L'Établi
Note moyenne
3,7
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89 critiques spectateurs

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christophe D10
christophe D10

33 abonnés 977 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2024
Un film pas inintéressant et instructif sur la condition ouvrière a la fin des années 60, qui montre que depuis les choses ont quand même bien évolué dans le bon sens.
Cependant la mise en scène très classique, manque d’ampleur et on ne ressent finalement que très peu d’émotions pour les personnages.
Pas mal mais sans plus
Shantigre
Shantigre

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2023
film gentillet , je n'ai pas du tout aimé la photographie, un peu sur ex rendent tout très lisse et très propre.
Le poisseux aurrait mieux convenu...
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2023
Près de quinze ans après son premier film, « Rien de personnel », qui traitait déjà du milieu des entreprises mais sous le versant des ressources humaines et des nouvelles méthodes de management, Mathias Gokalp revient donc de nouveau avec une œuvre sur le monde du travail. Mais cette fois, changement d’époque puisqu’on se retrouve à la fin des années 60 après les accords de Grenelle de mai 68 ainsi que de sujet puisqu’on assiste à une autopsie du quotidien des ouvriers dans une usine Citroën où le patronat règne en maître. « L’établi » est adapté de l’ouvrage autobiographique de Robert Linhart, bourgeois et militant d’extrême gauche, qui avait infiltré l’usine pour connaître les conditions de travail des employés et fomenter une révolte syndicale et ouvrière. On est donc en plein dans un récit aguerri et pertinent de lutte des classes qui plus est inspiré d’une histoire vraie. Un récit qui résonne encore pour beaucoup aujourd’hui et qui a sa version contemporaine, les cols blancs ayant remplacé les cols bleus et des œuvres comme la série « Severance » montrant bien que l’aliénation par le travail existe toujours même si elle a changé de visage. Tout comme le fait que les patrons exploitent toujours, de manière différente et plus sournoise, les classes moyennes et les pauvres. On est donc face à un long-métrage très engagé, à la fois fort et nécessaire, dont les velléités humanistes et sociales sont la première qualité et qui nous rappelle que le combat cher à Marx est loin d’être fini. On n’est pas loin du cinéma de Stéphane Brizé mais en mode plus passéiste et vieillot sans que cela soit un défaut. Dans les deux cas, c’est du cinéma qui interpelle et duquel serait fier un Ken Loach, lui qui s’est tant investi dans la cause par son cinéma durant des années de l’autre côté de la Manche.

Dès le départ on est en immersion totale dans ces usines de l’époque où il y avait encore très peu de droits pour les salariés. On pense parfois à « Germinal » et les mineurs dans la manière dont Gokalp, via le récit de Linhart, nous peint les conditions de travail dans l’usine. On n’est pas loin de la Bête métaphorique du roman de Zola quand on entend en voix off, une voix un tantinet trop solennelle et verbeuse par ailleurs, du personnage principal. Mais la folie de la répétition des tâches est bien là. Et « L’établi » nous la fait ressentir par toutes les pores. L’abêtissement du travail à la chaîne, le peu de répit, l’absence de droits, l’exploitation des ouvriers étrangers, les tâches plus répétitives les unes que les autres, le mépris des contremaîtres et surtout la cadence infernale imposée par le rythme de production. C’est édifiant et il est bon de rappeler que depuis les choses ont heureusement bien évolué. Gênant au début, puisqu’il est difficile de comprendre pourquoi un bourgeois qui a tout vient tenter de mener une rébellion chez le prolétariat, le film prend ensuite le temps par petites touches d’expliquer les motivations du personnage pour qu’on le comprenne (un peu) mieux. Dommage que le côté vie privée soit moins réussi et que le rôle de Mélanie Thierry soit trop peu développé. C’est donc une œuvre intense, dont certaines scènes sont déchirantes (celle où l’ouvrière parfaite qui a peur de perdre son emploi craque pendant la grève en est l’exemple le plus marquant) et qui nous percute l’esprit malgré son côté parfois austère qui pourra en rebuter certains.

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Ray M.
Ray M.

