Le Parrain, 2e partie
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RochéDavid57
RochéDavid57

11 abonnés 230 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2026
"La suite (voir ma critique de "LE PARRAIN", de 1972) de la fulgurante ascension de Michael Corleone (Al Pacino) au sein de la mafia. Dans le même temps, le film nous fait découvrir les origines de son père Vito Corleone (interprété ici par Robert De Niro), de son départ d'Italie pour New York, à sa propre percée dans l'univers du crime organisé."
Francis Ford Coppola a imposé ici que la suite de son chef d'oeuvre absolu, "LE PARRAIN", s'intitule sobrement "LE PARRAIN 2". Il s'agit de la première fois où une suite reprend le titre du 1er opus avec un numéro (2) simplement ajouté. Coppola en fera de même lorsqu'il clôturera la trilogie en 1990, avec "LE PARRAIN 3".
Beaucoup de fans des deux premiers films considèrent ce deuxième volet comme supérieur au 1er. Je n'en fais pas partie, même s'il est bien difficile de trouver un quelconque défaut à cette suite qui tutoie, elle aussi, le sublime.
Si "LE PARRAIN" nous présentait l'évolution de Michael Corleone au sein de sa famille, s'intéressant à son changement de personnalité progressif mais radical, "LE PARRAIN 2" dissèque l'âme torturé d' un personnage qui est devenu un chef froid et impitoyable; un parrain sans pitié et diabolique. Mais Michael est aussi puissant que désespérément seul. Ou quand le pouvoir isole. Le fils de Vito Corleone va vite s'en rendre compte...
Parallèlement au parcours de Michael, le film nous explique comment Vito Andolini, du village de Corleone en Italie, est devenu l'un des plus puissants chefs de la mafia new-yorkaise. Le rôle du parrain jeune est interprété par Robert De Niro qui sort du "MEAN STREETS" de Martin Scorsese (1973) et qui explosera véritablement aux yeux du grand public deux ans plus tard (1976) dans le rôle de Travis Bickle , toujours sous la direction de Scorsese, dans "TAXI DRIVER". De Niro succède donc à l'immense Marlon Brando, monumental dans le premier opus. Et il s'en sort très bien dans une interprétation sobre et maîtrisée. On y découvre aussi comment le Don a rencontré Tessio et Peter Clemenza, personnages importants du premier "LE PARRAIN".
On fera également remarquer que l'articulation du film étant ainsi faite, Pacino et De Niro ne tournent aucune scène ensemble.
On retrouve au casting les principaux personnages du premier opus, avec toujours Tom Hagen (Robert Duvall), Fredo (John Cazale), Connie Corleone (Talia Shire), Kay Adams-Corleone (Diane Keaton), et Al Neri (Richard Bright). Le thème musical envoûte toujours autant. Coppola nous livre donc ici un film de 03h20, à la réalisation monumentale. Le scénario écrit par Coppola associé à Mario Puzo (auteur du livre) est un modèle d'écriture. "LE PARRAIN 2" est juste ce qui est sans aucun doute la suite la plus réussie dans toute l'histoire du cinéma. C'est le deuxième volet d'une vraie tragédie grecque, italo-américaine pour le coup, en trois actes. La conclusion du film fait partie de ces finals qui restent gravés à tout jamais dans les mémoires. A l'image de la dernière scène du "LE PARRAIN 3" qui bouclera la boucle.
"LE PARRAIN 2"???Un chef d'oeuvre inoubliable, tout simplement!! Du cinéma rare!"
Naram
Naram

2 abonnés 152 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
Le Parrain, 2e partie est quasiment un double film, avec un montage alternant entre deux histoires, celles des deux générations de Corleone : la suite logique de l'histoire de Michael Corleone, interprété par Al Pacino, devenu le parrain établi de la famille, mais aussi l'histoire de Vito, joué par Robert De Niro, qu'on redécouvre depuis ses débuts en Sicile.
En effet, on va suivre la genèse de Vito, enfant timide, peu bavard spoiler: et orphelin, contraint de rejoindre New York. On va suivre son ascension difficile, mais se contentant de peu, comme le montre la scène magnifique de la poire. Cependant, on voit déjà son caractère et ses principes, se rebellant contre la terreur de son quartier, Don Fanucci, son assassinat, se déroulant pendant une fête, contraste avec l’ambiance. Il va aussi enfin venger sa famille lors de son retour en Sicile, dans une scène libératrice pour lui.


