Film d'auteur bien trop sur-vendu. C'est pas nul mais que c'est mou. On s'ennuie ferme. Ce film aurait du faire 30 à 40 mns max. Le pitch est bon (et original) mais que c'est long.... très long... très très long. On l'oubliera très vite par contre.
Grand coup de cœur pour ce petit film faisant entrer subtilement le fantastique dans cette vallée alpine et dans cette histoire familiale tourmentée. Léa Mysius, pleine d’énergie et de virtuosité derrière sa caméra, offre un nouveau grand rôle à Adèle Exarchopoulos (sublime comme toujours). Intriguant et inventif, original et émouvant, le film bénéficie d’une superbe qualité d’image magnifiant les décors et d’une ambiance distillant l’inquiétude sans effets faciles. La très prometteuse réalisatrice capte aussi bien l’intolérance de certaines bourgades isolées baignant dans un ennui quotidien que l’incandescence des sentiments. Flirtant avec l’univers Lynchien, troublant la chronologie comme le spectateur, « Les cinq diables » est une proposition vivifiante et audacieuse, contemporaine et progressiste, remplie d’Amour et d’histoires de destinées torturées.
"Les cinq diables" est une oeuvre assez déstabilisante du fait de son scénario tortueux. Joanne (Adèle Exarchopoulos) est mariée à un pompier d'origine sénégalaise. Ensemble, ils ont une jeune fille qui développe des capacités redoutables pour déceler grâce à son odorat les odeurs diverses. Cependant, lorsque la soeur de celui-ci est de retour dix ans après on ne sait quoi, un malaise va s'installer. A travers deux époques, la jeune cinéaste talentueuse, Léa Mysius ("Ava") sème le trouble chez le spectateur au risque de parfois le déboussoler. Le film traite de sujets différents comme le harcèlement scolaire et le racisme qui va avec, le tout à hauteur d'enfant. Le côté surnaturel m'a un peu dérouté, mais cela reste une expérience cinématographique envoûtante à vivre.
Je n'avais pas compris qu'il y avait de retours en arrière.(la scène de l'incendie ?) Je n'ai pas compris pourquoi l'autre fille de la piscine a été brûlée et par qui. Je n'ai pas compris l'utilité de certaine scènes.( Etc etc) Pourtant je note très bien pour l'originalité l'ambiance le décor de cette région et du lac le filmage le jeu des acteurs.. et Adèle !
Film de genre réussi, réalisé avec adresse et brio, à partir d'un scénario malin, très original, qui constitue son véritable point fort.
Adèle Exarchopoulos domine la distribution et ne laisse aux autres acteurs que la portion congrue. De son côté, l'actrice qui interprète la tante ne fournit pas un jeu particulièrement éblouissant. Un peu dommage pour incarner un personnage clef !
Parmi les points faibles de " les cinq diables "on pourra relever la maigreur, la vacuité des dialogues et malheureusement parfois le manque d'articulation des acteurs qui les rend incompréhensibles lors de répliques importantes. On passera sur les clichés et les gros sabots woke, dispensables.
Au-delà de la première lecture du film, c'est peut être aussi une métaphore sur le mystère des origines, de l'ignorance de ce qui préexista à notre histoire personnelle ( la petite fille demande à son père si il l'aimait avant sa conception par exemple...), sur les secrets de famille...
C'est d'ailleurs une possibilité explicative du dernier plan ou le personnage qui apparaît pourrait être n'importe lequel d'entre nous.
Un mélange de fantastique et de drame, des interprétations tout à fait convaincantes, dans une intrigue bien menée, a quelques incohérences près (disparition non recherchée d un flacon, la mère qui découvre le don de sa fille et puis rien, etc ...), ça se laisse regarder facilement, on se laisse tirer jusqu'à la fin.
