La seconde partie des années 1980 est marqué par une première grande diversification pour Ridley Scott. En 1989 sort "Black Rain", polar porté par Michael Douglas et Andy Garcia. Le film marque d'ailleurs la rencontre avec le compositeur Hans Zimmer. Situé au Japon, le film mise beaucoup sur un humour basé sur les différences de culture et de méthode entre policiers américains et nippons. Magnifiquement filmé, "Black Rain" fait en effet figure de "Blade Runner" situé à l'époque contemporaine. L'ensemble reste conventionnel mais "Black Rain" démontre le talent de son auteur pour s'attaquer à plusieurs genre différents. Un polar noir et efficace à souhait.
Très prévisible, tant dans les rapports entre les personnages que dans l'évolution de l'intrigue, ce thriller policier s'appuie sur l'opposition entre méthode américaine et japonaise pour pencher vers le double buddy movie tout en s'appuyant sur l'attrait pour le décor interlope des yakuzas. Bénéficiant d'une mise en scène efficace (avec quelques effets de caméra très ancrés dans leur époque cependant...) ainsi que du charisme de Michael Douglas, le récit se laisse suivre sans déplaisir, sur un rythme enlevé. Notons également la charge explicite contre les bombardements de 1945 qui donnent son titre au film dont on pourra regretter qu'elle ne soit pas mieux exploitée. Un produit de son temps: efficace mais désormais un peu désuet!
Sixième long-métrage du britannique Ridley Scott – qui enchaîna les chefs-d’œuvre dès ses débuts, avec rien de moins que Les duellistes en 1977, Alien en 1979 et Blade runner en 1982, le moins connu Black rain achevait la décennie des années 80. Ce policier porté par Michael Douglas nous embarque entre États-Unis et Japon – et c’est là qu'il prend toute sa puissance, puisque Scott filme Osaka comme il filmait le Los Angeles futuriste de son Blade runner – une ville sombre, insaisissable et emplies de néons. Si Black rain n’est pas exempt de défauts sur le fond – le Japon y est un brin caricaturé, le film est très masculin et l’exploit individuel est porté aux nues – ce film de gangsters méconnu mérite clairement le détour, ne serait-ce que pour l'audace d’avoir transposé les plus purs codes du polar policier poisseux new-yorkais au pays du soleil levant. Une très belle musique signée du jeune Hans Zimmer.
Un bon polar avec Michael Douglas en pleine forme, version flic américain tenace, et Ken Takakura en flic asiatique, tout en retenue. Les deux seront amenés à collaborer pour retrouver un tueur avec un soutien mitigé de leur hiérarchie. La réalisation de Ridley Scott s’appuie sur des images contrastées de soleil, brumes, aciéries ou dépôts de viande pour colorer la tension et soutenir la pression des personnages. Les scènes de motos sont splendides. On est bien sûr dans l’action et l’histoire effleure à peine le fait que le titre corresponde à la pluie noire après les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki.
Un formidable film policier signé Ridley Scott. Le scénario nous fait suivre un duo de policiers new-yorkais qui se trouve confronté à des yakusas. Après avoir arrêté un yakusa à New York, ils sont containts d'escorter leur prisonnier au Japon. Mais à peine arrivé le prisonnier leur échappe. Mais ils décident de rester sur place pour le retrouver. Michael Douglas trouve ici un de ses meilleurs rôles. Il campe parfaitement ce policier obstiné prêt à tout pour remettre la main sur son prisonnier. A ses côtés, Andy Garcia incarne son adjoint, un jeune policer idéaliste qui cherche à remettre son équipier sur le droit chemin. La mise en scène très stylisée de Ridley Scott est une réussite et donne une image léchée du Japon et de son milieu mafieux. C'est d'ailleurs un des meilleurs de Scott. Un très grand film qui n'a pas pris une ride.
Un policier new-yorkais faisant l’objet d’une enquête pour corruption se rend au Japon pour escorter un criminel japonais qui s’enfuit dès son arrivé dans le pays. S’en suit une longe course-poursuite dans un pays aux coutumes qu’il ne maitrise pas aidé d’un inspecteur local. Loin de jouer sur le choc des cultures, ce long-métrage de Ridley Scott peine à capter l’essence de la culture japonaise malgré un certain sens de l’esthétique du cinéaste. Au final, l’intrigue bien qu’efficace est très routinière et hollywoodienne dans sa mécanique et il faut toute la prestance de Michael Douglas entouré par de solide seconds rôles pour donner de la consistance au film.
