Mes frères et moi
Note moyenne
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165 critiques spectateurs

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Cyril D.
Cyril D.

11 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2022
Je recommande bien filmé chacun des personnages sont tous vraiment attachant j'ai été sous le charme bravo aux acteurs.
J'ai passé comme rarement un bon moment au cinéma. Je voulais dire...
Arthur H
Arthur H

74 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2022
Une magnifique surprise ! Très beau film sur la résilience. 4 frères dans un quartier populaire dans le sud de la France soudés dans une vie difficile. Le plus jeune rêve d'ailleurs et va trouver la voie à travers sa rencontre avec une professeur de chant lyrique.C'est solaire, drôle et émouvant. Parfait pour bien commencer 2022.
Daniel Bernard
Daniel Bernard

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2022
Un autre regard sur les banlieues. Doux et bienveillant malgré l’agressivité apparente. A voir absolument par tout le monde, pour se rendre que les quartiers « défavorisés », c’est aussi ça !
Marie Catherine B
Marie Catherine B

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2022
Très humain et interprétation remarquable ,émouvant !!
Malgré la difficulté du quotidien ne sombre pas dans le pathos
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2022
Un bon bouche à oreille m’a mené vers ce premier film de Yohan Manca (dont on reparlera sans aucun doute). Bien fait de suivre la rumeur car j’ai beaucoup aimé. Une belle mise en scène, directe, musclée, mais simple, pour une histoire aussi dure que touchante. Une fratrie, réunie autour de la mère mourante, parfois agaçante, mais toujours attachante, merveilleusement interprété par quatre jeunes acteurs épatants. Le très sexy Dali Benssalah, l’ainé des quatre frères, en chef de famille de Sofian Khammes (La nuée), Moncef Farfar, et Maël Rouin Berrandou, le plus jeune et le héros du film, une belle révélation. Judith Chemla (la prof de chant) est, elle, impeccable comme toujours. Le tout est souvent très drôle, poétique, rude, violent mais avec une belle tendresse et une belle délicatesse. Une autre vison de la cité et des banlieues, ni manichéenne ni cliché, sans misérabilisme et sans jugement. Une chronique familiale et sociale tendre et poignante, pleine de fraicheur tout autant que sombre, mais de laquelle finit par poindre un (léger) espoir. Une belle surprise pour un très beau film.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2022
Parfois le cinéma nous gratifie de petits films sortis de nulle part et qui ont l’étoffe des grands. De ceux qui vous étreignent dès les premières minutes pour ne plus vous lâcher que lorsque le générique de fin arrive, voire vous hantent encore un peu après. Des petits miracles de cinéma en somme, humbles, simples, lumineux et qu’on ne voit pas venir. Yohan Manca aime ses personnages, cette magnifique fratrie qui nous montre la banlieue avec un visage un peu moins misérabiliste ou négatif qu’à l’accoutumée. Alors tout n’y est pas rose certes, mais il parvient à déjouer tous les clichés inhérents à celle-ci telles que la délinquance, la pauvreté ou encore la violence en la présentant sous d’autres aspects un peu plus positifs. « Mes frères et moi » est un petit bijou solaire et chaleureux qui donne un peu d’espoir et de baume au cœur tout en allant à l’encontre de ce qu’on a l’habitude de voir sur le sujet.



On pense un peu à une œuvre du même acabit devenue célèbre et culte il y a vingt-cinq ans : « Billy Elliott ». Mais en lieu et place de la danse classique, c’est à l’opéra que le jeune protagoniste principal de ce film va s’intéresser. Le mélange entre la banlieue et l’art (ici le chant lyrique donc) fonctionne à merveille dans ce récit d’apprentissage même s’il n’est ici pas l’enjeu central du film, juste l’une de ses intrigues. Cela donne lieu à quelques traits d’humour bien sentis, ce type d’activité n’étant pas vraiment la panacée en banlieue, mais aussi à de jolis moments de grâce par le biais de la confrontation sincère entre cet enfant et la professeure de chant jouée par une Judith Chemla. Celle-ci est bien plus à sa place et juste ici que lors de sa tirade pompeuse d’avocate féministe dans le récent « Les Choses humaines ». Mais l’actrice n’est pas la seule à se parer des honneurs, les interprètes des quatre frères étant tout aussi bons dans leurs rôles respectifs. Naturels au possible, ils s’imprègnent parfaitement des nuances de rôles bien écrits ne répondant pas à des étiquettes trop unidimensionnelles.



