Wong Kar-Wai a-t-il tenté de reproduire In the mood for love ? En tout cas, ils se ressemblent tous deux à quelques détails près bien que 2046 soit bien loin d'arriver à la quasi perfection de son prédécesseur. Toute la poésie, la beauté et le romanesque d'In the mood for love ne se retrouve pas ici au détriment d'une histoire plus alambiquée moins tournée autour du duo du film. Cela reste une bonne comédie romantique pour autant mais quand on sait de quoi le réalisateur est capable, c'est tout de même frustrant.
La mise en scène est sublime, les idées ne manquent pas mais à la question de savoir si le film a bouleversé la scène cinématographique asiatique, 20 ans après il faut bien répondre par la négative. Wong Kar Wei n'a pas su entrainer le cinéma asiatique dans une veine romantique, c'est plutôt le contraire qui s'est produit. C'était bien le chant du cygne d'un cinéma Hongkongais disparu corps et âmes, comme avant lui le grand cinéma Cantonais des années 1920 (qui s'en souvient ?). Raison de plus pour admirer une dernière fois ces sublimes actrices réunies et cette projection brève mais poignante, vers 2046, un "futur" maintenant à porter de main.
« 2046 », une suite magnifique du sublime « In the mood for love », en forme de remise en question, de miroir rédempteur. « 2046 », chiffre symbolique à multiples facettes : Un numéro de chambre d'hôtel où l'on a connu l'amour le plus intense, la fin d'un pacte de cinquante années de non intervention de la Chine sur Hong Kong après la rétrocession en 1997 de ce territoire britannique. « 2046 », une course effrénée à la recherche de l'âme sur improbable, presque vaine, car la rencontre doit arriver au bon moment : une seconde trop tôt, une seconde trop tard, et rien ne se passe d'autre que la médiocrité quotidienne de la vie. Celle des rencontres éphémères, animales, celles que la mémoire ne retiendra pas. Wong Kar-Waï dissèque le sentiment amoureux dans le tremblement, le déséquilibre, sans tomber dans le pessimisme noir. La soif de vie reste intacte, et ce film en est la preuve, puisqu'il tente de survivre aux démons d' « In the mood for love ». Un bon conseil, regardez « In the mood for love » avant de voir celui-ci, sinon cela risque d'être infiniment difficile pour la compréhension. Et pour colorer cette uvre majestueuse, des femmes actrices magnifiques, symboles suprêmes de l'héroïne de Hong-Kong d'hier et d'aujourd'hui : Maggie Cheung, Gong Li, Zhang Ziyi, Faye Wong, avec une note toute particulière pour Gong Li qui parvient un instant, par son jeu très dense, à faire oublier l'inoubliable Maggie Cheung de « In the mood for love ». Même le personnage joué par Tony Leung a failli se prendre au jeu un moment. Lui est tout bonnement sublime, très mature, dans son personnage faussement détaché rempli de tristesse. Chef-d'uvre, je ne sais pas, mais ça s'en rapproche chaudement !
C'est la première fois que ça m'arrive: je sort d'un film sans pouvoir dire si il m'a transporté ou laissé sur le carreau. Explication : Il y a d'un côté l'ésthétique flamboyante, la musique envoutante, les comédiens en état de grâce, la réalisation audacieuse et sensuelle... et puis de l'autre une impression de déjà vu, en mieux...Oui on est ému, jusqu'aux larmes, mais jamais le réalisateur ne reproduit le coup d'éclat pudique et bouleversant d'In The Mood For Love. Son erreur est peut être d'avoir voulu érotiser sa mise en scène, au lieu de garder cette suggestion qui faisiat tout le piment du premier volet de ces aventures sensorielles. Une semi-déception
Un film magnifique, des acteurs excellents, une beauté constante, une poèsie dans chaque image, une musique envoutante, bref encore une merveille de Wong Kar Wai.
