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Patjob
43 abonnés
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2,5
Publiée le 27 mai 2022
Le spectateur découvre rapidement que 2046, c’est tout à la fois une date dans le futur, un lieu aux propriétés étranges, le titre d’un roman en gestation et le numéro d’une chambre. Tout ceci est bien fascinant, et l’on se laisse agréablement embarquer dans cette promenade esthétique, grâce à un formidable travail sur les couleurs et les cadrages, et musicale, la bande son étant un impressionnant florilège de morceaux de genres différents. Un film pour les yeux et pour les oreilles donc. Moins pour le cœur et pour l’esprit, l’émotion ne parvenant pas à poindre et l’intérêt diminuant peu à peu, du fait d’un scénario et de dialogues qui ne sont pas à la hauteur des autres ambitions du réalisateur Hongkongais. La recherche formelle atteint ses limites car elle manque de fond. L’obsession de la forme est alors maniérisme, dans une démarche quelque peu prétentieuse.
Trop long, pas assez concis ; malgré les handicaps, l'oeuvre de W.Kar-Wai attache largement grâce à ses tableaux, à l'aisance du réalisateur caméra en main et à sa bande sonore.
Vous souffrez d'insomnies récurrentes??? Un seul remède, courez voir 2046!! Maintenant, si vous ne parvenez pas à vous endormir, c'est que, soit l'histoire inexistante de ce film vous captive [et dans ce cas, vous méritez un canard laqué de platine] soit votre cas est réellement désespéré et je ne saurais trop vous conseiller de trouver LA seule et unique salle diffusant encore "Les Parisiens" de Lelouch. Si malgré ce traitement de choc vous restez éveillé, c'est que vous êtes plus proche du droïde que de l'humain et là, je ne peux plus rien pour vous :-((
Souvenirs amoureux. Suite de In the mood for love, 2046 est pourtant bien différent. Reprenant quelques éléments scénaristiques du premier (le numéro de chambre, le secret que l'on chuchotte à un arbre...) et son personnage principal, Tony Leung, ce film tourne lui aussi autour de l'amour. Trop sans doute, car les successions de baisers et d'ébats amoureux sont vite lassants. Ici, Wong Kar-Wai se lâche -à l'inverse de In the mood for love où la retenue était de mise- tous comme ses acteurs (enfin surtout actrices; de Zhang Ziyi à Gong Li en passant par Faye Wong). Ce surplus d'amour entraîne la mélancolie et l'eau de rose, mais certaines répliques sont percutantes et le scénario en lui-même est bon. Visuellement, c'est toujours intéressant, parfois superbe. Mais on s'ennuie un peu, c'est dommage.
2046 de Wong Kar Way est un film purement intime et poétique à souhait d'un cinéaste qui aime son art au point de tourner sans scénario tout ce qui se révèle beau à ses yeux au moment du tournage. Une pure création de l'esprit au montage délicat et à la musique magnifique et envoutante. Les images, quant à elles, sont toutes plus belles les unes que les autres et ce, que ce soit dans les scènes des années 60 que dans le train de 2046. Tony Leung, comme dans In The Mood For Love, interprete un personnage mysterieux comme toutes les actrices du film par ailleurs qui sont merveilleusement magnifiques. 2046, une fois de plus, aurait mérité la palme d'or déscernée à Moore au festival de Cannes 2004... Bref, Wong Kar Way est un artiste, Michael Moore un crétin.
La suite de "In the mood for love", mais cependant pas de la même qualité. Certes les scènes sont belles mais le scénario s'égare un peu n'importe où. Les acteurs sont très bon ce qui relève le niveau du film.
Film de styliste. Un scénario assez compliqué : un homme rencontre trois femmes, très belles, vit avec elles, mais les quitte ou est quitté par elles. Tout se déroule dans un continuum non chronologique, et peut-être même a lieu dans l'imaginaire, puisque cet homme écrit des livres érotiques et de science-fiction. Très très belle réalisation de Kar Wai. Ici tout est luxe, calme et volupté. Une technique cinématographique irréprochable : éclairages, lumières, couleurs, musique, mouvement de caméra, tout est parfaitement filmé : grande maîtrise du cinéaste. Faiblesse (à mon avis) du côté du scénario, des dialogues assez plats et répétitifs, des décors très beaux, mais aussi sans grande inventivité poétique. Cela reste très narcissique, voire nombrilistique, et une vraie émotion a du mal à percer sous les splendeurs des images et les beaux visages des acteurs. Le rythme lent n'est pas gênant, des gros plans un peu trop systématiques, quelques tics de mise en scène... Tout cela n'empêche pas de prendre plaisir à un spectacle somptueux mais manquant de profondeur métaphysique ou simplement humain.
