Bugonia
Note moyenne
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318 critiques spectateurs

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Angronain
Angronain

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2025
film incroyable un des meilleurs de l'année, l'ambiance est vraiment saisissante je recommande. (vu a Hong Kong où c'est sorti 1 mois avant en salles)
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 novembre 2025
Faussement original, un sous-texte politique un peu ridicule. Jesse Plemons est excellent. Emma Stone est agaçante.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2025
Vu à Montréal.

Lanthimos a annoncé prendre une pause après avoir enchaîné coup sur coup trois films. Et il a raison car ses deux derniers opus n’ont pas la maestria de « Pauvres créatures », le premeir du lot, ou du chef-d’œuvre « La Favorite », ni même de ses premiers essais comme « Canine » ou le génial « The Lobster ». Et si « Bugonia » n’est pas aussi ennuyant et fatigant que le pénible « Kinds of Kindness » et ses près de trois heures en trois segments, il n’est pas non plus du niveau des films cités précédemment. Une fois n’est pas coutume, le cinéaste grec n’a pas écrit le scénario de son film (il est de Will Tracy, à l’œuvre sur, entre autres, la petite bombe « Le Menu »). Et, fait saillant, c’est Ari Aster qui est à la production. Deux des auteurs les plus en vogue du cinéma contemporain (même si Aster a bien déçu également avec ses derniers films) s’associent pour le remake d’un film sud-coréen. C’est donc aussi curieux qu’inattendu et alléchant.

« Bugonia » débute sur les chapeaux de roue avec ses deux guignols conspirationnistes qui vont kidnapper la CEO d’une grande entreprise pharmaceutique persuadés qu’elle fait partie d’une race extraterrestre qui manipule les humains. C’est incisif, blindé d’humour noir et les dialogues sont croustillants. Mais, surtout, Lanthimos offre encore à son actrice fétiche à laquelle il a fait gagner un Oscar une prestation en or massif dont elle s’acquitte avec toutes les louanges. Il a également offert un prix d’interprétation à Cannes l’an passé à Jesse Plemons pour « Kinds of Kindness » et celui-ci le lui rend bien en se donnant corps et âme dans ce nouveau rôle. Voilà une confrontation de cinéma haute en couleurs avec deux comédiens en état de grâce. Ce qui permet de compenser pas mal de faiblesses de ce film étrange entre farce à l’humour noir et critique poids lourd du conspirationnisme (car à ce niveau ce n’est plus du complotisme réaliste!) et des grandes entreprises pharmaceutiques. Leurs échanges complètement lunaires et parfaitement écrits font tout le sel du long-métrage.

Ici, un peu comme dans le surchargé « Eddington » de Ari Aster, tout le monde en prend pour son grade. La satire du conspirationnisme est lourdingue, presque grossière, et n’y va pas avec le dos de la cuillère. C’est aussi amusant que parfois légèrement complaisant. « Bugonia » est une œuvre misanthrope au possible qui tire à boulets rouges sur tout et de manière un peu facile en enfonçant des portes ouvertes. Le pamphlet anticapitaliste et anti-riches a déjà été vu maintes fois (et en mieux et plus fin, comme chez le double palmé Rüben Ostlund), la pierre jetée à la sphère complotiste également tandis que l’alerte sur l’écologie n’est pas vraiment une prise de risque. Sur le fond, on peut trouver ce petit théâtre de la dénonciation facile et hautain.

C’est davantage au niveau de l’exécution que l’on s’amuse. Lanthimos filme encore une fois avec ses focales si singulières qui font l’originalité de son cinéma et enferme ses personnages dans un format carré. Il y a des explosions de violences presque jubilatoires qui vont souvent de pair avec les fulgurances visuelles du réalisateur. Après, ce huis-clos de deux heures est peut-être un peu trop étiré et finit par tourner en rond, notamment au milieu où la lassitude pointe le bout de son nez. Il faudra attendre une fin complètement inattendue et qui nous met en porte-à-faux quant aux véritables intentions des auteurs pour qu’on soit de nouveau investis quoique complètement perplexes. On hésite entre génie et ridicule. À vous de voir! Pas déplaisant et régi par ses acteurs, ce « Bugonia » est moyen et pas à la hauteur de nos attentes mais il dispose d’assez de qualités pour qu’on s’y amuse. Sporadiquement ceci dit.