Il ne parle quasiment qu'en italien, on est plongé dans le quartier new-yorkais du début du XXe siècle, ce qui me rappelle énormément Il était une fois en Amérique, sorti par la suite. L'atmosphère est particulière et belle.

À l'inverse, nous retrouvons Michael à la fin des années 50 qui, malgré le décalage générationnel, fait écho à l'histoire de Vito. Cependant, Michael va laisser de côté les principes qui faisaient la force des Corleone. Il est pourtant de bonne volonté au départ quand il essaye de légaliser ses affaires grâce aux jeux, en traitant avec Hyman Roth, un homme influent, plongé dans le monde criminel et très aisé.

spoiler: Cependant, il va subir une tentative de meurtre rappelant le premier volet, ce qui va le plonger dans la paranoïa, sachant que plusieurs l'ont trahi. Il était censé boucler une affaire à Cuba, mettant les Corleone à un niveau jamais atteint en impliquant même le gouvernement montrant la corruption. Mais il se rend compte qu'Hyman Roth, voulant venger son ami Moe Greene, est le traître avec Fredo
.

C'est l'un des moments les plus marquants de la saga, amenant des scènes déchirantes où Michael serre Fredo et l'embrasse, spoiler: mais en guise d'adieu. Il va peu de temps après le faire tuer, après le décès de leur mère. Ses liens avec Kay vont aussi se rompre après qu'elle a avorté pour ne pas donner naissance à un nouveau « monstre » Corleone, ce qui scelle définitivement leur relation, menant à la scène
où il ferme une deuxième fois la porte à Kay, belle référence au premier film, où Michael parle bien plus avec ses yeux qu'avec sa parole ce qui arrivera à plusieurs moments, caractéristique marquante du parrain.

spoiler: Finalement, la mort de Sonny, survenue très vite dans le premier volet, se fait ressentir tout le film, son absence a fragilisé la famille. Michael, déshumanisé, devenu froid, finit seul avec une famille détruite, montrant la réalité du pouvoir. Le dernier flashback enfonce le clou, montrant la famille au complet pendant la guerre, lorsque Michael annonce faire partie des Marines. Il se retrouve cependant seul autour de la table lorsque tout le monde se lève pour aller voir Vito, annonciateur du présent.
Leonardo DiCarpacio
Leonardo DiCarpacio

44 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2026
Un vrai plaisir de retrouver l'atmosphère du premier volet et sa bande-son culte. Cette suite approfondit l'histoire de la famille Corleone avec des allers-retours entre passé et présent. J'ai d'ailleurs préféré les séquences sur l'ascension du jeune Vito Corleone (incarné par un Robert De Niro impeccable). Al Pacino est toujours parfait dans le rôle de Michael Corleone même si le film demande une attention constante car l'intrigue est complexe. Même si j'ai trouvé l'ensemble un peu long, les retournements de situation et les passages d'anthologie font de ce film un monument du cinéma.
Mjoly
Mjoly

3 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Le second volet du parrain est également un grand film, mais il n'a pas l'ampleur et la fluidité du premier. Tout est donc relatif. La jeunesse de Don Corleone est plus intéressante à suivre (merci de Niro), que la vie de son fils à la fin des années 50 (où Pacino est pourtant excellent), sans doute à cause d'un scénario parfois un peu confus. Mais ne boudons pas notre plaisir, cela reste un grand moment de cinéma!
XiaO Pang Pang
XiaO Pang Pang

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2026
C'est tellement looooooong et leeeeeeeeennnnnnnt !!!!! C'est plat , pas captivement. Je n'avais jamais vu ce film, on m'en a tellement parlé en bien . Vraiment déçu.
Guillaume.G
Guillaume.G

12 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2026
Cette suite du Parrain est des plus passionnante avec un Robert Deniro dans le rôle de Vito Corleone en plus jeune

Ce film est vraiment un monument du cinéma américain qui est impossible à oublier. De plus ce film fait voir également que bien la mafia soit influente il y aura toujours des hommes pour leur tenir tête
nathan Richoux
nathan Richoux

51 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 décembre 2025
Tout comme le premier lun des films que j'ai préféré je l'ai vu un nombre incalculable de fois ( 7 fois, cest donc calculable )
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 décembre 2025
If anything in this life is certain…is that you can kill anyone.

