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Isabel I.
50 abonnés
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2,5
Publiée le 11 février 2022
Quand je parcours le bref résumé de Allo ciné : "Shauna 70 ans, Pierre 45 ans ... une femme désirable qu'il n'a pas peur d'aimer..." moi je pense alors à Rose de Aurélie Saada film si délicat. Et là j'extrapole car j'imagine déjà un joli moment. Mais à tord ! Le problème, une fois lu ce pitch tu as déjà presque vu le film. En fait il ne se passe plus grand chose d'autre. Oui, il y a bien quelques hésitations, réactions mais pas trop de vraies interrogations. Je me suis ennuyée, je n'ai pas été touchée. Ni par Fanny Ardant qui joue de manière très linéaire, très éthérée tout au long de l'histoire, un jeu qui manque de nuances, ni par Melvil Poupaud, il ne m'a jamais trop charmé et là pas plus. Je serai brève car je n'aime pas l'idée de critiquer un film qui est plein de bons sentiments . Et surtout mon argumentaire est faible : juste pas sensible à cette histoire qui sonne faux. Rien de vraiment raté non juste je suis restée à coté. L'intention était bonne mais le résultat est décevant.
Peu importe que l'on s'identifie ou non aux personnages. L'important est de de croire à cette histoire d'amour improbable qui naît sous nos yeux de spectateurs. Le film " les jeunes amants " est pudique et tout en nuances. On ne se lasse pas d'entendre la voix sensuelle de Fanny Ardant et d'être séduit par son regard ténébreux. On succombe très vite au charme de Melvil Poupaud. Les seconds rôles sont épatants, avec une mention particulière pour Cécile de France.
Comédie dramatique ? Deux personnes qui s’attirent et se retrouvent l’un et l’autre malgré l’écart d’âge, qu’est ce qu’il y a de dramatique là-dedans ? Surtout que les mœurs et l'acceptation sociale ont bien évolué et c’est heureux. Ce scénario relève davantage de la romance. Et dans ce registre, il faut pouvoir se reconnaître, s’émouvoir, adhérer ou rejeter, en un mot vibrer avec le sujet et les personnages. Ce sera à chacun d’apprécier. Force est de constater que tous les spectateurs d’une séance ne restent pas jusqu’à la fin. C’est long (presque deux heures). C’est lent puisque c’est long et que dès que la situation a été cernée et posée il n’y a plus matière à grands développements. J’ai lu que des critiques pensent à « Love Story » (1970). A cause de l’intrusion de spoiler: la maladie sans doute dans la relation amoureuse. Mais quoi d’autre ? Au détour d’une scène, ce sont quelques images de « Mourir d’aimer » (1971) qu’on voit. C’est sans nul doute une référence assumée et un message dans le scénario. Sauf qu’aujourd’hui il n’y a plus de tels interdits sociaux, familiaux, sociétaux à des relations s’écartant de ce qui a été la norme. Le scénario n'aura d'ailleurs pas été enrichi et complété de vents contraires, autre que quelques interrogations du cercle amical et familial. Comme si ce film avait raté son époque !
J'avais hâte de retrouver ces deux merveilleux acteurs dans une histoire d'amour peu banale et je n'ai pas été déçue ! Beau film sensible et tout en pudeur. Shauna, qui "n'est pas une femme architecte mais une architecte" (Fanny Ardant, toujours aussi passionnée) vit un dernier amour avec Pierre (Melvil Poupaud, toujours séduisant). Une mention spéciale pour Cécile de France qui est aussi très juste dans son rôle d'épouse blessée.
