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pietro bucca
91 abonnés
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3,0
Publiée le 30 avril 2026
Je dois reconnaitre, que j'ai mis pas mal de temps a accrocher. De part le scenario qui au début, ne m'emballais pas plus que ça. Et par la musique, putot étrange, post psychadélique, continuelle et stressante. Bon passé cela, il faut reconnaitre, la très bonne adaptation de l'actrice principale. Une tranche de vie, bien jouée.
La performance est assez incroyable, et je pense à peu près unique dans la manière de faire un film: vous prenez un évènement quelconque, une femme de ménage et ses tracas quotidiens (s'occuper de ses enfants, les placer pour la journée, l'école mais aussi la gardienne pendant qu'elle travaille, et être en même temps à temps au boulot, menacée d'être virée, ce qui signifie à la rue, etc), mais vous le racontez, le jouez à la façon d'un thriller angoissant et frénétique. Et ça marche, c'est magnifique, et on vient à se poser la question durant le film, mais surtout après: peu importe ce que nous vivons, un thriller policier avec des héros et méchants terribles, une aventure époustouflante sous les tropiques, ce qui compte dans tous ces films, c'est l'atmosphère et les émotions. Toujours. Et pourquoi la vie d'une femme de ménage ne comprendrait-elle pas ses émotions, son atmosphère? Et si c'est le cas, ce qui lui arrive est aussi important, en fait beaucoup plus, que le super-héros dans un film d'espionnage. Chaque corporation, métier, etc, possède sa propre communauté: les femmes de ménages aussi! Niveau 1: tu prestes chez un particulier sans aucun contrat, aucune protection; t'es viré, tu es à la rue avec tes enfants avec ton ex qui est parti à l'étranger. L'univers s'effondre. Niveau 2: tu es sous contrat en tant que femme de ménage dans un hôtel: c'est infiniment mieux, même si mal payé tu as une couverture et protection sociale, etc. Niveau 3: on t'apprécie et on te nomme "1ère femme de ménage ou femme de chambre", c'est le nirvana, maintenant tu gères des situations, tu voles au secours d'une débutante en difficulté dans la chambre 126, tu organises les activités de maintenance dans l'hôtel, tu deviens aussi important(e) que le Chef-Engineer Scotty dans le vaisseau spatial Enterprise de Star Trek. Ce film nous démontre admirablement, en nous le faisant vivre et surtout ressentir, que chaque être est important, que chaque situation dans la vie, même anodine, est épique, tragique et à couper le souffle car, pour la personne concernée, elle est vécue comme telle. Avoir réussi à faire passer ce sentiment au spectateur dans un film est une prouesse majeure. J'ai adoré.
Laure Calamy, toujours royale et juste, réaliste, incarne avec une énergie folle toutes ces mères , monoparentales, précarisées qui luttent pour ne pas sombrer avec leurs enfants (spoiler: D’ailleurs, on ne verra jamais le père « Alec » alors que son nom est répété)
C’est aussi un grand film social sur « les travailleurs » parisiens banlieusards,( que je regarde ébahie , moi qui ai toujours réclamé ma province) et un beau film avec photographies, musiques marqques
Et chapeau bas à une comédiène donc la côte et l’excellence vont de pair
film totalement improbable. Personne normalement constitué ne se mettrait dans une telle situation et donc ce scénario est totalement fantaisiste. ....anxiogène. On pourrait rajouter la guerre et une explosion atomique a proximité et la boucle serait bouclée
Dans un pression permanente, cette mère de famille tente de rester à la surface tandis que tout coule autours d’elle. Celle-ci fait face à une vie de fatigue constante, où chaque jour n’est passé qu’avec justesse. Accablée par les péripéties classiques d’une femme parisienne, elle tente d’osciller, seule, sa vie de famille à la campagne, et son travail à la capitale. Incarnée par Laure Calamy surmenée par la submersion de la vague qu’est son quotidien.
Un film humain et réaliste qui parle de la dureté du travail et de la société. On s‘attache au personnage principal, puissant, aimant et déterminé, on partage ses peines. Ce film mobilise pleinement notre empathie. Les dialogues sont vrais, les sentiments de Julie Roy transparaissent clairement à l’écran. Cette femme, aliénée par son travail, se bat pour survivre, prendre soin de sa famille, répondre aux exigences de ses supérieurs, affronter les trajets du quotidien. Elle est prise à temps plein et n‘a pas un instant pour elle. Malgré tout, la puissance de ce film réside aussi dans ses messages optimistes, plus discrets. Cette femme parvient à s‘extraire de sa condition par sa force morale et sa détermination de mère. Aussi, des actes de solidarité surgissent de temps à autres.
Bon film. Cependant pas pour tout le monde. C'est un film sans humour, sans intrigue. Et sans dépaysement (du moins pour le francilien que je suis devenu). C'est un film sérieux. Avec un vrai sujet (témoignage sur le stress énorme causé par une vie mal gérée, en permanence au bord de la catastrophe, malgré de bonnes capacités de tout gérer en même temps et des efforts monumentaux). Aussi très bien joué avec des personnages attachants.
La folle semaine d’une femme devant jonglée entre son travail dans un hôtel de luxe, ses enfants, sa recherche d’un nouvel emploi et ses multiples trajets entre son domicile dans un village reculé et la capitale alors qu’une grève paralyse les transports. Construit et mené comme un thriller, ce contre la montre effréné démontre explore la chronophagie d’une époque dans laquelle menée de front vie professionnelle et personnelle lorsqu’on est seule relève de l’exploit.
Un film haletant où le temps devient source continue de stress et angoisse comme dans un thriller. Cette femme, sous pression, devient l'allégorie du rythme effréné de notre époque. Laure Calamy toujours aussi incroyable même quand elle adopte la couleur dramatique.
C’est un véritable thriller social que nous propose le réalisateur Eric Gravel avec une magnifique prestation de Laure Calamy dans une suite de scènes très immersives. La mise en scène rythmée par une musique électronique anxiogène soutien le rythme effréné de cette femme qui doit assurer un travail délicat et l’éducation de ses enfants sur fond de grève des transports. C’est très juste, plus le temps de la journée passe, plus la tension et la frustration montent et le spectateur attend l’explosion.
Transformer le quotidien ordinaire d'une mère de famille célibataire en un film haletant et asphyxiant: c'est le défi technique de E.Gravel. En suivant la surprenante L. Calamy qui porte à la perfection son personnage comme le fardeau de celle qu'elle interprète, "A plein temps" virevolte entre une histoire aux accents sociaux bien mis en relief, et sa réalisation au rythme prenant et hypnotique. La redondance des situations, et la direction du scénario qu'on devine, affectent sur le long terme l'attention portée sur le film. Mais ne retirent en rien ses qualités de mise en scène et son énergie étouffante.
UNE FEMME DU MONDE. Ô temps suspend ton vol. Lutter contre la valeur du temps, se libérer de l'urgence, capter les moments précieux sans sombrer de sa perte. Qu'il est temps de vivre. Autant en emporte la magnifique Laure Calamy. Laissez moi savourer les rapides délices. Alphonse de Lamartine aurait aimé.
plongée dans la vie à 1000 à l'heure de cette mère de famille célibataire qui tente, tant bien que mal de joindre les deux bouts. un rythme, une musique qui vous tient en tension tout le long du film. on arrete de respirer pour être avec le personnage de Laure Calamy qui est impeccable comme souvent