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« Angel Heart » est un bon film d’horreur psychologique doté d’une histoire particulièrement sombre et d’une ambiance de plus en plus pesante et funeste. Le rythme est un petit peu lent, et le métrage souffre d’une certaine longueur. L’intrigue est très bien construite, laissant longuement planer le doute sur la véritable nature des différents personnages. La distribution offre de très bonnes prestations. La prestation de Mickey Rouke est nettement au-dessus du lot, et la performance de Lisa Bonet est à souligner pour son audace et sa hardiesse. Un métrage qui se présente aujourd’hui comme un film culte, statut qui est peut-être aussi exagéré que le rejet dont il a fait l’objet lors de sa sortie.
De belles images de Louisianne dans ce Thriller noir et trouble savamment orchestré par Alan Parker et sublimement porté par Mickey Rourke. La mise en scène et la photographie sont d'une grande classe, comme la BO qui se révèle diaboliquement suave. A noter également la participation de Charlotte Rampling et la remarquable présence de Robert De Niro qui se montre diablement efficace. Dommage que ce scénario très tarabiscoté soir aussi sanglant.
Malgré du bon et du moins bon (ce qui arrive même aux meilleurs cinéastes), Alan Parker est un mec que l'on ne peut snober tant il nous a offert de sacrés bons films, à l'image finalement de ce « Angel Heart » qui voit un détective privé sans grande envergure mener une enquête tout en affrontant à distance un représentant humain de Lucifer. Chargé de symboles mystiques, « Angel Heart » est un thriller qui vous prend à la gorge d'entrée de jeu pour ne plus desserrer son étreinte. Sensation d'étreinte étant bien évidemment provoquée non seulement par le déroulement implacable de l'histoire mais aussi par cette atmosphère oppressante laissant présager le pire des dangers pour ce détective qui finalement ne se rend pas compte de la gravité de la situation dans laquelle il s'est fourré. Si l'on veut vraiment chipoter (pour ne pas dire autre chose), on pourra regretter (le mot est fort) quelques effets appuyés, notamment lors d'une scène de sexe particulièrement bestiale et une fin, qui de manière un peu brutale, sème le doute. Et je garde le meilleur pour la fin : deux acteurs, Mickey Rourke et Robert de Niro, tous deux vraiment exceptionnels. Un film incontournable.
Un de ces films à la Sixième Sens à ne surtout pas spoiler... même si les esprits aiguisés auront pu tout comprendre en moins d'un quart d'heure. Ce qui ne veut pas dire que les mêmes esprits aiguisés pourront comprendre l'ensemble des interractions compliquées et les révélations successives peuplées de nombreux personnages qui s'imbriquent de manière étrange. Un vrai déséquilibre qui fait perdre à l'oeuvre toute crédibilité, surtout quand il apparaît au spectateur (toujours aiguisé) que les scènes d'enquêtes s'alignent avec un peu trop de rapidité. Une incursion un peu hâtive dans le genre, mais très bien réalisée comme à son habitude, avec une dimension profonde de la paranoïa et un montage parfait pour les scènes d'action.
Trois ans après le beau ''Birdy'', Alan Parker adapte le roman de William Hjortsberg, ''Le sabbat de Central Park'' (le titre français est préférable ; le titre original pouvant mettre la puce à l'oreille du spectateur). Il nous livre un polar très agréable à suivre, voisinant avec le fantastique.
''Angel Heart'' est un film classique, dans la grande tradition hollywoodienne. L'intrigue est archétypale, mais toujours aussi efficace : un privé, Angel est chargé par Louis Cyphre de retrouver un chanteur de charme : Johnnie Favourite. On ne se mentira pas, Parker introduit les éléments fantastiques de manière un peu lourdaude : le nom des personnages par exemple, à savoir Angel (Ange...) et Louis Cyphre (Lucifer... subtile, non?). C'est cette lourdeur qui empêche le fameux coup de théâtre de surprendre : Parker a semé trop d'indices (comme les délires d'Angel). A ce titre, ''Sixième sens'' de M. Night Shyamalan réussira douze ans plus tard à doser beaucoup mieux le suspense : le coup de théâtre final sera évidemment plus inattendu que celui d' ''Angel Heart'', sans paraître pour autant gratuit. Le film d'Alan Parker se révèle donc assez prévisible (comme le sera d'ailleurs ''Shutter Island'' de Scorsese).
