Note moyenne
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Le film promet de raconter le pétage de plombs d'un homme ordinaire, mais plus l'histoire avance, plus on découvre que l'homme en question était déjà sujet à des montées de violence avant de se retrouver coincé dans les embouteillages sous une chaleur étouffante. Le film commence donc par la goutte d'eau qui fait déborder le vase, mais l'homme incarné par Michael Douglas n'est finalement pas aussi ordinaire qu'on veut nous le faire croire de prime abord. D'un côté, cela donne plus de vraisemblance au scénario et justifie le fait que l'homme ne puisse plus faire marche arrière, mais d'un autre côté, je trouve que cela amoindrit le potentiel de base du film... En effet, le basculement vers la folie colérique se fait de manière assez directe, comme une seconde nature déjà présente dans l'individu, or j'aurais vraiment aimé assister à la transformation psychologique d'un homme tout à fait calme à la base puis sombrant progressivement dans un état incontrôlable. Néanmoins, Michael Douglas est vraiment convaincant et son personnage comporte également bien des facettes de victime du système, quelqu'un dont la vie n'a franchement pas été améliorée par la justice mais rendue pire... Même s'il est sensé être le méchant dans l'histoire, il reste le personnage auquel on s'attache le plus. En somme, le spectateur ne se sent pas vraiment concerné par l'histoire parallèle de ce policier qui va partir à la retraite et son intérêt restera porté sur les scènes durant lesquelles on suit l'homme devenu dangereux.
Même si le fond de l'histoire demeure dramatique, le film fait le choix de ne pas opter pour un ton trop cru; une manière de rendre supportables voire amusants les actes commis par le personnage principal.
La qualité de la réalisation et la bonne performance des acteurs font de "Chute libre" un film tout à fait recommandable.
Même si le fond de l'histoire demeure dramatique, le film fait le choix de ne pas opter pour un ton trop cru; une manière de rendre supportables voire amusants les actes commis par le personnage principal.
La qualité de la réalisation et la bonne performance des acteurs font de "Chute libre" un film tout à fait recommandable.
Chute libre ne se base pas sur un scénario extraordinaire : un homme pris dans un bouchon tout ce qu'il y a de plus ordinaire, et une chaleur plus accablante que d'habitude (semble-t-il) achèvent de pousser cet homme à quitter sa voiture et à entamer une descente vers l'enfer. Plus il se rapproche de sa famille et plus il descend dans cet libre est pourtant un bon film car Michael Douglas est particulièrement bon dans ce rôle de personnage . Il n'hésite pas à se balader dans le ghetto, à agresser, à voler puis à tuer. Le scénario n'est alors plus si ordinaire que ça car nous entendons fréquemment à la télé ou à la radio des infos venant d'outre-atlantique nous parlant de personnes ayant tiré sur la foule, que ce soit dans des écoles ou (plus récemment) des cinémas, sans aucune raison parfois. Ce film nous permet alors d'expliquer (si tant est qu'on puisse expliquer un pétage de plomb aussi subit) pourquoi, parfois, des types pètent complètement les plombs et tirent sur tout ce qui bouge.J'ai également pu voir Douglas dans un rôle bien différent de tout ceux que j'ai pu voir auparavant et je trouve qu'il joue à merveille le néo-psychopate! La tension monte au fur et à mesure du film et l'on sent que le personnage perd en contrôle dans le même temps. On attend le final, même si l'on se doute du dénouement..
Une véritable claque. Rares sont les films qui vous laissent muet après les avoir vu.
Vous découvrirez un homme qui est complètement submergé, noyé par ses émotions, sous vos yeux. La prestation de Michael Douglas, qui occulte tout le reste, est imparable, infaillible, dure et tendre, d'une violence extrême et d'une douceur candide à la fois. C'est le poids de cette société et de son hypocrisie omniprésente qui entre en collision avec les principes bien droits d'un homme qui réalise que sa vie est totalement brisée et qu'il atteint ce point de non-retour, qui nous fait si peur au plus profond de nous-même. Rajoutez à cela les images très années 70 des vieux ghettos américains de Joel Schumacher, vous obtiendrez une sorte de nostalgie mélancolique parfaitement tragique, et pourtant si douce... une Chute Libre dont nous sommes les spectateurs. A ne pas manquer. Un chef d'oeuvre discret qui balaye les petites visions étroites.
