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Un beau film sur une « vie de merde », une claque finale, Laure Calamy incroyable.
UNE FEMME DU MONDE. Ô temps suspend ton vol. Lutter contre la valeur du temps, se libérer de l'urgence, capter les moments précieux sans sombrer de sa perte. Qu'il est temps de vivre. Autant en emporte la magnifique Laure Calamy. Laissez moi savourer les rapides délices. Alphonse de Lamartine aurait aimé.
plongée dans la vie à 1000 à l'heure de cette mère de famille célibataire qui tente, tant bien que mal de joindre les deux bouts.
un rythme, une musique qui vous tient en tension tout le long du film.
on arrete de respirer pour être avec le personnage de Laure Calamy qui est impeccable comme souvent
un rythme, une musique qui vous tient en tension tout le long du film.
on arrete de respirer pour être avec le personnage de Laure Calamy qui est impeccable comme souvent
un film haletant sur une femme qui fait des choix particuliers, ou qui justement ne veut pas faire de choix
Un film austère, mais qui développe tout de même de sérieux atouts. Il est d’abord féministe, avec cette sempiternelle « garde des enfants » confiée à la mère. Mère qui trime pour des clopinettes et père absent, pris par sa carrière internationale. Le décor est planté pour nous soumettre au rythme effréné du métro-boulot-dodo, sur une musique tout ce qu’il y a de plus génial. C’est un scénario à la faible intrigue, mais qui nous permet de partager la souffrance de cette mère courage comme il y en a tant. C’est un vécu, une expérience par procuration que l’on est invité à faire.
Réussir à doser du suspense dans un drame social est une des prouesses réalisées par ce film, qui repose sur l'impeccable Laure Calamy pour dresser le portrait d'une femme au bord de l'implosion. Le quotidien générateur de stress est exposé sans trop de lourdeur, le scénario ayant aussi le bon goût de nous épargner des péripéties trop rocambolesques et de rester très terre à terre, ce qui parlera d'emblée à tous ceux qui vivent dans les mêmes conditions. Franchement réussi et interrogatif sur notre société et sa fuite en avant.
Faire un thriller à partir du quotidien de milliers de gens. C’est le pari que semble s’est lancé Eric Gravel avec À plein temps. C’est une sorte d’exercice de style que le cinéaste offre en filmant les déboires liés aux transports que rencontre une femme et comment cela joue sur sa vie professionnelle et sa vie familiale. Cette manière de filmer comme un thriller cet aspect rencontré par une grande quantité de personnes (surtout en temps de grève comme c’est le cas dans ce film) est clairement servi par une musique signée Irène Drésel soulignant totalement l’urgence et un travail de montage assez remarquable de Mathilde Van de Moortel (ces deux aspects ont d’ailleurs été récompensés de manière totalement méritée par un César chacun). On peut parfois se dire que l’accumulation d’embûches est un peu exagérée (on a l’impression qu’il n’y a aucun aspect qui se passe bien) et que la durée est un peu trop étirée (bien que le film fasse un peu moins d’une heure et demi) à cause de la répétition des situations mais l’ensemble est suffisamment bien fait et Laure Calamy est suffisamment convaincante dans son rôle pour tenir en haleine un spectateur qui a très certainement pu être déjà confronté aux désagréments subis par les usagés lors des grèves de transports.
Tourné comme un polar, avec un sens du suspens remarquable, souligné par une bande son angoissante, "A plein temps" est un film court et captivant. On peut lui reprocher une fin un peu trop ouverte et quelques répétitions, mais il faut féliciter le cinéaste pour installer une ambiance de moins en moins respirable, où le personnage de Julie (formidable Laure Calamy), sur un fil, se débat avec une volonté farouche contre d'innombrables éléments contraires.
À plein temps relève de cette esthétique de l’urgence appliquée à un sujet social, reflet de notre société contemporaine où la précipitation a pris le pas sur la vitesse, où le bruit a remplacé la musique – en témoignent les nappes électroniques qui composent la bande originale, gonflant artificiellement le rythme déjà insoutenable de la mise en scène et du récit. Son intérêt réside alors davantage dans les espaces que la caméra, embarquée dans divers moyens de transport, sillonne et restitue dans leur grouillante solitude : ces barres d’immeubles, ces rues ou avenues parallèles à la voie ferrée dessinent l’esquisse de vies, là, sans que ni nous spectateurs ni Julie n’y ayons accès. Plongée dans une aurore ou sous un crépuscule que nous ne parvenons plus à distinguer, la ville de Paris est peinte sous les traits d’un monstre dévorant les individus qui n’y appartiennent pas : les véhicules ont pour fonction paradoxale de figurer l’arrêt, le rouge de l’alarme – vite, les portes se ferment ! – ou des feux arrière met en garde contre un danger partout présent mais invisible.