L'esthétique et la musique sont magnifiques, l'histoire est intéressante, et surtout, quel casting !! Les actrices sont toutes plus belles les unes que les autres, toutes sont sublimées et toutes ont leur propre histoire, leur propre passé, et leur propre relation avec l'écrivain. Les scènes se passent en 2046 sont également très belles, et très bien amenées dans l'histoire.
Wong Kar-Wai livre avec "2046" une suite bien plus élaborée et complexe que "In the mood for love" qui était déjà une grande preuve d'un talent n'étant déjà alors plus à démontrer. Il manipule le temps avec brio, en l'accélérant, le ralentissant, disséminant des maximes philosophique par endroit, l'amour mélodramatique, il le met en scène avec brio et génie.
2046 m'a chamboulé dans mon adolescence, aujourd’hui encore, ce film me bouleverse ! Le film de Wong Kar-Wai que je préfère, celui-ci sonne et résonne comme une parfaite synthèse de son art et utilise tout les stratagèmes possible pour incité à revoir les autres qui ne m'on pas toujours conquis loin sans faux ... La beauté est au centre de ce film, celle-ci fascine, envoûte et séduit parfois de façon violente ou bien inattendu. Wong Kar-Wai filme les femmes comme personne ou presque, François Truffaut et Pedro Almodovar sont les seuls pendant du cinéaste à mes yeux. Les multiples facettes de ces dames me subjugue par la sensualité et la poésie qu'elles émanent, rien n'a plus de sens ici que ces actrices et notamment Zhang Ziyi qui électrise toute la première partie de ce long métrage. Tony Leung le charismatique est lui aussi éblouissant, son audace et sa classe trouve pleine mesure dans la construction bien spécifique de ce 2046. La mise en scène est quand à elle magnifié par les décors et costumes et surtout par la musique qui est l'une des plus magistral jamais entendu, toute ces notes se confondent dans le volcan d'émotions servi !
Il y a quelque chose d'incroyablement futuriste et de classique dans ce film, de moderne et de rétro qui le rend finalement intemporel. En tout cas une chose est sûre, le film est d'une beauté plastique époustouflante, chaque image étant ciselée et travaillée avec un souci de perfection évident, comme pour les rendre aussi précises et iréelles qu'elle le sont dans nos souvenirs, dans les souvenirs de Chow. Chacune des femmes qui a traversé sa vie semble être l'incarnation même de la beauté, chacune à sa manière : beauté mystérieuse chez Su, beauté enfant chez Bai, beauté taciturne chez la fille du patron de l'hôtel... Wong Kar Wai aborde le thème non moins universel que complexe de l'amour et surtout des relations humaines, des relatins entre un homme et des femmes : où est le désir ? où est l'amour ? où est l'amitié ? Les frontières sont tellement ténues que que l'on bascule de l'un à l'autre sans s'en rendre compte soi-même, et au final on s'y perd.. Comment savoir ce que ressentait exactement l'autre ? Comment expliquer ses réactions ou ses absences de réaction ? Comment expliquer les tours que nous joue le destin parfois ? Autant de question que soulève le film qui nous présente sous forme de récit fragmenté la vie sentimentale et plutôt mouvementée d'un écrivain somme toute banal, prit dans le train de la vie qui lui inspirera ses écrits... Un film virtuose et prenant, à voir et à revoir...
Incroyablement déroutant, un film ultra mélancolique avec une bande son obsédante omniprésente, un rythme très lent, presque filmé au ralenti par moments. Les histoires d'un écrivain et de ses amours de passage mais surtout hanté par le souvenir d'un amour perdu. Voyage permanent entre réalité et imaginaire avec des univers créés futuristes très originaux et une recherche permanente de l'ellipse et de l'esthétique. Un film sur le registre symbolique et émotionnel que certains trouveront ennuyeux au possible et d'autres comme moi, ne decrocheront pas du début à la fin, happés par ce maelström mélancolique et beau. Difficile de résumer ce film fait d'émotions ressenties, en recherche d'effets esthétiques plus que narratifs, porté par le gratin des acteurs asiatiques, des actrices en particulier. Zhang Ziyi ressort du lot et illumine ce film par sa beauté, sa sensualité, son sourire, son espièglerie, son talent qui participe à ce quasi chef d'oeuvre bien à part, inclassable.