Avec « Mes frères et moi », il ne faut pas d’attendre à des moments fondamentalement extraordinaires mais plus à une succession de séquences simples et belles dont l’assemblage confine à la perfection. Certaines d’entre elles vous touchent, d’autres vous amusent et vous donnent le sourire quand certaines encore vous déchirent le cœur. Il y en a de l’émotion dans ce film, mais sans que ce soit pesant ou véritablement dramatique. On peut aussi le voir comme l’album de souvenirs de l’été d’un gamin, avec ce que cela implique de nostalgie. Sans forcer, tout fonctionne dans cette œuvre qui a tout des grandes. On passe donc un excellent moment fait de petits riens, le genre de long-métrage qui vous ravit à chaque instant avec peu de moyens. Et le plus beau dans tout cela? C’est un premier film! Inutile de dire que l’on attend la suite avec impatience pour Yohan Manca, mais il ne faut cependant louper sous aucun prétexte cette magnifique parenthèse enchantée.



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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2022
Quel joli film que ce premier opus de Yohan Manca. Il n'est pas d'une originalité folle, mais dessine avec beaucoup de sensibilité le tableau d'une fratrie veillant une mère mourante.

Le film glisse progressivement d'un noir tableau d'une cité de Sète (drogue, traffic en tout genre) à un tableau de groupe où chaque frère prend petit à petit à l'épaisseur.

Le grand frère, d'une nature violente, se laisse séduire progressivement par le personnage de la prof de chant. Le second, très touchant, se prostitue. Le troisième, écorché vif, cherche la bagarre à tout prix. Le petit garçon est formidable, parfois enfantin, parfois adulte, souvent naturel et aimant.

Le film ne souffre d'aucune baisse de rythme, ne cède pas à la facilité, et manifeste déjà une belle maîtrise dans tous les domaines (action, sentiments, mise en scène).

Une découverte.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2022
Habituellement, "Mon frère et moi" ne représente pas le genre de cinéma vers lequel je me dirige naturellement. Je me suis toutefois laissé tenté à la lecture de certaines critiques. Je ne le regrette pas. Le scénario est pourtant très basique et ne diffère pas beaucoup de ce que l'on peut voir dans d'autres drames français.


Et pourtant, le réalisateur Yohan Manca réussit à transmettre une vaste gamme d'émotions par l'intermédiaire de cette belle histoire et de ses protagonistes. Le genre de films dont on peut dire qu'il possède une âme. Touchant, bien rythmé, un effet "feel-good" sans tomber dans la niaiserie, "Mes frères et moi" est une assurément une bien belle surprise. Et une mention spéciale pour la musique de Bachar Mar-Khalifé.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Si "Mes frères et moi" ne renouvellera en rien le cinéma français, il est un bon avatar d’un cinéma grand public tendre, abordant avec bienveillance le choc des cultures. C’est mignon et ça se suit avec plaisir.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2022
Déjà à la barre de court-métrages (Le Sac, Hédi & Sarah, Red Star), Yohan Manca ramène une partie de son équipe, mais revient surtout sur une pièce de théâtre de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, qu’il a monté et interprété dans sa jeunesse. Son adaptation n’en est que plus logique et pertinent, sachant la thématique qui préoccupe l’adolescence, dans le même tunnel de la transition vers le monde des adultes. Le tout est d’en trouver les limites et d’adapter l’angle d’approche, car on pourrait lui trouver des airs voisins à « Billy Elliot », comme tant d’autres. Du quartier populaire à la noble dimension artistique, qui tranche avec le milieu défavorisé, le cinéaste installe alors sa caméra à la croisée des chemins, entre le cadet d’une famille d’immigrés et l’opéra. En nous rapprochant d’ailleurs du climat méditerranéen, on pense aisément à l’influence italienne de Fellini, qui savait aussi bien capter la population que la misère des banlieues, sans pour autant la rendre moins romanesque.

