L'Établi
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89 critiques spectateurs

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Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2023
​      Un film vraiment très intéressant qui rappellera des souvenirs (plus ou moins bons, mais en général les souvenirs de notre jeunesse exaltée sont bons) aux vieux soixante-huitards, et apprendra beaucoup de choses aux jeunes générations. Que de choses ont changé...
        Eh oui, les jeunes, en ces temps, il y avait non seulement des prêtres ouvriers, mais aussi des intellos ouvriers dont Robert Linhart (Swann Arlaud aussi crédible qu'en petit paysan!!) qui a raconté son expérience dans des livres, que naturellement je n'ai pas lu. C'est un des fondateurs de la Gauche Prolétarienne, qui avait pour caractéristique de ne pas compter de prolétaires dans ses rangs (tiens, qu'est devenu Alain Geismar? il me semble s'être bien rangé des voitures).
        Linhart, donc, prof agrégé de philo en université, se fait engager en tant qu'OS aux usines Citroën, en l'occurrence à Choisy. Il s'agit d'éduquer la masse, indispensable pour réaliser la Révolution avec un grand R. Son épouse, Nicole (Mélanie Thierry) partage son idéal et milite inlassablement de son côté. Les débuts sont difficiles. Plus maladroit que Robert, ça n'existe pas. Il a deux mains gauches.
        L'atelier est un melting-pot: africains, berbères, yougoslaves, italiens se côtoient sans pouvoir réellement se comprendre... Une occasion magnifique de soulever les masses se présente. A la suite des accords de Grenelle, les ouvriers ont obtenu des revalorisations salariales notables... que la direction a l'idée diabolique de récupérer en partie, en faisant travailler les ouvriers trois quart d'heures de plus, chaque soir, pendant six mois.... Mais que la grève est difficile à mettre en route! et surtout, à stabiliser dans la durée...
      Robert est bien obligé de finir par dévoiler sa véritable identité. Et pour beaucoup, c'est insupportable. "toi, si tu es renvoyé, tu reprends ton boulot de prof et c'est tout! Mais moi, qui n'ai que cela pour vivre?" C'est en particulier la réaction d'Ali (Malek Lamraoui) qui l'a beaucoup aidé quand Robert débutant se coinçait les mains dans les machines... et qui se sent trahi.
      Vous le voyez, il y a une réflexion très riche autour de l'engagement politique (en dépassant les utopies de l'époque). Une magnifique distribution dont Olivier Gourmet, prêtre et responsable cégétiste, qui, lui, est conscient et réfléchit; et Denis Podalydès, irrésistible en directeur d'usine et responsable du syndicat maison -du syndicat vendu qui recrute en proposant des apéros tellement sympathiques -et gratuits! Même s'il ne connait pas le passé réel de Linhart, il a flairé chez lui l'homme instruit, donc syndiqué potentiel...
      Un petit bémol: on nous présente l'atelier et la chaine de montage des deudeuches comme un lieu assez bordélique où tous les ouvriers sont collés les uns contre les autres. Je me demande si c'est bien réaliste....
        Non seulement c'est passionnant en tant que rappel d'histoire contemporaine, mais cela ouvre aussi toute une réflexion sur l'engagement politique, la compréhension entre classes sociales. A voir!
Jonesss
Jonesss

71 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2023
Film d'utilité publique qui traite parfaitement des inégalités et injustices sociales et salariales. Il montre aussi combien il est difficile et risqué d'entamer une grève pour obtenir des droits légitimes.
Cela se passe dans les années 60, mais malheureusement ces injustices sont toujours d'actualité.
A voir absolument !
Mistrigri
Mistrigri

