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stillpop
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3,0
Publiée le 22 octobre 2011
Amateur ou fétichistes de femmes asiatiques, ce film vous est destiné. Totalement désincarné mais aussi profondément sensuel et "mâle", ce film m'a paru plus fascinant que le trop lent "Mood for love". Ici, plusieurs femmes donnent le rythme, le scénario donne une place à l'action moins furtive, et le roman dans le film donne une échappée d'anticipation intéressante. La photo est parfaite, on se croirait parfois dans un Almodovar, parfois dans "Mood for love" version contemporaine, mais aussi dans un Corto Maltese rempli de femmes mystérieuses, l'héroïsme en moins. Sans doute désincarné, répétitif, plus du tout original et facile, mais l'analyse de la solitude amoureuse, et non physique, est bien rendue, et c'est simplement beau comme une revue sur papier glacé.
Le début est assez sympa mais... Qu'est-ce que c'est long!! L'ambiance peut être agréable mais le film n'étant constitué QUE de longeurs (je sais, c'est le but, mais dans certains autres films d'ambiance au moins, on ne les ressent pas...). On s'ennuie à mourir, que des répétitions tout le long du film... Ce qui fait une grande différence avec In the Mood for love... au moins lui ne faisait que 1h10... ce qui évite la lassitude quasi immédiate et interminable dans mon cas. Mais bon, j'ai bien aimé aimé Tony Leung et Takuya Kimura, alors ça remonte un peu...
Si l'on considère "2046" (2004) comme étant la suite de "In the mood for love", le précédent long métrage de Wong Kar Waï, l'insulte illégitime serait de dire que c'est du réchauffé! Au contraire c'est d'une constante inventivité à en faire baver tout cinéaste dont la carrière débute. Comme les lecteurs des lignes écrites par le personnage joué par Tony Leung, écrivain en manque d'inspiration, on croit nous aussi entrer dans un univers de Science fiction. Puis tout s'éclaircit, enfin pas toujours car c'est parfois confus, et l'on découvre le deuil de l'écrivain concernant ses vieux démons, une idylle passagère avec une dénommée Su Li Zhen (l'histoire d'amour impossible de "In the mood for love") en cotoyant de nombreuses autres femmes qui lui passeront aussi sous le nez. Car les coups de foudres n'arrivent qu'une fois et disparaissent si l'on ne les saisit pas. Une fois de plus, le réalisateur Hong-Kongais démontre sa maestria dans les plans sérrés d'une esthéticité rare et mise sur le talent et la beauté de ses actrices (Gong Li, Maggie Cheung et Zhang Ziyi) pour enflammer notre écran. C'est peut-être une question de goût mais on préfèrera la sensibilité et la lenteur du premier à la poésie visuelle psychédélique un poil trop hallucinée de celui-ci. Mais il n'en demeure pas moins intéressant tant il reste un phénomène cinématographique nouveau sur nos écrans d'aujourd'hui.
Film très lent. Si seulement cette lenteur mettait en valeur la prose et les dialogues des acteurs on pourrait dire que ce 2046 est réussi. Malheureusement rien n'y fait. J'ai failli m'endormir, malgré des déesses asiatiques à faire craquer et un Tony Leung pas mauvais. Si vous êtes fatigué à l'avance, évitez le, surtout tard le soir ! C'est sans doute pas mon type de film !
Une véritable oeuvre d'art. De la sensualité, des sentiments et du lyrisme ! De très fortes émotions nous invitent à croire que Wong Kar-Wai a encore frappé !
Wong Kar-Wai nous propose un très beau film. Avec une réalisation quasi-parfaite et esthétiquement irréprochable, "2046" se base également sur une histoire passionnante, bien qu'elle soit ambigüe. En effet, on peut se sentir un peu déconcerté par moments, mais il faut tout de même avouer que l'intrigue est bien menée. Malgré des lenteurs facilement perceptibles, les scènes se succèdent à un rythme régulier et nous envoutent avec une bande-son magnifique en la circonstance. Les personnages sont attachants et très humains. De plus, on a la chance de voir des énormes stars du cinéma asiatique se côtoyer ici : Tony Leung, Gong Li, Zhang Ziyi et Maggie Cheung nous livrent des prestations de haut niveau. Bref, si vous désirez un peu de dépaysement, je vous conseille de regarder ce somptueux film.
Magistral! Sublime! Magnifique! Les mots ne manquent pas pour décrire ce chef-d'oeuvre. Autant j'ai détesté "In the Mood for Love", autant je suis entré avec quelques difficultés dans ce "2046", véritable film sensuel, romantique. Ça c'est ce que j'appelle du romantisme. Les personnages se parlent sans retenues et on suit dans le livre de l'écrivain un japonais tombant amoureux d'Androïdes femelles. Les acteurs ont de la classe autant dans leur démarche que la façon de se parler ou encore de s'habiller. La caméra fait des merveilles et empêchent de s'endormir. Il y a de la magie dans ces images, la musique (du classique je pense) permet d'entrer carrément dans cette histoire d'amour entre un écrivain et d'autres couples (pas beaucoup). Un génie ce réalisateur!