Le film est sympa mais c'est dommage je suis rester sur ma faim je m'attendais à encore plus, que ce soit sur les plan cinématographique ou sur l'histoire
Et pourtant j'aime tellement Adèle Exarchopoulos... Mais que vint-elle faire dans cette galère? Un film confus, très dans l'air du temps. Rien ne manque: homosexualité, harcèlement, racisme. Elle (Adèle!) ne peut pas tout sauver. Le reste de la distribution n'est guère enthousiasmant. Un fantastique de bas étage. Résultat: un film à oublier. Même avec Adèle!
Est-ce le fait que, ayant vu "Ava", on est moins surpris par le langage cinématographique de la réalisatrice, toujours est-il que "Les cinq diables", tout en étant un film tout à fait honorable, apparait en retrait par rapport à ce premier long métrage de Léa Mysius.
"Les Cinq Diables" de Léa Mysius promettait un voyage singulier et audacieux. Si le film parvient à nous tenir en haleine par son mystère et à nous offrir de très belles scènes, il laisse au final un sentiment de déception, comme une énigme brillante qui débouche sur une résolution un peu fade.
Le film se distingue par son scénario original et ambitieux, mélangeant habilement drame familial, fantastique et thriller autour de cette idée fascinante d'un odorat surdéveloppé permettant de remonter le temps. La mise en scène de Léa Mysius est virtuose et sensorielle, plongeant le spectateur dans une ambiance énigmatique et hypnotique grâce à une photographie magnifique et une utilisation très forte des décors des Alpes. On reste captivé, scène après scène, par le désir de percer le mystère de cette famille et de ses traumatismes.
Pourtant, cette virtuosité et cette originalité ne suffisent pas à masquer une certaine fragilité. Le film penche parfois vers un côté "cinéma d'auteur" potentiellement hermétique, où les intentions narratives et les messages politiques (homosexualité féminine, racisme) sont si présents qu'ils peuvent sembler programmatiques. De ce fait, malgré l'engagement des actrices et la puissance de l'idée de départ, le film peut paraître vide ou manquer d'émotion pour certains, peinant à susciter un véritable attachement aux personnages ou à l'intrigue.
Au final, "Les Cinq Diables" est une œuvre ambitieuse, qui intrigue et parvient à maintenir le mystère. Certaines de ses scènes sont véritablement réussies et l'atmosphère est prenante. Cependant, une fois le voile levé sur l'énigme, on constate que l'ensemble était assez banal au-delà de ses brillantes fulgurances et de son concept initial. Une proposition intéressante, mais qui peine à transformer l'essai.
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3,0
Publiée le 8 février 2023
Le nouveau film de Léa Mysius s'ouvre par une tragédie que l'on ne voit pas, mais on prend conscience de sa gravité en entendant des cris de détresse qui font froid dans le dos. Ce drame a laissé des traces dans ce village, certains ont même été marqués physiquement. Lorsque Julia, la sœur de Jimmy qui est marié à Joanne, refait surface, les blessures de chacun se rouvrent. "Les cinq diables" est un drame familial et fantastique original et intrigant avec la petite Vicky qui est capable d'apparaitre dans les souvenirs de ses proches. Pour moi, c'est un film avec plusieurs lectures. Raconté en partie à hauteur d'enfant, j'ai vu cette histoire comme le récit d'une petite fille qui voit son monde s'écrouler en voyant ses parents se disputer, mais aussi sa mère s'éloigner d'elle en se rapprochant de Julia. C'est assez riche, mais c'est aussi ce qui le rend frustrant dans le sens où le potentiel de l'histoire n'est pas totalement exploité. Ça reste vraiment pas mal, mais ça ne vaut pas "Ava", le premier film de la réalisatrice.
