos». Celles qui quittent leurs foyer et parfois reviennent. Comment vit-on avec l’idée de sentir qu’on a abandonner ses enfants ? Avec son film Maggie Gillenhaal revient sur certes cette image idéalisée mais loin de la déconstruire totalement, nous démontrent que ces femmes on aussi des failles, des peurs, des périodes de doutes – qui les rends encore plus humaines. C’est le personnage de Leda ou c’est celui de Nina. Même si j’aime moins son idée qui est un peu «on ne peut se comprendre qu’entre gueule cassés» à l’image du dernier quart du film, il faut tout de même reconnaître que c’est une vision plutôt juste de la réalité des choses. Sur ce point, le film est imbattable. Le scénario est finement ciselé et l’histoire assez haletante pour s’y lancer. Parfois, on se dit presque que si Elena Ferrante n’avait pas écrit le livre, Maggie Gillenhal aurait très bien pu le faire que le résultat aurait était le même. Ce film donne envie de lire le livre autant qu’on a envie de le voir pour tout ce travail.
Cependant tout ne peut-être parfais, et malgré le fait d’avoir grandement apprécier son œuvre, on remarque bien que si Maggie Gillenhal gère vraiment bien son récit ayant compris les atouts et enjeux de son histoire, elle se perd parfois les pieds dans le tapis. Ainsi la construction en flash-back bien que nécessaires est très mal faite et très mal décrites. D’ailleurs c’est un peu le problème que j’ai avec ce film, c’est que parfois on a deux films qui s’affrontent dans un seul étant à la fois extrêmement différent puis très liés. D’un côté ce thème sur la mère de famille qui abandonne sa famille et de l’autre celle qui n’arrive pas à se pardonner ses actes. C’est très perturbant et pourtant c’est vrai que lorsqu’on regarde ce film malgré cette construction flash-back très maladroites le tout fonctionne.
Véritable portrait de femmes fait par une femme et pour les femmes – The Lost Daughter est un véritable écrin à performances – porter par trois actrices au sommet de leurs talents. Mener tambour battant par la «queen» Olivia Colman qu’on ne présente plus et délivre une interprétation bouleversante toujours si fine et délicate qui pourrait bien lui valoir sa troisième nomination aux Oscars prochainement. Dakota Johnson qui a enfin un rôle à sa mesure et nous démontre toute la richesse de son jeu d’actrice – une performance d’un magnétisme absolue et bien plus belle que celle que les spectateurs on pu voir dans La Voix du Succès et plus méritante que ses simples parties de jambes dans 50 Nuances de Grey. Puis Jessie Buckeley (visage aussi bien connue mais un peu moins que ces deux congénères) qui livre une prestation lumineuse et incandescente qu’on oubliera pas de si tôt.
A ajouter que le film s’appuie sur de très belles images, une photographie sombre mais qui reste pleine de charme, une très bonne partition musicale. Une fable aux goûts méditerranéenne qui empreinte autant au cinéma de Truffaut, Agnès Varda, Claude Sautet...qu’au cinéma d’auteurs plus récent. J’ai trouver par exemple que certains plans ressembler à ce qu’Angelina Jolie avait pu nous montrer avec «Vue sur Mer» et qu’il y a des similitudes dans son style cinématographique avec le cinéma de Jane Campion. Serait-elle donc l’héritière inattendue de la réalisatrice de La Leçon de Piano ?
Pour conclure, malgré quelques maladresse Maggie Gillenhaal délivre un premier film d’une grande qualité et d’une grande maîtrise. Si l’histoire pêche par moment, celle-ci est rattraper par la beauté de sa mise en scène et le jeu de son trio d’actrices. A la fois naissance d’une nouvelle réalisatrice qu’on ne soupçonnait pas, une fois sortie de la projection de "The Lost Daughter" on se dit que l’année (cinéma) 2022 commence très forte et puissamment.
J'ai été bien déçu par cette adaptation américaine d’un roman de la célèbre Elena Ferrante, « La figlia oscura ». Si la presse s’est montrée plutôt complaisante à l’égard de cette première réalisation de l’actrice Maggie Gyllenhaal, les spectateurs sont dans l’ensemble plus réservés, et je les comprends. Passe encore qu’on parle anglais dans ce « Lost Daughter ». Mais pourquoi avoir déménagé l’action en Grèce plutôt que de l’avoir gardé en Italie ? Que vient faire le personnage flou et sans intérêt d’Ed Harris ? Les multiples retours en arrière sont souvent confus. Bref, peu d’action et beaucoup d’ennui !
