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Dandzfr
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4,5
Publiée le 12 février 2023
Je m'attendais uniquement à une enquête suite à la mort tragique d'un jeune étudiant dans une école militaire. Mais le réalisateur explore outre cette recherche de vérité également les racines de chacun, les liens familiaux.... Très beau film avec un superbe équipe d'acteur karim Leklou en tête Certaines scènes ont du être difficiles à réaliser Un bel hommage.
Film qui mérite d'être vu, assez fin, sur le drame auquel est en proie une famille lorsque le frère meurt pendant ses études à Saint Cyr lors du bahutage. La douleur ressentie par sa mere et ses deux frères est très intériorisée au début du film. Puis le frère aîné se souvient de moments privilégiés qu'il a eus avec son frère, notamment à Alger avant d'arriver en France puis lorsqu'il est allé lui rendre visite en échange à Taïwan. Les deux frères sont très différents mais le lien qui les unit est malgré tout très fort. Bel hommage.
décevant. je m'attendais à voir la bataille en justice menée par son frère pour accuser ceux qui ont tué son frère ..rien de tout ça on part sur une quête mélodramatique avec son frère
Un accident mortel advient dans une prestigieuse école militaire dans le cadre d'un bizutage. Il s'abat sur une jeune recrue d'origine algérienne : du coup, le film, inspiré d'une histoire vraie, traverse plusieurs sujets...Douleur d'une famille dont ce fils était la fierté, Des mésententes refont surface et des ressentiments vis à vis de la France. La réponse des pouvoirs publics traîne en longueur. Le film aurait pu titrer "Le fils préféré" car les relations de rivalité entre les deux frères pour l'amour du père fait peine à voir et donne à réfléchir.
En 2012, Jallal Hami, recrue à l'Ecole militaire St-Cyr, meurt dans le cadre d'un bizutage. Il faudra près de dix ans d'instruction pour arriver à un procès au bout du quel trois prévenus seront condamnés par de maigres peines avec sursis. Contrairement à ce que l'on pouvait attendre, "Pour la France" revient sur cette affaire (en changeant les noms), mais occulte totalement le procès, et évoque à peine l'enquête. Ce qui intéresse Rachid Hami, c'est la structure de cette famille d'immigrés algériens, et surtout la relation entre les deux frères aînés. Et pour cause, puisque Rachid Hami n'est autre que le grand frère de la victime ! Il retranscrit à l'écran certains aspects réels et dysfonctionnels de sa famille, mais en romance visiblement d'autres. Par exemple, dans la réalité Rachid Hami est un acteur/réalisateur avec plusieurs films à son actif. A l'écran, ce grand frère est un loser fini, qui passe son temps dans les embrouilles. Un choix là encore assez surprenant, à mi-chemin entre la dramaturgie, et le gonflement de l'image du petit frère tombé lors du bizutage ? Toujours est-il que "Pour la France" est un drame sensible et réussi. S'il ne se prive pas de quelques tacles aux institutions militaires, le portrait demeure nuancé. Dont celui du commandant de l'école, incarné par un Laurent Laffite très sobre. Mais surtout, le film traite avec adresse de cette famille qui a fui à la fois l'Algérie, et un paternel violent qui a divisé sa famille. Relation avec la mère, relation tumultueuse entre les deux frères sur trois continents : tout est bien écrit, et réalisé et joué avec justesse. Shaïn Boumedine et Karim Leklou sont très bons sans leurs rôle respectif, surtout ce dernier que l'on verra changer dans les années précédant le décès de son frère. Un joli film.
Au cœur d’un drame intimiste à la complexité identitaire d’une famille d’immigrés algériens, un récit fraternel sensible et touchant mais inégal, porté par l’interprétation puissante de Karim Leklou. 3,25
Entre le scandale institutionnel et le drame familial, une histoire de valeurs et de fraternité qui reste un peu trop en surface tout au long de son récit. Dommage au vu des thématiques, pas si courantes, que celui-ci aborde.
Marqué par la dramatique disparition de son frère Jallal, Rachid Hami réalise Pour la France sous la forme d’un hommage à ce dernier et d’une dénonciation du fonctionnement de la Grande Muette. On se retrouve donc un peu avec deux films en un et celui qu'on aurait pu penser être le sujet principal passe en second. On peut, en effet, trouver que la condamnation de l’omerta de l’armée n’est pas assez développée, le cinéaste préférant plus s’attarder sur la description de la relation entre les deux frères (qui doit pourtant s’éloigner de la réalité vu que Rachid Hami a débuté sa carrière d’acteur à 19 ans et n’a donc pas été un délinquant dans la vingtaine comme le personnage d’Ismaël). On peut être un peu déçu de ne pas tomber sur le brûlot politique que l’on pouvait attendre mais il faut reconnaitre que les personnages sont attachants et qu’ils sont portés par une belle brochette d’acteurs : Karim Leklou (qui semble avoir travaillé sur son poids pour différencier les flashbacks des séquences se déroulant dans le présent), Shaïn Boumedine, Lubna Azabal, Samir Guesmi et Laurent Lafitte sont tous excellents (même si, une fois encore dans le cinéma français, certains dialogues ne sont pas toujours bien compréhensibles). Pour la France peut donc décevoir un peu car il ne traite pas principalement du sujet que l’on pouvait attendre mais Rachid Hami signe malgré tout un beau film assez touchant qui cherche avant tout à saluer la mémoire d’un frère disparu d’une manière aussi tragique qu’injuste.
