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Brunovandaele53
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3,5
Publiée le 22 décembre 2025
Début un peu long on est vraiment dans un film d'otages banal sadidue et violent la fin originale et grandguignole mais c'est très bien joué crédible aux usa
Le nouveau Yórgos Lánthimos est arrivé. Qu’on aime ou pas le cinéma du bonhomme, chacun de ses films est désormais un événement. 120 minutes qui vont encore faire beaucoup parler. Deux jeunes hommes obsédés par les théories du complot kidnappent la PDG d’une grande entreprise, convaincus qu’elle est une extraterrestre déterminée à détruire la planète Terre. Le cinéaste de The Lobster, Mise à mort du cerf sacré, La favorite, Pauvres créatures ou Kinds of Kindness, fidèle à son habitude, surprend, dérange – quand il n’irrite pas certains – même s’il semble s’être débarrassé pour l’occasion de tous ses tics et outrances maniéristes pour se concentrer sur un scénario qui vous laisse totalement abasourdi. Et franchement, ça fait du bien. Après The Brutalist de Brady Corbet et Une Bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson, c’est le seul film entièrement tourné au XXIème siècle en Vistavision – 35mm -. Pour ne finir avec la technique, Lanthimos a laissé tomber son fish-eye et son grand-angle dont il fait d’habitude un usage immodéré. Du fait que ce film est un remake d’une production coréenne, cette fois le cinéaste n’a pas signé le scénario. Disons-le, ça démarre assez classiquement par le kidnapping d’une femme brillante par un apiculteur paranoïaque obsédé par les théories du complot, et son jeune cousin, un garçon fragile, un tantinet bas de plafond. A partir de là suit un long épisode absurde et terrifiant, sous forme de confrontation drôle et tragique, grotesque et glaçante, où la logique finit par vaciller. Mais au passage, Lanthimos en profite pour interroger la société contemporaine, ses peurs légitimes, tout en fustigeant la toute-puissance des multinationales, l’exploitation, la fracture sociale. Puis vient l’incroyable twist dont je ne vous dirai rien sinon qu’il vous laissera pantois et assis bien au fond de votre fauteuil. Somptueux ! La collaboration quasi frénétique entre notre réalisateur et son égérie Emma Stone, a tout de même généré 3 films en 3 ans. Une fois de plus elle se taille la part de la lionne dans son face à face, pour le moins musclé avec l’excellent Jesse Plemons. On citera volontiers les participations d’Aidan Delbis – acteur neuro-divergent qui en est à sa 1ère expérience à l’écran, mais qu’on devrait revoir -, et Stavros Halkias. La mise en scène virtuose et la photographie exceptionnelle subliment une expérience psychologique intense qui n’oublie pas de bousculer nos certitudes contemporaines. Incontournable.
Belle petite surprise que ce Bugonia, après l’idéologiquement douteux Pauvres créatures du même réalisateur. Autant ce dernier était grotesque dans sa mise en scène, tout en fish-eye et ses décors à la Terry Gilliam, autant ici les effets sont mis de côté au profit de quelque chose de plus psychologique. Faire un thriller complotiste est une idée assez brillante pour parler des maux de notre société moderne. Hélas, bien que divertissant, le film manque de mordant. Ce n’est pas un poil à gratter, comme auraient pu le faire Paul Verhoeven ou les frères Coen. La fin est en revanche complètement ratée et visuellement ringarde. Elle est à côté de la plaque et donne raison aux complotistes. Une fin ambiguë aurait été largement préférable. Déjà que Pauvres créatures était, selon moi, ignoble et indéfendable d’un point de vue moral, on dirait bien que le réalisateur aime la provocation. Heureusement, Emma Stone et Jesse Plemons sont excellents. Ils sont clairement le point fort du film. Un petit thriller sympa, drôle par son ironie et son absurdité, et à la fois cruel. Il manque juste de profondeur et de recul dans son regard sur la société. Il n’est pas aussi intelligent et profond que son titre.
