Sombre production signée par le réalisateur britannique Alan Parker, "Angel Heart" peut se comparer à l'ancêtre policier de "L’Associé du Diable". De part le thème abordé mais également par le mystère entourant une enquête des plus douteuse, "Angel Heart" se distingue des autres productions à courant fantastique de l'époque. Morbide voire très souvent glauque, le long-métrage s'appuie à la fois sur son scénario mais aussi sur sa tête d'affiche Mickey Rourke. Extrêmement convaincant lorsqu'il revêt le manteau de ce banal détective de Brooklin, Rourke empreinte un chemin semé d'embuche avec pour seul lumière, la sinistre torche d'un intriguant M.Cyphre. Joué par un terrifiant Robert De Niro, Louis Cyphre est un bonheur visuel à chacune de ses apparitions. Se donnant rarement mais efficacement la réplique, les deux comédiens réussissent à offrir une identité au film même si le script aurait pu développer encore davantage la psychologie de Harry Angel. L'ambiance quant à elle respire le vaudou et les incantations maléfiques. Porté sur une photographie sale mise en relief par des airs psychédéliques de Trevor Jones parfaitement dosés, "Angel Heart" s'illustre par son anticonformisme qui trouvera sa consécration lors d'un cliffhanger qui laisse entière place à un second visionnage.
DE NIRO en quelques minutes seulement arrive à marquer de sa présence tout le film exceptionnel quant à jony belle gueule que dire ? il n' aurait jamais du boxer
Angel heart est exactement le genre de film qu'on a envie de voir chez soi en vidéo un soir de tête-à-tête misanthrope avec une pizza aubergines-artichauts. Beaucoup de bonnes idées mais peu abouties et la fin tourne au ridicule.
Une oeuvre difficile à cerner, mêlant vieux polar hard-boiled et fantastique, Angel Heart ne tient que sur sa révélation finale, pilier de l'intégralité du film. Car dans la forme, le long-métrage du monstrueux Alan Parker n'est qu'une banale enquête comme on en a vu d'autres, avec son privé grande-gueule s'aventurant dans les bas-fonds et les quartiers mal famés, interrogeant et menaçant les quidams qui lui tiennent tête. Mais là où on aurait pu s'ennuyer, Parker fait s'immiscer le spectateur très progressivement vers le côté fantastique puis ésotérique par le biais d'une lente progression pas toujours visible. Ainsi, d'une banale enquête, notre Harry Angel de New York va se retrouver en Louisiane, mêlé à des meurtres sanglants, au vaudou puis à la fameuse révélation (dont je tairais le secret). Le metteur en scène instaure une ambiance petit à petit malsaine et au final, une logique à toute épreuve, justifiant chaque scène anodine défilée tout au long du métrage. Violent, parfois dérangeant, Angel Heart tient la route, mettant en avant un Mickey Rourke alors beau gosse face au discret Robert De Niro, glaçant en commanditaire mystérieux, effrayant à chaque apparition. Sensuel, brulant, sanglant, le film est un coup de poing dans le domaine du fantastique. À voir jusqu'à la dernière seconde.
Alan Parker signe ici un thriller noir et envoutant servit par l'excellent Mickey Rourke et l'énigmatique Robert De Niro. Une enquête policiére qui vous amenera aux portes de l'enfer. Dans la lignée de Seven.
Que dire sur ce film: il fait partie de mes amours de jeunesse car je l'ai vu assez tot, et rien que d'y penser j'en ai des frissons. Mise en scène parfaite, la musique également, la photo n'a pas trop vieilli. Surtout le scénario est sublime, et Mickey rourke chialant d'humanité en homme perdu. Le background satanique et vodoo est parfaitement utilisé contrairement à de trop nombreux thriller qui ne font que l'utiliser pour appater le spectateur. Quant à R. De niro pas la peine d'en parler, je trouve qu'il s'agit là de l'un de ses plus gd rôles, même s'il n'est que secondaire. Juste le plus grand thriller à mes yeux!
Un polar vénéneux et glauque. M. Rourke est convaincant et la fin assez sordide mais légèrement prévisible. A voir cependant pour l'atmosphère et le jeu d'acteur.
Toujours en quête d'originalité, Alan Parker s'était essayé au genre thriller/fantastique avec cette drôle d'enquête sur fond de religion vaudou. Le résultat n'est pas si mal grâce à son excellente réalisation, photo obscure, ambiance sonore et musicale envoûtante, un bon Mickey Rourke et la présence surprenante de Lisa Bonnet dans une transe diabolique. Ma déception vient du scénario plutôt mal écrit, pas très clair, une mise en scène aléatoire, un De Niro peu inquiétant en diable et une fin coupée court peu impressionnante...
Glauque. C'est le mot qui me vient à l'esprit lorsque je pense à Angel Heart. Mickey Rourke interprète fâcheusement bien le flic déboussolé voire loser. L'ambiance sinistre et malsaine que dégage ce film nous envoûte toute sa durée. Des meurtres sordides, des personnages inquiétants (surtout l'énigmatique De Niro, qui parfois est carrément flippant), une enquête qui va de plus en plus mal; tout ceci forme Angel Heart, un polar des plus noirs très efficace.