7 abonnés 10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2023
L'intention est bonne mais la réalisation un peu cheap avec une chaîne de montage de 2CV (d'occasion) de couleurs et de modèles différents. Les acteurs et actrices sont justes et représentent bien l'engagement post 68 "d'intellectuels" politisés avant le renoncement baba cool des 70's et le refus de la société avec le retour à la nature.
defleppard

483 abonnés 3 676 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2023
L'Établi. Film adapté du roman de Robert Linhart qui traite principalement de la lutte des classes. On ne s'ennuie pas une seconde. Trois étoiles et demie.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2023
Un jeune professeur en philosophie décide d'aller travailler en usine pour des raisons idéologiques. Voila un film original, hors du temps, même si l'on se retrouve en 1968. La description minutieuse de l'usine apporte beaucoup à la compréhension du sous texte du film. Tout cela est tiré d'un courant réel qui a conduit 3000 intellectuels de l'époque à aller travailler en usine ou à la campagne afin de préparer la révolution. A voir.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2023
« Pour faire la révolution, il faut aussi parfois se salir les mains. » C'est ce qu'ont décrété les « établis », ces militants d'extrême-gauches qui se sont fait embaucher dans les usines et les campagnes afin voir comment cela se passe de l'intérieur avec l'objectif de préparer une révolution. Robert a une situation aisée, mais il décide de s'impliquer pour le bien collectif. Mathias Gokalp propose une bonne immersion dans ce milieu avec parfois quelques contradictions qui sont soulevées par rapport à ce combat mené par des gens qui n'ont rien à perdre. Le plus intéressant arrive lorsque l'action est lancée avec cette guerre psychologique, et parfois plus, qui se met en place entre les deux parties. Si le récit est classique dans la forme, l'histoire est intéressante et encore d'actualité sur de nombreux points concernant les droits des travailleurs, la lutte des classes, l'immigration, etc. Si Swann Arlaud est convaincant dans son rôle, Raphaëlle Rousseau lui vole la vedette à chaque apparition. En somme, c'est pas mal.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 883 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 août 2023
Un film qui m'a laissé perplexe, car je n'ai pas trouvé ce film très intéressant, bien que le sujet aurait pu l'être, d'ailleurs je ne connaissais pas ce processus d'infiltration dans les usines par des militants éduqués à la suite des évènements de mai 68. Donc, dommage car le film aurait pu être intéressant, mais on s'ennuie un peu.
novemberromeo
novemberromeo

54 abonnés 780 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 août 2023
Film lent et idéologique qui traduit ce que sait faire en majorité notre cinéma subventionné...à l'heure où Ridley Scott sort Napoléon. Bref, cela plaira aux boomers mais les acteurs sont empruntés et l'intrigue inexistante. Une purge.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 août 2023
Film engagé restituant un livre, une expérience inspiré de faits réels, cela pourrait être intéressant dans le témoignage d événements en mai 68 dans cet environnement d usine Citroën. Mais le film est très lent, manque de punch pour restituer les événements et on ne sent pas trop les acteurs inspirés ... enfin bon on s ennuie. L acteur principal me semble à côté de la plaque en plus ...
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2023
"L'Établi" est une adaptation cinématographique réussie du roman éponyme de Robert Linhart, qui offre un regard saisissant sur le monde ouvrier et les aspirations révolutionnaires de l'après-Mai 68. Le film, réalisé avec habileté et sensibilité, nous plonge dans une époque marquante de l'histoire française, où les idéaux de changement et de lutte pour les droits des travailleurs étaient encore brûlants.

Le personnage principal, Robert, interprété avec brio par l'acteur choisi, est un normalien et militant d'extrême-gauche qui décide de s'infiltrer chez Citroën en tant que travailleur à la chaîne. L'acteur parvient à transmettre toute la complexité du personnage, sa passion pour la révolution, mais aussi ses doutes et ses remises en question face à l'évolution du monde ouvrier. Les autres personnages du film, notamment les ouvriers de l'usine, sont également bien campés et apportent une diversité de points de vue qui enrichissent le récit.

Le réalisateur a su recréer avec minutie l'atmosphère des usines de l'époque, plongeant le public dans l'univers de la chaîne de montage avec réalisme. Les décors et les costumes contribuent à créer une ambiance authentique, faisant de l'usine un personnage à part entière du film.

"L'Établi" aborde des thèmes profonds et intemporels, tels que la lutte des classes, l'engagement politique, et le rôle de l'individu dans un mouvement collectif. Le scénario est bien construit, captivant le spectateur avec des rebondissements inattendus et des moments de tension qui reflètent la complexité des enjeux sociaux et politiques de l'époque.

Le film réussit à mettre en lumière la division des ouvriers face à l'idée de révolution et de mouvement social, reflétant les débats et les fissures idéologiques qui ont marqué cette période de l'histoire. Les personnages qui entrevoient la possibilité d'une action collective apportent une dose de suspense et d'espoir, tandis que ceux qui rejettent la politique au profit de la stabilité personnelle apportent un contraste émotionnel fort.

Si "L'Établi" est un film engagé, il évite cependant tout manichéisme et offre des nuances subtiles dans la présentation des différentes perspectives. Le réalisateur parvient à maintenir un équilibre entre l'exploration politique et la profondeur des personnages, rendant ainsi le film accessible et pertinent pour un large public.

