Entre Polar, Revenge Movie et film d'action sur la lente folie d'un homme a priori normal. une oeuvre redoutable, qui n'a pas pris une ride, qui est toujours aussi efficace avec deux très bons acteurs.
Quand on évoque Joel Schumacher, les premières pensées tournent généralement vers sa vision très contestable du chevalier noir dans Batman Forever et surtout Batman & Robin. Cependant, il ne faudrait pas oublier que sa carrière contient de nombreux bons films et surtout une œuvre qui pouvait être considérée comme une description extrêmement juste de la folie que pouvait découler de la société américaine moderne : Chute libre ! Ce dernier est effectivement une œuvre très marquante montrant comment les petites contrariétés de vie capitaliste pouvait faire vriller une personne psychologiquement fragilespoiler: (les embouteillages, les prix trop élevés, l’insécurité, la publicité mensongère, le mépris de classe, les échecs de la vie privée…) : il n’est ainsi pas étonnant que Disiz la Peste ait choisit d’appeler J’pète les plombs sa chanson clairement inspirée de ce long-métrage. En pointant tous ces désagréments quotidiens, Schumacher peut amener un spectateur lambda à se retrouver dans ce personnage de psychopathe interprété par un incroyable Michael Douglas. Dans ce qui est certainement son meilleur film, le cinéaste a réussi à retranscrire la violence latente du Los Angeles de cette époque (le tournage eut lieu pendant les émeutes liées à l’affaire Rodney King) et signe un mélange de critique sociale et de polar très prenant. Une œuvre originale faisant éclater comme rarement les travers du monde actuel !
Une illustration de ce qui arrive quand quand toutes les sources de frustration se cristallisent en un moment critique; Michaël Douglas campe un quadragénaire lambda qui n'arrive plus à faire face à toutes les contrariétés qu'il subit. Tout lui échappe et rien ne se concrétise. Tous les aspects de sa vie, et qui définissent notre identité, sont réduits en cendres les uns après les autres. La catalyseur ultime, en cette longue journée, sera l'anniversaire de sa fille qu'il ne peut plus voir seul. Une dernière goutte, et c'est le vase qui déborde et nous fait découvrir le Los Angeles des années 90: quartiers riches, quartiers pauvres, travailleurs, gangs... Tout y passe. L'engrenage est simple mais efficace et somme toute assez plausible. Qu'en dirait-on maintenant, dans la décennie 2020 ?
Revu hier, pas forcément aimé/compris lors de mon visionnage lors de sa sortie, Chute Libre est un film qui se pourrait intemporel de par son propos. Le personnage de MD est un homme banal qui pête les plombs par rapport à son vécu, ses attentes et les circonstances. Peu ou pas d'excuses pour lui, il suffit simplement de s'imaginer un monde où, sans recul, vous pourriez agir comme il vous semble. Evidemment, William n'est pas tout rose, on le voit lorsqu'il regarde la vidéo avec sa femme. L'antagoniste est le très mésestimé Robert Duvall, une pépite d'acteur, qui joue un flic limite retraité, qui bénéficie d'un background non négligeable. Chute Libre est un film à mettre entre toutes les mains, même s'il n'est pas parfait, il est le maître dans le genre...depuis 1993.
histoire d'un pétage de plombs chez un américain moyen, cadre, faisant suite à un divorce conflictuel et un licenciement qu'il a tenu secret. A partir d'une situation banale, un embouteillage sous un soleil de plomb, l'homme obsédé par le besoin de souhaiter l'anniversaire de sa jeune fille enchaîne une spirale infernale de violence. En regard, un vieux flic qui part le jour même à la retraite, cantonné à des tâches bureautiques pour complaire à sa femme tyrannique, vas déployer tous ses talents pour identifier et tenter d'enrayer la dérive et relancer sa vie. le film qui pose bien le problème de la violence aux USA a bien vieilli, et les problèmes dénoncés restent toujours là. Bons acteurs, dont excellent Michael Douglas, bon rythme, bonne mise en scène, bon spectacle, bon film
Globalement un bon film. D'abord, une incroyable mise en scène vraiment de très haut niveau. Ensuite, une prestation de Michaël Douglas exceptionnelle, dans cette histoire de pétage de plomb d'une homme, à la base ordinaire, se transformant en robocop justicier quand les obstacles se dressent sur sa route, sa route étant simplement d'aller fêter l'anniversaire de sa petite fille, ce que refuse sa femme divorcée, tout partant d'un invraisemblable embouteillage l'empêchant d'arriver. La morale finit par être sauve, mais cette explosion de violence est tout de même le reflet d'une société égoïste qui se replie sur elle même : quelque part effrayant. Vraiment à voir.
