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Un visiteur
0,5
Publiée le 9 décembre 2007
"2046" est l'un des films les plus ennuyeux et l'un des plus irrationels qui m'a été donné de voir. Tout dans ce film destine le spectateur à un mal de tête et à une descente vers un sommeil profond. Presque comateux. En effet, le scénario part dans tous les sens, dans toutes les directions possibles, à la fois verticales qu'horizontales, ou en diagonales. Tout comme à droite, à gauche, en avant, en arrière ou même au centre. Un scénario très mal conçu, mélangeant avec une mauvaise tournure la réalité à la fiction, et si tant bien qu'on n'arrive pas à saisir la subtilité de la chose créee, et à ne plus savoir dans quelle réalité nous sommes. Effectivement, les deux mondes que sont la réalité et la fiction s'enchaînent et se déchaînent sous nos yeux avec une incompréhension extraordinaire, digne d'une esquisse qui aurait un peu trop, pour ne pas dire beaucoup, mélanger plusieurs genres à la fois, à défaut de ne pas avoir voulu faire plus simple...et plus simplement. Ce scénario a donc été conçu par un architecte qui a voulu trop en faire, et a donc fait n'importe quoi, causant ainsi un dommage collatéral, et pas des moindres, à son sujet initial. La beauté des images ne fait pas tout, encore faut-il qu'il y ait une base solide susceptible de lui donner une dimension rationelle qui puisse être à la portée de tout à chacun. Là, le but n'a pas été atteint, puisque le film collectionne les incompréhensions et autres délires irrationels. La preuve encore une fois, je n'ai pas eu le courage de regarder le film jusqu'à sa fin... .
Une histoire assez complexe. J'ai eu du mal à la comprendre. Les actrices principales sont vraiment très belles. J'aime beaucoup la parti de l'histoire qui nous parle du train 2046 et ou on peu les voir dans des tenues sublimes. Je trouve que c'est se passage du film qui les révèlent le plus et qui montre leurs talents d'actrice. Dans l'ensemble c'est un bon film à voir !
Le plaisir physique que procure ce film est indéniable: certains plans sont tellement beaux qu'on en frissonne de plaisir, qu'on est ému "comme par un jeu dont on ne comprend pas les régles". La partie à 2046, en particulier, est absolument parfaite. La musique est aussi particuliérement splendide, mais c'est devnu une habitude, avec Wong Kar-Wai C'est un film très tactile, une sorte d'oeuvre d'art très complexe. Le montage, qui semble aléatoire, n'aide en rien à la compréhension du film, pas tant celle de l'histoire, finalement assez simple, mais du pourquoi du comment de chaque scéne. Etrange expérience, donc, un peu comme un trip psychédélique parfaitement cohérent, avec le mal de tête de rigueur.
Un film extraordinaire, une vraie romance enlevée, splendide, émouvante, qui révèle toute une gamme de sentiments, et donne l'impression d'un immense tourment. A voir.
Une véritable oeuvre d'art. De la sensualité, des sentiments et du lyrisme ! De très fortes émotions nous invitent à croire que Wong Kar-Wai a encore frappé !
Si l'on considère "2046" (2004) comme étant la suite de "In the mood for love", le précédent long métrage de Wong Kar Waï, l'insulte illégitime serait de dire que c'est du réchauffé! Au contraire c'est d'une constante inventivité à en faire baver tout cinéaste dont la carrière débute. Comme les lecteurs des lignes écrites par le personnage joué par Tony Leung, écrivain en manque d'inspiration, on croit nous aussi entrer dans un univers de Science fiction. Puis tout s'éclaircit, enfin pas toujours car c'est parfois confus, et l'on découvre le deuil de l'écrivain concernant ses vieux démons, une idylle passagère avec une dénommée Su Li Zhen (l'histoire d'amour impossible de "In the mood for love") en cotoyant de nombreuses autres femmes qui lui passeront aussi sous le nez. Car les coups de foudres n'arrivent qu'une fois et disparaissent si l'on ne les saisit pas. Une fois de plus, le réalisateur Hong-Kongais démontre sa maestria dans les plans sérrés d'une esthéticité rare et mise sur le talent et la beauté de ses actrices (Gong Li, Maggie Cheung et Zhang Ziyi) pour enflammer notre écran. C'est peut-être une question de goût mais on préfèrera la sensibilité et la lenteur du premier à la poésie visuelle psychédélique un poil trop hallucinée de celui-ci. Mais il n'en demeure pas moins intéressant tant il reste un phénomène cinématographique nouveau sur nos écrans d'aujourd'hui.
Pour notre plus grand plaisir, Wong Kar-Wai prolonge l'émotion de "In the mood for love", certes c'est moins surprenant car on y retrouve les mêmes ingrédients mais le cinéaste asiatique ne se repose pas sur ses lauriers et n'oublie pas de raconter une histoire intelligente et passionnante.
Le meilleur WKW que j'ai vu jusqu'a présent. Il y allie beauté des plans et histoire bien ficelée. On est captivé par ces personnages tout en admirant la qualité de la mise en scène. A voir !