"L'Établi" est une œuvre cinématographique captivante et éclairante sur l'après-Mai 68 et les espoirs de révolution ouvrière. La réalisation soignée, les performances remarquables des acteurs et la richesse thématique font de ce film une œuvre qui résonne encore aujourd'hui. Si vous êtes intéressé par l'histoire sociale et politique de la France, "L'Établi" ne manquera pas de vous captiver et de susciter des réflexions profondes sur les aspirations et les réalités de la lutte pour un monde meilleur.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2023
Même si on sent qu'une grande partie de sa force vient de son texte d'origine et de l'incarnation de Swann Arlaud, L'Etabli est un bon film faisant paradoxalement renaître un fort sentiment de révolte à travers le récit d'un échec politique.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2023
A la fin des années 60, des centaines d'étudiants membres d'organisations maoïstes se sont fait engager comme ouvriers dans des usines pour partager la vie des ouvriers afin de mieux les comprendre, afin de servir les luttes sociales dans les usines. Ce mouvement important avait pour nom "Les établis". Le sociologue et philosophe Robert Linhart était l'un d'eux. C'est dans l'usine Citroën de la Porte de Choisy que ce "Normal Sup" se fait engager comme OS2 à l'automne 1968, prétendant n'avoir que le Certificat d'étude. 10 ans plus tard, il racontera cette expérience dans un livre, "L'établi", dont le film de Mathias Gokalp est l'adaptation cinématographique. Citroën, bien connu à l'époque pour son syndicat maison et l'utilisation fréquente d'hommes de main, de nervis, pour faire régner l'ordre. Après un début hésitant, où les difficultés que rencontre Robert Linhart pour réaliser des tâches pour lesquelles ses études ne l'ont pas préparé sont montrées de façon un peu maladroites et où l'accueil de ses nouveaux collègues qui craignent de perdre leurs primes à cause de son mauvais travail semble quelque peu caricatural, le film prend de plus en plus d'ampleur et l'intérêt qu'on y porte grandit considérablement. Un évènement va permettre à Robert Linhart de lancer un mouvement de grande ampleur : la décision prise par Citroën de faire travailler sans paye des heures supplémentaires afin de se faire rembourser les accords de Grenelle, signés après mai 68. "L'établi" montre avec justesse comment se déroulait le travail dans une chaîne de fabrication, montre le comportement raciste et sexiste de certains petits chefs, montre comment un mouvement arrive à naître mais rencontre de plus en plus de difficultés, que ce soit à cause des entraves, certaines violentes, certaines plus habiles, menées par la direction envers les ouvriers en état de faiblesse, (travailleurs immigrés, personnel féminin, personnel ayant des difficultés financières, etc.), montre l'antagonisme entre ces jeunes "gauchistes" et la CGT qui ne veut pas les soutenir, même si le responsable local, un prêtre ouvrier interprété par Olivier Gourmet, prend la responsabilité d'embrasser leur cause. On va même s'amuser de quelques anecdotes tournant autour de la fille de Robert Linhart qui s'attend à ce que la révolution ait commencé chaque fois qu'elle descend dans la rue ou bien à l'origine d'une remarque de la mère de Linhart qui demande à son fils de faire lire à sa fille d'autres livres que ceux parlant de la Chine et de la Palestine. Dans une excellente distribution où brille particulièrement Swann Arlaud (qui a participé à toutes les manifestations contre la réforme des retraites !) on ne manque pas de remarquer une jeune comédienne, Raphaëlle Rousseau, qui interprète avec force et talent le rôle d'une ouvrière aux origines yougoslaves. Un film censé se dérouler en 1968 et 1969 mais qui, sur de nombreux points, est d'une grande actualité.
jeanmarielle
jeanmarielle

18 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2023
Film que je veux défendre car il a de l'épaisseur.
Le sujet était pour moi inconnu, et cette lutte valait vraiment la peine d'être dévoilée.
Il parle de questions éternelles et donc actuelles.
Que fait-on quand on est conscient ou victime de l'oppression et de l'injustice ?
Quelles sont les luttes légitimes et utiles ?
A quel moment et à quelles conditions fait on pire que bien ?

J'ajouterai que le scénario, les dialogues et le scénarios sont à la hauteur du sujet.
Swann Arlaud et Denis Podalydès sont très bons.
Frederic THINES
Frederic THINES

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2023
Un sujet difficile et casse-gueule, à partir d'un texte qui mérite un autre traitement que celui-ci. Réalisation conventionnelle et paresseuse. Le film manque de puissance, d'ambition et au final nous laisse sur notre faim.
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