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Félix MASSON
35 abonnés
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3,0
Publiée le 8 mai 2023
Le film se veut un peu trop sensationnaliste avec des gros méchants et des gros gentils. Alors oui, par définition les lobyistes c'est des co**ards mais là Niney joue vraiment LE co**ards. En ça c'est plutôt réussi car on voit vraiment la puissance des lobbyis et des privés. On sent que c'est un système pesant par des bourges qui écrasent les pauvres. Mais du coup ça fait un peu cliché... Le Niney qui frappe un tableau de fleur, qui offre un concert pour Ariana Grande, qui a aucune face constamment... Et a côté de ça donc on a les gentils. Un avocat qui si il semble motivé, il faut admettre qu'il a beaucoup de chance d'avoir des bons contacts et de ne pas être trop le centre des attaques de son rival. D'ailleurs si le film veut jouer sur la dualité/rivalité entre l'avocat et le lobbyiste, je trouve qu'il rate complètement ça tant leurs actions semblent finalement assez éloignés. Et au milieu de ça on a Emmanuelle Bercot qui milite... Je trouve ce troisième récit de trop... Alors oui ça a son importance a la fin mais franchement ça aurait pu être tellement mieux amené que un truc en filigrane qui ralenti le récit. L'image est belle, pas sensas car un peu trop dessaturée a mon gout, mais belle. Le début est très bien avec la première cliente et on est pris en haleine jusqu'à ce climax terrifiant mais après... J'ai dit beaucoup de négatifs mais je met quand même 3/5 car le film est militant et on sent le bon fond et l'importance qu'il peut avoir pour la cause, mais je le trouve cinématographiquement pas très prenant (contrairement à un "Boîte Noire" par exemple qui dans le même style est cinématographiquement 100x plus intéressant)
Goliath fait clairement penser à l’affaire Mosanto. On est au coeur de la guerre des pesticides faite de politique, de lobby et de coup bas. Les deux acteurs principaux notamment Pierre Niney sont saisissants de vérité. La tension est présente pendant les deux heures du film. Un grand film français
Le film fonctionne bien mais laisse une sensation de déjà vu à peu près à tous les niveaux, comme s'il arrivait 10 ou 15 ans trop tard. À moins de vivre dans une grotte, on n'apprend pas grand-chose et il est difficile de lutter contre la sensation de perdre un peu son temps. Mention spéciale pour Pierre Niney. Quelques réserves (et c'est rare) sur Gilles Lellouche. Le couple formé par Emmanuelle Bercot échoue à susciter l'empathie, on comprend l'intention de créer de l'émotion avec un exemple concret mais pour diverses raisons on ne s'attache pas (ou peu) à eux... Dommage.
Un film que j’ai trouvé très didactique dans lequel les méchants sont bien identifiés en costumes-cravates et les gentils…. Comme nous. J’ai été intéressé par les arcanes (sans doute incomplètes) des lobbyistes et leur façn de faire passer une loi au parlement européen. J’ai été impressionner de découvrir les sommes d’argent qu’il faut aux méchantes industries pour faire taire un scientifique (suivi par quelqu’un jour et nuit, cela doit couter un pognon de dingue). Malgré tout, je n’ai pas été émue (coeur de pierre je suis) par le combat des malades et de leurs proches, mais par les pressions sur l’avocat oui. Enfin, j’ai aimé le poème de Rimbaud que l’on aperçoit parfois et qui est récité à la fin du film.
Ce film n'est pas agréable à regarder. C'est un document de propagande très ennuyeux et très partisan. Niney et Lelouche sont venus se perdre dans un labyrinthe politique qui ne sert pas leurs filmographies. A éviter d'urgence
Goliath est une excellente découverte de mon côté. D'un point de vue purement cinématographique, rien de trop surprenant dans ce film : on est pas face à un chef d'oeuvre selon moi et la forme et le ton du film sont très classiques. Mais la seule chose qui donne toute la puissance à Goliath, c'est son propos politique et l'aisance avec laquelle il traite ses sujets. On infiltré de l'intérieur les luttes contre les pesticides mais aussi les lobbys qui les défendent, ce qui donne lieu à de longs débats avec des dialogues brillamment écrits. Déjà naturellement je n'aime pas trop Pierre Niney, sa tête ne me revient pas même si c'est un bon acteur mais alors là pour le coup, je peux encore moins le voir dans ce rôle. L'histoire prend aux tripes et nous réserve une dose d'émotions. Bref, un film avec un propos puissant et qui nous éclaire un peu sur le travail immonde des lobbys. Je recommande.
