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Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2009
Magique , magnifique , autant ésthétiquement que scénaristiquement , une oeuvre cinématographique d'une beauté rare ... Des adjectifs il en éxiste mais il faut certainement seulement le voir pour le croire.
Film intemporel et hypnotiseur, 2046 signé Wong Kar-Wai est une œuvre d'une valeur inestimable. Il serait impossible de résumer en quelques lignes la richesse d'un scénario aux multiples facettes et à la poésie inégalée, je me contenterais donc de livrer mon ressenti sur ce film des plus déconcertants.
Véritable monument visuel, le film bénéficie d'une photographie et de décors sublimes. L'imagination débridée du réalisateur nous porte dans un autre univers aux temporalités confuses et enivrantes. Un univers à le fois emprunt de positivisme et de nostalgie, là ou règne l'amour intemporel et les instants volés au temps.
Cette expérience sensorielle est portée par un casting sans faute avec Tony Leung (Juste impérial) et Zhang Ziyi (Qui donne toute sa texture au personnage de Bai Ling ) en tête d'affiche. Le duo brille d'une alchimie pétillante et sensuelle et porte littéralement le film. Bien sur on n'oubliera pas de citer Gong Li, Carina Lau, Chang Chen, Faye Wong et Maggie Cheung qui malgré des rôles plus en retraits donnent de la puissance et du charisme à leurs personnages.
Comme dans son précèdent film l'éclairage est très réussi contribuant parfaitement à l'aspect contemplatif du film.
L'histoire de cet écrivain désabusé qui explore son passé, ses amours perdus, présents et futurs prends petit à petit toute son ampleur et finit par nous submerger dans un état assez inexplicable.
Wong Kar-Wai signe là un chef-d'œuvre, une bijou d'intimité et poésie loin de tout ce qui se fait. Il transcende le coté romanesque de son oeuvre par une véritable âme teintée d'onirisme. La magnificence de l'amour n'a jamais été aussi forte. 2046, un lieu pour oublier, un lieu d'où on ne revient jamais.
Souvenirs amoureux. Suite de In the mood for love, 2046 est pourtant bien différent. Reprenant quelques éléments scénaristiques du premier (le numéro de chambre, le secret que l'on chuchotte à un arbre...) et son personnage principal, Tony Leung, ce film tourne lui aussi autour de l'amour. Trop sans doute, car les successions de baisers et d'ébats amoureux sont vite lassants. Ici, Wong Kar-Wai se lâche -à l'inverse de In the mood for love où la retenue était de mise- tous comme ses acteurs (enfin surtout actrices; de Zhang Ziyi à Gong Li en passant par Faye Wong). Ce surplus d'amour entraîne la mélancolie et l'eau de rose, mais certaines répliques sont percutantes et le scénario en lui-même est bon. Visuellement, c'est toujours intéressant, parfois superbe. Mais on s'ennuie un peu, c'est dommage.
J'avais adoré "In the mood for love", envoutant, poétique. D'où ma déception ici. Nettement plus grivois, conventionnel, avec une bande sonore classique, ce film sera oublié et non revu, contrairement au précédent. Bien sûr, la prise de vue reste haut de gamme, les acteurs super, mais je n'ai pas accroché.
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2,5
Publiée le 30 avril 2009
"2046", c’est un nombre qui mentionne une annèe, cinquante ans après la cession de Hong Kong à la Chine mais c’est aussi le nombre qui ne lâche pas l’esprit de Chow Mo-Wan interprètè par un remarquable Tony Leung, depuis l'èblouissant "In the Mood for Love"! Film labyrinthique qui s'inscrit donc dans la continuitè de "In the Mood for Love" (tournè dans la même configuration) où l'on retrouve les thèmes chers de Wong Kar-wai qui sont le tact, l'èlègance et le raffinement mais en plus confus! Esthètiquement c'est sublime où le cinèaste hongkongais excelle dans tous les registres plastiques et temporels! La couleur rouge domine le film avec de lents travellings latèraux, des ralentis et des surimpressions assez exceptionnels! "2046" est un règal pour les yeux mais on peut regretter que l'histoire soit aussi alambiquèe où le passè, le présent et le futur se conjuguent dans un même temps! Amour, sexe et passion sont les maîtres mots de ce film ambitieux et èlègant avec la jolie rèvèlation de Zhang Ziyi, ètonnante par sa densitè de jeu! Magnifique B.O au rythme d'opèra, latino et classique...