Vous découvrirez un homme qui est complètement submergé, noyé par ses émotions, sous vos yeux. La prestation de Michael Douglas, qui occulte tout le reste, est imparable, infaillible, dure et tendre, d'une violence extrême et d'une douceur candide à la fois. C'est le poids de cette société et de son hypocrisie omniprésente qui entre en collision avec les principes bien droits d'un homme qui réalise que sa vie est totalement brisée et qu'il atteint ce point de non-retour, qui nous fait si peur au plus profond de nous-même. Rajoutez à cela les images très années 70 des vieux ghettos américains de Joel Schumacher, vous obtiendrez une sorte de nostalgie mélancolique parfaitement tragique, et pourtant si douce... une Chute Libre dont nous sommes les spectateurs. A ne pas manquer. Un chef d'oeuvre discret qui balaye les petites visions étroites.
J'ai adoré.
Mais pourquoi le réalisateur à vouler montrer un personnage plutot impulsif et colérique (dans le cercle familial....) ,tout le charme du film pour moi aurait été un pure "monsieur tout le monde" qui pete un cable sur cette société destructrice.
Mais pourquoi le réalisateur à vouler montrer un personnage plutot impulsif et colérique (dans le cercle familial....) ,tout le charme du film pour moi aurait été un pure "monsieur tout le monde" qui pete un cable sur cette société destructrice.
Le thème de l'homme en chute libre, vis à vis de son environnement, des rouages mal définis de la société à laquelle il voue sa vie aurait pu être mieux amené en corrigeant un seul détail du scénario; l'instabilité psychologique du précurseur primordial. En effet, l'histoire aurait pu être grinçante et frappante si le personnage, interprété néanmoins avec lucidité par M.Douglas, avait représenté un membre lambda de la société, qui aurait été aspiré dans le vide par un ensemble d'évènements durs le concernant. Mais au fil du déroulement de l'histoire, on apprend que le personnage était déjà instable psychologiquement à la base. Cette donnée fait perdre toute radicalité au scénario et laisse Shumacher se dépatouiller dans une réalisation empêtrée, constellée d'une nuée de personnages plus inintéressants et caricaturaux les uns que les autres. La récurrence de la bêtise dans le profil de chaque personnage, ou presque, laisse suggérer la tentative d'une vague critique de bas étage de la société américaine décrite comme un monde où les méchants latinos tirent sur les civiles à tout va avant de s'écraser en voiture contre un poteau, et où les nazis courent les rues en insultant les homosexuels. Seul le duo M.Douglas/ R.Duvall tiens le projet Falling Down juste au dessus des bas fonds de la série B. Encore un film devenu culte on ne sait pas trop pourquoi.
Pétage de plomb qui tourne mal... un homme miné par son divorce et obsédé par le désir de revoir sa fille s'engage dans une voie sans issue autre que fatale. Perdant pied, il perd peu à peu son travail, sa voiture, ses amis, ses repères et finit par se trouver dans ce no-mans land de la folie naissante où plus rien n'est sûr, où les pulsions se libèrent sans contrepoids, où l'impossible est prêt à survenir à tout instant.
Michael Douglas est impressionnant dans ce rôle difficile d'américain moyen qui se laisse submerger par ses démons soudain libérés: un certain rejet du système, de la lâcheté ambiante et surtout une tendance à la violence incontrôlée. Celle-ci va le submerger de sa vague puissante, l'entrainant dans des aventures dont on pressent rapidement qu'elles pourraient mal finir...