Le deuxième opus atteint une ampleur et des enjeux encore plus immenses que le premier film.

La grande histoire du XXè siècle et l’histoire familiale se mêle en un segment qui porte une dimension intemporelle et universelle.

Des scènes d’une rare poésie et mélancolie alternent avec d’autres d’extrême violence.

La photographie de Gordon Willis est plus belle que jamais. Faite d’un travail parfait sur les ombres elle s’autorise une immense liberté, allant jusqu’à masquer voire suggérer les comédiens dans certaines scènes.

Si une scène était à retenir c’est celle où l’avocat Tom Hagen se rend dans la cour de la prison où après s’être remémoré le bon vieux temps avec le vieux Pentangeli, il lui fait comprendre qu’il va devoir mettre fin à ses jours pour protéger sa famille, à l’image des despotes romains déchus. Une scène superbe, filmée à travers le grillage de la prison, par sa sobriété et sa nuance, le jeu de ses acteurs.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2025
J'ai revu Le Parrain II étant donné qu'il fait parti de la liste des films ayant reçu l'oscar du meilleur film. Comparé au premier, j'avais plus de souvenirs, ou plutôt des flashes donc impossible de restituer l'histoire, ce qui m'a permis de profiter pleinement de ce chef d'oeuvre.

Pour moi il est le meilleur de la trilogie, certes le premier rempli tous les critères, mais dans le second je trouve la psychologie de Michael Corleone bien mieux travaillée et plus poussée. Effectivement, la musique est toujours parfaite et il en va de même pour les decors mais ce sont les personnages et l'intrigue qui viennent sublimer ce second opus.

L'intrigue nous plonge dans l'histoire de l'Amérique et de la mafia, passant de Fidel Castro au procès de Corleone, rappelant celui de la Cosa Nostra de Toto Riina. Le fils de Vito Corleone incarné par le grand Al Pacino est grandiose et achevé. Il joue à la perfection l'ambivalence entre famille et business, passant de clémence à vengeance. Tout le long du film on se rend compte de l'opposition entre Vito et Michael, le premier aimé de tous a su garder sa famille proche de lui, le second semble indifférent et perd au fur et mesure du film ses proches, essentiels à sa stabilité. On y voit aussi consacré le problème de l'argent et de la reconnaissance qui vont venir détruire toute relation humaine et toute possible réelle amitié honnête et sincère.

En bref, un monument du 7eme art qui n'évoque pas que la vie mafieuse mais qui nous plonge, nous spectateurs, dans les vices les plus profonds de l'homme, bravo Francis !
NarnoNarno
NarnoNarno

51 abonnés 722 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2025
Ce deuxième volet fait à la fois office de suite et de préquel. La partie contemporaine suit Michael, successeur de Vito Corleone, désormais à la tête de l’empire familial. Même si l’époque a changé, le fils prodige évolue toujours sous l’ombre imposante de son père. Le personnage s’est durci, et la froideur avec laquelle il maîtrise chaque situation glace le spectateur. En parallèle, Coppola nous ramène aux origines de Vito Corleone, de son enfance à sa vie de jeune adulte. C’est peut-être là que le film montre sa faiblesse : non que la naissance du Parrain manque d’intérêt, mais elle ne parvient jamais tout à fait à créer un véritable écho ou un contrepoint narratif qui justifierait pleinement sa relation avec l’arc de Michael. On a ainsi parfois l’impression d’assister à deux films distincts, passionnants chacun à leur manière, mais qui n’apportent pas toujours quelque chose l’un à l’autre. La présence posthume du patriarche dans l’esprit des personnages suffisait peut-être déjà à rappeler la grandeur du mythe. Reste que tout est si impeccablement mis en scène et interprété qu’on se surprend à savourer ces deux histoires comme un ensemble foisonnant plutôt que comme un récit unique. Il serait dommage de bouder son plaisir.
Fabios Om
Fabios Om

73 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2025
Le Parrain 2 est souvent considéré comme un chef-d’œuvre du cinéma, mais pour moi, le film fonctionne moins bien que le premier. L’histoire est certes ambitieuse, alternant entre le passé de Vito Corleone et la montée en puissance de Michael, mais ce montage parallèle finit parfois par casser le rythme. Le film paraît long, avec plusieurs passages qui traînent en longueur et qui peuvent perdre le spectateur.

