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2,5
Publiée le 30 avril 2009
"2046", c’est un nombre qui mentionne une annèe, cinquante ans après la cession de Hong Kong à la Chine mais c’est aussi le nombre qui ne lâche pas l’esprit de Chow Mo-Wan interprètè par un remarquable Tony Leung, depuis l'èblouissant "In the Mood for Love"! Film labyrinthique qui s'inscrit donc dans la continuitè de "In the Mood for Love" (tournè dans la même configuration) où l'on retrouve les thèmes chers de Wong Kar-wai qui sont le tact, l'èlègance et le raffinement mais en plus confus! Esthètiquement c'est sublime où le cinèaste hongkongais excelle dans tous les registres plastiques et temporels! La couleur rouge domine le film avec de lents travellings latèraux, des ralentis et des surimpressions assez exceptionnels! "2046" est un règal pour les yeux mais on peut regretter que l'histoire soit aussi alambiquèe où le passè, le présent et le futur se conjuguent dans un même temps! Amour, sexe et passion sont les maîtres mots de ce film ambitieux et èlègant avec la jolie rèvèlation de Zhang Ziyi, ètonnante par sa densitè de jeu! Magnifique B.O au rythme d'opèra, latino et classique...
Mélancolie quand tu nous tiens… Certes les images sont belles mais qu’est-ce que c’est blasant. Et quand je dis ça, je ne parle pas forcément du sujet mais de la forme. C’est statique, il n’y a pas de dynamique ni de véritable exploration. J’ai eu l’impression d’avoir fait le tour du concept en seulement 20 minutes. Après, je ne l’ai donc vécu que comme de la redite. Quel dommage venant d’un gars comme ça…
Suite indirecte, sequel ou spin-off d'In The Mood For Love, on ne saurait clairement définir 2046. Et c'est bien là tout le problème. Là où "In The mood" touchait, interpellait et bousculait par sa poésie, 2046 n'inspire que recyclage et même ennui par moment. Les couleurs, la musique, les effets, les mots de l'auteur sont là, mais le film ne marche pas. Dommage.
Thème musical lancinant parmi différentes musiques, des scènes bouleversantes filmées avec minutie autour de la voix-off de Tony Leung, cette fois en instable écrivain dont les conquêtes s'affichent à des moments précis dans des lieux caractéristiques (le balcon de l'hôtel par exemple). Très beau, lent à se dévider, on peut se lasser de ce déballage, ne retenir que les scènes les plus bouleversantes, il y en a... Le stylo court sur le papier tandis que d'autres images continuent de se superposer. En plus de l'esthétisme enchevêtré, reviennent des effets labyrinthiques, un genre d'ascenseur entre 2046 et l'antériorité, ce puits de souvenirs que Wong Kar Wai remonte. Autant de femmes dont l'une, à bouche marquée de rouge baiser, qui semble la douleur faite femme... Les effets spéciaux, les prouesses de montage, tous les empêchements qui ont contribué à retarder la sortie du film n'empêchent pas qu'on puisse le trouver hormis l'aspect technique admirable, surchargé de personnages, bavard, bref nettement moins accessible et abouti que "In the Mood for love".
Et encore un très beau film de Wong Kar-Wai !! Toujours de l'élégance, de la beauté, une très belle musique, une atmosphère envoûtante, des personnages passionnants magnifiquement interprétés.
Arrivé in extremis au festival de Cannes 2004, le film de Wong Kar Wai n'a malheureusement pas obtenu le moindre prix ( il aurait dû a mon avis remporter la palme d'Or ). Encore plus bouleversant qu'In the Mood For Love, 2046 s'impose comme un sommet du montage et de la bande son. Chaque plan est un plaisir pour les yeux; Les personnages sont une nouvelle fois sublimés ( j'ai d'ailleurs trouvé Tony Leung encore plus brillant que dans In The Mood For Love ), et l'émotion est au rendez vous. Le film traite de la mélancolie d'un écrivain, de ses souvenirs perdus et de ses espérances - et expériences - amoureuses. 2046 commence là où s'arrêtait In The Mood For Love: la légende dit que si l'on possède un secret que l'on veut conserver à jamais, il faut aller sur une colline et donner son secret au trou d'un arbre. Alors ce secret est définitivement gardé par l'arbre, pour l'éternité...Wong Kar Wai bouleverse les règles de l'espace-temps (2046 est à la fois une chambre d'hôtel et une ville futuriste, et les notions de passé, présent et futur se mélangent )et réalise un film hypnotique, sophistiqué et envoûtant. Mention spéciale aux actrices Zhang Ziyi et Faye Wong. Une perle rare.
Wong Kar-waï utilise, avec 2046, la même recette que pour In The Mood for Love, à savoir, une composition très soignée de tout son cinéma. Le réalisateur ne se contente en effet pas de ses fabuleuses images, signées Christopher Doyle, ni de sa bande-son, aussi touchante que celle de son précédent film : Wong Kar-waï parvient à créer des instants entre ses acteurs qui relèvent du miracle. Ici, on joue avec pas grand-chose : des hésitations, des chuchotements, des silences, des gestes, des regards. Mais le résultat est là : chaque scène est parfaite, le jeu sans faille, le spectateur impressionné. L'écriture du long-métrage n'a aucun défaut, elle non plus : le concept de l'histoire, cette chambre 2046 qui sera métaphorisée, est original et bien pensé, et sert de structure solide à la narration que WKW se construira. Toutes les aventures sont organisées, presque archivées, filmées de façon très différentes. La façon de parler aux femmes qu'a le personnage de Tony Leung est le résultat d'une grande recherche, où chaque mot est minutieusement choisi : par ailleurs, les femmes dans ce film ne sont pas en reste. On sautera de joie à l'idée de retrouver toutes les pointures chinoises que sont Gong Li, Zhang Ziyi, Maggie Cheung, Faye Wong ou encore Carinau Lau. Toutes magnifiques, portant des costumes intemporels, elles sont filmées par un maître en la matière, qui choisit minutieusement ses positionnements de caméra, ses vitesses d'obturateur, ses focales, pour magnifier ces stars. On pourrait regretter d'en voir certaines plus que d'autres, mais les perstations livrées confortent le public : Zhang Ziyi, plus sobre que jamais, assure une de ses meilleures performances, Gong Li en reste à son habituelle et suffisante excellence. Tony Leung, quant à lui, est tout simplement un surdoué du jeu de l'acteur, où tous les aspects de son personnage torturé ressortent parfaitement sur son visage et ses paroles. Aussi maîtrisé que In the Mood for Love, 2046 est une leçon pour tous.
Wong Kar Wai signe un nouveau chef d'oeuvre visuel dans la ligné d'In the Mood for love et s'inscrivant comme l'un des tout meilleur metteur en scène asiatique. Fabuleux. Bravo Monsieur !
Je suis allé voir ce film par hasard, ne sachant absolument pas ce qui m'attendais. Et j'ai pris une claque! Terrible! Bouleversant! Le cinéma est un art, j'en ai eu la preuve...
[Je n']avais pas l'intention de voir [2046] parce qu'on m'avait dit qu'il était incompréhensible. [Mais] je suis tombée dans l'univers de Wong Kar Wai. Et c'est magnifiqe. Je suis tombée dans la beauté, dans l'érotisme, dans l'intelligence, dans la classe, c'est l'amour dans tous ses états, c'est beau à mourir.