Face à lui on trouve un Robert Duval sympathique (trop??? il ne cesse de tendre l'autre joue et de décocher des sourires à faire fondre la banquise!) dans le rôle d'un flic partant à la retraite et qui est un peu le souffre-douleur des nouveaux arrivants, arrogants et se pensant supérieurs. Le vieux va leur montrer qu'il n'est pas totalement fini...
Finalement, un agréable moment!
Michael Douglas est impressionnant dans ce rôle difficile d'américain moyen qui se laisse submerger par ses démons soudain libérés: un certain rejet du système, de la lâcheté ambiante et surtout une tendance à la violence incontrôlée. Celle-ci va le submerger de sa vague puissante, l'entrainant dans des aventures dont on pressent rapidement qu'elles pourraient mal finir...
Face à lui on trouve un Robert Duval sympathique (trop??? il ne cesse de tendre l'autre joue et de décocher des sourires à faire fondre la banquise!) dans le rôle d'un flic partant à la retraite et qui est un peu le souffre-douleur des nouveaux arrivants, arrogants et se pensant supérieurs. Le vieux va leur montrer qu'il n'est pas totalement fini...
Finalement, un agréable moment!
Joel Schumacher, réalisateur prolifique et à la qualité inégale, a eu en 1993 la superbe idée de « Chute libre » : un thriller dramatique névrosé et complétement schizophrène, dont Michael Douglas serrait l’effigie. D’apparence originale et osée, la scène d’ouverte laisse présager le meilleur : mise en scène frénétique, mimiques hallucinées du personnage principal qui, en plein embouteillage, disjoncte complétement et décide de foutre en l’air sa triste vie d’homme de bureau divorcé. Nageant en plein dans la théorie du complot, la paranoïa et la violence outrancière, ce William Foster a tout de l’anti-héros corrosif et auquel on fait référence ,lors de conversations entre amis, en tant que personnage inspiré et follement inoubliable. Seulement, ce n’est pas vraiment le cas, malgré la prestation très convenable de Michael Douglas, visiblement très extraverti et décoincé. Même si le scénario n’exploite pas aussi brillement qu’espérer les facettes de cet homme névrosé et en parfait pétage de plomb, c’est surtout l’intrigue policière qui se développe en parallèle des calamités que va commettre William Foster qui irrite… accable même. A la manière d’un patchwork bon marché, Schumacher s’est visiblement amusé à englué une histoire sentimentale à travers ce qui était à la base conçu comme un film cru et transgressant délicieusement hors-normes. La fine équipe responsable de ce semi-crash est composée d’un vieux flic à deux doigts de la retraite (Pendergast), oppressé par sa femme archi-pénible, ainsi que la coéquipière de Pendergast, une jeune (et pas très belle) femme, Beth. Le scénario s’emmêle véritablement les pinceaux lorsque ces deux poulets se mettent à enquêter sur la pagaille que crée William Foster (à grand coup de braquage hilarant, de vol de sacs d’arme, de pagaille dans un Fast-Food, d’explosion au Bazooka en plein chantier…). De nombreux plans nous desservent ensuite leur approche sentimentale mielleuse, leur relation sentimentale peu houleuse. Robert Duvall, qui cabotine pas mal, incarne un personnage très peu palpitant, pour ne pas dire mou et agaçant. Ruth n’est pas bien mieux. Heureusement que Michael Douglas vient à la rescousse, à grand coup de grimaces faciales, de frénésie sauvage et d’hystérie pulsionnelle. On rit plus qu’on se passionne, même lorsqu’arrive le dénouement fatidique (et complétement prévisible) de l’histoire. La mise en scène tient la route et panse quelque peu les faiblesses et l’aspect un peu vieillot de ce film sous-exploité et mal-exploité. La dimension sarcastique de certaines scènes est plutôt bien trouvée aussi. On passe un agréable moment, mais il n’y a vraiment pas de quoi sauter au plafond. Un peu frustrant tout de même vu le potentiel de base ! 12/20
Un film, au propos douteux, qui assène sa thèse que je ne partage pas.