Joel Schumacher nous narre le pétage de plomb de William Foster (Michael Douglas), un homme qui devient complètement fou en abandonnant sa voiture sur un embouteillage dans l'autoroute. Il se retrouve dans un quartier craignos de Los Angeles où il sera obligé d'utiliser la force pour s'en sortir. De là s'en suit une escalade dans la violence et la folie qui devient de plus en plus intense. J'ai trouvé le scénario bien plat, il n'y a pas grand chose à retenir de ce film, pas de morale, vraiment rien à se mettre sous la dent. Je salue la prestation de Michael Douglas qui joue très bien mais malheureusement ça ne suffit pas du tout à en faire un bon film.
Vu à sa sortie en salle. Dans mon souvenir, c’était un film un peu bourrin ; mais plus de vingt ans après, je suis étonnement surpris d’avoir été capté. « Chute Libre » dénonce le rêve américain. Ou plus précisément, un rêve américain qui n’existe plus, qui n’est plus d’actualité.
A travers les pérégrinations de Foster D-Fens ce sont tous les maux de la société U.S qui sont montrés du doigt (racisme, surconsommation, économie, égoïsme etc...) II en faut peu pour disjoncter, surtout aux U.S A où le moindre quidam comme D-Fens possède une arme. Il y a peu, un perturbé du bulbe avait passé ses nerfs dans un quartier asiatique.
« Chute Libre » ne concerne plus nécessairement la société américaine, avec le temps, le film s’adresse malheureusement aussi à toutes les sociétés où la violence semble être le langage universel accessible à tous !
On peut penser que « Chute Libre » est du cinéma réaliste. Mais on peut aussi penser que « Chute Libre » est tout simplement du bon cinéma. On peut également délirer sur « Chute Libre » : comparer le récit à un jeu vidéo ! Si on réfléchit bien, tout en s’amusant ou en exagérant, D-Fens (jeux de mots ?!) améliore son score en armes ; plus il avance, plus il accumule des armes puissantes. Il commence par une batte de baseball, un couteau, un sac d’armes d’assaut et même un lance-roquette ! Comme si le personnage, interprété par un Michael Douglas impressionnant de froideur, gagnait des boss ! Robert Duvall est crédible dans son rôle de flic à la retraite. Peut lui chaut de rempiler puisqu'il parle de prolonger !
Tout se déclenche dans un embouteillage par une journée étouffante. Michael Douglas interprète à la perfection un citoyen divorcé, au chômage, révolté contre le système qui l’entoure et qui pète les plombs. Il se perd dans une suite d’actions incontrôlées et de plus en plus violentes mettant en cause la société, le racisme, la pauvreté ou l’économie. En parallèle, un policier sur la touche et au dernier jour avant sa retraite interprété de manière très humaine par Robert Duvall réussit à faire le lien entre ses exactions et remonte ses traces à travers la ville. Le réalisateur Joel Schumacher décortique avec brio une société malade et entraîne le spectateur dans la spirale inéducable de la chute du personnage.
Le portrait de Schumacher n'a pas vieilli, et la vie quotidienne à L.A. semblait déjà pas simple, dans pourtant une région moins conservatrice que le middle-west. Voilà un pétage de plomb en règle - aujourd'hui on dit un burnout ça fait plus soft et renvoie la responsabilité sur quelqu'un d'autre- , le scénario évoque des épisodes du style des Nouveaux sauvages et le parcours meurtrier de de L'adversaire. C'est pas subtil, mais la circulation libre des armes aux USA est une réalité que l'on peine à imaginer en Europe. Est intéressant le parallèle entre deux vies d'hommes blancs bien ordinaires voire passables, et du dialogue impossible entre deux pères spoiler: qui ont chacun à leur manière perdu leur fille: les deux acteurs sont convaincants dans ce "walk-movie" sanguinolant: Douglas le fils et Duval le vétéran. L.A. découvert à pied fait se rencontrer des mondes qui ne se côtoient pas quand on est en voiture. TV2 vo - novembre 23
Un quadra sombrant peu à peu dans la folie lors d’une journée d’été caniculaire dans la ville de Los Angeles lorsqu’il se rend compte qu’il sera en retard à l’anniversaire de sa fille. Derrière la caméra, le regretté Joël Schumacher signe l’un de ses meilleurs films avec cette farce cruelle pointant du doigt au travers le parcours dément de cet homme interprété avec délice par l’acteur Michael Douglas les dérives sociétales de l’Amérique mettant au rebus une partie de sa population. La réalisation est solide, l’interprétation de qualité, faisant de ce « Chute libre » une œuvre marquante du début des années 90.
Du grand cinéma pour les fans des années 90, Joel Schumacher réalise ici un film magistral, avec un Michael Douglas au sommet, sa prestation n'est pas sans rappeler De Niro dans Taxi Driver.
Divertissant par son rythme et son intrigue tendue, mais il a mal vieilli. La vision simpliste de la société et les stéréotypes datent clairement le film, rendant son message moins impactant aujourd'hui. Un remake par un David Fincher, Quentin Tarantino, Gaspar Noé, Park Chan-wook, Lars von Trier, Nicolas Winding Refn serait grandement apprécié.
Critique de la société américaine, tout est parfait, le scénario, les dialogues, les mouvements de caméra, les acteurs, rien à redire, chef-d'oeuvre du genre.