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inspecteur morvandieu
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3,0
Publiée le 11 mai 2026
L'histoire se passe chez les policiers de New York, dans une petite ville du New Jersey où ils habitent regroupés. Un havre de paix forcément, sous la surveillance du nonchalant shérif Heflin (Sylvester Stallone) dont les fonctions et prérogatives relèvent moins du maintien de l'ordre que de celles du garde-champêtre. Jusqu'au jour où le complaisant shérif se lasse des pratiques du ripou Donlan et de ses hommes, et peut-être de la condescendance dont il fait l'objet de la part de ces superflics. Les bons et les méchants sont tous policiers dans cette intrigue que James Mangold met en scène posément et froidement (par opposition au thriller hystérique) et dont le cinéaste accentue le mystère en tardant à faire le lien entre tous les personnages. Et le spectateur entre aisément et avec intérêt dans le jeu. Cependant, pour joliment emballé qu'il est, le sujet se révèle progressivement une assez commune histoire de corruption. Ce en quoi la fin du film est peu décevante, comme ne tenant pas les promesses initiales. Face au féroce Harvey Keitel, décidément toujours bon, Stallone compose un intéressant personnage de shérif placide, type ordinaire qui ne se pose ni en héros ni en justicier. Dans ce presque contre-emploi, l'acteur, le geste lent et le regard vide (cela dit sans ironie) est convaincant. Robert de Niro, quant à lui, en sa qualité d'enquêteur de la police des polices, ne joue guère que les guest stars dans d'épisodiques apparitions.
Pour moi, un film culte. Une brochette de gars qui ont fait carrière. De Niro fidèle à lui même, Stallone à contre emploi, Keitel bien pourri etc etc. Un scénario un peu tordu et une pâte inspirante pour les Soprano du new Jersey ?? Je ne m'en lasse pas, ça vieillit comme il faut comme un bon vin. Super polar
L’air de rien ce film parvient à nous captiver. Une histoire qui tient la route, une interprétation à la hauteur, une belle réalisation. On y croit , et Rocky/Rambo nous prouve aussi que, oui, il sait jouer. Fort bon divertissement. Merci
Un film pas assez mis en avant qui a relancé Stallone et dispose d’un casting 5 étoiles. Peut-être un peu trop court pour développer les personnages. Mais ça reste un excellent film rondement mené et interprété
C’est un second long-métrage assez remarqué que signe le réalisateur James Mangold livrant un drame crépusculaire dont on ressent les prémices de l’influence du western qui imprégnera bon nombre de ses futurs films. Bien qu’assez classique sur la forme, le cinéaste fait preuve d’une bonne maitrise technique derrière la caméra ainsi que d’un sens déjà aiguisé de l’écriture pour mettre en scène l’histoire de ce shérif d’une ville de banlieue servant de cité dortoir pour des policiers de New-York et rêvant d’être des leurs. Pour incarner cet homme légèrement benêt, Sylvester Stallone s’est non seulement transformé physiquement en prenant 20 kilos, mais fait aussi preuve d’un réel talent d’acteur et trouve dans ce contre-emploi certainement le rôle le plus touchant de sa carrière.
Film policier / polar plutôt lent et épuré, qui vaut pour son ambiance toute en tension, sa très bonne mise en scène et son casting non des moindres, avec en tête Stallone dans un rôle à contre-emploi et qui prouva à ses détracteurs son talent d'acteur dramatique. Film captivant et de bonne facture, une véritable immersion dans un sordide réseau de flics ripoux.
Stallone signe la performance de sa vie : sobre, bouleversant, d’une puissance brute. Face à De Niro, Keitel et Liotta, il s’impose avec une intensité remarquable. Un rôle magistral, trop longtemps sous-estimé.
Un des plus beau film du grand Stallone…son incarnation de flic meurtri attendant sa retraite sur une île de « flics » donc a priori tranquille…ou pas!
Copland déploie son récit dans Garrison, une bourgade isolée du New Jersey habitée presque exclusivement par des policiers new-yorkais. Ce cadre excentré, presque hors du monde, devient un microcosme où la corruption gangrène, transformant les figures de justice en despotes.