L’ambiance reste réussie, les acteurs excellents et certains moments sont marquants, mais l’ensemble manque d’émotion et de cohérence par rapport au premier volet. On ressent moins la tension et la puissance dramatique qui faisaient la force du Parrain. Malgré de belles scènes, le film donne l’impression de s’éparpiller et de trop vouloir en faire.

Un classique pour beaucoup, mais une suite qui m’a laissé assez mitigé : solide, mais pas aussi captivant que prévu.
Charles-Maxime
Charles-Maxime

64 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2025
Immense classique qu’il faut prendre le temps de voir au moins une fois dans sa vie. Al Pacino est exceptionnel dans ce rôle de Michael Corleone.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 31 octobre 2025
Opposition et dualité font le fil conducteur de la trame qui si partant ne convainc ce n'est celà,il reste une bellle réalisation.
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2025
Encore plus impressionnante, plus ambitieuse narrativement, cette seconde partie de la trilogie de Francis Ford Coppola est sans conteste un sommet à tous les niveaux. Magistralement mise en scène avec une redoutable précision, possédant une photographie superbe mettant en exergue toute l’ambivalence des protagonistes qui sont interprétés avec une prestance folle, Al Pacino dans la peau du « Parrain » Michael Corleone crève toujours autant l’écran d’autant que son personnage gagne en noirceur tandis que l’idée audacieuse d’insérer au sein d’un récit fleuve des flash-backs sur le passé de Vito Corleone campé par l’excellent Robert de Niro donne encore plus de force et de densité tragique au long-métrage et complétant à merveille le premier opus. Une œuvre intense, puissante, véritable joyau du 7ème art.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

97 abonnés 4 429 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 août 2025
Où l'on retrouve Al Pacino tout frais parrain du clan Corleone. Jadis en marge des activités mafieuses de son père, le cadet des Corleone gère aujourd'hui, aussi implacable que son défunt père, les affaires de la Famille autant que les affaires de famille. Tel un monarque absolu et intransigeant.
Précisément, la destinée et le cheminement de Michael Corleone sont ceux des rois fous shakespeariens. Cette filiation est au cœur d'un film qui se décline comme une tragédie funèbre et destructrice, à l'atmosphère pesante et viciée que génèrent la duplicité et la violence mafieuses, une tragédie au terme de laquelle Michael Corleone, comme un roi Lear, spoiler: exécute à tour de bras ses ennemis comme ses "amis".
Insensiblement, le Parrain fait le vide autour de lui, dans son délire de persécution et plus seul que jamais.
Articulé autour d'une complexe affaire d'investissements à Cuba, des magouilles et des trahisons qu'elle implique, le portrait de Michael Corleone, rigoureux et intelligent, s'inscrit dans un drame sans complaisance. Lente et précise, la mise en scène de Coppola reste constamment fidèle à sa conception tragique des mœurs mafieuses, de sorte que la violence, sporadique, se justifie toujours comme un aboutissement inéluctable. Al Pacino, entouré de seconds rôles brillants, est formidable.
On se souvient forcément aussi de ce récit à part, qui s'intercale dans l'intrigue principale, celui des débuts de Vito Corleone et futur Parrain à New York -rôle tenu par le non moins formidable Robert de Niro- fondateur de l'empire Corleone, sur lequel il n'était pas inutile de revenir en ce qu'il donne un éclairage troublant et sensible du statut de l'immigré italien et, pour le cas de Vito, de son ascension.
Il est rare qu'une suite au cinéma soit, sur un plan artistique comme scénaristique, digne du premier opus.
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