Bien entendu, le modèle de Goliath est le cinéma américain, pour dénoncer la toute puissance de ces grandes entreprises sans moralité dès lors qu'il s'agit d'engranger des bénéfices énormes, fût-ce au mépris de la santé publique. Malgré une mise en place un peu poussive, le film de Frédéric Tellier réussit à être parfois efficace dans ce qu'il dénonce, quoiqu'il y ait toujours des controverses quant à la vérité scientifique de la toxicité des pesticides. Efficace mais pas toujours convaincant, en particulier dans les portraits des victimes et de leur défenseur, un Gilles Lellouche assez inégal et pas toujours crédible. En revanche, le cynisme des "méchants" est parfaitement illustré avec un Pierre Niney remarquable, très à l'aise dans la personnalisation de la glaciale attitude des géants de l'agroalimentaire (à comparer à celle des laboratoires pharmaceutiques dans La fille de Brest, par exemple). Là où Goliath pêche, outre dans ses excès mélodramatiques et sa lourdeur d'exécution, c'est dans la place abusive accordée à la vie privée de ces trois personnages principaux. Nombre de scènes auraient pu être écourtées ou supprimées au profit du duel Lellouche/Niney qui ne se concrétise presque jamais de manière directe. Goliath a un côté programmatique bien trop clair et dénué de subtilité pour réussir totalement son pari de mixer thriller et film militant. Et du pur point de vue cinématographique, Goliath n'a pas l'éclat ni la nervosité attendus malgré la sincérité et la colère de l'ensemble.
Avec Lellouche et Niney à l'affiche et un sujet pareil, je m'attendais à un film incroyable. Quelle déception.... De la mollesse dans la réalisation, aucun suspens, aucune dynamique et des scènes complétement inutiles (la fête du village, la baignade en mer, le baptême...). Une musique quasi inexistante et répétitive qui n'arrange rien. Et une fin qui vous laisse sur sa faim. Le cinéma américain n'a pas son pareil pour ce genre de film (Erin Brockovich). Seuls Pierre Niney et Gilles Lellouche viennent donner de l'intérêt au film (surtout Niney) et quelques scènes sortent du lot. Vu la notation globale, j'ai l'impression que les gens vote plus pour le sujet que pour la qualité du film lui même. C'est un sujet fort et il faut dénoncer les abus et les dérives, mais on juge ici un film, on ne signe pas une pétition.
Film d’une grande force, des propos et argumentaires justes et pertinents qui élèvent les débats, une documentation approfondie.
Ex : L’augmentation de la surface des Terres Agricoles par le déclassement en 2015 des petits-cours d’eau des cartes de référence se trouvant ainsi exclus des distances protégées des épandages… Ainsi aux premières pluies l’eau emportent encore plus de produits chimiques … Cela fut possible grâce à la complicité de la FNSEA et de ses agriculteurs irresponsables … Cette réalité aggravante est très peu communiquée dans nos médias.
Merci à F TELLIER et aux supers acteurs, votre film est un éclairage de poids à cette invasion des moult produits chimiques dans notre alimentation. Cela est un bon rappel de l’alerte de « Nous enfants nous accuseront (2008) » dont on peut constater qu’en bientôt 15 ans les avancées de protection des populations ont peu progressées. Je le conseille à tous les prétendants (et à leur équipes) à notre présidentielle, ainsi qu’à tous… Cette une réalité mondiale de plus de 50 ans.
Qui dit géant de l'agrochimie, dit gros profits. Très gros. Qui prétend lutter contre les mauvaises pratiques d'icelle se présente en David. Contre "Goliath". Soit. Partant de cette évidence factuelle, voilà donc un (long) film, sans doute pavé de bonnes intentions. Mais, au visionnage (pour ma part, sur France 2), on est consterné par la médiocrité du résultat ! Le scénario est très insuffisant, le montage indigent, la direction d'acteurs.... (quelle direction d'acteurs ? !). A, à peine, le mérite d'appeler (si nécessaire) l'attention du public sur les compromissions politiques, les conflits d'intérêts, les scandales sanitaires étouffés et autres évidences dans cet univers frelaté... Note la plus basse, de rigueur : Frédéric Tellier confirme ici ma mauvaise impression quant à ses capacités scénaristiques et de mise en scène de « L'Affaire SK1 ». Au fait, l'industrie pharmaceutique, comme illustré à de nombreuses reprises (dont entre 2020 et 2022, pour remarquable, planétaire et récent), c'est également gratiné...