The Lost Daughter m'a un peu intéressé au début, je m'attendais à un drame assez touchant mais au fur et à mesure je me suis désintéressé car il ne se passe pas assez de choses durant le film, et Leda est beaucoup trop antipathique, ce qui ne donne pas envie de s'intéresser à elle. Dommage car les acteurs sont excellents et certaines scènes restent intéressantes à suivre mais globalement, je me suis profondément ennuyé devant The Lost Daughter.
Le parti pris est de suggérer les émotions.Les flash backs nous révèlent la crise existentielle actuelle de cette mère.seule, en vacances en Grèce. Tous les tourments sont suggérés par le jeu d'Olivia. Le suspense réside dans le fait qu'on ne sait pas très longtemps ce qui s'est passé dans la jeunesse. Bianca vit toujours? L'ambiance est aussi tourmentée par cette famille malsaine et par le fétichisme un peu incompréhensible d'Olivia. L'épilogue surprend mais est parfaitement crédible.
Scenario sans queue ni tete, il ne se passe jamais rien et pourtant on s'y attend a plusieurs fois mais ça n'arrive jamais, un excellent somnifère mais c'est tout
The lost daughter, est un film vraiment intéressant qui traite sous différents points de vue les difficultés de la maternité. Maggie Gyllenhaal a réussi à installer une atmosphère assez intense avec son personnage principal, Leda (Olivia Colman), qui est à la fois doux et pervers, ce qui donne au film un ton hésitant, qui est très appréciable. Par ailleurs, Dakota Johnson est absolument sublime dans le film. Cependant, le rythme devient lassant voir ennuyant alors que la première partie du film était remarquable. Dommage.
Un très bon film, adaptation réussie d'un roman qui doit être très intéressant. Très belle interprétation des 3 actrices, par ordre d'importance et de niveau de jeu : Olivia Colman, Jessie Buckley et Dakota Johnson (par ailleurs super mignonne). Tout du long l'ambiance est étrange, un peu pesante et on se demande si le personnage principal n'est pas en dépression ou avec des problèmes psychiatriques. La musique est bien adaptée aux situations et accompagne le déroulement du film. Le montage (flashes back, son du passé alors que l'on voit les images du présent) est de très bon niveau. A voir (attention ce n'est pas une comédie).
Je n'ai rien lu avant de regarder le film. Je savais à peine de quoi ça parlait. Quelle belle surprise !! Complètement séduite par le scénario et le jeu des acteurs, toutes et tous. Olivia Colman est comme d'habitude excellente, dans le rôle d'une femme forte et fragile à la fois. Une perle rare dans le cinéma américain ce film. On se laisse haper par ce qui l'habite, on veut savoir pourquoi.. Pourquoi.. Quel est son secret..
Lent. L'intrigue n'apparait qu'après trop longtemps, on commence à comprendre les troubles de la mère qui a délaissé ses enfants trop tard dans le film et rien ne se passe. A quelques 20 minutes de la fin du film, enfin se décante légèrement l'histoire, mais celle ci reste centrée sur le personnage principal et la jeune femme. Un film bien peu accrocheur, lent et bien long pour raconter trop peu.
Un début prometteur avec un petit air de thriller mais par peut être maladresse le film s’égare plus ou moins volontairement je pense, mais en fin de compte ça ne donne rien
Le film aborde la difficulté d'être mère et femme, surtout quand le désir de l'un semble absorbé les besoins de l'autre. Olivia Colman est très touchante dans ce rôle. Pourtant, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire et l'ennuie l'emporte un peu par moment.
C'est un film je dirais assez frustrant, d'un côté on a une très bonne mise en scène et des très jolies plans et de l'autre un scénario un peu trop alambiqué qui avance très lentement pour un dénouement qui n'oie laisse un goût aigre-doux dans la bouche... quel dommage, le jeu des acteurs était pourtant bon et la bande son bien choisi.
Une introspection sur la relation parent-enfant dans ce qu’elle a de difficile, raconté pour une fois du point de vue du parent, et tourné avec délicatesse tout en suggestion
Pendant 2 heures j'ai attendu que quelque chose se passe en vain Entre cette histoire de poupée ces flash back incessants on essaye de suivre cette histoire et on s'ennuie fermé
Vraiment, un bon moment de cinéma. Le titre, hommage à William Blake. C'est filmé dans un style très naturel. Caméra sur l'épaule pour les moments de vraie - fausse frayeur.Les tempéraments sont vraiment bien incarnés. La pseudo fin façon mort de Sissi, subtile !