Au lu du pitch, je m'attendais à un vrai film fantastique à la française, sorte de croisement entre "Perfume" (pour la gamine surdoué en odeurs) et "The Butterfly Effect" (pour les allers-retours dans le temps grâce à un marqueur). Malheureusement, la déception est de mise. La fillette au centre de l'intrigue a bien un don avec les odeurs. Mais celui-ci ne sera jamais ni vraiment compris par son entourage, ni utilisé par le scénario. Sérieusement, ça ne choque aucun adulte qu'elle se trimballe avec des pots louches ? Qu'elle s'évanouisse régulièrement ? Et d'où vient le flacon qui lui fait faire des bonds dans le passé ? Je veux bien admettre qu'on nous laisse quelques pistes ambigües, mais là ça sent plutôt la paresse scénaristique. Tandis que les bonds en question n'ont pas grand intérêt, de simples flashbacks auraient suffi. En fait, "Les Cinq Diables" demeure un drame tout ce qu'il y a de plus français. Une tragédie autour d'une famille marquée par un passé sinistre. Le volet fantastique va (très gentiment) remuer tout ça, mais n'est ni nécessaire ni bien exploité. Ceci dit, le volet dramatique est bien construit. Des personnages touchants, dévorés par des frustrations d'antan, et bien interprétés par des acteurs en forme. Visuellement l'ensemble a un joli cachet, ayant été tourné en Isère, et mettant en valeur ses paysages montagneux. S'il on met de côté le fantastique qui fonctionne mal, "Les Cinq Diables" parvient à demeurer intéressant, et à se construire une ambiance trouble.
S’il n’est absolument pas question de Diable ou de satanisme ici malgré ce titre mystérieux dont le sens nous échappe toujours, il y a pourtant bien l’incursion du fantastique dans le second film de Léa Mysuis. Par le biais d’un process incongru et particulier qui voit une petite fille au sens olfactif ultra développé enfermer les odeurs des gens et des choses dans des bocaux, « Les Cinq Diables » procède à l’insertion d’un élément paranormal au sein d’une trame somme toute quelconque et réaliste. En effet, il s’agit d’une sorte de triangle amoureux où le passé refait surface et chamboule tout. Et quand une odeur va projeter à cette petite fille des visions du passé qui vont permettre au cœur de l’intrigue de se révéler, on entre alors en plein dans le genre du fantastique. Difficile de résumer ce film, mais lorsqu’on le regarde, c’est bien plus limpide même si tout ne sera pas expliqué et qu’il garde une certaine part de mystère.
C’est donc à un cinéma des sensations que nous convie la cinéaste. Encore plus étrange et intrigant que son premier long-métrage prometteur, « Ava », « Les Cinq Diables » est une réussite à la fois inclassable mais toujours accessible. Jamais hermétique, le film est rythmé mais pas précipité, bizarre mais pas repoussant et à la croisée des genres mais jamais éparpillé. Léa Mysuis réussit un drôle d’équilibre sur les tonalités s’autorisant également quelques notes d’humour bien senties grâce à la gouaille de la gamine jouée par une jeune actrice parfaite ainsi que de beaux moments d’émotion, notamment sur le final, quand on comprend qu’on est face à un film sur l’amour avec un grand A et le manque qui va avec. Adèle Exarchopoulos, définitivement débarrassée des tics de jeu de ses débuts y est impériale, farouche, intense, exceptionnelle, ... Les qualificatifs manquent mais elle irradie chacune des scènes dont on retiendra celle dans la forêt et celles de la soirée karaoké.
La bande originale est également de très bon goût, les morceaux du prologue et de la fin étant vraiment entêtants. Le contexte rare de cette vallée montagnarde (un peu comme dans « La Nuit du 12 ») participe à rendre cette œuvre définitivement singulière. La fin à moitié ouverte qui confirme l’aspect fantastique choisit à raison de ne pas tout expliquer, de laisser des pointillées et des points d’interrogations. A raison car pour ce genre d’histoire et d’atmosphère, il vaut mieux parfois ne pas tout expliquer. On est pris sans problème par cette heure et demie de cinéma français exigeant mais téméraire qui nous emmène par la main sur des terrains peu empruntés. Cela fait du bien, c’est fait avec soin, nos sens ont été bien sollicités comme on l’aime dans une salle de cinéma et, surtout, « Les Cinq Diables » confirme la naissance d’une cinéaste à suivre.
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