La grève renvoie à ce temps d’inquiétude et de perturbation général, reflet d’un dérèglement que traverse et subit notre protagoniste sans jamais en devenir le héraut contestataire : les manifestations se font sans elle, les discours politiques ne l’intéressent pas, sinon les annonces à propos des horaires, des retards, des suppressions (de trains, d’emplois…). Julie échappe à toute angélisation d’une mère-courage en revendiquant spoiler: un opportunisme voire une cruauté inattendus
, prédatrice sociale que campe une Laure Calamy puissante. Une réussite bien plus aboutie et intelligente que son remake espagnol de 2022 (En los márgenes, Juan Diego Botto).
La grève renvoie à ce temps d’inquiétude et de perturbation général, reflet d’un dérèglement que traverse et subit notre protagoniste sans jamais en devenir le héraut contestataire : les manifestations se font sans elle, les discours politiques ne l’intéressent pas, sinon les annonces à propos des horaires, des retards, des suppressions (de trains, d’emplois…). Julie échappe à toute angélisation d’une mère-courage en revendiquant spoiler: un opportunisme voire une cruauté inattendus
, prédatrice sociale que campe une Laure Calamy puissante. Une réussite bien plus aboutie et intelligente que son remake espagnol de 2022 (En los márgenes, Juan Diego Botto).
A priori rien de très extraordinaire de parler du quotidien de millions de femmes au travail. Mais une histoire banale si elle est bien mise en scène avec une actrice extrêmement talentueuse et un montage brillant, donne un excellent film. J'ai pensé à Véronique Olmi et son roman "Bord de mer".
J'ai passé un moment de cinéma intimiste comme je les aime. Et pourtant je n'aime pas trop le cinéma français. C'est juste un énorme coup de cœur.
J'ai passé un moment de cinéma intimiste comme je les aime. Et pourtant je n'aime pas trop le cinéma français. C'est juste un énorme coup de cœur.
« À plein temps » est un film ancré dans la réalité sociale, qui convainc grâce à la performance centrale de Laure Calamy, omniprésente, et à une mise en scène immersive, qui donne l’impression, comme l’héroïne, de ne pas avoir le temps de souffler. Cependant, l’action est parfois répétitive, et l’intrigue trop prévisible.
Film très simple, très juste et représentatif de ces mamans courage qui travaillent pour élever seules leurs enfants. Laure Calamy est parfaite dans ce registre.
Le film en lui même n’apprend rien, très peu de rôles secondaires, pas de surprise. On se laisse porter mais ça retrace bien une réalité, la galère quand les papas abandonnent le foyer.
3,6/5
Le film en lui même n’apprend rien, très peu de rôles secondaires, pas de surprise. On se laisse porter mais ça retrace bien une réalité, la galère quand les papas abandonnent le foyer.
3,6/5
filmé à la manière d un film d action. on suit laure calamy dans son quotidien sans temps mort. les césar du meilleur montage et meilleure musique sont mérités.
Une très belle mise en scène portée par Laure calamy excellente comme toujours et par une musique prenante, stressante même comme la vie à mille à l’heure de son Personnage. Un film qui parlera a de nombreuses personnes qui courent toute la journée… mais pour quoi faire… au final ? La fin, sans spoil, est poignante : doit on être heureux ou triste de la révélation finale ?
Vie trépidante pour cette femme qui élève seule ses deux jeunes enfants et doit les faire garder puisqu'elle travaille à Paris et doit prendre le train matin et soir. Tout devient encore plus difficile quand les cheminots se mettent en grève. La musique lancinante ajoute une touche de stress au spectateur qui compatit en s'identifiant à cette femme dont la vie devient quasi ingérable avec les problèmes qui s'additionnent. Pas du tout le genre de film qui vous divertit. Ceci dit, il dépeint une réalité même si le trait est un peu forcé.
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