"L'Ile rouge" est un film réussi par Robin Campillo, sans doute même plus que "120 battements par minute". Le réalisateur sait de manière délicate basculer entre les différents points de vue de ses personnages. On sent l'incompréhension et la déception du côté français comme l'oppression subie du côté malgache. Seule la représentation naïve et hypertrophiée de l'enfance m'a fortement déplu car grossière. Le jeu des acteurs est, quant à lui, tout à fait satisfaisant.
Film original joué par de jeunes acteurs talentueux. On le savoure comme une glace aux myrtilles pleine de couleurs. Robin Campillo s'applique à vouloir mettre plusieurs chutes à son lle Rouge. La première, toute subjective, aurait suffit.. Après on a froid. En été, coupez la climatisation avant le mot fin.
Je ne comprends pas les critiques si négatives que je vois. J'ai été pris sous le charme de ce fil (presque) d'un bout à l'autre. C'est un film fin, sensible, original, qui capte des moments de vie à hauteur d'enfant. La fin sonne un peu comme une arrière-pensée bien-pensante qui n'a pas forcément sa place dans la narration d'un gamin de 8 ans, mais on la pardonne bien volontiers.
Plat, sans véritable enjeu, ennuyeux…. On peine à comprendre le message de ce film qui semble collectionner les storylines diverses et variées pour….absolument ne rien en faire au final. Les acteurs sont bons, l’esthétique est réussie, mais au-delà de ça, on sort de la séance confus. Ce film nous fait ressentir une sensation d’inachevé, au mauvais sens du terme, on a l’impression d’avoir perdu 2 heures.
Un film magnifique, sensuel et intéressant. Une île paradisiaque, des militaires, leur famille et amis, coulent des jours heureux, dans l'inconscience d'une domination devenue insupportable pour les habitants de Madagascar. Le récit est mené très habilement, à travers les yeux du petit Thomas, nourri de l'héroïne Fantômette, qui le pousse à voir au-delà des apparences et à percevoir ce qui ne tourne pas rond. Une fresque sensible et attachante, des acteurs merveilleux. A voir !
j'aurais du lire les critiques avant d'aller le voir , je n'ai pas compris du tout ce scénario qui nous entrainait partout et nulle part .Et ces histoires de Fantômette c'etait du n'importe quoi"! le seul point positif :Le petit garçon qui etait plutôt bon acteur.
Depuis son formidable 120 battements par minute de 2017, - couvert de prix, 2 à Cannes et 5 César entre autres -, on attendait le nouveau film de Robin Campillo. Le voici enfin. 117 minutes – sans doute un peu trop longues – à hauteur d’enfant, ce qui en fait l’originalité mais aussi les limites. Début des années 70, sur une base de l’armée française à Madagascar, les militaires et leurs familles vivent les dernières illusions du colonialisme. Je suis très gêné au moment de parler de ce film évidemment en grande part autobiographique mais dont j’ai eu beaucoup de mal à partager l’admiration que beaucoup lui portent. Bien sûr le regard de ce petit garçon dont la conscience s’éveille et qui découvre les choses de la vie sans les comprendre tout à fait, est touchant, parfois bouleversant, mais est-ce vraiment passionnant ? Pour ma part, j’en doute. Aussi, la réflexion sur le colonialisme – ses bienfaits et surtout ses effets délétères -, passe-t-elle le plus souvent, ici, au second plan. Certes notre petit héros ressent la présence de sa famille et la sienne comme une anomalie mais la nostalgie domine tout le propos. Quand Campillo dit : On volait le bonheur de vivre sur cette île, il résume parfaitement le sujet de son propre film. Quant aux épisodes des aventures de Fantômette, qui nourrissent l’imaginaire du petit garçon, je les trouve personnellement trop longuets voire ennuyeux. Le film s’ouvre sur la chanson Stranger in paradise, un pur exemple d’un courant musical des années 50 inspiré par une vision fantasmée des îles. Pour conclure avec l’importance de la bande-son, les dernières images et le générique sont accompagnés par une chanson jubilatoire et mélancolique dont on nous dit qu’elle aurait accompagné la révolution malagasy, ce qui, dans le contexte de ce drame, signifie la fin de l’enfance et de l’innocence. Donc du bon mais aussi du moins bon, en particulier du côté du casting. Même si le petit Charlie Vauselle crève l’écran, j’ai été très dérangé par l’interprétation du reste de la distribution. Nadia Tereszkiewicz et Quim Gutiérrez ne sont pas débutants, mais j’ai trouvé leurs jeux souvent distants et empruntés. Mais ce n’est rien à côté des « locaux » qui, hélas sont très mal à l’aise à commencer par Amely Rakotoarimalala, dont on oubliera très facilement le nom… Aussi cette faiblesse ternit-elle la force du conte politique sur la fin des illusions et les derniers spasmes de l’empire colonial français. Öur moi, la note d'intention est un peu trop présente, au détriment des émotions. Impression très mitigée.
