On ne le répétera jamais assez, un film est une fiction et non un documentaire , les ergoteries sur la vérité historique ne sont donc pas de mise, le film prend pour base les accords de Munich pour s'intéresser à l'action de deux anciens élèves d'Oxford, l'un anglais, l'autre allemand. Ça dure 130 minutes et on est scotché dans notre fauteuil tant la réalisation est brillante, les reconstitutions bluffantes jusque dans les petits détails, le jeu d'acteur exceptionnel, Jeremy Irons bien sûr mais aussi George MacKay (et ce n'était pas gagné d'avance avec son physique à la Tintin) C'est passionnant, fascinant, intéressant. La seul grosse fausse note (oublions les petites) est le choix de l'acteur jouant Hitler qui ne le fait pas du tout.
Peu de films se sont portés sur la conférence de Munich, cette tentative méritait donc l'attention. Le résultat est mitigé. La reconstitution est réussie et on n'en regrette d'autant les incongruités historiques qui nourrissent l'intrigue. C'est un bon film de divertissement mais un film d'histoire discutable.
Un solide film, tiré du roman de Robert Harris. Bien construit et très bien interprété il nous fait re-découvrir une page de notre histoire contemporaine : les accords de Munich de 1938. La reconstitution de l'époque est très réussie et Jeremy Irons campe magnifiquement le premier ministre anglais Neville Chamberlain.
Un bon film.... ou comment le destin bascule pour un rien Moi qui aime l'histoire et particulièrement la second guerre mondiale, je l'ai trouvé intéressant.
thriller sur un pan de l'histoire , Jeremy Irons d'une ressemblance extraordinaire, saut qu'un moment on ne croit pas réellement à cette histoire . tant cela paraît facile d'approcher le monstre suprême qui lui n'est pas ressemblant
Une petite production Netflix , au scénario un peu juste et à la mise en scène poussive . Les acteurs font ce qu'ils peuvent mais le film manque de tonus et de rythme.
Ce qui est bien c'est l'éclairage sur cet événement dans le contexte de l'avant seconde guerre mondiale. La diplomatie, les tractations, les jeux de puissants face à un ennemi implacable. Il y a comme un goût de déjà vu aujourd'hui, avec le conflit russo-ukrénnien. Espionnage, double jeu. Sans l'appuis d'une résistance allemande, la guerre n'aurait certainement pas été gagnée. Quel crédit accorder à ce film sur le plan historique ?
Si le film est parfaitement interprété et suscite un suspense maîtrisé , il passe tout de même à côté de biens des enjeux diplomatiques ( la France et l'Italie ne figurant qu'en ombres chinoises) . Surtout le postulat d'un Chamberlain cherchant à gagner du temps pour mieux préparer le Royaume-Uni à l'inévitable conflit ne tient pas la route . Les Alliés réarmaient de fait depuis au moins 1935 et les indices d'une complaisance britannique envers Hitler et Mussolini ne manquent pas . Rappelons l'abandon total de l'Ethiopie puis de l'Espagne par les démocraties occidentales . On connaît la dette que toute l'Europe doit au Royaume -Uni à partir de 1940. Le pays n'a pas besoin d' une réécriture de l'Histoire pour la laver des lâchetés et compromissions des années 30 . Tous ont eu leur lot dans cette affaire : pas la peine de se chercher des excuses. Le cinéma historique est hélas de plus en plus coutumier du fait : on le préférera dans le registre du réquisitoire nuancé plutôt que dans les plaidoiries de mauvaise foi .
Porté par un excellent Jeremy Irons davantage que par les jeunes interprètes, le récit d'une course contre la montre perdue d'avance échoue à instiller un véritable suspense même si les questions liées aux choix politiques se posent avec acuité. Très intéressant d'un point de vue réflexif, le film manque de puissance cinématographique par sa volonté de se rapprocher d'un documentaire. Pertinent historiquement.
Disons-le tout de suite, ce film est une uchronie. On sait dès le départ que la tentative d'empêcher la signature des accords de Munich échouera. Si ce film est intéressant, c'est en premier lieu pour la qualité exceptionnelle des interprètes : George MacKay, Jannis Niewöhner et Jérémy Irons notamment. Le comédien qui incarne Hitler ne lui ressemble pas du tout mais est remarquable d'intensité redoutable. La tension est palpable tout au long et l'époque parfaitement bien restituée. Au final, le film a le mérite de nous montrer à quel point cet avant-guerre était trouble et remplit de doutes et la naïveté de Chamberlain s'explique par son pacifisme acharné. Le film est sans doute un peu trop compatissant à l'égard de cet homme qui dit-on dans le commentaire final à fait gagner 1 an aux alliés pour se préparer à la guerre mais la suite nous a montré à quel point cette préparation fut inefficace.
Le film démarre en douceur puis il accélère rapidement. Le film dure 2h10 et vous ne les verrez pas passer. Ne vous fiez donc pas aux 15 premières minutes qui peuvent paraître insipides.
Le réalisateur montre bien comment certains allemands ont rejoint de nazisme qui leur a permis de relever la tête et comment une fois au pouvoir, les nazis ont glissé vers de plus en plus de brutalité et supprimé les libertés.
Les acteurs jouent bien. En revanche, le Hitler présenté dans le film est loin de ressembler à l'original.