Malgré cela, ''Angel Heart'' est quand même un film diaboliquement (c'est le cas de le dire) attrayant. Personne ne peut reprocher à ce film son sens de l'histoire et du récit (présent dans d'autres films de Parker). Ce film, classique encore une fois, adopte avec bonheur les codes du film noir des années 50. Ainsi, on retrouve un détective gouailleur (qu'on peut rapprocher de Marlowe par exemple), un client louche... Ajoutez à cela des scènes plus dures, histoire de faire moderne, notamment une excellente scène d'amour, se transformant en déchaînement de violence et de sang. Cela fait du bien d'avoir un film à l'ancienne, ou l'on prend un plaisir simple.
Mais la plus grande qualité du film réside dans la distribution. Les deux acteurs sont absolument géniaux. Mickey Rourke est un fort sympathique privé, qui perdra peu à peu pied dans cette enquête. Et, bien sûr, il y a Robert de Niro, l'un des plus grands acteurs du monde (pour moi). Il incarne (ce n'est pas un spoil, le nom de son personnage est quand même significatif) un Lucifer délicieusement calme et doucereux. Les scènes entre les deux acteurs sont prodigieuses, les meilleurs du film. La scène, l'une des plus réussies que j'ai vu depuis longtemps, où Angel va voir Louis Cyphre dans une église est superbe : Rourke lâche un juron, de Niro (suppôt de Satan quand même!) le corrige (''Vous êtes dans une église''), scène d'une belle ironie.
Alan Parker réalise un polar fantastique où le déroulement se révèle plus réussi que la fin, prévisible. Le film dégage une atmosphère, comme toujours chez Parker, agréablement désuète (aidée par la photo de Michael Seresin). Un film classique, peut-être déjà vu, mais soutenu par deux acteurs magistraux. Parker fait preuve d'un vrai talent pour conter une histoire (il l'avait prouvé dans ''Midnight Express'' et il le prouvera dans ''Mississippi Burning''). Cet ''Angel Heart'' est donc à voir comme un bon film noir, plus faible quant il s'agit de parler de fantastique.
''Angel Heart'' est un film classique, dans la grande tradition hollywoodienne. L'intrigue est archétypale, mais toujours aussi efficace : un privé, Angel est chargé par Louis Cyphre de retrouver un chanteur de charme : Johnnie Favourite. On ne se mentira pas, Parker introduit les éléments fantastiques de manière un peu lourdaude : le nom des personnages par exemple, à savoir Angel (Ange...) et Louis Cyphre (Lucifer... subtile, non?). C'est cette lourdeur qui empêche le fameux coup de théâtre de surprendre : Parker a semé trop d'indices (comme les délires d'Angel). A ce titre, ''Sixième sens'' de M. Night Shyamalan réussira douze ans plus tard à doser beaucoup mieux le suspense : le coup de théâtre final sera évidemment plus inattendu que celui d' ''Angel Heart'', sans paraître pour autant gratuit. Le film d'Alan Parker se révèle donc assez prévisible (comme le sera d'ailleurs ''Shutter Island'' de Scorsese).
Malgré cela, ''Angel Heart'' est quand même un film diaboliquement (c'est le cas de le dire) attrayant. Personne ne peut reprocher à ce film son sens de l'histoire et du récit (présent dans d'autres films de Parker). Ce film, classique encore une fois, adopte avec bonheur les codes du film noir des années 50. Ainsi, on retrouve un détective gouailleur (qu'on peut rapprocher de Marlowe par exemple), un client louche... Ajoutez à cela des scènes plus dures, histoire de faire moderne, notamment une excellente scène d'amour, se transformant en déchaînement de violence et de sang. Cela fait du bien d'avoir un film à l'ancienne, ou l'on prend un plaisir simple.
Mais la plus grande qualité du film réside dans la distribution. Les deux acteurs sont absolument géniaux. Mickey Rourke est un fort sympathique privé, qui perdra peu à peu pied dans cette enquête. Et, bien sûr, il y a Robert de Niro, l'un des plus grands acteurs du monde (pour moi). Il incarne (ce n'est pas un spoil, le nom de son personnage est quand même significatif) un Lucifer délicieusement calme et doucereux. Les scènes entre les deux acteurs sont prodigieuses, les meilleurs du film. La scène, l'une des plus réussies que j'ai vu depuis longtemps, où Angel va voir Louis Cyphre dans une église est superbe : Rourke lâche un juron, de Niro (suppôt de Satan quand même!) le corrige (''Vous êtes dans une église''), scène d'une belle ironie.