Au cœur de ce tableau se tient Freddy Heflin, interprété par un Sylvester Stallone méconnaissable. Loin de ses héros invincibles, Freddy est un homme diminué, solitaire, marqué par sa surdité partielle et son manque d’autorité. Il est l’anti-héros par excellence, un corps mou dans un monde de mâchoires serrées, un homme fragile dans un milieu qui glorifie la force. Sa quête déconstruit les archétypes de la masculinité triomphante pour révéler une vulnérabilité lumineuse : celle d’un courage qui naît de l’acceptation de ses propres failles.
Si la prestation de Stallone ancre le film dans le tangible, les personnages secondaires, bien que portés par des talents comme Harvey Keitel et Robert De Niro, peinent parfois à échapper à leur fonction narrative ou à leur nature archétypale. Ces figures, souvent cantonnées à des traits stéréotypés, manquent d’un souffle qui les rendrait pleinement vivantes.
Ici, la densité dramatique n’aboutit pas toujours : les dilemmes moraux des policiers corrompus restent en surface, et le climax final, bien que maîtrisé, manque de l’ampleur ou de la surprise nécessaires pour bouleverser les codes et les attendus.
En fin de compte, Copland fascine moins par son intrigue que par son portrait d’un homme ordinaire, écrasé par le poids d’un monde qui semble toujours hors de sa portée.
Copland est une bonne surprise. Film assez méconnu de la filmographie de Sylvester Stallone (bien moins connu que Cliffhanger, Tango & Cash, Demolition Man, … et je ne parle pas des sagas Rambo et Rocky), pourtant ce film mérite clairement d'être vu. Notamment pour la composition originale de Stallone, impeccable en héros raté, bedonnant et fataliste (bien loin de ses rôles habituels). Le reste du casting est particulièrement solide avec des acteurs bien investis : Robert De Niro, Harvey Keitel, Robert Patrick, Ray Llotta (ainsi qu'une partie du casting de la série des Sopranos). L'intrigue marche extrêmement bien reposant sur la zone grise entre les représentants de la loi et la mafia. Sans être le film le plus réaliste sur ce sujet, c'est tout de même d'excellente qualité. Je recommande chaudement.
Superbe casting (Stallone, De Niro, Keitel, Liotta..) pour ce film policier. L'histoire de ce shériff d'une ville de flics est sobre. La réalisation de James Mangold donne la part belle aux affrontements vocaux plutôt que l'action qui arrivera légèrement dans l'épilogue du film. C'est la tension, l'oppression qui dominent et grandissent au fur et mesure que l'histoire se déroule. Sylvester Stallone de part son rôle de shériff intègre loin de ses rôles de gros bras à la Rambo éclipse un peu ses partenaires tant son jeu est d'une justesse. Un rôle important dans sa filmographie.
Bon film policier sur la corruption des forces de l’ordre et de l’envie d’un homme intègre de plus de justice dans sa ville. Gros casting et un Sylvester Stallone très touchant dans son rôle pourtant loin de ce qu’on lui connaît.
Sylvester Stallone en gars mou, fatigué, timide, sous le joug de flics mafieux, gras du bide, voilà un rôle totalement inattendu pour celui qui a incarné l'essence même de l'homme viril. Ici il n'est rien de tout ça. Son jeu est plus intérieur, dans ses regards, ses épaules tombantes, son pantalon trop court, sa démarche pataude. Le duo qu'il forme avec Robert De Niro fonctionne bien, même si j'aurais aimé les voir ensemble plus longtemps à l'écran. Quant au scénario, sur fond de police pourrie, il laisse à voir une dérive dangereuse des forces de l'ordre. Il ne manquait pas grand-chose pour faire de Copland un très bon film. En l'état il peut plaire surtout aux fans de Sly et aux amateurs de films de policiers corrompus.
« Cop Land » est un film prenant, bien que parfois lent, qui met en lumière une performance surprenante de Sylvester Stallone dans un rôle dramatique intense. Le film explore la corruption policière à travers l'histoire de Freddy Heflin, le shérif d'une petite ville qui commence à réaliser les compromis moraux de ses héros, des policiers de New York, qui dominent sa communauté. Le casting, incluant des acteurs comme Robert De Niro et Harvey Keitel, renforce la puissance dramatique du film. Malgré quelques longueurs et une histoire qui aurait pu être développée davantage, les performances exceptionnelles et le scénario intrigant rendent ce film méritoire. Personnellement, j'ai été particulièrement impressionné par Stallone, qui démontre une profondeur inattendue en se détachant de ses rôles habituels d'action pour incarner un personnage plus vulnérable et complexe. (TOME 2) (Amazon Kindle).
