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Fabienne
8 abonnés
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5,0
Publiée le 18 avril 2022
Je savais que j'allais adorer le film, maintenant je sais pourquoi. Laure Calamy porte le film à merveille. Excellente actrice, on ressent ses émotions transmises avec justesse et réalité. On est avec elle pendant tout l'ascenseur émotionnel jusqu'à la dernière seconde. Dans la salle, personne ne s'est levé avant le dernier mot du générique, épuisés et émus. Je trouve que c'est une configuration parfaite qu'elle soit seule et hyperprésente à l'écran. Je pense à ces gens qui vivent vraiment ce calvaire, gaspillant tant de leur temps dans les transports, soumis au système. Faire un chef d'oeuvre d'un sujet aussi ordinaire et actuel, il fallait des talents ! Eric Gravel montre aussi sa bonté à travers des scènes de joie avec les enfants. Création musicale nickel, création de l'image super travaillée. J'aime aussi les gros plans sur le grain de peau qui s'oppose à la violence du contexte. Bravo au réalisateur et à l'actrice, entre autres. Pour moi, c'est du 5 étoiles.
À Plein Temps réinvente la forme du drame social comme un film d’action dont le héros est une mère célibataire en quête d’un nouvel emploi . Ce film dépeint avec élégance la précarité de ceux qui travaillent à Paris mais vivent loin de la capitale, ces invisibles que la crise des gilets jaunes a révélés aux yeux de tous. L’impossibilité de vivre près de son lieux de travail se transforme en une course haletante insensé contre le temps: réveiller les enfants au petit matin pour les amener chez une nounou, courir pour attraper à la dernière minute le train de banlieue, se battre contre les grèves, faire du stop sous la pluie, chercher un nouvel emploi tout en assurant l’actuel, repartir, organiser des activités pour les enfants, essayer de vivre dignement. Laure Calamy prend en main un grand rôle avec un immense talent. Cette actrice dont la popularité ne cesse de croître nous montre qu’une actrice peut s’imposer à l’écran et commencer une grande carrière après 40 ans. Elle est de tous les plans. Avec sa caméra, mobile, toujours dans la course, quotidienne de l’héroïne , Éric Gravel, récompensé à la Mostra, du prix du meilleur réalisateur, signe un film oppressant, angoissant, sur le bord du précipice
Laure Calamy crève l'écran et porte ce film à bout de bras. Situations de la vie d'une mère qui élève seule ses deux enfants : film hyper réaliste mais hyper stressant aussi bien dans son rythme de prise de vues que dans la musique.
Le rôle tenu, par Laure Calamy, doit être un de ceux dont pourrait rêver bien des actrices. Un personnage du quotidien comme il en existe assurément beaucoup, une mère courage portée par un niveau d’adrénaline au plus haut pour faire face sans répit à ses responsabilités. Le spectateur est pris dans ce rythme effréné qui suscite tantôt compassion, tantôt rejet du personnage qui s’enferme dans ses choix sans même envisager d’alternative. Le monde feutré des palaces est également bien décrit et là encore Laure Calamy apporte une extraordinaire authenticité , tout est juste, elle ne joue pas elle est De ce film on garde en mémoire le rythme totalement frénétique mais également l’espoir , le triomphe de la volonté, de la constance. Comme une boxeuse qui est à terre, Julie, dont on croit qu’elle est ko après toutes ses épreuves va, comme le phénix, renaître de ses cendres et triompher, alors même, qu’à un moment donné, on pouvait penser qu’elle avait atteint ses limites et allait ettre fin à sa vie. Ce genre de films à la veine sociale est nécessaire et indispensable pour nous qui avons tous loisirs d’aller au cinéma, de livrer nos réflexions. Cela nous frotte, même si ça pique, à une réalité qui nous donne des clés de lecture pour regarder avec plus de bienvaillance et d’empathie le monde qui nous entoure.
Je ne comprends pas que ce film soit si bien noté... Si vous êtes francilien, ce film va vous déprimer ! On dit que c'est un thriller, en effet la musique nous tient en haleine mais on est juste tendu par cette situation intenable pour l'héroïne du film (pour le coup très bien jouée par Laure Calamy), qui partage le quotidien de bcp de frnaciliens : temps de transport important, grèves, boulot dur... le film n'est pas détendant et en plus se termine par un choix de vie incompréhensible, qui me fait dire que la fille n'a rien compris de ses épreuves... donc à fuir! Les gens dans la salle semblaient partager mon point de vue.
Après avoir enchaîné les petits rôles et avoir marqué les esprits dans le second rôle de Noémie dans la série “Dix Pour Cent”, Laure Calamy s’est imposée ensuite dans le cinéma français, s’offrant même le César de la meilleure actrice dans “Antoinette et les Cévennes”. Désormais, l’industrie cinématographique n’a plus besoin de faire partager l’affiche avec l’actrice. Dans “A plein temps”, Laure Calamy est omniprésente, la caméra ne cesse de la filmer. Nous la suivons dans son quotidien stressant, énergivore, déprimant. Elle incarne une femme diplômée qui ne trouve pas de travaille dans son domaine. Elle est obligée de faire des heures de transports en commun toutes les semaines pour travailler comme femme de chambre dans un palace parisien, tout en s’occupant de ses enfants. Sur le papier, le scénario ne semble pas casser trois briques et pourtant, le rythme est si intense qu’on est pris dans l’engrenage du film qui ne cesse de nous épuiser par l’enfer des grèves de transports et d’un entourage peu compréhensif. Brillant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
A plein temps applique au quotidien d'une mère de famille élevant seule ses deux enfants les recettes des thrillers décrivant habituellement des situations exceptionnelles, ou des personnages hors la loi.
