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Noistillon
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4,5
Publiée le 10 juin 2012
Je peux le dire : 2046 est une révolution dans ma cinématographique (enfin ma vie tout court, en fait). Pas tant pour le sublime paroxystique de sa photographie, le baroque de sa mise en scène et de sa narration, qui flotte comme un souvenir, pas tant pour l'excellence de ses interprètes, le charisme de Tony Leung, la beauté poseuse de Ziyi Zhang ou celle plus spontanée de Faye Wong. Non 2046 est surtout un tremplin à l'émotion, une ballade empreinte de souvenirs nostalgiques et mélancoliques. WKW, dans 2046, est un cinéaste baudelairien qui convie le spectateur dans un spleen parfois purement physique (les scènes de sexe feraient baver de jalouser le Pasolini de la Trilogie de la vie). Le metteur en scène asiatique est décidément l'un des meilleurs de sa génération.
Montrer avec une grandeur sans égal la chose la plus complexe chez l'être humain: l'amour. Voilà ce que réussit Wong Kar-Wai avec son magnifique "2046". Une photographie d'une beauté à couper le souffle (aussi superbissime dans la froideur de ses couleurs vives que dans sa sombre chaleur), une réalisation virtuose et pleine de grâce, des actrices magnifiées, une bande originale grandiose; "2046" constitue une expérience sensorielle à part entière, et parvient à exprimer avec poésie et onirisme ce qui hantera toujours les tréfonds de l'âme humaine ... ce qui vaut bien mieux que n'importe quel discours pseudo-intellectuel et/ou terriblement bavard ... un chef d'oeuvre sensuel et envoûtant.
Avec sa photographie remarquable, qui offre un véritable spectacle de textures et de couleurs magnifiques, 2046 capte immédiatement l'attention par son originalité et la finesse de ses traits, traits d'ailleurs portés à la perfection par Tony Leung en personnage à la fois charismatique et attachant. On plonge la tête la première dans un bain de poésie, voire un trop plein de poésie... Parce qu'il faut bien l'avouer, le début est saisissant mais plus ça avance, plus l'histoire est brouillonne et on finit par s'ennuyer. Le scénario tente alors un rebond en se propulsant dans une autre dimension, quitte à partir carrément en vrille sur la dernière partie, mais là, c'est trop tard, les belles images ne suffisent plus à compenser.
Ce film est excellent.Les acteurs son très bons.La musique est parfaite quand il faut.Réalisation excellente.La rencontre entre Cho et Bay est très érotique,exceptionelle.
Après In the Mood For love, l’histoire se complète de façon hallucinante et renversante avec 2046. Wong Kar wai nous plonge dans cette boucle sans fin de souvenir et d’amour, les femmes se croisant dans son histoire, se différenciant puis se ressemblant toute. Quand on a vu le prédécesseur, on ne peut y voir qu’une répétition. Le voyage dans le train est magnifique et les ralentis toujours aussi sublime contrairement à Dolan qui les rates tous. Un voyage interminable et sans nul doute fantastique.
J'ai profondément détesté "2046". Le rythme est insupportable, le héros est d'un ennui mortel et le scénario s'adresse aux experts du genre seulement. Je me demande si c'est le film le plus inacessible que j'ai vu de toute ma vie. Je ne cote pas ce film à un ci-bas niveau sans y avoir réfléchi longuement. C'est émoustillant de voir de belles images (bien composées, belles couleurs). J'ai apprécié cet amalgame! Mais ça mène où de voir une histoire... plate à en mourir en longeur. Il y a bien d'autres films beaucoup mieux rendus sur la relation entre hommes et femmes.
Pour notre plus grand plaisir, Wong Kar-Wai prolonge l'émotion de "In the mood for love", certes c'est moins surprenant car on y retrouve les mêmes ingrédients mais le cinéaste asiatique ne se repose pas sur ses lauriers et n'oublie pas de raconter une histoire intelligente et passionnante.
