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3,0
Publiée le 27 juillet 2010
C'est le grand Pier Paolo Pasolini qui suggèra à Bernardo Bertolucci de rèaliser son premier long-mètrage: "La commare secca"! On reconnait dans ce film à la mise en scène èlègante qui èpouse le rècit de chaque personnage, une tentative d'assimilation de la leçon de Pasolini (notamment dans une certaine façon d'aborder la description de la vie des banlieues à Rome), en même temps qu'on y dècouvre les qualitès propres (et les dèfauts aussi) au jeune Bertolucci! Curieusement inèdit en France et construit sous la forme de sketches, "La commare secca" est l'occasion de voir Bertolucci (à seulement 21 ans) se familiarisait avec les techniques du cinèma et les recherches poètiques auprès de Pasolini...
« L’enquête » est le prétexte pour dresser le portrait de personnes insignifiantes et ennuyeuses. Un film d’auteur hautement insupportable par ses personnages peu avenants et une mise en scène pompeuse.
Premier opus de Bernardo Bertolucci, réalisé en 1961, le cinéaste à 21 ans. Bertolucci a travaillé comme assistant de Pasolini sur " Accatone" ( premier long métrage formidable de PP Pasolini) et Pasolini lui offre le scénario de " la cammara secca".
En argot de Rome la cammara secca c'est " la mort" et le premier titre sous lequel fut exploité le film en France " les recrues" est non seulement ridicule, mais n'a tout simplement rien à voir avec le sujet du film.
Il sera ensuite diffusé lors d'un passage au cinéma de minuit puis lors de sa ressortie en salle sous le titre " la camarde" plus fidèle au scénario ( la camarde, rappelons le, c'est la mort en argot ).
On a beaucoup dit que " la cammara secca" avait à voir avec " Rashomon" de Kurosawa. Un même évènement ( ici le meurtre d'une prostituée) est raconté sous forme de flashbacks par différents suspects interrogés par la police.
Ce qui est exceptionnel avec cette première entrée en matière de Bertolucci, c'est qu'à 21 ans, il réussit un opus qui ne dépareille en rien au regard du travail des maîtres du cinéma italien, alors en plein âge d'or.
On retrouve ici l'esprit des premiers opus de Pasolini ( Italie des mauvais garçons, des voyous, la pauvreté aussi, un certain côté vénéneux des personnages...) dans ce titre, qui trouve des cousinages avec " Accatone".
L'amateur du cinéma du patrimoine ne le manquera pas ; ce n'est certainement pas ( du moins selon moi) et malgré sa relative confidentialité, un film mineur de Bertolucci.