Dans la continuité, et la fidélité des ovnis de son auteur, qui parvient de nouveau à créer un univers singulier, ou le réalisme côtoie l'hystérie, et l'allégorie d'un humour noir, délirant et hallucinatoire. Ce film est déconcertant, surprenant, cynique et fantastique, ou science, croyance et méfiance luttent dans un jeu de manipulation, d'interprétation et d'oppression. Un constat cruel sur la fragilité de l'humanité qui abreuve sa propre folie dans un cycle de répétition, d'information, et de frustration auxquelles se raccrocher, funèbre déclin d'absurdité, de liens déconnecté, pour une rupture déjà programmé.
Trop de certitude élaboré qui finalement ne peuvent que s'incliner face à la vérité, ou se mêle la beauté, et la férocité du silence, sourd et muet, c'est ce vide frontal et radical qui vient butiner ces fleurs du mal.
D'un autre côté, on pourra trouver le temps long, avec une intrigue qui tourne en rond, un film un peu statique, et fanatique, avec quelque scène de violence créant le malaise, une farce un peu trop forcée, ou toutes les ficelles sont étirées, de la dénonciation facile en utilisant tout les sujets actuels pour s'adresser aux plus grands nombres, comme s'il suffisait de piocher dans l'actualité pour faire un film.
La parabole est bien trop limpide, captant les ondes d'un espace déjà trop connu, on joue avec les théories du complot, les vérités alternatives, cherchant coupable et responsable à cette boite de pandore déjà bien ouverte.