Cependant, les références à cette culture ne s’arrêtent pas là. Le prolongement vient du souffle, puis du son. De Gaetano Donizetti à Nour (Maël Rouin Berrandou), en passant par Luciano Pavarotti, Manca rend à l’opéra, comme au spectateur, cette fameuse larme furtive. Le jeune collégien se dissocie de la virilité de ses frères ainés, que l’on découvre engagés et bouillants dans une partie de football sur la plage. À l’écart de leur personnalité, il reste toutefois en contact de leurs activités, même les plus illicites. Abel (Dali Benssalah) porte le malheur de sa famille sur des valeurs que Mo (Sofian Khammes) entend, mais esquive de justesse, alors qu’Hédi (Moncef Farfar) la subit comme un purgatoire. Pourtant, nous aurons beau reconnaître leur conflit, il existe également des rassemblements complices, qui tranches avec le cliché et préjugés. Si tout le monde est loin d’avoir un casier vierge, le récit nous fait part de son espoir, qui gravite autour d’une famille, liée par le deuil.

Ces frères sont déjà en train de le vivre, car ont tous accepté la fatalité sur leur mère mourante. Quand bien même, ils annoncent le contraire, leur regard ne ment pas. Beaucoup de dialogues seront échangés, mais ce que Manca cherche à ponctuer, c’est ce qu’il reste de ces oppositions et de ces moments de complicités, que l’on partage, malgré les échecs ou malgré les impasses. En outre, il s’agit d’une tendre relecture d’une chronique sociale, au détour d’un ton léger, parfois humoristique, mais qui n’enterrera jamais ses personnages sans raison. La caméra est à hauteur d’enfant, ce qui permet de prendre du recul, d’un œil suspect mais curieux, simplement parce que Nour trouve une issue qui l’extirpe de sa condition de vie. Sa rencontre avec l’enseignante de chant, Sarah (Judith Chemla), lui est bénéfique pour bien des raisons, à commencer pour se rapprocher un peu plus de ses racines, puis en y trouvant une figure maternelle de substitution, avant de finir par songer à trouver une véritable vocation.

« Mes Frères et Moi » chante l’art de s’évader et surfe également dessus pour que les personnages y trouvent une forme de maturité. Tout cela est fait dans un geste d’une grande sincérité et avec le sentiment que l’on peut toujours trouver un rythme ou la bonne partition pour rebondir, face à ses difficultés. Nour nage alors souvent à contre-courant de sa communauté, mais quand bien même, il ne resterait plus de parents à réconforter, il reste ce jeune chanteur, comme le noyau d’un foyer qui vise à changer de visage et peut-être d’environnement.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2022
La bande annonce peut faire penser à une comédie sur un ton délibérément humoristique. L’automobiliste qui ne réussissant pas à démarrer son véhicule constate en ouvrant le capot que la batterie lui a été volée. Le gamin de la cité qui lui dit qu’il connait quelqu’un qui peut lui en vendre une en précisant qu’il s’agit certainement du voleur. Voilà qui pouvait donner le ton. Mais ce n’est pas ça. Il s’agit bien d’une comédie mais sur le registre dramatique avec un fond d’exploration sociale. L’histoire d’un gamin d’un quartier populaire périphérique d’une ville, issu par ses parents de deux vagues d’immigration différentes, une mixité en soi, famille dans laquelle (feu le père, l'enfant lui-même, pour le plus grand plaisir de la mère malade en fin de vie) on aime les airs d’opéra (souche italienne oblige) et qui s’y essaye non sans un talent inné. Au détour d’un travail d’intérêt général (preuve que malgré ses airs ce n’est pas un ange, plutôt un électron libre), il approchera une professeure de chant animant un atelier social (que des filles ! c’est sans doute nul doute assez proche de la vraie vie dans ces quartiers populaires, les garçons faisant plutôt boxe, karaté ou judo). De ce fil conducteur, le scénario nous mènera à la vie quotidienne : les trafics, la police, le manque d’argent, d’avenir surtout, les tensions dans une fratrie de 4 garçons dans laquelle l'aîné endosse, comme il peut, les habits d’un piètre père de substitution. Pas mal d’éléments pour servir le pathos mais avec une grande sensibilité et une juste distance, sans excès inutiles. Un seul reproche : la fin du scénario va s’étirer quelque peu, donnant l’impression de la difficulté à conclure le propos. Il est fort probable que le bouche à oreille va jouer en faveur de ce film et pas seulement pour les amateurs du bel canto même si ceux-ci, bien servis, ne pourront être que ravis. Probablement des distinctions à venir.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2022
Histoire de fratrie et de musique, un joli petit rayon de soleil servi par un casting d'une grande justesse.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2022
Le cinéma français se plaît à abreuver les écrans de récits sociologiques sur les quartiers populaires. "Mes frères et moi" a cela d'original que le récit s'invite au cœur d'une famille de garçons où la mère est en train de succomber lentement à un comas. Le plus jeune des enfants occupe la place de héros dans cette narration stimulante et touchante. Il constitue le trait d'union entre sa communauté, pétrie de déterminisme à la Bourdieu, et l'univers feutré et bobo des artistes. En l’occurrence, "Mes frères et moi" raconte la rencontre entre ce gamin un peu border line et une professeure de chants. Le film échappe magnifiquement au risque du stéréotype du film des quartiers populaires. Certes, les immeubles s'effondrent, certes, les populations désœuvrées survivent de trafic et de larcins, certes, le rap est le média majeur des jeunes. Mais l'opéra ici a toute sa place. Le garçon se passionne pour la voix de Luciano Pavarotti qui constitue sans doute pour lui le marche-pied nécessaire pour se sortir du déterminisme culturel et social.