Il faut donc par exemple imaginer le torrent furieux de Uncut Gems, des frères Safdie, décrivant quelques jours de la vie de Julie, ballotée entre ses problèmes de boulot, une grève SNCF et la difficulté de faire garder ses deux enfants.
Le résultat est un exercice de style qui intéresse surtout par sa capacité à ne jamais faiblir dans son rythme, par la pure magie du montage et d'une caméra souvent portée à l'épaule. A plein temps peut aussi s'apprécier comme un documentaire consacré dans son intégralité à documenter les différentes transformations possible d'une Laure Calamy dont la profondeur de jeu s'affirme de film en film. C'est un spectacle extraordinaire de voir son visage traverser à peu près tout le spectre des émotions possibles (soumission, séduction, colère, amour, tristesse, détachement, concentration, etc).
Eric Gravel met une énergie folle dans sa mise en scène pour montrer la vie de dingue que vivent ces mamans solos pour tenir leurs rôles de mère, de ménagère et leur vie professionnelle… ou tout simplement pour tenir tout court ; leurs vies de femme passant au second plan faute de temps pour s’y consacrer. Il plonge son héroïne dans la banlieue parisienne ; lieu de vie choisi en couple à mi-parcours entre les emplois des deux visant à préserver un cadre de vie agréable aux enfants. Cependant une fois maman solo, Julie happé par le quotidien et les heures de transports a beaucoup de difficulté à tout faire rentrer dans des semaines décidemment bien chargées et trop courtes. Immersif, et la musique électro entêtante y contribue ; le spectateur est pris à la gorge de bout en bout à l’image d’une Julie luttant pour ne pas sombrer ; on se croirait dans un thriller social. Et Julie est incarnée par Laure Calamy habituée de prendre à bras le corps des rôles forts et qui bien souvent sur ces derniers films tient à elle seule le film sur ses épaules. Autant film social que film d’action, pas de grandes tirades ou de grandes théories ; juste une plongée dans une tranche de vie semblable aux quotidiens de nombreuses femmes ; des guerrières du quotidien. Bel hommage aux femmes honoré à la Mostra de Venise où le film a été à juste titre multi récompensé. A voir impérativement. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Quel dommage, j'ai attendu 90mn et je reste sur ma fin. La faiblesse du scénario nous laisse spectateur du quotidien de cette femme qui cumule tous les effets indésirables des grandes métropoles et qui n'oublie pas de s'en rajouter. Laure Calamy court très bien, mais elle est trop seule pour soutenir l'attention pendant 1h30. Autour c'est le vide sidéral. J'ai une pensée pour Gérard Pires qui en 1972 avec Elle court Elle court la banlieue avait traité ce sujet avec un aspect bien plus complet, à voir ou à revoir surtout pour Jacques Higelin à l'écran.
À voir à tout prix pour l'actrice toujours aussi épatante Pour l'idée plutôt sympa pour le rythme et pour le montage un truc de fou je suis sorti de la salle en ayant l'impression d'avoir couru un marathon De l'air de l'air
Un vrai tour de force de faire un véritable thriller avec le quotidien d'une maman seul qui galère pour gérer travail et vie perso. La vie en banlieue autour des grandes métropoles peut s'avérer un enfer et le film le montre bien. Laure Calamy est impeccable et trouve ici son meilleur rôle.
Un film où l'on ne perd pas haleine ! Laure Calamy nous emmène dans son univers stressant et oppressant, en plein dans une crise française de transports, on est avec elle malgré ses négligences et son caractère. Grande question sur la fin du film : est-ce encourageant ? Pas sûr....
pour que ses enfants ne vivent pas dans des cages à poules, un couple décide de s éloigner de paris. Mais le couple se sépare et comme dans 90% des cas , c est la femme qui se retrouve dans la galère. A tout gérer, les gardes pour les enfants, les transports avec des gréves, le boulot, l organisation d anniversaire et un père absent qui ne réponds pas à ses appels. La vie de nombreuses femmes. Elle court elle court à plein temps. . .Laure Calamy court vraiment tés bien.
Une véritable claque ! Un portrait de femme et un film terriblement social sur les vies horriblement stressantes dès Franciliens dans notre monde libéral. Les prix de la réalisation et de la meilleure actrice à Venise sont amplement mérités. On vit intégralement ce que ressent le personnage joué par Laure Calamy qui n'en finit pas de nous étonner par son talent inouï de comédienne. Tout est absolument impeccable dans ce film avec le plaisir de retrouver Geneviève Mnich.
Portée par une musique entêtante et une actrice impressionnante de justesse, cette plongée dans la vie d'une femme qui se bat pour survivre est très forte.