9 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2023
Très belle reconstitution d'un environnement industriel difficile et des luttes ouvrières contre un patronat (caricatural); et le rêve de "justice sociale" d'un intellectuel qui n'hésite pas à se fondre parmi les ouvriers, mais se heurte à la réalité.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 avril 2023
Fin 1968, début 1969, nous allons suivre Robert (Swann Arlaud) qui, malgré son statut de normalien, se fait embaucher en tant qu'ouvrier dans une usine Citroën et ce, afin de tenter de réactiver l'élan révolutionnaire de cette époque via les classes sociales les plus modestes.
Tiré du livre autobiographique de Robert Linhart paru en 1978, j'ai trouvé ce drame mixant syndicalisme, politique et militantisme ennuyeux, mou, académique et au final, peu captivant.
Malgré quelques bons comédiens, l'histoire avance à la vitesse d'une chaîne de montage en usine, c'est à dire lentement et inexorablement...
Voilà un sujet et un film que j'oublierai bien vite !
Vraiment pas terrible.
Site CINEMADOURG.free.fr
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2023
Un récit social sur les usines Citroën. Le film brasse plusieurs thématiques : l'injustice, la révolution, la lutte des classes, le racisme, le travail à la chaîne.
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2023
Enfin un grand film français sur l’engagement
Enfin cette incroyable histoire sur ces jeunes intellectuels qui ont décidé de travailler en usine à la chaîne pour préparer la révolution est portée à l’écran
Magnifiquement mis en scène et interprété
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2023
Un récit social dans le registre militant mais toutefois sans la perspective de faire adhérer le spectateur à une cause. Plutôt avec ce témoignage de l’amener à la saine réflexion y compris pour les temps d’aujourd’hui.

Ce sera une période socialement violente dans le monde de l’industrie poussé et porté par la société de consommation naissante qui va servir de cadre à la démonstration. La 2CV fabriquée ici dans des conditions dignes des pays du tiers monde d’aujourd’hui était destinée aux classes populaires qui, mine de rien, ont eu peu à peu les moyens de se la payer. Bénéfice, satisfaction pour les uns, misère, exploitation, pression et brimade pour les autres au sein de la même classe sociale. Contradiction du système. Contradiction ? Pas sûr.

C’est à se demander si ce grand patronat-là n’a pas finalement grandement servi inconsciemment le communisme qu’il a tant craint et haï ! Robert Linhart est justement présenté dans les secrets de tournage comme communiste. En fait marxiste-léniniste pur jus et donc maoïste, adepte de la révolution guidée par les masses et non pas par les appareils, ni syndicaux, ni politiques.

Il n’est pas dit que le nom de ce militant révolutionnaire, qui finira par se rendre malade jusqu’à la névrose de son milieu privilégié et de son impuissance contre le système, dise grand-chose à tous ceux, travailleurs ou pas, trop jeunes pour avoir connu cette période politique là.

Sa fille Virginie qu’on verra enfant écouter et attendre les promesses de révolution imminente de son père est sans doute davantage connue, au moins des cinéphiles. C’est une talentueuse réalisatrice de documentaires à fort contenu social, probablement très marquée pas son enfance. C’est aussi l’auteure d’une enquête sur « les Maos » sous le titre « Le jour où mon père s’est tu » (Seuil, 2008). Un silence conséquence de l’échec de la doctrine et des interrogations à n’en plus finir qu’elle a posé à ce courant politique et à ses animateurs Des références qu’il vaut mieux avoir en tête pour bien situer le présent film.

Drôle quand spoiler: un autre « camarade » tentant l’infiltration est recalé car il a fait 22 points sur 20 au test de logique pour l’embauchage. Il lui est conseillé de plutôt poursuive ses études. Réaction du militant : « les études produisent les serviteurs du grand capital qui exploiteront les ouvriers »
. Le ton est donné.

Drôle aussi quand le chef du personnel (on ne disait pas DRH à l’époque) demande à l’infiltré au détour d’un échange sur trois ouvrières yougoslaves s’il sait spoiler: que la Yougoslavie est un pays communiste.
« Ah non, je ne savais pas ! » répond l’éminent professeur d’université ayant endossé le bleu de travail.