Alan Parker réalise un polar fantastique où le déroulement se révèle plus réussi que la fin, prévisible. Le film dégage une atmosphère, comme toujours chez Parker, agréablement désuète (aidée par la photo de Michael Seresin). Un film classique, peut-être déjà vu, mais soutenu par deux acteurs magistraux. Parker fait preuve d'un vrai talent pour conter une histoire (il l'avait prouvé dans ''Midnight Express'' et il le prouvera dans ''Mississippi Burning''). Cet ''Angel Heart'' est donc à voir comme un bon film noir, plus faible quant il s'agit de parler de fantastique.
Film culte des années 1980, "Angel Heart" fut réalisé en 1987 par Alan Parker. Si son côté impersonnel fait aucun doute, autant dire qu'il signe l'un de ses meilleurs long-métrages. Avec ce sujet, le cinéaste orchestre un mélange des genres réussi ; ou comment un polar classique dans l'Amérique des années 1950 va glisser peu à peu vers le fantastique. Parker reprend le mythe de Faust pour proposer une nouvelle variation entre le bien et le mal, sous le contraste Rourke/De Niro. L'intrigue s'avère passionnante de bout en bout jusqu'au dénouement final. Mais "Angel Heart" se distingue surtout par ses nombreux intermèdes contemplatifs ; cette chambre rouge et ces ascenseurs qui filent dans la nuit. Mickey Rourke explose l'écran dans l'un de ses rôles de jeunesse parmi les plus emblématiques.
Critique de "Angel Heart".
Déception, on m'avait présenté ce film comme étant super avec grand S. Mais je me suis ennuyé, à part la fin où tout est révélé, je dirais que la fin fait le film. Il y a beaucoup de lenteurs dans le scénario. Après un début plutôt intéressant, le film se perd rapidement dans des bavardages incessants , rituels vaudous... Mickey Rourke est parfait dans son rôle mais je n'ai pas trouvé Robert De Niro bon. Ok il y a quand même l'ambiance polar pendant le film qui est pas mal.
2/5
Déception, on m'avait présenté ce film comme étant super avec grand S. Mais je me suis ennuyé, à part la fin où tout est révélé, je dirais que la fin fait le film. Il y a beaucoup de lenteurs dans le scénario. Après un début plutôt intéressant, le film se perd rapidement dans des bavardages incessants , rituels vaudous... Mickey Rourke est parfait dans son rôle mais je n'ai pas trouvé Robert De Niro bon. Ok il y a quand même l'ambiance polar pendant le film qui est pas mal.
2/5
Véritable petit chef d'oeuvre que ce "Angel Heart".
Si tout commence avec une histoire en apparence commune et sans grand intérêt, cela ne dure pas.
La banale enquète se mue en une longue plongée dans un univers sombre.
Le scénario est bien entendu la grande force du film, mais ses ambiances lui en donnent toute sa saveur.
Les personnages sont tous très crédibles et parfois attachants. Avec peut-être juste un petit bémol pour le personnage de Robert De Niro. Si l'acteur est très bon, il est peut-être un peu dommage que le personnage soit aussi explicitement défini dès le début du film.
Les lieux, les éclairages et les décors aussi ajoutent une atmosphère pesante, sombre ou carrément glauque.
Seul autre bémol du film, spoiler: une de ses dernières images qui donne un caractère fantastique qui est beaucoup plus puissant quand il est suggéré que quand il est ainsi montré à l'écran.
Une très grande réussite et un vrai bon moment.
Si tout commence avec une histoire en apparence commune et sans grand intérêt, cela ne dure pas.
La banale enquète se mue en une longue plongée dans un univers sombre.
Le scénario est bien entendu la grande force du film, mais ses ambiances lui en donnent toute sa saveur.
Les personnages sont tous très crédibles et parfois attachants. Avec peut-être juste un petit bémol pour le personnage de Robert De Niro. Si l'acteur est très bon, il est peut-être un peu dommage que le personnage soit aussi explicitement défini dès le début du film.
Les lieux, les éclairages et les décors aussi ajoutent une atmosphère pesante, sombre ou carrément glauque.
Seul autre bémol du film, spoiler: une de ses dernières images qui donne un caractère fantastique qui est beaucoup plus puissant quand il est suggéré que quand il est ainsi montré à l'écran.
Une très grande réussite et un vrai bon moment.
Parce que c'est un film d'Alan Parker, au sommet de son art. Parce qu'il y a Mikey Rourke au top aussi.
Parce qu'on retrouve Lisa Bonet (ex Cosby Show) et Charlotte Rampling, une actrice 5 étoiles.
Mais c'est tout. Pas fan du monde occulte du vaudou.
Film qui a mal vieilli.
Dommage
Parce qu'on retrouve Lisa Bonet (ex Cosby Show) et Charlotte Rampling, une actrice 5 étoiles.