La fratrie est d'une grande beauté. Les jeunes-hommes s'aiment, se déchirent, aux côtés d'une mère malade et silencieuse. Le film montre le miracle de l'émancipation sociale, tout en évitant soigneusement le risque de la démagogie. En effet, la prostitution masculine, la délinquance, continuent d'étouffer les quartiers populaires, quand il ne s'agit pas de radicalisme moral ou religieux. "Mes frères et moi" est le récit du champ des possibles. Le cinéaste montre avec brio qu'on peut choisir son destin, même si les épreuves seront plus rudes que pour les classes privilégiées et moyennes. Le débat d'un effacement de la lutte des classes est réactivé dans ce long-métrage touchant et salvateur.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2023
C'est loin d'être le premier film où un garçon d'un milieu populaire est attiré par une activité totalement en décalage (dans classique, chant lyrique).
Ici ce qui change c'est la motivation du garçon et la relation "virile" (= s'aboyant dessus en quasi permanence...) avec ses 3 frères qui ont des façons un peu différents de survivre.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2022
Nour, 14 ans, vit avec ses trois frères aînés dans un appartement dans lequel leur mère inconsciente vit ses dernières semaines en lit médicalisé. Nour, dont on comprend qu’il est dissipé, est puni tout l’été et sa corvée est de repeindre les couloirs de son collège. Et dans ce collège de la banlieue marseillaise, des activités ont lieu pour permettre aux jeunes du quartier de meubler leurs vacances. C’est là qu’il découvre un cours de chant lyrique ; peut-être son billet de sortie pour un monde meilleur.
Ce premier film solaire de Yohan Manca est d’une justesse de bout en bout, ne cédant jamais au pathos malgré un sujet lourd ; il reste bienveillant sans être convenu, positif sans être naïf. Lisant le pitch, on pourrait penser à un drame social voire à un feel good movie type « Billy Elliot » car ce film est drôle bien souvent ; mais c’est plutôt du côté de la comédie acide italienne qu’il lorgne franchement. Il revisite dans un mode assez nouveau et avec délicatesse le thème de l’enfant échappant à sa condition via l’art.
Avec un cinéma sans fioritures, vif et rude ; Yohan Manca parvient aussi à déconstruire les clichés pour trouver la note juste. On ressort donc du film avec énormément d’empathie pour ses vies cabossées paraissant sans issue. Le jeune Maël Rouin Berrandou doté d’un charisme fou dresse le portrait d’un garçon attachant et plein d’espérance.
On peut juste regretter l’écriture des personnages des trois frères de Nour ; tous trois dans des rôles trop figés comme représentant une palette des jeunes hommes de banlieues guidés par une forme de survie.
Un très bon moment de cinéma en famille car abordant des sujets de société profonds en mode assez léger pour être vu par des jeunes de l’âge de Nour (13 ans et plus).
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