Il n'y a pas assez de mots, ou alors il faudrait en inventer pour décrire ce film...Une merveille qui confirme le génie de Wong Kar Wai...A la fois romantique, boulversant, charnel et sublime, WOng Kar Wai nous envoute littéralement avec des images a tomber...Il sait divinement bien mettre en scène de superbes actrices telles que Gong Li...Je ne saurais quoi dire d'autre à part crier au chef d'oeuvre...
Je viens juste de finir de voir ce film. C'est un chef-d'oeuvre. J'ai du mal à trouver les mots pour écrire ma critique, peut-être parce que l'histoire est innenarrable mais envoûtante. La fin est amenée d'une main de maître. Magnifique !!!
J'ai acheté le DVD de ce film après l'avoir "survolé" une première fois chez un copain , j'ai eu le loisir de le regarder à ma guise, verdict ? belles images, belles couleurs, triste histoire, bon film... faites comme moi acheter-le si vous ne l'avez pas encore vu.
Wong Kar-Waï nous offre une fois de plus un chef d'oeuvre pour le moins incompréhensible, tout en finesse, avec précision, sans fausse note. Sensibilité et fine cruauté jonchent les bords des personnages de l'histoire. Un drame passionnant et envoutant. A ne pas manquer !
Quel film ! Fort, intense et beau. Une claque délicieuse plongeant le spectateur dans un coma troublant et tétraplégique, l'empêchant de rouvrir les yeux pendant quelque temps. On tendrait volontier l'autre joue si le rêve pouvait se poursuivre. "2046" nous plonge dans un voyage introspectif, dans les fantasmes et les regrets d'un homme insatisfait qui a maladroitement laissé échappé le bonheur. Véritable Don Juan, cet homme se rappelle de ses conquêtes passées, des différentes femmes qui ont traversé sa vie, et il nous en fait part sans pudeur. La voix-off du personnage nous guide tout au long du film et nous éclaire sur ses sentiments. Eternel rêveur, il porte cependant un regard lucide sur sa vie passée et tire ses propres conclusions. Avec une dimension clairement autobiographique, le film nous plonge dans l'intimité et la consicence d'un homme qui ne cesse de regretter ses choix. Véritable mélodrame, le film est aussi un bel opéra. Les rideaux rouges en velours, chauds et passionnels, tapissent les murs de l'hotel. Des femmes défilent sur scène puis sortent après avoir fait leur prestation. Certaines disparaîssent par la suite, d'autres reviennent pour repartir ensuite. Une vie donc comme un théâtre, soutenu par des musiques fortes et émouvantes qui entretiennent cette ambiance si particulière, proche d'un opéra réel. Entre réalité et fiction, le spectateur perd peu à peu ses repères, on ne sait plus exactement où on est : dans un fantasme, un regret, une fiction? Peu importe, c'est tellement bon! Ajoutons à cela un casting de rêve : Gong Li, Ziyi Zhang et Tony Leung, choucou du réalisateur, qui fait une prestation remarquable. Des décors magnifiques et une bande son immersive, le film est aussi d'un esthétisme remarquable et plaisant. "2046" est une oeuvre puissante, prennante d'un bout à l'autre, une rêverie éveillée. Deux heures d'intensité, de passion, de nostalgie et d'amertume. Wong Kar-Wai signe ici un véritable bijoux. Du grand art ! A voir et à revoir.
Wong-Kar-Waï est l'un des cinéastes asiatiques actuels jouissant d'une très grande réputation en Europe, particulièrement en France. Consacré par "In The Mood For Love" en 2000 (auquel je trouve beaucoup de choses à redire), il réalisa au cours de l'année 2004 (continuité logique du travail entrepris précédemment) ce "2046", poème amoureux baignant dans une esthétique particulière, chère à son auteur. Très vite, les qualités de mise en scène frappent le spectateur, ébloui par la beauté des images et l'atmosphère si langoureuse, rêveuse se dégageant d'une oeuvre plus qu'honorable. On pourra remarquer un sens particulier du cadre, déplaçant ses personnages aux extrémités, pratiquant une symétrie plus visible dans les coupes que lors de chaque plan. Le travail sur le format y est passionnant, brouillant souvent certains endroits de l'image, l'effaçant parfois d'une nuit noire mettant à nu les protagonistes exposés. Montage maîtrisé et logique, préférant un découpage lent aux interminables plans-séquences trop souvent de mises pour des films de ce type. Les mouvements de caméra sont minimes et c'est ainsi que l'on se concentre pleinement sur l'approche visuelle, faite de jeux d'ombres et de lumières, d'éclairages savamment pensés afin de faire ressurgir toute la pensée d'un réalisateur plus peintre à la large palette qu'artiste à la vision reculée de son travail. Il oriente toutes ses forces vers son image qu'il lèche jusqu'à l'excès. Alors, les effets de style viennent s'ajouter à l'univers de Wong-Kar-Waï sans que cela ne se justifie. L'aspect obsessionnel est répétitif comme superficiel au lieu d'instaurer un trouble imaginatif. Le faible scénario sélectionne les caractères de ses personnages, creusant les uns mais délaissant les autres et le caractère imaginatif ne se renouvelle quasiment pas. Signalons toutefois la grande force de la bande-son accompagnant parfaitement ces images d'abord lyriques puis lassantes.