Vraiment génial ce film ! et dire qu'il y a quasiment 1/3 de personnes qui mettent 5 étoiles, mais de qui se moque-t-on ? Alors j'ai lu plusieurs argumentaire sur la mise en scène typique de R. Scott, peut-être, après tout je n'y connais pas grand chose de ce point de vue ; en revanche il me semble quand même qu'un bon film c'est avant tout une bonne histoire, originale, avec une intrigue.... ici on a droit à un choc des cultures, et quel choc ! la rencontre entre la sous-culture étasuniène et la culture japonaise abaissée à tout ce qu'il y a de caricatural (ben oui, faut bien que le rapport de force soit équilibré...). Et que dire de la profondeur des personnages, Andy Garcia en version beau gosse jme la raconte tient un rôle de faire valoir à un Douglas con comme un balais. Et que dire du méchant japonais avec son côté introverti et son sourire mystérieux derrière lesquels se cache un personnage très dangereux. Non non, franchement je pensais taper dans le mile en regardant ce film, j'ai tenu 40 minutes, c'est vraiment une dobe pour abrutis, remarquez vous êtes nombreux donc si vous cherchez à vous procurez le DVD, c'est le genre d'article que vous trouverez en vrac dans les têtes de gondole de Netto pour pas cher en plus.
Le touche-à-tout Ridley Scott nous livre cette fois un thriller où deux policiers New-yorkais débarquent au Japon, et tentent de remettre la main sur un criminel qui leur a échappé. "Black Rain" dispose d'un scénario simple et classique, mais efficace et mené tambour battant. Le film exploite bien le choc des cultures, avec entre autres un Michael Douglas très à l'aise en flic ripou devant faire équipe avec un inspecteur japonais procédurier. L'esthétique est proche du vidéo-clip, ce qui pourra en gêner certains (on croirait par moment que c'est Tony Scott qui réalise !), mais objectivement la photographie est très réussie. L'ambiance nocturne ou crépusculaire donne une vision industrielle du Japon, et la violence graphique renforce l'aspect sombre du long-métrage. Un bon polar.
Un film policier qui prend l'initiative de nous proposer une immersion au sein de la société japonaise, en nous faisant suivre le parcours d'un duo de flics qui part en mission là bas et qui vont devoir se confronter à un environnement complètement nouveau. Bâti autour d'un M. Douglas très impliqué mais qui en fait trop et à cause d'un rôle qui empile pas mal de clichés, on reste un peu à distance. R. Scott s'en sort pas mal à la mise en scène et il arrive à trousser quelques séquences assez marquantes, faisant un étalage assez voyant de son savoir-faire. L'intrigue est bien menée, cumulant quelques rebondissements parfois très bien vus et parfois un peu trop attendus mais ça se suit sans déplaisir. Un produit typique des 80's certes, avec une imagerie toutefois plus évoluée et qui lui permet de bien traverser les années mais cette virée au sein de la société japonaise n'en dévoile que certains contours malgré une réelle implication de l'équipe technique et sa volonté de filmer un peu partout. D'autres critiques sur
Un film qui repose exclusivement sur le personnage de Michael Douglas, contre lequel je n'ai rien à reprocher, il fait correctement son travail, mais c'est bien dommage car il y avait de quoi faire dans ce film, il y avait de la matière pour en faire un vrai bon film d'action et pas ce film moyen, plutôt bavard et qui se termine comme il a commencé. Un ensemble mitigé qui tire vers le bas !!
La filmographie de ce Ridley Scott ne cessera donc jamais de me surprendre tant elle me déçoit rarement. 7 ans après son chef-d'oeuvre ultime il signe un autre polar urbain à l'atmosphère et à l'esthétique similaire mais dans un style cette fois ci bien décomplexé et insouciant. Ici on a cela dit du divertissement assez simpliste, avec une intrigue policière et un schéma sans surprise, mais du divertissement classieux qui possède quand-même un petit quelque chose en plus que la masse, avec un cachet visuel travaillé, une B.O de Zimmer ultra solide, un Michael Douglas charismatique dans un rôle taillé sur mesure, un Japon tentaculaire (bien que cet aspect là ne soit pas assez mis en avant à mon goût)… Efficace donc, à défaut d'être transcendant.