Ce film stigmatise ,une partie de la population et en glorifie une autre, et justifie par sa mise en scène et son scénario les actes de son héros (Michael Douglas au pire de sa forme).
C'est un film haineux et démagogique.
Mais surtout pour moi le plus gros reproche que je fais à ce film et plus généralement à son réalisateur, c'est l' absence totale de subtilité.
Ce film stigmatise ,une partie de la population et en glorifie une autre, et justifie par sa mise en scène et son scénario les actes de son héros (Michael Douglas au pire de sa forme).
C'est un film haineux et démagogique.
Mais surtout pour moi le plus gros reproche que je fais à ce film et plus généralement à son réalisateur, c'est l' absence totale de subtilité.
Personnellement je ne suis pas inconditionnel de Schumacher, je l’ai toujours trouvé très premier degré, pas très excitant pour les neurones, mais là, il a trouvé le sujet et le personnage idéal. Ce gars qui pète les plombs en ville par une journée de forte chaleur, est télégénique comme pas possible. C’est un anti héros parfait, donc on ne se pose même pas la question du réalisme, et il se met dans des situations tellement tragi comiques, que le thriller nous secoue d’un fou rire imparable, c’est assez rare pour un thriller d’être divertissant à ce point. En plus il est servit par un Michael Douglas en forme super, extra dans cette pathétique descente aux enfers, qui est drôle par défaut évidemment, mais c’est encore plus drôle. La ville filmée à hauteur d’homme, en toile de fond rampe le capitalisme triomphant et la crise en filigrane. Pour ménager le suspense on a eut la bonne idée de lui coller aux trousses un flic rangé au bord de la retraite, le couple parfait, mal assorti tout comme il faut, et des seconds rôles pittoresques qui ont tous quelque chose à dire. Le coup de génie c’est sûrement d’avoir gonflé encore plus des situations déjà peu réalistes au départ, jusqu’à la surenchère sans jamais en faire trop, une sorte d’équilibre caricatural qui décrit à merveille le non retour du personnage qui a franchi la ligne rouge. Honnêtement, jusqu’à ce film, je ne pensais pas que Michael Douglas pouvait être aussi drôle.
PS: La scène qui se déroule dans un Mac D*, pardon un Whammy burger, j’ai toujours rêvé de faire ça.!
PS: La scène qui se déroule dans un Mac D*, pardon un Whammy burger, j’ai toujours rêvé de faire ça.!
"Sans la liberté de blâmer, il n'y a pas d'éloge flatteur".
C'est bien beau de dénoncer le profit et l'injustice mais à quoi bon le faire sur des sites aussi obscurs et peu déclencheurs de réactivités.
Les propos d'un cadre en vrille accablant de jurons la superette, le voyou et la restauration rapide ne pèsent pas bien lourd dans un macrocosme d'iniquités hyper protégé, assuré d'une longévité appréciable ne captant nullement les décibels clairsemés d'un roquet abattu par le système.
Ce sujet méritait un traitement beaucoup plus scintillant.
Si l'on choisit de clamer haut et fort les différents territoires d'une société en miettes il est indispensable de déployer une matière beaucoup plus copieuse que cette suite de rencontres aussi inutiles qu'éprouvantes.
Dans les années soixante-dix, un certain cinéma Italien défunt le faisait parfaitement en offrant des pamphlets beaucoup plus virulents.
C'est bien beau de dénoncer le profit et l'injustice mais à quoi bon le faire sur des sites aussi obscurs et peu déclencheurs de réactivités.
Les propos d'un cadre en vrille accablant de jurons la superette, le voyou et la restauration rapide ne pèsent pas bien lourd dans un macrocosme d'iniquités hyper protégé, assuré d'une longévité appréciable ne captant nullement les décibels clairsemés d'un roquet abattu par le système.
Ce sujet méritait un traitement beaucoup plus scintillant.
