5009 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
259 critiques spectateurs
5
100 critiques
4
80 critiques
3
13 critiques
2
36 critiques
1
21 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ProjecteurTemporel
3 abonnés
59 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 20 avril 2026
Labyrinthe sentimental d’une sensualité crépusculaire, 2046 prolonge et fracture le temps amoureux en une suite de variations mélancoliques. Avec une stylisation hypnotique, Wong Kar-wai mêle souvenirs, fantasmes et futur imaginaire pour brouiller toute linéarité narrative. La présence de Tony Leung Chiu-wai incarne une solitude élégante, hantée par des amours impossibles et des instants déjà perdus. Chaque motif visuel et musical agit comme une réminiscence, répétant inlassablement le désir de revivre ce qui ne peut l’être. De cette fragmentation naît une œuvre envoûtante, où le temps devient une prison douce-amère dont on ne s’échappe jamais.
Plutôt super. J’aime l’allégorie entre la fiction écrite par l’auteur et sa propre vie, comme dans « Le Magnifique » : (ex : le parallèle entre lui, qui n’a plus d’inspiration, son stylo reste immobile au-dessus de sa feuille et les images de sa fiction qui se figent). Aussi, j’ai rarement vu un acting de jeu de séduction aussi maîtrisé, aussi sensuel.
Une pépite du cinéma asiatique. Grande fan des films de Wong Kar Wai, ce film m'a littéralement bouleversée lors de sa sortie. Il reste encore dans mon Top 5 en 2025, au même titre que Old Boy de Park Chan Wook. La bande son est également sublime.
Confus et labyrinthique, il est assez facile de s'y perdre. La proposition est en réalité un spectacle voyeuriste qui enchaîne les femmes en leur donnant un poids et des contributions variées. Il n'est pas aisé d'y trouver sa place en tant que spectateur. On ne passe pas un grand moment, ni un mauvais moment, ce qui n'est ni mal, ni bien.
L'esthétique est de très haut niveau. On sent la maîtrise sur le sujet. La version originale est en très grande majorité chinoise et un peu encombrante au vu de la durée du film. Le reste est en japonais (notamment la voix off du début), d'excellente qualité.
Comme un écho à son précédant long-métrage le réalisateur Wong Kar-Wai filme un homme se souvenant des femmes étant passées dans sa vie comme autant d’occasions manquées. Le cinéaste fait preuve d’une aisance technique sublime faisant du long-métrage un tableau pictural au sein duquel le temps n’a pas de prise. A l’image de sa carrière, il offre une œuvre inclassable enivrant les sens par une réalisation très soignée et un récit éclaté s’affranchissant avec aisance des barrières temporelles imposant par cela une forme de lâché prise. Interprété avec délicatesse « 2046 » est un film certes exigeant mais gracieux et lyrique.
Excellent film de Wong Kar-Wai d'une beauté visuelle époustouflante et qui fait écho à "In the Mood for Love" ! En quelque sorte c'est là un film mélancolique sur l’angoisse du Temps qui passe et les erreurs du passé .
La mise en scène est sublime, les idées ne manquent pas mais à la question de savoir si le film a bouleversé la scène cinématographique asiatique, 20 ans après il faut bien répondre par la négative. Wong Kar Wei n'a pas su entrainer le cinéma asiatique dans une veine romantique, c'est plutôt le contraire qui s'est produit. C'était bien le chant du cygne d'un cinéma Hongkongais disparu corps et âmes, comme avant lui le grand cinéma Cantonais des années 1920 (qui s'en souvient ?). Raison de plus pour admirer une dernière fois ces sublimes actrices réunies et cette projection brève mais poignante, vers 2046, un "futur" maintenant à porté de main.
La mise en scène est sublime, les idées ne manquent pas mais à la question de savoir si le film a bouleversé la scène cinématographique asiatique, 20 ans après il faut bien répondre par la négative. Wong Kar Wei n'a pas su entrainer le cinéma asiatique dans une veine romantique, c'est plutôt le contraire qui s'est produit. C'était bien le chant du cygne d'un cinéma Hongkongais disparu corps et âmes, comme avant lui le grand cinéma Cantonais des années 1920 (qui s'en souvient ?). Raison de plus pour admirer une dernière fois ces sublimes actrices réunies et cette projection brève mais poignante, vers 2046, un "futur" maintenant à porté de main.