Bien que ne mentionnant pas de nom réel, « Goliath » est évidemment fortement inspiré des révélations sur Monsanto de ces dernières années, en particulier autour du glyphosate. On suit ainsi trois personnages, tous liés à ce produit chimique réputé cancérogène, et pourtant clé des pesticides. Un avocat, qui défend la veuve d’une agricultrice décédée d’un cancer. Une militante dont le mari est malade. Et un lobbyiste qui tente d’éteindre les flammes des scandales, tout en orchestrant le renouvellement de l’autorisation du produit en question par le Parlement Européen. Souvent tourné caméra à l’épaule, avec un éclairage parfois presque naturel, et très documenté, « Goliath » a des allures de documentaire. A l’image de cette introduction qui montre les arguments valables des deux camps. Risques des produits employés mais agriculteurs ne respectant pas les consignes d’utilisation. Etudes et avis scientifiques en pagaille, mais conflits d’intérêts. Etc. Sauf que rapidement, l’objectivité est mise au placard. Les lobbyistes étant clairement les « méchants », tous vêtus de costumes noirs et maquillés froidement, navigant dans le luxe. Et faisant preuve de technique sournoises : manipulation des faits et du public, mauvaise foi, prétexte de défendre des valeurs nobles, endossement de scientifiques peu regardant, corruption, menace, agression, raids numériques, tout y passe ! Il y a sans doute pas mal de vrai là-dedans, et des pratiques réelles pointées du doigt. Mais ce n’est pas toujours ultra-subtil. Il aurait été intéressant de pointer que les militants emploient aussi les services de lobbyistes, et des techniques pas plus glorieuses. Néanmoins, le film se laisse suivre de bout en bout. Les acteurs sont bons, la mise en scène tient la route (à part peut-être de rares scènes d’action assez mal filmées). Et le trio du film est poignant à suivre.
Film trop militant pour être cinématographiquement intéressant. Il présente néanmoins l'intérêt d'apporter un vision du rôle des lobbies. Pour autant, il reste difficile de choisir son camp dans cette guerre de l'image et de la propagande, lobby contre lobby. Le monde moderne est si cynique qu'il devient difficile de croire que la sincérité et l'honnêteté des gens simples puisse peser d'une façon quelconque dans les politiques publiques. Tout au plus sont peuvent-ils être utilisés ou manipulés par un camp ou l'autre, avec parfois quelques victoires à la clef. Une goutte d'eau dans l'océan.
Ce n'est pas un mauvais film mais tout ce qu'il dénonce à raison a été dit et montré de façon bien plus convaincante et plus forte par la superbe série d'Arte "Jeux d'influence" diffusée en janvier. On y retrouve d'ailleurs l'excellent Laurent Stocker, cette fois de l'autre côté de la barrière. Si le film de Tellier aborde le problème des multinationales de l'agrochimie qui nous empoisonnent et prétendent ensuite nous soigner ainsi que le rôle des lobbyistes, il laisse trop de côté le rôle de la FNSEA et du pouvoir politique. Au final, la série est tout aussi passionnante et plus didactique.
Un film de Frédéric Tellier à la mécanique parfaitement huilée qui ne s’empêtre pas dans des explications techniques obscures mais reste d’une parfaite limpidité de bout en bout. Il faut une vingtaine de minutes pour que se dessine clairement l’objectif de « Goliath », ce temps permettant de se familiariser avec les personnages des trois points de vue que constituent le puzzle de ce thriller écologique et engagé. Trois interprétations fortes et admirablement attribuées. Même s’il pâtit un peu de la comparaison avec ses collègues, Gilles Lellouche, avocat fragilisé, n’en demeure pas moins poignant alors qu’Emmanuelle Bercot, en épouse/mère militante déterminée, est déchirante. Du côté sombre, Pierre Niney est franchement impérial dans la peau d’un lobbyiste glaçant qui ne s’écarte à aucun moment à sa degueulasse mission, vitrine révoltante des méthodes employées au nom du profit… ainsi va le monde des pourris. Un film stupéfiant, inspiré de faits réels, le dernier du regretté Jacques Perrin.
Je suis malheureusement déçu par ce film. Les performances des acteurs laissent à désirer et le scénario manque de complexité et de profondeur. L'histoire est peu développée et les personnages sont mal définit, ce qui rend difficile de s'attacher à eux.
Un thriller passionnant qui nous tiens en haleine du début à la fin. Le réalisateur à réussi à mettre ce combat en lumière ! Pierre Niney est excellent et joue son rôle à la perfection. Un film haletant qui ne laisse pas indifférent !
Un film centré sur les lobbyistes, c'est pertinent. L'art de la manipulation et de la défense d'intérêt immoraux à des fins de profit. C'est la mafieux légal des temps modernes en quelque sorte. Et tout ce chemin de croix face à une armée de bon sens, çà donne un rendu glacial sur la destiné de notre société. Côté cinéma, le film n'est pas aussi radical que l'Affaire SK1, le premier film de l'auteur qui a marqué les esprits par ses aspects tranchant. Il relate trois points de vue sur une situation ubuesque. Trop descriptif, il devient banal par la forme et manque d'audace dans les plans.
Film se révélant très solide de bout en bout. Plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, le scénario se révèle être très intéressant. Ensuite, la mise en scène est de qualité, il n'y a pas de trous dans ce film. Enfin, il s'agit d'un très bon casting global avec une mention spéciale pour les acteurs principaux hommes et femmes.