Après un prologue sans doute superflu le récit se met en place de façon très naturaliste, très réaliste, avec une immersion tout en délicatesse et sans effet démonstratif. Ainsi, l'homme (gendre idéal comme on dit pas un défaut !) avoue aussitôt à son épouse sa première faute, et son épouse (Cécile de France déchirante !) en retour de pardonner aussitôt car c'est l'homme de sa vie et qui fait la part des choses entre sentiment et sexe... Jusqu'à ce qu'elle apprend qui est la maîtresse ! Donc tromper n'est pas un soucis mais pas avec une vieille (?!) Mais chacun assume, de manière pourrait-on dire finalement tout à fait mature et responsable ce qui n'empêche pas que "ça fait un mal de chien". On s'agace donc un peu, mais la force des émotions arase ces détails pour nous bercer d'une histoire d'amour forte qui pose des questions toujours essentielles : a-t-on tous le droit à l'amour ?! etc... En conclusion, le film est un drame amoureux parfaitement écrit, quelques poncifs dommageables, mais qu'on excuse tant les émotions sont empreint de sincérité et de subtilité merveilleusement incarnées par des acteurs inspirés. Un très bon moment. Site : Selenie
Malgré quelques longueurs au début ce film est juste bouleversant....on reste suspendu . Les jeux d'acteurs sublimes,couple magnifique. Un joli film qui fait du bien car on y est dans les vrais sentiments, les vraies émotions. J'irai le revoir encore , j'en n'ai pas eu assez
A part le début où l’on imagine le scénario se poursuivre cousu comme du fil blanc car l’acteur dévoile trop tôt ce qui va se passer ensuite, j’ai été profondément touchée par ce très beau film magistralement joué par Fanny Ardant, Melvil P et Cécile de France.
On a beaucoup de mal à croire à cette histoire d'amour. Pourquoi pas un tel coup de foudre décalé mais on aimerait comprendre ce qui motive cette attirance incongrue. Elle n’est en demande de rien, lui est heureux dans un couple bien assorti, avec la splendide Cécile de France et des enfants aimants. La mise en scène est on ne peut plus classique, le film s’étire en longueur pour décrire une situation amoureuse qui se dégrade, on ne sait trop pourquoi. Décidément, on aurait peut-être dû aller voir une version sous-titrée... C’est lourd, c’est pesant, on s’ennuie pas mal, ça frôle souvent le mélo. Ardant fait du Ardant, cela passe de plus en plus difficilement, même si elle reste une actrice d’exception. Mais peut-être pas dans un tel rôle, au risque de s’attirer la pitié, ce qu’elle ne mérite pas. J’ai trouvé Melvil Poupaud un peu fade, à moins que ce ne soit le rôle de ce médecin qui le soit.
Le film a du mal à décoller, je n'ai pas ressenti le coup de foudre, la passion, bien sûr il y a de la retenue car on imagine que les futurs amants sont eux-mêmes étonnés de leur attirance mutuelle... mais les acteurs nous emportent, on y croit et, bien que la deuxième partie tarde à aboutir, je n'ai pas regretté le déplacement !... un tel sujet méritait plus de fougue.
QUELS TALENTS ! Réalisatrice, Acteurs, Responsable bande son (que de délicatesse dans le choix des musiques)... ! Melvil Poupaud, je l'ai aimé en drogué, en transsexuel, en cancéreux, en catholique...! Aujourd'hui, je l'ai adoré en amoureux d'une vieille ténébreuse... son regard tombé du nid et son air de ne pas y toucher m'ont complètement transportée dans cette nouvelle LOVE STORY (souvenez vous de celle de 1970 avec Ali MacGraw), jamais banale, à la fois commune et extraordinaire et ce dès les premières secondes du film...! A noter que la réalisatrice sait filmer le clair obscur irlandais comme nul autre... Un seul bémol : la ringardise du titre ! Il fallait l'appeler love story 2 !
Fanent Ardant sublime comme à son habitude, entourée de très bons acolytes. La passion au delà de toute les barrières et quelques belles leçon de vie <3
Alerte chef d'œuvre Pour ceux qui ont adoré Sur la route de Madison, j'ai trouvé cette même émotion dans ce film absolument superbe. Bon, d'accord ce n'est pas du Clint Eastwood, mais la qualité est la même. A vos mouchoirs, dans la salle obscure du cinéma, ça ne se voit pas.