Magique , magnifique , autant ésthétiquement que scénaristiquement , une oeuvre cinématographique d'une beauté rare ... Des adjectifs il en éxiste mais il faut certainement seulement le voir pour le croire.
superbe film de Wong Kar-Wai, ce coté chine 1930 donne un tel romantisme au film mais qui se voit ensuite vite rattraper par un scénario jeu de seduction plutot original, du grand art
Quelle superbe manière de filmer cette histoire. Après l'inégalable "In the mood for love", Wong Kar Wai parvient une fois encore à me faire rêver. Rêver à ce cinéma qui m'emmène là où aucun autre cinéaste me transporte. C'est beau, comme ces scènes où l'image s'arrête, comme cette plume qui reste en l'air. Etouffant comme cette ambiance intime de l'hotel à Hong Kong, où le jour semble absent. La distribution du film est tout simplement fabuleuse. Tony Leung est comme toujours incroyable de justesse. Zhang Ziyi est si touchante dans la dernière scène. 2046 : histoire à moitié fictive. Mais c'est le propre de l'homme que de se rêver une autre vie que la sienne ...
Wong-Kar Wai est un cinéaste qui sait sublimer à peu près tout, chaque plan est un voyage, de l'inconscient et du visuel. Son art est une poésie du temps qui passe, de son goût amer et de sa mélancolie. Œuvre au cœur riche et douloureux, 2046 nous ouvre les portes d'une Chine à la fois rétro et moderne, où les personnages vont et viennent, se perdent et se retrouvent. Voici donc l'histoire d'un séducteur invétéré qui aime les femmes, mais au fond qui ne sait faire autrement que de jouer avec elles. Le réalisateur nous emmène dans le labyrinthe des passions dont on ne ressort pas indemne. Filmée avec une virtuosité qui n'appartient qu'à Wong-Kar-Wai la mise en scène laisse toute la place à la sensation, les plans forment un sorte de valse langoureuse où les êtres se perdent et s'abîment. L'esthétique aboutie de ce film est marquée par une sensualité feutrée et poétique. Peut être peut on reprocher à Wong-Kar-Wai un trop grand maniérisme dans la mise en scène. Les décadrages nombreux n'ont pas toujours une grande pertinence narrative car le réalisateur, partisan de « l'art pour l'art », fait de son film une œuvre plastique, en perpétuelle recherche du beau. Les couleurs sont magnifiques et les actrices d'une étincelante beauté. C'est peut être cette perfection esthétique qui oublie parfois la simplicité mais au fond ce film dégage le même parfum que des fleurs fanées, un parfum si particulier, un parfum enivrant et désuet.
Une première moitié qui m'a un peu laissé sur ma faim (à moins que ce soit moi qui ai eu du mal à entrer dans le film) et une deuxième moitié sublimissime. L'interprétation est tout simplement parfaite (Tony Leung est immense et les actrices toutes plus belles et envoutantes les unes que les autres). La réalisation parfois un peu trop stylisée n'étouffe pourtant absolument pas l'émotion, au contraire. Comme je l'ai dit, j'ai eu un peu de mal au début, mais il me tarde déjà de le revoir car je sais que j'ai vu un grand Film.
Le meilleur WKW que j'ai vu jusqu'a présent. Il y allie beauté des plans et histoire bien ficelée. On est captivé par ces personnages tout en admirant la qualité de la mise en scène. A voir !
Le film de Wong Kar Wai éblouit par sa splendeur visuelle. D’une rare beauté, les images bénéficient du talent du directeur de la photographie attitré du cinéaste Chinois, Christopher Doyle. Visuellement très travailler, « 2046 » possède également un scénario complexe. Parfois même inutilement puisque quelques décrochages en résulte. Malgré cela en ressort une véritable œuvre d’art. Moins subtil que « In The Mood For Love » dont il est une sorte de prolongement dans la démarche, le films se veut plus concret. Ici contrairement à son prédécesseur, le désir se concrétise et est montré. Ceux qui ont été agacé par le premier film apprécieront. Pourtant il se trouve qu’on y perd en magie. En suggérant à outrance « In The Mood For Love » se révélait diablement puissant. Acteur fétiche de Wong Kar Wai, Tony Leung campe encore le rôle principal (Mr Chow). Comme souvent son jeu de regard et sa gestuelle font merveille. Sa complicité avec les actrices est visible surtout avec la magnifique Zhang Ziyi. Peut-être un brin trop artificiel, « 2046 » se révèle néanmoins aussi enivrant que sublime.
Un film extraordinaire, une vraie romance enlevée, splendide, émouvante, qui révèle toute une gamme de sentiments, et donne l'impression d'un immense tourment. A voir.
Un film qui ne manque pas de classe. 2046 réunit le gratin du cinéma chinois, pour une plongée dans l'univers fantasmé et relationnel d'un écrivain en plein processus créatif. Gentil petit moment de cinéma.