C'est très bien photographié et très bien mis en scène, ça saute aux yeux… 2046 me rappelle un peu alphaville de Godard (va savoir pourquoi) si on me demandais si j'ai aimé je répondrai oui, si on me demandait si j'ai adoré, je répondrai non… c'est un bon film, mais seulement ce qui m'intéressait c'était pas l'histoire d'amour, mais 2046… bien que les deux soient liés… le film dit plein de vérités (voir des lapalissades) sur l'écriture, on ne parle que de soi… le film tout comme in the mood for love m'a impressionné par sa mise en scène et sa beauté… mais ne m'a pas touché et ne m'a pas ému pour un sous… c'est "juste" très beau… je ne sais pas l'expliquer, le film a quelque chose d'envoûtant, on ne s'ennuie pas, mais pas marquant je dirai, il manque quelque chose; c'est trop beau pour toucher je pense, pour réussir à créer une émotion dans cet univers artificiel et surfait
Le film traite des relations amoureuses (importantes) d'un homme, qu'est-ce qu'il ressentait pour chacune d'elles? laquelle est la bonne sachant qu'elles sont toutes différentes? Pourquoi n'arrive t-il pas à s'engager? C'est un film de Wong kar waï (désolé pour l'orthographe) donc c'est lent, avec plein de relations amoureuses. Malgré tout l'histoire prend bien car on suit ce mec qui fait des bons et des mauvais choix, on essaye de le comprendre, même si on y arrive pas toujours. En plus ses "copines" sont des femmes magnifiques, le style du film est simple et beau.
Autant j'avais beaucoup aimé IN THE MOOD FOR LOVE, autant là j'ai été déçu. Beaucoup trop de lenteurs et des dialogues plats font de ce film un ennui sans nom qui n'est même pas gommé par le bonne performance de Tony Leung Chiu Wai, la bonne BO et la belle photographie....
Ce film est excellent.Les acteurs son très bons.La musique est parfaite quand il faut.Réalisation excellente.La rencontre entre Cho et Bay est très érotique,exceptionelle.
La réalisation est très stylisé c'est un vrai plaisir pour les yeux, mouvement de caméra, couleurs sublimes mais le scénario n'est pas à la hauteur je trouve, il y a des temps morts.
Contrairement à My Blueberry Nights où la réalisation est autant artisanale que bancale; contrairement à In The Mood For Love qui est une perte de temps, Wong Kar Wai signe ici un film irréprochable. L'esthétique générale du film est soignée à la perfection, la bande-son envoutante, la beauté des décors s'accorde parfaitement avec le charme des personnages féminins, toutes femme fatale. La photo est onirique et magnifique, les couleurs idéalement employées. L'histoire sonne peut-être déjà vu, mais la collection de personnages et de lieux nous démontrent que 2046 est unique en son genre. L'histoire du 2046 n'est malheureusement pas explicité jusqu'au bout, mais la double narration ne fait que rajouter un plus au film. Les petits détails minutieux ajoutent encore plus poésie au film, déjà sublime. Les thèmes de la séduction et des amours contrariés sont utilisés au mieux, sincères et authentiques. D'accord, les effets spéciaux font vieux-jeu, d'accord le film est peut-être longuet, mais tout marche quand même, et admirablement bien.
Typiquement le genre de films qui rappelle à quel point le cinéma asiatique est efficace.
Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire. Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046...Après le succès de " In the Mood for Love ", Wong Kar-Wai entame sa sixième collaboration avec son acteur fétiche, Tony Leung Chiu Wai dans son nouveau film, " 2046 "( 2046 était également le numéro de la chambre clandestine dans laquelle se retrouvaient les deux amants de " In the Mood for Love " ). Le cinéaste nous propose un film absolument sublime, entre mélodrame à l'ancienne et cinéma moderne. Il fait avancer son récit non pas avec la mécanique bien huilée d'une maîtrise irréprochable, au contraire, la grâce aérienne règne en maître dans la complexe, insolente et mélancolique narration de l'excellent Tony Leung Chiu Wai, séducteur hanté par un amour perdu. Outre l'innovation narrative, l'auteur hongkongais signe une œuvre à la beauté visuelle renversante, magnifiée par les comédiens, admirables. Wong Kar-Wai signe une œuvre en écho avec la précédente, comme pour en faire le deuil. WKW filme avec brio le caractère éphémère du temps qui consume l'être humain, ce dernier s'exprime à travers l'écriture, créant ainsi un antre surréaliste voué aux passions défuntes d'une vie solitaire. WKW insuffle à sa virtuosité esthétique une plainte nostalgique dans le passé, un poème sensuel et paradoxale dans le présent, une élégie high-tech et ironique dans le futur.Entre fable amoureuse, lyrisme visuel et drame futuriste, le spectateur est comblé. Du très grand cinéma qui reçu de nombreux prix. Un chef-d’œuvre éblouissant et vertigineux!