Héros des années 1980 plus communément appelées les années Reagan, Sylvester Stallone voit sa carrière marquer sérieusement le pas au début de la décennie suivante. La saga « Rocky » qui en est à son cinquième opus commence à s’essouffler tout comme la saga « Rambo ». Si ses films demeurent rentables, Stallone voit ses concurrents comme Jean-Claude Van Damme, Bruce Willis et autres Dolph Lundgren ou Steven Seagal rogner ses parts de marché. Il tente de se diversifier sans grand succès dans la comédie, genre dans lequel il ne montre pas les mêmes dispositions que son rival de toujours Arnold Schwarzenegger. En 1996 avec « Copland », se voyant proposer le rôle d’un policier municipal gravement diminué par un handicap (perte totale d’audition sur une oreille) lui interdisant de réaliser son rêve de gosse d’intégrer le NYPD (New York Police Department) après que Tom Hanks, John Travolta, Cary Sinise et Tom Cruise aient décliné l’offre, Stallone tente encore une fois de prouver qu’il n’est pas seulement bon à jouer les héros bodybuildés. Pour l’occasion il va prendre 18 kilos, mettant ses pas dans ceux de Robert de Niro qui en avait pris 27 pour interpréter Jack LaMotta dans « Raging Bull » (Martin Scorsese en 1980) et qui lui aussi figure au générique de « Copland » dans un rôle secondaire. Un pari risqué qui s’il sera plutôt salué par la critique ne lui fera pas retrouver les sommets du box-office dans les années qui suivront. James Mangold qui réalise le film vient tout juste de se faire remarquer avec « Heavy » son premier long métrage. Miramax, la société de production des frères Weinstein décide de s’impliquer dans son projet de bâtir un film policier prenant pour cadre sa ville natale dans la banlieue New-York connue pour être le lieu de résidence d’anciens et actuels policiers du NYPD. Le scénario écrit par James Mangold met l’accent sur spoiler: la corruption liée à la consanguinité inhérente à la situation mais aussi et surtout sur les conditions très favorables offertes par la mafia pour l’installation de la petite communauté qu’elle entend ainsi avoir à sa botte. Freddy Heflin (Sylvester Stallone), enfant du pays un peu dépressif évolue donc parmi tous ces agents qu’il admire avec l’espoir secret d’un jour pouvoir rejoindre leur confrérie même si souvent raillé, il n’ignore pas le mépris qu’il leur inspire. L’intrigue qui commence un peu confusément s’enroule autour d’une bavure que la même confrérie va s’évertuer à masquer par l’intermédiaire du lieutenant Ray Donan (Harvey Keitel) celui qui traite directement avec les pontes de la mafia new yorkaise. Un inspecteur du bureau des affaires internes (Robert de Niro) va mettre son nez dans cette affaire. James Mangold qui sans doute grâce à l’entregent d’Harvey Weinstein dispose d’un casting de premier choix avec des acteurs tels Robert de Niro, Harvey Keitel, Ray Liotta et bien sûr Sylvester Stallone ayant tous accepté de baisser leur cachet au minimum requis, dirige subtilement cette distribution prestigieuse avec notamment un Harvey Keitel qui fait froid dans le dos. La corruption jamais franchement exposée dans toute sa dimension exsude pourtant tout au long du film, faisant ainsi de « Copland » un film très intrigant car particulièrement immersif. Les mœurs corrompues de cette communauté repliée sur elle-même s’immiscent de manière toxique jusque dans vie intime des couples devenus très instables. Mais celui que l’on n’attendait pas va venir remettre un peu d’ordre dans ce fricot peu ragoûtant. James Mangold montre une fois de plus que son talent peut le mener loin. Malheureusement comme beaucoup, il se laissera entraîner dans l’aventure de l’adaptation de comics ce qui ne l’empêchera toutefois pas de réaliser quelques films intéressants comme « Walk the Line » (2005) biopic très méritoire sur Johnny Cash, le remake de « 3h10 pour Yuma » (2007) ou encore « Le Mans 66 » (2019). Depuis une grosse quinzaine d’années de nombreux talents se sont un peu affadis à se perdre dans ces grosses productions un peu désincarnées qui n’ont d’autre but que divertir un jeune (pas toujours) public dont la capacité de réflexion n’est pratiquement pas sollicitée. À dessein ?