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Braloup Philow
Braloup Philow

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2025
Une intrigue rondement menée. Une montée en tension indéniable. La part belle aux complotistes de tout bord. Il était pas mal
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2025
Excellente performance d’Emma Stone dans cette satire percutante et troublante des théories du complot.
Gauthier Aubé
Gauthier Aubé

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2025
J’ai pu voir le film en italie. Incroyable. Un scénario parfait. Réalisé de main de maître. Une musique qui sert tout aussi parfaitement le film. Un jeu d’acteur parfait. Bref, un film qui va me marquer longtemps.
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2025
Encore un tour-de-force du duo Stone-Lanthimos. Même si le film peut dérouter, il n’en reste pas moins une exceptionnelle contribution cinématographique dans la filmographie du réalisateur grec. Encore une surprise inattendue, un film cruel, drôle et féroce.
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 octobre 2025
Véritable satire à la fois loufoque et déjantée, le propos stagne avant un retournement tardif qui peine à convaincre.
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2025
Nouvelle collaboration entre Yorgos Lanthimos et Emma Stone, Bugonia est un remake du film coréen Save the Green Planet!. Centré sur un complotiste psychopathe (Jesse Plemons dans une de ses meilleures performances) qui va kidnapper une riche magnat de l'industrie pharmaceutique (Emma Stone qui livre encore un trésor d'interprétation) en tentant de lui faire avouer qu'elle est une alien venue pour asservir la race humaine.
Étonnamment, toute la trame est calquée sur le film de base, en enlevant même des éléments. Du coup, passée une excellente amorce, le film accuse d'une rythmique qui aurait clairement dû rester sur une durée d'1h30 au lieu de 2h. Pour autant, malgré son récit classique, le tout vaut pour l'excellent duo d'acteurs qui porte le film, et la mise en scène du réalisateur contemporain le plus misanthrope qui soit (même si depuis Kinds of Kindness, le cinéaste grec a aussi tendance à abuser de ses effets quand il ne veut pas renouveler sa mise en scène). Pas mal, mais un Lanthimos mineur.
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2025
vu en avp au festival du film international de La Roche sur Yon 2025. A mes yeux le meilleur Lanthimos depuis un moment (j'ai détesté les 2 précédents). Avec en plus un message de fond. Drôle et sérieux à la fois en critique de notre monde. Très plaisant et la fin est particulièrement réussie !
Josgp
Josgp

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 octobre 2025
vu en avant-première au katorza à nantes le 7/10/25.
du grand yorgos lanthimos : intense, bien barré, extrêmement intelligent, drôle, effrayant et parfaitement maîtrisé sur le fond comme la forme. bref, courez-y.
noart
noart

11 abonnés 2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2025
Jubilatoire et foutraque. Bugonia pointe avec brio et une grande intelligence notre société de vérités alternatives en nous questionnant jusqu’à la dernière minute.
Ak F
Ak F

10 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2025
Parce que faire des films sur la société post-moderne en perdition semble être le grande mode du moment, Yorgos Lanthimos avait lui aussi son mot à dire et je crois bien que c’est l’un de ses meilleurs films. Moins expérimental et plus réaliste que ce qu’il a l’habitude de faire, on retrouve néanmoins la veine absurde tragi-comique si caractéristique de son style tout en étant pris de court par quelques moments profondément tristes. Sans oublier Plemons et Emma Stone, dont le jeu d’acteur est bluffant mais franchement qui est surpris
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2025
Qui est le film ?
Bugonia est la transposition par Lanthimos d’un matériau coréen. Le film reprend librement la structure de Save the Green Planet! (2003) et s’en fait une réécriture en anglais. Le projet, porté par un scénario de Will Tracy et produit entre autres par Ari Aster, a réuni Emma Stone et Jesse Plemons dans les rôles centraux.
Lanthimos s’empare d’un texte déjà politique pour le reconfigurer à l’aune des obsessions contemporaines et pour le transposer dans son propre registre formel. Si le récit s’ancre dans des motifs immédiatement reconnaissables (l’effondrement des écosystèmes, la méfiance envers les élites pharmaceutiques et technologiques, l’obsession pour les récits de manipulation), c’est pour mieux décaler notre regard.

Bugonia est chez Yorgos Lanthimos une double opération : transposer son goût pour l’absurde et la stylisation dans un récit plus immédiatement « politisé », puis retourner ce politisé en fable où le capital et le complotisme se nourrissent les uns des autres. Le film prend pour matériau une idée simple : deux conspirationnistes enlèvent une grande dirigeante d’entreprise en la croyant extra-terrestre et l’étire jusqu’à en faire une chambre d’échos.