Bouleversant au sens plein et magnifiquement joué par tous les acteurs - les 5 principaux... très grande sensibilité du jeu, des dialogues sublimés par la caméra et les plans d'acteurs ou autres... bravo à Carine Tardieu et merci à Solveg Anspach toujours dans nos coeurs
L'un des rares mérites de ce film, par ailleurs issu du tout-venant d'un cinéma français peu inventif, c'est d'aller contre cette loi d'airain qui pousse loin des caméras les actrices qui ne sont plus des jeunettes. Donc, oui, merci pour ce grand rôle offert à une septuagénaire. Mais après, que voit-on se dérouler sur l'écran ? Une bluette molle, dans laquelle on a voulu charger la barque pour faire bonne mesure sur le projet de faire pleurer dans les chaumières. Malheureusement, le public n'est pas ému et voit surtout les grosses ficelles d'un récit filmique longuet. "Vous reprendrez bien une louche d'Irlande sous la pluie, une cuillerée de TGV, une tartine de musique facile" semble-t-on nous dire. Lors d'une conférence donnée dans un amphi de fac, le personnage incarné par Fanny Ardant répond sèchement à une question contenant la formule "femme architecte" par un "Je ne suis pas une femme architecte, je suis une architecte", et c'est peut-être un plaidoyer pro domo de la réalisatrice pour rejeter le cliché d'une mièvrerie qui serait spécifiquement féminine; entièrement d'accord, à condition que cette mièvrerie n'imprègne pas tout le film. On ne sait pas ce que cela aurait donné si Solveig Anspach, disparue prématurément, avait elle-même porté à l'écran son propre scénario, mais par exemple Lulu femme nue, film féministe, est tout sauf mièvre.
Pour une fois que la grande différence d'âge dans une relation amoureuse est traitée dans ce sens, quel dommage! on ne voit que souffrance et tristesse dans cette histoire; lui coller une maladie en plus! pourquoiiii? Bon c'est inspiré d'une histoire vécu je crois... Mais en vouant presque d'emblée à l'échec cette histoire d'amour, ça envoie un très mauvais message qui conforte les clichés. D'autant que l'inverse, l'homme plus âgé est un non sujet. Déprimant.
On n'y croit pas une seconde ! c'est tiré par les cheveux, on ne ressent pas l'attirance ni le coup de foudre. Il n'y a aucune gaité dans ce nouveau couple, il pleut tout le temps. Et en plus elle a un gros problème de santé !
Voilà un film qui gagne la partie à la fin seulement. Le début est une longue mise en place qui parfois confiné à de la lourdeur. Mais une fois des personnages posés, une fois les situations décrites, le drame peut avoir lieu. Ou plutôt les dramed en cascade, générés par cette situation. Il faut dire aussi que c'est Fanny Ardant qui permet au film de gagner en puissance au fil des minutes. Je n'ai jamais été convaincu par Melvil Poupaud ce film ne me feras pas changer d'avis. Cécile de France est limites, pourquoi à elle été affligée de pareilles lunettes ? Et sa coiffure à la Frida Oumpahpah ? les autres acteurs ne s'en tirent pas mal. Il s'agit à l'origine d'une histoire vraie mais la personne qui avait imaginé le film au départ a disparu et l'histoire a été reprise finalement par cette réalisatrice. Nous sommes dans un milieu protégé on vit dans les beaux appartements Paris, on vit à Lyon dans une cité (curieux pour un oncologue réputé) on file en TGV, on a une maison en Irlande tout và bien. C'est pourtant ces privilégiés qui soufrent et aiment comme d'autres c'est pour cela que le film est touchant au bout du compte.
Carine Tardieu signe un film touchant. Elle y raconte l’histoire d’amour entre Shauna, 70 ans et Pierre 45 ans. Beaucoup de délicatesse malgré quelques longueurs…
Très beau film, très émouvant, pudique, avec une Fanny Ardant naturelle (sans chirurgie et tant mieux contrairement à beaucoup d'actrices...) et toujours aussi charismatique, Melvil Poupaud aussi naturel et convaincant. Une ambiance et réactions réalistes dans cette histoire filmée tout en finesse, délicatesse, avec des plans qui n'ont pas besoin de paroles pour comprendre le ressenti de chacun. J'aurai imaginé un peu plus de passion et un amour plus puissant entre les deux acteurs et que cette période du film soit plus exploitée...
« Les jeunes amants » de Carine Tardieu avec Fanny Ardant et Melvil Poupaud. Merveilleuse Fanny Ardant, sensible, délicate, émouvante, sensuelle. Il faut dire que son amoureux Melvil Poupaud est en osmose de délicatesse, de sollicitude, de tendresse, de beauté, d’amour. Ils étaient faits pour se rencontrer. On y croit, on palpite, on respire le même air qu’eux.. Peut on être sensuelle à 70 ans ? Oui, mais n’est pas Fanny Ardant qui veut. Au détour, un souvenir fugace d’ Annie Girardot dans « Mourir d’Aimer » et sa petite musique fragile. Une autre grande amoureuse, pour nous faire encore aimer la vie et croire en toutes ses éventuelles possibilités.