La mise en scène est sublime, les idées ne manquent pas mais à la question de savoir si le film a bouleversé la scène cinématographique asiatique, 20 ans après il faut bien répondre par la négative. Wong Kar Wei n'a pas su entrainer le cinéma asiatique dans une veine romantique, c'est plutôt le contraire qui s'est produit. C'était bien le chant du cygne d'un cinéma Hongkongais disparu corps et âmes, comme avant lui le grand cinéma Cantonais des années 1920 (qui s'en souvient ?). Raison de plus pour admirer une dernière fois ces sublimes actrices réunies et cette projection brève mais poignante, vers 2046, un "futur" maintenant à porter de main.
On suit les pérégrinations d’un homme entre Singapour et Hong kong ( sans rien voir des lieux, tout se passe en intérieurs ) dont la devise est ; vivre et s’adapter. C’est donc une chronique de l’adaptation et aussi un mode d’emploi pour qui adhère à la philosophie de vie exprimée ici, à savoir ne jamais se figer nulle part et vivre ses interactions ( surtout sexuelles dans le film ) comme des épisodes passagers qui forment des expériences qui apportent ou pas des solutions c’est à dire que l’échec est toléré dans la mesure où cela fait modifier le mode d’emploi de la vie, même si c’est triste. Très beau très bien joué et filmé et avec une dimension de science fiction onirique pas désagréable qui enveloppe le tout d’un esprit d’évasion très stimulant malgré le rythme plutôt lent et une sensation flottante d’être soi-même dans un David Lynch à se regarder jouer.
Une grande claque de cinema! Même si on n est pas très sûr de ce que le film raconte, le réalisateur et les acteurs et surtout actrices (sublimes) semblent le savoir, et nous embarquent!
Un très beau film esthétique à la façon du réalisateur : la mise en scène, les couleurs, le raffinement. Quelques redondances cependant et l'on s'y perd un peu
Autant « In the mood for love » (2000) est un film brillant, alliant grande sensualité et retenue, une véritable leçon de cinéma, en 1h38, autant « 2046 », tourné en même temps et présentant de nombreux points communs (2046 était aussi le numéro de la chambre où se réunissaient M. Chow et Mme Chan), est une pâle copie, beaucoup trop longue (2h09), dissertant sur l’amour ("Tout souvenir est baigné de larmes", "On passe à côté de l’amour, la rencontre étant trop tôt ou trop tard"). Cela tourne en rond avec la succession des femmes qu’a aimées M. Chow (toujours joué par Tony Leung Chiu-way, 42 ans à l’époque), qui écrit un livre de science-fiction (intitulé « 2047 » et se déroulant en 2046, où un Japonais s’éprend d’une androïde), après des romans pornographiques, séjournant à Hong-Kong, à Singapour et à Macao. Wong Kar-wai réalise un film faussement intellectuel, et semble se parodier, avec la même façon de filmer, en gros plans, avec un mur ou une porte qui occupe une partie du champ, en ayant recours à de la musique d’opéra [« Casta Diva » de « Norma » (1831) de Vincenzo Bellini (1801-1835)] ou du crooner Nat King Cole (1919-1965), et dans des décors souvent intérieurs, aux mêmes couleurs (rouge, vert), la plupart des scènes se déroulant un 24 décembre (de 1966 à 1969), avec quelques références aux événements politiques à Hong Kong (émeutes, couvre-feu). Il en résulte un film labyrinthique qui égare le spectateur qui s’en détache.
Wong Kar-Wai a-t-il tenté de reproduire In the mood for love ? En tout cas, ils se ressemblent tous deux à quelques détails près bien que 2046 soit bien loin d'arriver à la quasi perfection de son prédécesseur. Toute la poésie, la beauté et le romanesque d'In the mood for love ne se retrouve pas ici au détriment d'une histoire plus alambiquée moins tournée autour du duo du film. Cela reste une bonne comédie romantique pour autant mais quand on sait de quoi le réalisateur est capable, c'est tout de même frustrant.