Confus et labyrinthique, il est assez facile de s'y perdre. La proposition est en réalité un spectacle voyeuriste qui enchaîne les femmes en leur donnant un poids et des contributions variées. Il n'est pas aisé d'y trouver sa place en tant que spectateur. On ne passe pas un grand moment, ni un mauvais moment, ce qui n'est ni mal, ni bien.
L'esthétique est de très haut niveau. On sent la maîtrise sur le sujet. La version originale est en très grande majorité chinoise et un peu encombrante au vu de la durée du film. Le reste est en japonais (notamment la voix off du début), d'excellente qualité.
Ce film est absolument superbe. Chaque plan est une véritable oeuvre d'art, la BO est magnifique, les actrices splendides...on manque d'adjectifs valorisants pour qualifier "2046" ! Wong-Kar Wai donne le meilleur de lui-même dans ce film, et laisse le spectateur ébahi par tant de grâce et de beauté. On ne pensait pas qu'un film atteindrait un tel degré de perfection. "2046" est une oeuvre complexe que tout spectateur n'est pas en mesure d'apprécier, mais reconnaissons le travail énorme que ce film a demandé.On le revoit avec autant de plaisir que la première fois.
Wong Kar-Wai est sans conteste l'un des plus grand réalisateur asiatique actuel. Chacun de ses films depuis Nos années sauvages, Chungking Express etc, fait parler de lui, plus en bien qu'en mal. Avec 2046, il signe un film est étonnant, magnifique, poétique et tant d'autres choses. Chaque plan raconte une histoire à lui tout seul. Une fois encore, le réalisateur joue avec le surcadrage constant des personnages. Il ne cesse également d'utiliser des miroirs, évitant ainsi des champs/contre-champ trop répétitifs. Je ne m'attarderais pas non plus sur l'utilisation exemplaire des couleurs qu'il fait dans ce film, qui se trouve être dans la ligné direct de In the mood for love. Par ailleurs, la constante mise en relation, selon l'évolution des personnages, au train allant vers 2046 est une très bonne idée. Finalement, que sommes nous d'autre que des voyageurs, ratant parfois un arrêt, ou deux, ou plusieurs qui auraient pût faire que notre vie prenne un tournant différent ? Enfin, on notera le cadrage souvent serré sur les personnages, rapprochant ainsi le spectateur et le personnage, nous plongeant au cœur même de ce drame sentimental. Wong Kar-Wai nous ébloui encore et toujours par son talent et son audace. Ce film en est une nouvelle preuve.
Après le bouleversement de "In the mood for love", dont ce film est la suite, c'est le même narrateur qui s'adresse à nous et nous confie sa longue errance. C'est triste et beau. Désormais vacciné contre l'amour, le narrateur va de femme en femme, et se laisse gagner peu à peu par le cynisme, tout en s'abandonnant parfois sans y croire. Va-t-il se sortir enfin de cette prison d'insensibilité? Ce film est comme une bouteille à la mer, le narrateur cherche sa rédemption sans y croire.
C'est encore meilleur qu'In the mood for love. L'anticipation mêlée au romantisme, à la sensualité... Le film m'a transporté. J'ai eu envie de le revoir juste après qu'il soit fini. Que les personnages sont beaux!
Autant j'avais beaucoup aimé IN THE MOOD FOR LOVE, autant là j'ai été déçu. Beaucoup trop de lenteurs et des dialogues plats font de ce film un ennui sans nom qui n'est même pas gommé par le bonne performance de Tony Leung Chiu Wai, la bonne BO et la belle photographie....
Wong Kar Wai est toujours loin, loin devant les autres. En termes d’esthétisme déjà, mais aussi en termes d’espace et de temps. Sa caméra invite à la danse, lancinante, dans les pièces d’une chambre d’hôtel ou dans un tripot. La narration déconstruite casse le film pour mieux faire briller les amours et les prêts successifs. La question du don, du prêt, est ici déclinée à toutes les choses de la vie, avec la notion de dettes. Dettes en sens propre comme au figuré, puisqu’il peut aussi s’agir de regrets. Le film pose également la question de ce que l’on peut acheter, de ce que l’on peut louer ou prêter. Lorsque la vie manque de sens, le héros se met à jouer, y compris avec les femmes et avec l’écriture. Mais le plus bel ouvrage du héros écrivain –un plumitif pornographe- résume une vraie situation d’amour, la sienne. 2046 est film sublime sur les jeux de l’amour et du hasard : « on peut passer à côté de l’âme sœur si on la rencontre trop tôt. Ou trop tard… ». Aussi pour Wong Kar Wai, l’amour est lié au temps, à l’humeur (In The Mood For Love) et s’en nourrit pour jaillir. Un film magnifique à voir absolument.
2046... Une invitation à un voyage au coeur de nos sentiments, une superbe métaphore à l'Amour perdu, à l'Amour en général, qui nous trouble. "Nous nous sommes connus trop tôt ou trop tard. En d'autres circonstances notre histoire aurait marché", un film superbement interprété, tout en délicatesse. Incontestablement, un chef d'oeuvre.