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Marie Breton
83 abonnés
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3,0
Publiée le 21 août 2022
Goliath est un film davantage utile dans son propos, qu'il veut populariser, qu'il n'est purement une œuvre cinématographique.
Le problème est que le propos est louable mais peut-être trop manichéen dans la seule forme qui semble incarner, aux yeux de Frédéric Tellier, le mal. Les lobbyistes sont le mal que la société s'est créés, et l'agriculture intensive n'est qu'un symptôme d'un problème plus global qui est en train de dévorer la terre et tous ses habitants, et qui ne repose pas simplement sur une espèce de capitalisme mondial qui opposerait les grands riches cyniques et les petits pauvres victimes.
Et ce problème là, bien plus complexe,est malheureusement à peine nommé : changement climatique, surpopulation, etc. Alors que pesticides ou pas pesticides, en 2050, tout le monde sera dans une situation dramatique et que ce n'est pas à cause d'un agent tératogène que la situation sera dramatique, mais à cause de l'état général de la planète ainsi que des conflits géopolitiques nouveaux.
Alors c'est bien de faire ce genre de films, et c'est pour ça que je mets déjà trois étoiles et paradoxalement seulement trois étoiles. Quand on a envie de faire un film comme ça, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout ? Pourquoi atrophier un désastre à une seule partie d'un infime problème parmi tant d'autres ? Parce que ce n'est pas seulement en France, ni même en Europe, qu'il faudrait se battre contre Goliath.
En tant que film, ça tourne bien, et les acteurs sont très bons. En revanche certains dialogues semblent un peu américanisés pour nous paraître crédibles, mais on comprend leur intérêt puisque de toute façon "Goliath" se veut populaire (et c'est tant mieux !).
Un goût d'inachevé ! Et après ? Un clap final qui nous laisse totalement sur notre fin. Des profils très (trop) caricaturaux avec des oppositions (volontaires) à l'écran qui n'apportent rien de plus. Un film dénonciateur structuré toutefois et servi par de bons acteurs mais bien en-deçà, pour ma part, à "Dark Waters". Je cherche encore l'intérêt de la démarche (de plus avec des parties fictives et romancées) avec la surmédiatisation dorénavant des dossiers connus de tous. 3.5/5 ! (pour ceux qui se coupent de l'info).
Des rapports de force majestueux qui doivent réellement s'approcher de la vie réelle. Les mots comploteur, complotisme et théorie du complot raisonnent sans pour autant être prononcés. À voir
Un film complotiste et antiscience. Qui est dans le pathos permanent. Deux bons acteurs mais qui sont ridicules ds ce documentaire propagantioniste. Passez votre chemin
Manichéen d'une façon caricaturale et un peu ennuyeux. Ce film hésite entre l'illustration de faits "inspirés de faits réels", qui peut expliquer le côté un peu lent et ennuyeux, mais qui n'est dans ce cas pas du tout crédible, et le film de divertissement totalement romancé, mais dans ce cas c'est rare car lent et ennuyeux.
Goliath ou la mythologie de la victoire du faible face au puissant, de la justice contre l’infamie, est une source intarissable particulièrement inspirante en matière imaginative et redoutablement contemporaine dans une époque si troublée par des fractures incessantes, qu’elles soient sociales, environnementales, éthiques et tant d’autres encore. Elles s’inscrivent pleinement dans la filmographie de Frédéric Tellier, le réalisateur de Goliath. Notamment dans la question de l’engagement de héros anonymes au service d’une cause qui forcément les dépasse. Il en est limpidement question dans L’Affaire SK1 (2015), Sauver ou périr (2018). Les robins des pauvres (2010) téléfilm du même réalisateur vient mettre en relief ce qui se pressentait dans la construction idéologique de Frédéric Tellier et qui éclate au grand jour dans Goliath, à savoir une aversion pour l’écrasement d’une classe dominante sur des populations asservies, mais de plus en plus conscientes et possiblement révoltées.