Mais c'est tout. Pas fan du monde occulte du vaudou.
Film qui a mal vieilli.
Dommage
Angel Heart fait partie de ces films qui ont une ambiance très particulière qui rend le film marquant qu'on aime ou pas d'ailleurs. Même si on devine assez vite la nature du personnage de Robert de Niro l'intrigue n'en reste pas moins floue jusqu'au dénouement. Bref ce film reste culte malgré les années
Alan Parker à la filmographie en dents de scie touchait avec son "Angel heart" au meilleur, un film noir entre polar et thriller teinté de fantastique qui nous envoie sur la route d'un privé à la recherche d'un disparu. Le scénario est parfaitement ficelé et l'enquête se suit avec attrait grâce à une mise en scène étonnante rappelant parfois le travail de Friedkin qui navigue entre glauque et onirisme. Mickey Rourke est intéressant avec ses airs de John McClane, désabusé et flegmatique, traversant moult péripéties sans toujours comprendre ce qui lui arrive. Il est aux prises avec un ambivalent De Niro, surprenant à souhait, commanditaire de son enquête mais aussi inquiétant que les cadavres qui s'amoncellent autour d' Angel. Beaucoup de rebondissements et d'avancées dans l'intrigue permettent de très bien supporter ces presque deux heures au rythme des découvertes du détective qui s'enfonce petit à petit dans les méandres de la Louisiane. On répond assez rapidement aux interrogations concernant le personnage de De Niro, par contre le final et sa révélation restent assez étonnants et bien trouvés. Une belle ambiance, une bonne intrigue et de bons acteurs pour un divertissement "malin" qui nous fait passer un très bon moment.
La réussite de ce polar tient principalement dans son ambiance, noire et glauque à souhait. Ainsi que dans son duo d'acteur, qui électrise le spectateur.
En lui redonnant sa chance quelques années plus tard, je dois atténuer un jugement initial franchement défavorable sur ce film. Alan Parker tente ici de recycler les canons du film noir en les accommodant d'une sauce fantastique, mais le cocktail a quand même un peu de mal à prendre. Le film part sur un faux rythme, desservi par des compositions trop ternes ou caricaturales (à cet égard, la confrontation De Niro-Rourke paraît tellement asymétrique et déséquilibrée qu'elle perd à mon sens en saveur). Les ficelles de l'intrigue sont un peu trop grosses, et ce n'est pas le fait de mélanger références chrétiennes et imagerie vaudoue dans une rafale de clichés qui y changera quelque chose, même si le résultat visuel en impose. On a connu le réalisateur plus inspiré, notamment dans ses films musicaux. Pour le coup, si la symbolique est forte et la mise en scène habilement éclairée, il y a trop de lieux communs pour monter en gamme. Efficace mais sans le supplément de génie espéré.
Ça commence comme un bon vieux "film noir" d'antan, puis, au fur à mesure que l’intrigue avance, le noir s’assombrit lourdement, l’ambiance en devient oppressante, étouffante même, soutenue par une partition musicale appropriée. Une histoire, à la fois tordue et glauque, teintée d’une pointe de fantastique, de rituels vaudous et de sexe, ayant comme toile de fond la Nouvelle-Orléans des années 50. « Angel Heart » est l’une des plus efficaces mises en scène d’Alan Parker, un poil lente toutefois. Une œuvre aux images fortes, voire choquantes, qui ne ménagent jamais le nerf optique et frappe durablement l’esprit. Mickey Rourke y trouve d’ailleurs l’un de ces plus grands rôles aux côtés d’un Robert de Niro particulièrement glaçant. Du très grand cinéma et, à mon avis, le sommet du genre satanique.
En 1955, un détective privé est engagé par un mystérieux client, pour retrouver un ancien crooner porté disparu. "Angel Heart" est un polar fantastique de très bonne tenue, qui se situe dans l'ambiance poisseuse de Harlem et de la Louisiane des années 50. Le scénario, très efficace, nous embarque dans une enquête oppressante, prenante, et à la conclusion redoutable, bien qu'en partie prévisible. Mickey Rourke est fort convaincant en détective aux méthodes fructueuses mais à l'apparence brouillonne, tandis que Robert De Niro est inquiétant en client énigmatique. Enfin, la réalisation d'Alan Parker est particulièrement inspirée, avec une photographie sombre et glauque, des séquences sanglantes très graphiques, et des décors crasseux et étouffants très réussis. Sans oublier la partition de Trevor Jones, qui compose un BO mélangeant habilement sonorités horrifiques, et morceaux jazzy typiques des films noirs. "Angel Heart" est donc un polar à découvrir.
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