Les films de Scott qui marquent le plus sont ceux dont l'action se déroule dans des époques différentes. Ceux qui s'ancrent dans le monde actuel le sont moins. Pourtant, Black Rain est un film policier où la patte du cinéaste se fait plus discrète mais remarquée, avec ses effets de lumière et ses nombreux cadrages qui rappellent les espaces fermés de Alien ou Blade Runner. Le scénario quant à lui est très classique : deux policiers au caractère opposé mais liés solidement partent retrouver un yakuza enfui au Japon avec l'aide d'un commissaire japonais dont les méthodes déplaisent fortement au héros. A partir de la seconde partie, la situation devient moins facile et Douglas devra se plier devant le mal du pays pour ensuite mieux l'apprivoiser. La relation Douglas/Takakura est l'un des éléments les plus importants du film. Pour ce qui est du reste, l'action est très bien rendue, et la musique de Zimmer mélange efficacement la musique traditionnelle japonaise, le classicisme occidental et les belles mélodies des années 80, qui comblent souvent les longueurs présentes. S'il reste un mineur dans la filmographie de Scott, Black Rain est un film intéressant à voir, qui change de la SF et de l'historique chez le cinéaste.
Voici le parfait exemple d'un projet entièrement monté autour de sa star. Michael Douglas, sortant du succès de "Wall Street" et "Liaison fatale", y incarne un flic new-yorkais, jusqu'au-boutiste mais controversé, qui doit escorter un criminel japonais et le remettre aux autorités à Osaka. Sorti à la toute fin des années 80, "Black Rain" repose principalement sur une dynamique de choc des cultures avec d'un côté l'américain rentre-dedans et de l'autre son homologue japonais mesuré et respectueux. Cet honnête polar ne brille pas par la qualité de ses dialogues, faisant souvent se lever un sourcil, ou même la psychologie de ses personnages, excessifs ou alors brossés de manière stéréotypée. C'est dommage. En revanche il fait preuve d'efficacité dans son enquête, nous entraînant au cœur de la pègre japonaise. Un univers dépeint avec sobriété par Ridley Scott qui parvient à procurer une énergie particulière à cette œuvre méconnue de sa filmographie. Cela passe tout d'abord par son esthétisme rappelant "Blade Runner" dans cette façon de filmer en évitant la lumière du soleil, que ce soit en intérieur ou en extérieur. Mais également grâce au thème principal composé par Hans Zimmer qui nous transporte littéralement dans les rues bondées d'Osaka. On regrettera néanmoins des seconds rôles comme Andy Garcia et Kate Capshaw ("Indiana Jones et le Temple maudit"), largement sous-utilisés pour faire toute la place à un Michael Douglas charismatique mais caricatural sur les bords. Malgré certains défauts gênants, "Black Rain" a su conserver un charme certain, lui permettant par moments de gommer ces imperfections.
Petit classique en son temps, "Black Rain" a fini par tomber dans l'oubli. Un thriller sombre mais aussi un buddy movie sur le choc des cultures, le film est empreint d'une noirceur assez totale qui imprègne les rares tentatives d'humour et esquisses de romance... Enorme star, au pic de sa gloire, Michael Douglas (qui n'a pas encore tourné "Basic Instinct" mais sort tout juste de "Liaison Fatale" et "Wall Street" pour lequel il a obtenu l'Oscar du meilleur acteur!) est terrible en flic désabusé, sanguin, totalement excessif et imprévisible. Il est parfaitement épaulé notamment par le jeune Andy Garcia qui vient de tourner le magnifique "Les Incorruptibles" avec De Palma et enchainera avec Mike Figgis ("Internal Affairs" avec Richard Gere) et surtout Coppola pour "Le Parrain 3". Le début d'une belle carrière! Quant à Ridley Scott, son "Thelma et Louise" sortira 2 ans plus tard!
Des talents qui convergent donc, à l'aube des 90's, avec notamment les débuts d'Hans Zimmer, la superbe photographie de Jan de Bont...Tous ces talents ont toutefois fait beaucoup mieux et "Black Rain" apparait donc comme un film mineur dans la carrière d'artistes majeurs du cinéma américain.
Trop classique ou conventionnel, trop sombre, trop représentatif de son époque, il s'agit néanmoins d'un thriller policier d'excellente facture qui mérite largement le détour!