Pour l’incarnation cinématographique des multiples messages que Frédéric Tellier veut faire passer, Pierre Niney est un peu sa muse avec qui il a déjà collaboré et qu’il se plaît à magnifier avec son matériel filmique. Il l’aime autant que nous et sûrement plus encore, ça tombe plutôt bien.
Goliath nous entraîne dans une immersive plongée au cœur de différents microcosmes qui n’en sont pas, comme autant de classes sociales devenues antinomiques surtout idéologiquement, tant elles sont mues par des utopies contraires.
A cet égard la mise en scène est d’une redoutable habileté, tant nous sommes baladés d’un univers à l’autre, avec un art de la transition prégnant, passant du champagne à flots, dans un raffinement feutré tout en hypocrisie cannibalisée de Mathias (Pierre Niney) et consorts, à une ambiance bières de bons marchés, saucisses merguez façon barbecue syndical avec France (Emmanuelle Bercot) et ses « camarades ». Au milieu du gué, Patrick (Gilles Lellouche) classe moyenne déclinante, à l’image de son cabinet d’avocat dont les comptes sont dans le rouge, et d’une vie sombrement désabusée et dissolue, côtoie les un-e-s et les autres, qui eux ne se croisent par contre presque jamais, se livrant pourtant une lutte réellement à mort…
Le tour de force de Frédéric Tellier est que dans un objet filmique aux contraintes forcément scénaristiques et temporelles, il réussit à livrer une œuvre moderne avec un souffle romanesque évident aux saisissants contrastes, qui bouleverse souvent, nous transporte tout le temps et nous fait incontestablement grandir. Goliath, malgré la violence de la lutte filmée est porteur d’un invincible espoir pour le cinéma français certes, mais aussi pour le monde, et quand la culture porte et transcende, c’est donc que le pari est pleinement réussi.
Gilles Lelouch est très bon. Pierre Niney est très bon. Mais le scenario est bourré de poncifs et de pathos excessif et je suis sorti du film où les émotions sont dessinées au (très) gros traits
le film ne décolle que dans sa 2eme moitié, et même s'il est sincère et intéressant quand il traite de la communication des lobbyistes, il est beaucoup trop manichéen pour convaincre.
Frédéric Tellier qui avait relaté de façon passionnante "l'affaire SK1" s'inspire de nouveau de l'actualité pour évoquer dans "Goliath" le combat difficile contre l'usage de dangereux pesticides. Sans grande surprise dans son récit mais avec une réelle efficacité, le cinéaste montre bien que le combat des David contre les Goliaths que sont les puissants lobbyistes n'est pas égal. Pamphlet social à l'image de films tels que "La fille de Brest" ou "Dark waters" outre-manche, le film de Frédéric Tellier vaut surtout pour ses interprètes : Philippe Lelouche, attachant en avocat intègre aux moyens limités, Pierre Niney, glaçant comme jamais en lobbyiste froid et calculateur et surtout Emmanuelle Bercot, attachante en victime écorchée vive et résolue à se battre jusqu'au bout avec ses pauvres moyens.
La cause est noble Par contre, le film est beaucoup trop caricatural : les méchants sont très méchants, les gentils très très gentils. Les personnages sont dénuées de toute complexité. Dommage
Goliath un film à manquer sur aucun prétexte, l'état nous tue , le monde nous tue est personne ne bouge continuer à rester dans vos salon en cuire , à faire croire que ces dans nos quartiers que tu vas mal ,ces vous l'état qui crée toute ces guerre de religions, sur populations faim, fin ...
Une charge de Frédéric Tellier contre les industriels bien identifiables - puisqu inspiré de faits réels - de la chimie agricole. C est bien joué et réalisé, peut-être un peu manichéen, mais suffisamment bien monté pour illustrer un combat déséquilibré de manière assez prenante. Inspiré et inspirant...