J'ai trouvé très juste, dans ce film, la représentation de l'enfance et de la mémoire. Le regard rétrospectif de l'adulte qui a grandi n'étouffe pas celui du petit Thomas, étonnant de lucidité. Pour autant, j'ai beaucoup moins aimé la dernière partie du film: elle m'a semblée comme posée là, ayant pas ou peu de rapport avec ce qui précède. Si sa dimension politique est intéressante, elle aurait pu être davantage (et mieux) développée. Retrouvez ici l'intégralité de ma critique: https://mariusmirone.wixsite.com/chimeres/post/l-%C3%AEle-rouge-la-bo%C3%AEte-%C3%A0-souvenirs-de-robin-campillo
Le réalisateur juxtapose pêle-mêle ses souvenirs d'une base militaire à Madagascar. Ayant moi-même été exposé à cette situation (Diego Suarez au début des années 70), je puis attester que tous les plans (hors ces absurdes fantômes) sont plausibles. Mais, moi mis à part, qui peut s'intéresser à ce pot pourri ennuyeux ?
Comme ci comme ça, moite/moite pour ce film en milieu militaire où pendant la première partie le rouge de la latérite est le seul indice d’une localisation à Madagascar et devient en conclusion la coloration d’une décolonisation arrivant en 1972 dix ans après sa proclamation. Loin de « Coup de torchon » vraiment moite https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/04/coup-de-torchon-bertrand-tavernier.html nous pouvons regretter aussi la puissance subtile de Gaël Faye https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/05/petit-pays-gael-faye.html cependant des séquences sous leur aspect anodin laissent percevoir une inquiétude; l’innocence va se perdre, fatalement. Le tendre récit à hauteur d’un enfant amateur de Fantômette disparaît quand les autochtones fantomatiques s’émancipent au moment des prolongations qui nous ont menés à près de deux heures de projection, Napoléon d’Abel Gance on the beach, compris. Décidément, touristes, fils de parachutistes, nous ne sommes plus les bienvenus à la descente de gros porteurs dans les îles aux plages magnifiques.
Magnifique et hypnotique....Je me laisse emporter par Fantômette sur cette île ...Des riens perceptibles à travers le regard de Thomas , le monde des adultes , un peu opaque .A voir!
La photographie est tout simplement magnifique ! À travers l'écran, nous sommes transportés dans un univers captivant. Malgré la lenteur de certaine scène, on ne s’ennuie pas !
L'approche de la colonisation, vue à travers les yeux de l'enfance, apporte une dimension très immersive au sujet. Cependant, le film aborde un grand nombre de sujets, ce qui peut parfois nuire à la clarté de la narration.
Après un début prometteur, tout sombre dans un ennui profond (probablement celui ressenti par les militaires et leurs familles sur cette île), dommage. Les dernières minutes consacrées à l'histoire de la colonisation nous rappelle que cela n'a rien eu de pacifique pour les autochtones.
Déception. Voilà le premier mot qui me vient. Du même âge que le héros du film , j'ai retrouvé beaucoup de choses de ma propre vie dans les années 70, bien que n'ayant pas vécu à Madagascar mais en métropole . La déception vient du fait que je ne vois pas l'interêt de faire un tel film pour n'y aborder le problème du colonialisme français que dans les dix dernières minutes....