Si l'on choisit de clamer haut et fort les différents territoires d'une société en miettes il est indispensable de déployer une matière beaucoup plus copieuse que cette suite de rencontres aussi inutiles qu'éprouvantes.
Dans les années soixante-dix, un certain cinéma Italien défunt le faisait parfaitement en offrant des pamphlets beaucoup plus virulents.
Voilà typiquement le film qui a un statut de film culte, avec un socle de fans pour le moins acharné et qui ne repose que sur quelques scènes. Malgré tout, quand on y regarde de plus près, on se rend compte que tout ce qu'ils aiment est en fait nié à la fin du film. Oui, car si le perso de M. Douglas (qui y croit à mort, persuadé d'avoir un rôle à Oscars) pète littéralement les plombs contre le système, plus le film avance, et plus on s'éloigne du sujet. Oui, il s'en prend à de pauvres serveurs d'un fast food ou bien d'un néonazi ou bien à un riche golfeur mais au final, ce sont des cibles faciles et le final virant plus au drame psychologique de bas étage sans lien avec ça, on peut donc dire qu'on s'est bien fait avoir. Oui, il y a quelques bonnes scènes, notamment au début, et la réalisation de J. Schumacher est des plus agréable (grâce au travail d'A. Bartowiak à la photo sans doute), le casting est bien fichu mais ça reste tout de même assez poli, ce qui est un comble pour un film qui se prétend contestataire. Surestimé. D'autres critiques sur
Il est dur de juger ce film parce qu'il est le genre de film qui interroge et tend à cliver.
Au premier abord, on est tenté de zapper en raison des longueurs et d'une construction lente de l'intrigue. Cependant, on reste scotché afin de découvrir les motivations et l'évolution dans cette folie du personnage principal. Et bizarrement, on se retrouve à être de son côté, c'est vrai qui n'a jamais eu envie de dire m**de à ce système qui engendre des inégalités, d'évoquer nos droits les plus fondamentaux quand on est opprimé, ou même d'aller à contre courant de ce que la société nous impose. Le film ne paraît pas être une apologie de l’anarchisme, mais elle démontre ce qui arrive quand un individu décide de ne pas se laisser faire contre une collectivité, dont il a fait parti et en a suivi les règles, mais que celle-ci devient injuste ( not economically viable),violente et disparate.
Toutefois on ne peut s'attacher au personnage parce que la différence est qu'il est dans une spirale de démence qui le rend dangereux pour lui et son entourage, comme il le dit lui-même il se retrouve à un point de non retour et à la fin spoiler: il se demande s'il est devenu le méchant
.
C'est une oeuvre intéressante mais dérangeante, je regrette qu'il n'y ait pas d'actions plus poussées, de rebondissements percutants et qu'au lieu de partager son cheminement, on ne fait qu'y assister.
Toutefois, Michael Douglas m'a beaucoup épaté dans ce rôle, qui au demeurant est assez dur à jouer et un autre point positif c'est cette chaleur bien transposée dans le film qui contribue à cette ambiance d'angoisse permanente durant tout le parcours. Au final il est bien mais ne mérite pas un statut de film culte.
Au premier abord, on est tenté de zapper en raison des longueurs et d'une construction lente de l'intrigue. Cependant, on reste scotché afin de découvrir les motivations et l'évolution dans cette folie du personnage principal. Et bizarrement, on se retrouve à être de son côté, c'est vrai qui n'a jamais eu envie de dire m**de à ce système qui engendre des inégalités, d'évoquer nos droits les plus fondamentaux quand on est opprimé, ou même d'aller à contre courant de ce que la société nous impose. Le film ne paraît pas être une apologie de l’anarchisme, mais elle démontre ce qui arrive quand un individu décide de ne pas se laisser faire contre une collectivité, dont il a fait parti et en a suivi les règles, mais que celle-ci devient injuste ( not economically viable),violente et disparate.