J'ai adoré ce film tout en délicatesse, justesse, tout est dit avec pudeur, très bons acteurs, très bonne interprétation , une plongée dans la vie réelle sans jugement, à voir !
Fanny Ardant amoureuse...cela suffisait à me voir illico au cinéma! Elle y est vibrante, douce, et des qu’elle sourit et nous enveloppe de sa voix soufflée... je n’avais jamais remarquer la beauté de Melvil Poupaud, là il est adorable, intense, si présent. Bref j’aurais pu les regarder se regarder et converser pendant des heures ! Alors pourquoi tant d’aspects funèbres !!?? Pourquoi en rajouter dans le mélo?! Dommage. Et si c’était une série et que la saison 2 commençait dans le salon de thé de la dernière scène? Un peu d’audace que diable! Moi je les veux amoureux éclairant de leur amour le monde autour d’eux, se réjouissant, riant, courant sur la plage... sans mièvrerie, avec leurs magnifiques fêlures et défauts. Alors saison 2, svp!
Que de longueurs !!! Et surtout, intriguée par le scénario étant une septuagénaire avancée, je voulais savoir comment expliquer cet amour entre une femme âgée et un homme marié plus jeune, qui plus est, père de famille. J'avoue ne pas avoir été convaincue, si ce n'est que médecin dans l'âme il continue son métier avec un être qui lui est cher. Mais quand même, sans citer à qui je pense, cela me paraît immoral et pour être vraiment un couple, improbable.... Il y avait d'ailleurs dans la salle que des personnes entre 60 et 80 ans...Inintéressant à souhait.
Un grand mélo, avec une Fanny Ardant bouleversante. Est-ce que les histoires d'amour ont une date de péremption? Le film pose la question avec une grande sensibilité. On rit, on pleure, on aime, assurément un des bons films de cette début d'année.
Pierre (Melvil Poupaud) a quarante-cinq ans. Il est chirurgien à Lyon, marié et père de famille. Quinze ans après l’avoir croisée durant une nuit de garde, il retrouve Shauna (Fanny Ardant), une architecte à la retraite qui fut la meilleure amie de la mère de Georges (Sharif Andoura), le meilleur ami de Pierre. Entre Pierre et Shauna, malgré l’écart d’âge, c’est le coup de foudre.
Sur une idée originale de Solveig Anspach, décédée en 2015, Carine Tardieu, qui avait déjà signé trois films plein de délicatesse ("La Tête de Maman", "Du vent dans les mollets" et "Ôtez-moi d’un doute" qui m’avait conquis), explore un sujet quasiment inédit et bien dans l’air du temps : la liaison adultère d’un homme dans la force de l’âge avec une femme de vingt-cinq ans son aînée.
On imagine mal qui mieux que Melvil Poupaud et Fanny Ardant auraient pu interpréter de tels rôles. Lui, séduisant en diable, la barbe poivre et sel, voit ses certitudes se fracturer devant la passion qui l’emporte. Elle, dont l’âge n’enlève rien au charme magnétique, a toujours cette voix renversante à laquelle aucun être normalement constitué ne saurait résister. Ils sont appuyés par des seconds rôles impeccables : Sharif Andoura déjà cité, Florence Loiret-Caille qui démontre que son talent ne se réduit pas au seul rôle de Marie-Jeanne dans "Le Bureau des légendes" et surtout Cécile de France dans un rôle à contre-emploi qu’elle interprète avec un masochisme bouleversant.
"Les Jeunes Amants" a peut-être le défaut de verser dans la tragédie, de prendre un peu trop au sérieux une histoire qui aurait pu être racontée avec plus de légèreté. Il a un autre défaut : ses vingt dernières minutes qui semblent tourner en rond autour d’une conclusion qu’il n’arrive pas à trouver et qui finalement s’avère médiocrement convaincante. Pour autant, il n’en reste pas moins un mélodrame poignant, propre à séduire tous les spectateurs, homme ou femme, jeune ou moins jeune.