Une fois n'est pas coutume, je donne volontairement une note inférieure à la valeur objective du film. Car Goliath vaut en réalité 3 voir 4 étoiles, mais je veux attirer l'attention sur un point qui est de nature à miner l’intérêt que l'on peut porter à une œuvre qui est pourtant impressionnante à de nombreux niveaux.
Donc comme je disais, si on prend différents aspects séparément Goliath n'a franchement que des qualités. La mise en scène est bonne. Les acteurs aussi, voir même exceptionnels en ce qui concerne Pierre Niney. Le sujet et les implications du film sont évidemment d'une importance capitale. En plus c'est visiblement bien documenté et bien préparé, on ne reste pas à la surface des choses. Enfin Goliath est clairement engagé, on sent toute la passion et la colère du réalisateur. L'émotion passe, ce n'est pas du bidon. Bref, c'est une réussite à tous les étages, sauf que...
Sauf que Goliath s'inscrit dans la pas si longue lignée des thrillers qui nous alertent sur des problèmes écologiques/santé publique et qui comporte d'illustres prédécesseurs: Erin Brockovich évidemment, mais aussi Révelations de Michael Mann et Promised Land de Gus Van Sant. Il y en a d'autres bien sur. Goliath ne leur est pas vraiment inférieur, le souci c'est qu'il veut absolument s'inscrire dans le format et le canevas, qu'ils ont contribué à établir.
En d'autres termes on a l'impression que le réalisateur a voulu à tout prix respecter à la lettre le cahier des charges du parfait thriller écologique en cochant toutes les cases. Il ne manque aucune scène obligatoire à ce genre de film. Ni les coups de fils/e mails menaçants et anonymes reçus par celui qui part en croisade contre plus fort que lui, ni celle ou la victime à bouts de nerfs craque et se met à pleurer/hurler/frapper la personne en face d'elle, en passant par le tabassage dans la rue en guise d'intimidation. On pourrait encore continuer longtemps.
Bref Goliath ressemble un peu trop à un produit standardisé et c'est dommage . Au lieu de voir une histoire originale (fictive ou réelle peu importe) qui va soudain nous prendre aux tripes sans qu'on ne l'ai vu venir, on va désormais au cinéma voir des "thrillers écologiques" avec tous les codes du genre. Et quelque-chose me dit qu'on en verra de plus en plus ces prochaines années. En somme la "standardisation" c'est à mon sens peut être ce qui peut arriver de pire à ce genre de sujet et et d'histoire. D’où encore une fois ma note moyenne qui n'est peut être pas vraiment méritée, mais néanmoins nécessaire.
Sans vouloir être chauvin, il faut pourtant savoir féliciter les films français qui s'illustrent dans les concours internationaux. Alors un grand bravo à "Goliath" qui a remporté le Grand Prix 2022 du festival du cliché ! Et à l'unanimité, qui plus est ! C'est du cliché de première classe, sur le fond comme sur la forme. A une scène où les lobbyistes portent un toast au Champagne dans un château Renaissance répond immédiatement une scène où le piétaille chante sous les lampions avec des cubis de Vieux Pape posés sur les tables en bois, à celle où Pierre Niney envoie sa fille et ses copines au concert d'Ariane Grande en limousine répond la séquence de la fille d'Emmanuel Bercot mourante à l'hôpital. Et pour ce qui est du fond, on patauge dans le grand populisme où toute forme d'élites en prend pour son grade : les industriels sont des êtres cupides sans morale, les politiques sont des idiots corrompus reprenant bêtement l'argumentaire des lobbyistes, les avocats osant défendre des criminels sont des salauds... Il n'y a pour Frédéric Tellier que le bon petit peuple qui comprenne les tourments du monde. De nombreuses scènes frisent le ridicule et c'en est d'autant plus regrettable que la question du lobbying et le problème des contradictions entre la morale collective et l'intérêt personnels sont de véritables sujets de société qui mériteraient un traitement beaucoup plus subtil.