Cinéaste romantique où la nostalgie se dégage dune esthétique omniprésente, Wong Kar-wai pousse, avec «2046» (Chine, 2004), son expérience du temps au-delà de «Fa yeung nin wa» (Hong-Kong, 2000). Tony Leung le voisin trompé devient Tony Leung lécrivain inconstant où la vie se confond à lart dans un univers-maelstrom daventures. Ecrivain dune nouvelle où le passé interagi sur le présent, journaliste à ses heures, Chow Mo Wan (Tony Leung) mue autant quil aime. Parcourant les ressentis de lamour au travers de multiples femmes, la mélancolie des souvenirs du passé vient attiser le présent de la chaleur des relations éteintes. Sans tracer nulle histoire, Wong Kar-wai crée un Orphée atemporel dans une quête sans fin à lEurydice. Parmi les marivaudages tendres et charnels, le temps de lhistoire se fige dans les affres moroses du fade présent de lécrivain. Or est-ce tant la quête que son exaltation abstraite qui fait de «2046» un film ? Les décors et les costumes de William Chang dégagent des couleurs suaves qui envahissent lécran de leurs chaleureuses évocations. Et Wong émet lincandescence des accointances amoureuses par le truchement de ses matières et de leur agencement dans lespace. Le film porte presque le nom du roman de Chow Mo Wan : «2047». Ainsi le réel, constitué par le film «2046», précède au roman «2047», qui nest que la mise en métaphore du film lui-même. Cest donc lacte de passion quillustre le film, ce désir de lindividu à transposer dans son uvre les belles réminiscences du passé. Au ralenti élégiaque, à la bande-son éclectique, suant de mélancolie, elle émane de la mise en abyme du film et du jeu sur le temps. Lesthétique garrotté à labstraite chaleur des accointances, «2046» traverse les sentiments de lhomme et vibre sur le fil du temps avec le lyrisme torride inhérent à lunivers de Wong Kar-wai.
Après avoir nous avoir mis "In The Mood For Love", Wong Kar-Wai nous emporte en / dans / à 2046... Une oeuvre merveilleuse aussi redoutablement complexe que fascinante de par ses multiples interprétations. 2046 est le complément essentiel de son précédent opus déjà culte, duquel on retrouve le personnage de Tony Leung, une nouvelle fois sublimé par la réalisation du réalisateur toujours aussi sensuelle et d'une sensibilité rare, contemplative d'une atmosphère toujours autant romantique et un brin onirique, qui cette fois-ci s'invente plus futuriste, mais aussi plus désillusionnée. Somptueux.
La réalisation est très stylisé c'est un vrai plaisir pour les yeux, mouvement de caméra, couleurs sublimes mais le scénario n'est pas à la hauteur je trouve, il y a des temps morts.
J'avais adoré "In the mood for love", envoutant, poétique. D'où ma déception ici. Nettement plus grivois, conventionnel, avec une bande sonore classique, ce film sera oublié et non revu, contrairement au précédent. Bien sûr, la prise de vue reste haut de gamme, les acteurs super, mais je n'ai pas accroché.
Avec 2046, Wong Kar-Waï fait bien mieux que pour IN THE MOOD FOR LOVE, d'abord grâce à une mise en scène plus variée où les défauts du film précédent sont amoindris et un scénario plus riche. Mais le plus intéressant du film est 2046 où s'échappe Mr Chow (toujours le parfait Tony Leung) car on ne sait jamais si c'est une date ou un lieu. Cet élément ambigü est une des grandes qualités de ce 2046, film bien meilleur que son prédécésseur !
Wong Kar-Wai c'est coup-ci coup-ça avec moi mais alors celui-ci c'est indéniablement un de ses meilleurs. Je crois que je le préfère largement depuis Chunking Express, il a gagné en intensité sait bien plus où il va et du coup ça donne à ses films plus de corps et plus de force. Quoi qu'il en soit en dehors de l'esthétique qui mettra tout le monde d'accord pour les couleurs, les cadrages, les acteurs, etc. ce que j'apprécie particulièrement dans le cinéma de Wong Kar-Wai c'est qu'il est ultra-romantique mais qu'en réalité ça ne parait jamais excessif parce qu'il y a une certaine retenue, une certaine sobriété malgré tout dans la manière qu'il a de présenter les personnages. J'aime aussi beaucoup sa gestion des ellipses avec les cartons progressifs puis les plans qui ne bougent pas. C'est assez chouette. S'en dégage une sensualité presque érotique assez singulière. Sinon on y retrouve tout ce qui fait un bon Wong Kar-Wai simplement qu'on a la sensation d'avoir quelque chose de plus ambitieux, de moins intimiste que ses premiers films, peut-être par l'écriture des personnage, il a tendance à moins les typer, mais il sont intéressant tout de même. En tout cas c'est un film drôlement romantique et personnellement un de ceux que j'ai préféré de ce que j'ai pu voir à ce jour du réalisateur.
Je vais pas le redire, mais ce film a le parfum d'une suite de film déjà vu du même cinéaste. La musique est parfaite, la brochette d' acteurs aussi talentueux que beaux et un scénarrio original portent un film très esthétique, mais froid.
Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire. Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046...
2046 est le parfait exemple pour montrer qu'il est encore possible de faire de nouvelles choses dans le cinéma et qu'il reste beaucoup d'autres moyens d'exprimer des visions de cinéma.
2046 est une ingénieuse suite au déjà magnifique et pudique In the mood for love.
En effet 2046 possède toutes les qualités de son prédécesseur, mais avec beaucoup plus de sensualité et de scènes enivrantes.
Cadrage ingénieux, photographie sublime, couleurs sublimes, mise en scène virtuose, histoire subtile.
D'un point de vue esthétique, il s'agit d'un des plus beaux films jamais réalisé.