Par quels moyens ?
Là où Jang, dans Save the Green Planet!, recourait à l’outrance, au grotesque et à la farce débridée pour dénoncer un système social absurde, Lanthimos politise l’absurde en le rendant contemporain : la satire est moins naïve, plus ambivalente. Le rire chez Jang était brutal, cathartique, presque libérateur ; chez Lanthimos, il se fige dans la gorge, laissant place à un malaise qui persiste. Ce glissement n’est pas qu’esthétique, il traduit un changement idéologique. Là où le cinéaste coréen croyait encore au pouvoir du choc frontal pour exposer les contradictions, le réalisateur grec suggère que l’époque est trop saturée de discours et d’images pour réagir à l’outrance. Mieux vaut, pour lui, enserrer le spectateur dans un filet de doutes et de symptômes.

Cette divergence se cristallise dans la figure des protagonistes. Chez Jang, les personnages sont conçus pour susciter une empathie immédiate, pour transformer le spectateur en témoin compatissant des absurdités qu’ils subissent. Chez Lanthimos, au contraire, l’empathie est tenue à distance. Les personnages existent comme surfaces d’observation, pas comme relais émotionnels.

À l’échelle la plus directe, Bugonia parle de crédulité et de colère : comment des existences marginales trouvent dans le complotisme un récit qui donne sens et puissance. Mais Lanthimos ne s’arrête pas au portrait psychologique. Sa cible n’est pas une entité unique mais un système d’interactions (techno-élite, finance, écologie instrumentalisée, conspirationnisme) que le film assemble sans proposer de solution claire. Bugonia se tient alors comme une autopsie plus que comme un manifeste, exigeant du spectateur qu’il mesure l’épaisseur du désastre. Cette double lecture est son ambition principale.

Lanthimos conserve son idiome : dialogues secs, répliques qui tombent, ironie froide. Mais ici la fable est moins “ontologique” que "situationnelle". Ici, l’absurde naît d’un contexte plausiblement contemporain. C'est ce leger décalage qui affine la force critique du film : l’humour noir cesse d’être pure distanciation esthétique pour devenir arme politique. Il dégonfle les postures héroïques des deux camps et met à nu la vacuité de leurs certitudes.

Le film organise son récit autour d’un huis clos (la planque des ravisseurs) et d’échos extérieurs. Ce dispositif invite à l’escalade inéluctable. À mesure que les preuves s’accumulent (ou se fabriquent), l’espace se referme et le délire s’intensifie. Le spectateur n’est jamais invité à juger de l’extérieur ; il partage l’instabilité cognitive des personnages, oscillant entre suspicion et certitude. Ce dispositif montre comment la « post-vérité » n’est pas seulement un problème abstrait, mais une expérience vécue : celle d’un monde où la saturation d’informations rend chaque récit plausible, et chaque doute corrosif.

Emma Stone, rasée pour empêcher ses communications extraterrestres, incarne une puissance froide et énigmatique. Jesse Plemons donne au convaincu une douceur inquiète qui rend sa radicalité crédible. Lanthimos ne filme pas leurs émotions comme transparence, mais comme opacité.

L’entrée éco-critique donne au film sa matière la plus immédiate : l’image des insectes, la menace de leur disparition, la métaphore de la bugonia qui fait naître la vie de la mort. Lanthimos inscrit l’écologie non comme décor mais comme système de dépendances fragiles. Le kidnapping d’une PDG supposée extra-terrestre devient une parabole de cette anxiété : croire qu’un être non-humain gouverne nos existences traduit l’intuition, confuse mais juste, que la survie collective dépend d’équilibres invisibles.

Enfin, la cible des ravisseurs n’est pas une figure neutre : elle incarne l’entreprise pharmaceutique, la finance, la technoscience et l'aliénation. Le film interroge ainsi la manière dont ces puissances organisent le réel et deviennent par là les catalyseurs du complot. L’écologie fournit l’urgence, la post-vérité la forme narrative, et le pouvoir corporate le théâtre où ces tensions se déploient. Imbriqués, ces trois axes composent une lecture du monde comme système de vulnérabilités : biologique, cognitive, politique.

Quelle lecture en tirer ?
Bugonia laisse derrière lui l’impression d’un film-laboratoire. Lanthimos ne propose ni réconciliation ni issue, mais une cartographie des crises entremêlées qui structurent notre présent. On sort du film non pas avec la leçon d’un pamphlet, mais avec le trouble d’une autopsie. C’est dans cette tension que réside, à mes yeux, la force et la limite du film : Bugonia ne tranche pas, il expose. Il ne ferme aucune question, il les multiplie.
Lassagne
Lassagne

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2025
Vue en avant première au festival du film américain de Deauville. Cette comédie de science fiction et film d’honneur tourne en dérision tous les maux du monde d’aujourd’hui.
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