Déçu par ce film trop long, qui à un goût de déjà vu. Les personnages, très bien servis par les acteurs, ne rachètent pas un scénario qui m'a semblé trop uniforme et manquant d'allant. Pas essentiel me concernant.
Ah ouais. Bon je rédige rapidement mais le film est trop pourri. Gilles Lellouche catastrophique, on y croit pas du tout. Des dialogues qui touchent parfois le ridicule... Et des raccourcis scénaristiques incessants, impossible de rentrer dans le film. Tout est trop cliché, dans la démesure... pas crédible dans l'ensemble.
Le film dénonciation de Frédéric Tellier sur les victimes des pesticides s’éparpille trop pour être convaincant. Le duel Gilles Lellouche-Pierre Niney, aussi bons acteurs soit-il, ne peut remédier à un scénario bancal et trop militant. Tellier, de gauche, va jusqu'à placer des références à l'extrême droite pour dénoncer ce qui ne relève que du capitalisme sauvage. Pire, il passe à côté des lobbies de l'Union Européenne si influents et si efficaces dans ses prises de position et tente de la présenter comme exempte de tout reproche. Bref, un bon sujet gâché.
Un film dossier réussi mais un peu décevant par son aspect un peu trop académique. On a déjà ça en mieux chez les américains. Lellouche et Niney sont très bons dedans. Évidemment, le sujet est d'utilité publique.
excellent film militant. les méchants sont abjects, les victimes sont touchantes. Au-delà de ce manichéisme assumé, le film est percutant, les comédiens excellents.
Le cinema engagé n’est en effet pas du divertissement. Il est bon de promouvoir la lucidité et de combattre la naïveté. Il est des sujets qu’on ne peut limiter à 2 heures de visionnage. Ce film est haletant autant qu’instructif
Avec "Goliath", nous effectuons une plongée économico-judiciaire dans une histoire très fortement inspirée de l'affaire du glyphosate, l'herbicide le plus connu au monde désormais pour ses propriétés "cancérogènes probables". Nous allons suivre trois personnages pivots au coeur de ce scandale : un avocat lambda impliqué presque par hasard sur ce dossier (Gilles Lellouche), un jeune lobbyiste de talent défendant les intérêts de la riche multinationale concernée (Pierre Niney), et une militante activiste se battant contre le poison de ce géant de l'agrochimie mondiale (Emmanuelle Bercot). Le casting est tout simplement brillant, Pierre Niney incarne de façon géniale un personnage aussi doué intellectuellement que détestable moralement. Tout sonne (malheureusement) juste dans ce film, c'est ce qui le rend prenant et réussi de bout en bout. Une oeuvre très aboutie sur un combat inégal de David contre Goliath, alias le pot de terre contre le pot de fer : saisissant ! Site CINEMADOURG.free.fr
J'ai vu un film... qui m'a profondément bouleversé par sa puissance et son engagement... Quel film que ce film de Frédéric Tellier (comme tous ses films, en fait...). Ce thriller écologique mêle avec brio suspense et dénonciation, explorant les luttes environnementales et les coulisses du pouvoir. et il dénonce ce que l'on sait sur les collusions entre lobbystes, industriels, politiques d'un côté et les pauvres gens de l'autre...
Le récit suit trois destins qui se croisent de manière explosive, avec un casting exceptionnel. Emmanuelle Bercot joue une militante passionnée contre les pesticides. Gilles Lellouche, avocat spécialisé en droit environnemental, est en quasi situation d'échec et cherche à se refaire une humanité... Et enfin, Pierre Niney, en lobbyiste cynique, incarne la froideur des puissants prêts à tout pour défendre leurs intérêts... Le roi de la rhétorique... Et tellement de grands comédiens qui donnent une véritable puissance à ce film...
C'est presque un thriller américain qui parle de phytosanitaires (rien que le mot rassure, hein ?...) à la française, avec des agriculteurs, malades d'avoir épandu, répandu, respiré... Le message est percutant. Et le film est haletant et immersif à la manière de Erin Brockovich
J'ai adoré ce film puissant et nécessaire qui pose des questions essentielles sur l'avenir de notre société. Un magnifique thriller écologique ambitieux, qui honore le cinéma français à la fois populaire et exigeant.