Ce qui est bien (parfois) avec Lanthimos, c'est qu'il ose, sans trop de limite. On est un moment un peu sceptique face à cette dénonciation de complotistes tarés, certes bienvenue mais qui tourne un peu en rond. Mais on sent que ce long huis-clos n'a été réalisé que dans le but de mettre en valeur les deux séquences finales. Au final follement original (même si c'est un remake)
N'étant pas particulièrement un grand connaisseur de l'univers de Yorgos Lanthimos, je me suis laissé gentiment séduire par son côté complètement barré et décalé. Après avoir vu Bugonia, on peut facilement dire que ce réalisateur grec maîtrise l'absurde et le rend jouissif, que ce soit par une esthétique visuelle que j'ai trouvé très soignée et des dialogues vraiment géniaux qui donnent un rythme et un ton très humoristique au récit. Le thème choisit est très actuel et nous permet de nous identifier très facilement aux personnages car on est constamment exposés à diverses théories du complot complètement loufoques. Mais la ou Bugonia fait fort, c'est qu'a mesure que l'intrigue se met en place, le spectateur se pose de plus en plus de questions tellement chacun des partis semble sincère dans leurs démarches. Jesse Plemons (un des plus grand acteurs de notre génération selon moi et qui le confirme une nouvelle fois dans ce rôle principal) est persuadé qu'Emma Stone (la aussi une immense actrice) est une extra-terrestre qui souhaite détruire notre monde, avec l'aide de son cousin un peu simplet, il entreprend pour dessein de la capturer afin de la mettre face à la vérité. Bien évidemment, on prend parti pour Emma Stone car les martiens n'existent pas, mais de nombreuses choses sont a lire entre les lignes, que ce soit sur l'écologie, le capitalisme et bien d'autres problématiques géo-politiques de notre époque. C'est ça qui est fort dans ce film, faire passer des messages humanistes à travers l'absurde, je trouve ça très poignant et efficace. Je déplore cependant un très léger manque de rythme au début du film qui le rend un peu longuet à démarrer, bien que la fin soit fanfaronnesque !
Remake du Save the Green Planet! de Jang Joon-hwan, Bugonia est un film pouvant laisser un goût mitigé. Effectivement, on peut apprécier l’originalité du récit (même si c’est plutôt le long-métrage sud-coréen qu’il faudrait féliciter pour cela) mais on peut aussi trouver que Yórgos Lánthimos livre une œuvre au rythme un peu trop mou pour être réellement passionné par ce qui se passe à l’écran. Ainsi, on sort de la salle sans avoir détesté sa séance mais sans avoir non plus réellement envie de revoir rapidement ce long-métrage.
De Yorgos Lanthimos (2025). Un très bon thriller qui glisse peu à peu vers le fantastique en nous donnant une fin à la fois aussi invraisemblable que surprenante. Le film est bien réalisé et efficace commençant par une série d'évènements qui laisseraient à penser à une comédie assez potache tant les personnages sont un peu loufoques . Mais peu à peu le film en thriller glisse vers le fantastique nimbé de conspirations complotantes assez délirantes . le film est totalement assumé dans son côté délirant avec des personnages carrément perchés . Quand à l'interprétation elle est souvent excellente avec une Emma Stone toujours aussi sexy et pleine de talent ! Ce malgré un look qui la change totalement . Sans oublier Jesse Plemons et Aidan Delbis totalement délirants et attachants .
Pourquoi pas... comme pour les films précédents : l'image est belle, les sont , le scénario est original. Tout pour proposer un divertissement plutôt réussi sur un fond de multiples morales, plutôt légères, à la fois écologiques, sociales et sociétales. Beaucoup moins grandiloquent que Pauvres Créatures, le film est plus bavard et lent ce qui ne sont pas des défauts. J'aurai juste aimé que le côté absurde assumé du film arrive un peu plus tôt pour que je sois impliquée de bout en bout.
Assez spécial comme film mais j'ai quand même bien apprécié. Le casting est juste exceptionnel : - Emma Stone est brillante - Jesse Plemons est stimulant - Aidan Delbis est attachant Ca n'e m'étonnerait pas que le film soit récompensé au Oscar, ça serait complétement mérité ! Je trouve qu'il y a des similitudes à Eddington (et pas simplement parce qu'il y a Emma Stone dans les 2 films). La fin est très original. J'ai ressenti plusieurs émotions durant le film, je me suis demandé si Yorgos Lanthimos était un génie ou si il était juste prétentieux. Beaucoup de dialogues mais pas au point de s'ennuyer. Je recommande si vous aimez Emma Stone et Jesse Plemons et si vous voulez voir un truc bien taré (Non, mais quand même, ils sont sacrément cinglé !)
Le cinéma de Yorgos Lanthimos est toujours difficile à appréhender. Son nouveau film est un peu barré, déjanté. Il est porté par les excellentes prestations de Emma Stone et Jesse Plemons. C'est une fable écologique sur fond de fin du monde mêlant kidnapping psychopathe, lobby pharmaceutique et présence extra terrestre. On se laisse néanmoins porté par le récit. Un film singulier.
Après un Kinds of Kindness soporifique, Lanthimos est de retour avec une satire politique et sociale, doublée d'une parodie SF, excentrique et corrosive. Emma Stone crève l'écran, et la malice du réalisateur de The Lobster est de retour.
Comme toujours avec Lantinos, on ne peut pas rester insensible à sa patte, il propose du récit et de la mise en scène, on aime et on souffre en voyant ce film, on est diverti et on est provoqué, on passe par tous les états et la liberté et l'audace de ce film l'emportent sur parfois un manque de cohérence, quand on cherche la petite bête. Et les acteurs, actrices sont énormes ! Jouissif et ambivalent, on ressort avec ces sentiments. A voir pour la singularité et la force du récit, la croyance dans le cinéma.