16 164 abonnés
13 121 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 21 mars 2025
Sous le titre original, "Nightmares" (1983), quatre histoires horrifiques sont rèunies au même programme, sujet ô combien à la mode à l'èpoque! Cependant si la forme parait efficace ("Terror in Topanga"), le fond reste assez inègal et certains segments ("The Benediction" avec Lance Henriksen) laissent sur notre faim! L'ensemble se voit sans ennui même si le film a pris quelques rides au passage! Quant à l'utilisation de la technique, elle est loin d'être maitrisèe (cf. le final de "Night of the Rat"). Mais si Joseph Sargent ("The Taking of Pelham One Two Three") n'a jamais ètè un grand technicien, ni vèritablement un grand cinèaste (le piteux "Jaws: The Revenge"), le fait qu'il ait assurè lui-même la rèalisation des quatre segments fait de ce divertissement d'èpouvante un rèel morceau d'anthologie pour l'inconditionnel de Rama et de l'èvêque des Batailles avec le juvènile Emilio Estevez! C'est de loin le meilleur segment de "Nightmares"...
Nightmares déçoit en raison de son absence de personnalité manifestée dans les quatre histoires qui offraient pourtant autant d’occasions de réinventer des sous-genres alors en vogue : le slasher inaugural à la Halloween (John Carpenter, 1978), plutôt mou et desservi par une clausule expédiée, le cauchemar vidéoludique de Tron (Steven Lisberger, 1982) – segment le plus réussi, au passage – spoiler: dans lequel un adolescent addicte aux jeux vidéo devient le prisonnier d’une borne d’arcade , le film de possession religieuse spoiler: transformée en course-poursuite diabolique plagiée sur The Car (Elliot Silverstein, 1977) , la menace d’un animal monstrueux emprunté aux légendes religieuses rappelant Willard (Daniel Mann, 1971) et sa suite Ben (Phil Karlson, 1972). Surtout, nous reprocherons au long métrage son moralisme puritain, en ce que chacun des récits représente un personnage allégorique d’un vice et châtié en raison de ce dernier : spoiler: les névroses génèrent l’épouvante et condamnent les personnages à souffrir ainsi qu’à faire souffrir leur entourage . Quelques plans saisissants, spoiler: telle la voiture satanique qui sort de terre en vrombissant , réhaussent un intérêt sinon fluctuant.
Un bon film sans prétention des années 80. Comme pour film à sketches, les histoires sont inégales. Petite préférence pour l'histoire du video gamer Emilio. Sinon le reste se regarde sans déplaisir. Il faut relativiser les effets spéciaux très moyen pour l'époque du dernier épisode autour du rat