Toutefois on ne peut s'attacher au personnage parce que la différence est qu'il est dans une spirale de démence qui le rend dangereux pour lui et son entourage, comme il le dit lui-même il se retrouve à un point de non retour et à la fin spoiler: il se demande s'il est devenu le méchant
.
C'est une oeuvre intéressante mais dérangeante, je regrette qu'il n'y ait pas d'actions plus poussées, de rebondissements percutants et qu'au lieu de partager son cheminement, on ne fait qu'y assister.
Toutefois, Michael Douglas m'a beaucoup épaté dans ce rôle, qui au demeurant est assez dur à jouer et un autre point positif c'est cette chaleur bien transposée dans le film qui contribue à cette ambiance d'angoisse permanente durant tout le parcours. Au final il est bien mais ne mérite pas un statut de film culte.
Je n'ai pas revu ce film depuis un long moment mais je m'en souvient très bien! Douglas joue un très bon rôle et le scénario est plutôt originale surtout pour un film américain. Le personnage pète un câble et on aimerait pas le rencontrer sur notre chemin, mais on le comprend tellement en fin de compte avec cette société de m***e par moment !
Chute Libre s'agit probablement du film de Joel Shumacher le mieux réalisé, du fait qu'il n'ennuie jamais et qu'il réussit le pari improbable de rendre crédible un scénario totalement irréaliste, plus proche du fantasme que d'autre chose. Plutôt bien filmé également, notamment dans son introduction ultra-tiquée et deux ou trois séquences devenues cultes pour la plupart... Difficile pourtant de ne pas voir dans la croisade dévastatrice de ce quadra cul-pincé un message proprement réactionnaire : si l'ensemble fascine énormément de prime abord, l'héroïsation du personnage de Michael Douglas finit par témoigner d'une certaine invitation à la haine généralisée. On aimerait vraiment que le prétexte de la loi de Murphy puisse justifier l'idée d'un gigantesque désespoir en forme de pétage de plomb, alors que la vrai problème est ailleurs : D-Fens n'est rien de moins que le miroir du fasciste qui sommeille en chacun de nous, et la composition guindée de Michael Douglas demeure trop cérébrale pour inspirer l'empathie ou même la sympathie. Moins excédé que sur-éduqué D-Fens prêche sa propre justice tout du long, et même si les premières minutes laissent présager un personnage au bout du rouleau la suite montre toute autre chose : un épicier coréen qui pas savoir parler, des latinos petits chefs de leur quartier, un clodo tapette qui sait pas bien manger, un armurier nazi inverti refoulé... Et même si Shumacher propose parfois un semblant de contrepoint - la fameuse séquence du fast-food, dans laquelle le réalisateur tape joyeusement sur la société capitaliste ; la représentation grotesque des forces de l'ordre - le film reste trop souvent dans une subjectivité redoutablement intolérante et - osons le dire - raciste. Chute Libre tient tout de même la route sur le triste plan du divertissement mais difficilement acceptable idéologiquement. Pour ma part l'errance du boucher du Seul Contre Tous de Gaspar Noé s'avère beaucoup plus intéressante et intelligente que cette reconquête des vraies valeurs patriotiques par un col blanc justicier. Indispensable pour se faire un avis, cependant...
Drame signé Joel Schumacher, Chute Libre explore la descente aux enfers d'un homme qui se révolte contre le système, un peu à la manière de Coup de Tête mais de manière plus violente. Pour incarner ce véritable fou furieux, c'est Michael Douglas qui s'y colle, troquant l'habituel costard pour le col blanc, et vagabondant entre les rues de Los Angeles, pour tout simplement "rentrer chez lui". Un road movie violent qui s'attaque aux vraies problèmes de l'Amérique (pauvreté, violence des gangs, politiques bancaires, immigration, ...) mais en le traitant de manière extrapolée : le défenseur des libertés devient lui-même un hors-la-loi. En enlevant quelques clichés et en supprimant les lignes de dialogue de certains personnages, on obtient un bon petit film de soirée.
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