Très frustrant. L'amorce scénaristique augurait une belle narration. A l'occasion d'un bizutage dans des forces armées, un élève officier trouve la mort. L'armée tortille du popotin pour éviter les vagues, et à cette occasion, le frère qui reste, revient sur des moments essentiels du passé de sa famille. Sauf que le bizutage n'est pas clairement identifié. Tel qu'il nous est montré dans le film, on n'en comprend ni ses tenants ni ses aboutissants. En quoi était-il dangereux? D'autant qu'une ambigüité s'installe: se pourrait-il que le malaise fatal, survenu durant le bizutage, ait été causé parce qu'il aurait ravivé un souvenir traumatisant survenu durant la jeunesse du soldat? Soit Hami nous en montre trop, et auquel cas, son regard est biaisé, soit il ne nous montre pas assez, et du coup, on ne peut pas prendre position contre l'institution. Bref, la problématique principale du film ne fonctionne pas car elle repose sur une ambigüité, voire une confusion sur la mort, et les responsables. De plus les longueurs causées par un étirement excessifs de plusieurs scènes sont impardonnables. Elles n'apportent aucune charge supplémentaires en termes de dramaturgie, juste de l'ennuie. Dommage, car presque la totalité des scènes sont magnifiquement jouées. Surtout celles jouées par les enfants, absolument géniaux.
Un jeune français d’origine maghrébine meurt lors du bizutage des 1ère année de l’école militaire de St-Cyr. Rachid Hami en débutant son film par ce fait divers et le repli de la Grande Muette sur elle-même semble nous emmener dans un film procès. L’armée suspectée raciste même avec ces jeunes d’origine étrangère prêts à défendre leur patrie semble aussi être une voix empruntée par ce film. C’est bel et bien un des sujets du film, mais pas le sujet central ; alors pourquoi débuter par là et y passer autant de temps !!! Le sujet central ou plutôt les sujets centraux sont les liens fraternels autour d’une histoire d’intégration plus ou moins réussi. De fait, on va suivre les deux frères à travers le monde lors de tranches de vie communes dans des flash-backs intenses. Et c’est bien dès lors que l’on quitte le temps présent et l’hexagone que ce film se révèle le plus complexe et le plus profond. Sinon il pêche par son classicisme aussi bien scénaristique que dans sa mise en scène. Voilà un film positif sur le devenir français, mais qui se perd dans des pistes narratives manquant parfois de coffres. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
J'ACCUSE. Trahi par son pays, il a perdu son corps. Quand la vérité est laide, tomber pour la France, tombe éphémère. Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est terminé, aux armes, faites entrer l'accusé. Rachid Bouchareb a aimé.
Pas convaincu par ce film dont j'avais pourtant entendu du bien.
Un jeune militaire français trouve la mort accidentellement pendant un exercice de "bahutage". Ses frères et sa mère se battent pour qu'il ait droit à des obsèques militaires, dignes de ce nom.
L'intérêt du film réside dans le fait que le réalisateur est le frère de ce jeune militaire décédé. De manière touchante, il cherche donc ici à honorer sa mémoire.
Toutefois, en concentrant son film, non pas, comme l'on pourrait s'y attendre, sur la question de la responsabilité de l'Armée et le combat de la famille pour la faire reconnaître, mais sur sa relation avec son frère, à travers une série de flashbacks quelque peu ennuyeux (tout le passage en Asie est interminable), Rachid Ami ne parvient pas à captiver, sans doute car il convoque des souvenirs trop personnels, desquels il est parfois difficile de tirer du sens. Les scènes, la direction d'acteurs et les dialogues sont souvent maladroits et conduisent même d'excellents acteurs comme Laurent Laffite et Lubna Azabal à ne pas jouer très juste.
Je retiens tout de même l'interprétation de @shainboumedine , dont je suis l'évolution avec intérêt depuis Mektoub my Love, qui est passé cette année tout près de la nomination comme meilleur espoir masculin pour Placés et qui prend de plus en plus d'épaisseur face à la caméra.
Une belle surprise que ce "Pour la France" et son récit sur la mort d'un soldat lors d'un rituel initiatique. L'interprétation excellente de l'ensemble des acteurs rend le film très réaliste. La réalisation est solide, les différents flashs blacks bien venus aussi., l'histoire de cette famille algérienne, les rancœurs, la fraternité pour comprendre la vie de ce jeune homme. Un regret sur l'absence d'explications plus précises sur les causes du décès (sûrement parce qu'il ne les connaît pas vraiment en réalité)et quelques lenteurs également. Du bon cinéma toutefois ...
Rachid Hami est passé à côté de son sujet: plutôt que de se concentrer sur les tenants et aboutissants de ce bahutage dramatique, il sert une soupe mélodramatique fadasse d'une famille déchirée. Les scènes à Taipei, en forme d'exutoire pour le réalisateur, sont particulièrement pénibles et plombent ce film trop personnel, sauvé par un casting qui fait le boulot.
C’est une belle histoire de famille avec ses tensions et ses émotion, teintée de colonialisme et d’intégration. Le volet portant sur l’Armée qui peine à reconnaître ses responsabilités est inutile et vient perturber l’histoire car le spectateur en attend plus. L’intérêt pour ce film réside dans la nostalgie et les relations entre les deux frères, sublimée par l’interprétation de Karim Leklou. Ce drame sensible est réussi.