Plus d’une fois, le spectateur lucide (pas besoin d’être révolutionnaire pour ça) aura des envies de prendre sa place aux côtés des ouvriers et ouvrières pour les soutenir.
Sarah_delaf
Sarah_delaf

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2023
Swann Arlaud est très convaincant dans ce drama politique qui résonne énormément avec l'actualité! Très fort
Margot1812
Margot1812

40 abonnés 102 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2023
Un très beau film de société, qui trouve parfaitement sa place dans le paysage actuel. C'est à voir !!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 avril 2023
L'établi est épatant par ses jeunes comédiens, ouvriers de toutes origines, tous campés avec intelligence, en mouvement. Le film pose des questions fortes qui résonnent aujourd'hui où manifestations, grèves font face au mépris et au silence. Un très beau film, pour tous !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 avril 2023
une plongée captivante dans le monde du syndicalisme post-68 dans les usines Citroën. Le réalisateur nous présente une réalité sociale marquée par des tensions palpables entre les travailleurs et les patrons, ce qui rend ce film très intéressant.

L'histoire suit un groupe d'ouvriers qui luttent pour faire valoir leurs droits face à un patronat qui ne leur accorde que très peu de considération. La pression monte au fil des jours, mais les travailleurs restent unis et déterminés à obtenir des résultats. La narration est particulièrement bien menée, avec des moments de tension qui maintiennent le spectateur en haleine tout au long du film.

Les personnages sont très bien construits, avec des acteurs qui ont su rendre les émotions des travailleurs de façon très réaliste. On ressent leur colère, leur frustration et leur détermination tout au long du film. Le réalisateur a également réussi à montrer l'impact des événements sur leur vie personnelle et familiale, ce qui rend le film encore plus poignant.

, "L'établi" est un excellent film qui réussit à capter l'essence même du monde ouvrier et de la lutte syndicale. Les acteurs sont fantastiques, la narration est bien construite et la réalisation est impeccable. Je recommande vivement ce film à tous les amateurs de cinéma social et engagé.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2023
Adapté d'un roman de Robert Linhart, qui a marqué les esprits lors de sa parution, en 1978, L’Établi raconte l'histoire de l'auteur, militant d'extrême gauche et professeur d'université, embauché au sein d'une usine Citroën, quelques mois seulement après mai 1968. Le sujet est passionnant, pas seulement pour sa reconstitution historique, très réussie pour montrer l'esclavage des cadences infernales des chaînes d'assemblage de la célèbre 2 CV, mais aussi pour sa portée sociale et politique, dans le cadre des luttes ouvrières. Pour autant, le film échoue en partie à jouer sur deux tableaux : celui du collectif et celui de l'initiative personnelle d'un homme qui cherche à éveiller les consciences, tout en dissimulant, au moins du début de sa "mission", son statut de privilégié. L'on retrouve ici la thématique de "l'infiltré", qui a donné il y a quelques mois le Ouistreham d'Emmanuel Carrère, qui générait davantage d'émotion et d'ambigüité. C'est la mise en scène de Mathias Gokalp, assez peu convaincante, qui plombe surtout le projet malgré un Swann Arlaud investi auquel on reprochera peut-être une absence de charisme mais comment juger, sans connaître le véritable Robert Linhart. Par ailleurs, les rôles secondaires, tenus par Melanie Thierry et Denis Podalydès sont trop peu marquants pour donner davantage d'ampleur au film.
Pierre Dieuzeide
Pierre Dieuzeide

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2023
Vu en avant-première ce film assez stupéfiant . Jeu d’acteur fantastique. Pas donneur de leçon. Il reste dans les yeux et l’esprit
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2023
Cette adaptation au cinéma du livre auto biographique de Robert LINHART, bien incarné par Swann ARLAUD, est passionnante à découvrir dans ce film bien réalisé. L’atmosphère et les conditions de travail dans cette usine CITROEN à Choisy le Roi en 1968 très bien reconstituée, sont très bien rendues dans ce film. Les ouvriers de l’époque et leurs dirigeants et contremaitres avec leurs brimades et roueries sont tous fort bien décrits. Ce film social fait très ressortir le milieu ambiant de cette époque avec sa solidarité humaine et ses difficultés emmené par ce militant qui s’infiltre dans le monde ouvrier pour permettre aux ouvriers de retrouver leur dignité tout simplement.

Bernard CORIC
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