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Yohan Marques
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5,0
Publiée le 2 janvier 2012
Tout d'abord, il y a un choc, celui de la révélation d'une actrice hors normes car hors du temps, au jeu d'une telle modernité qu'il donne de manière quasi-instantanée au film, un parfum d'éternité. Louise Brooks, premier véritable sex-symbol de l'histoire du cinéma, qui irradie ce long-métrage avec une présence inégalée. Ensuite, il y a toutes ces audaces, toutes ces premières fois : naissance du mythe de la femme fatale, qui entraîne, dans un mélange d'innocence et de perversité, les hommes qui l'entourent dans les abimes de la déchéance, personnage porteur de malédiction au destin forcément tragique; première apparition d'une lesbienne à l'écran, première incursion dans le psychisme d'un tueur en série, deux ans avant "M. Le Maudit" de Fritz Lang. D'ailleurs, la comparaison avec ce dernier ne s'arrête pas là puisque Pabst, comme son homologue compatriote, envoie avec "Loulou" un signal d'avertissement à son propre pays, mis en danger par sa propre dégenerescence et qui pensera retrouver sa fierté en poussant Adolf Hitler à la chancellerie. Les hommes se laissent aveugler par le charme hypnotique de Loulou, aveuglés ils le seront de la même manière face aux discours de haine des propagateurs du nazisme. Osé, violent, noir et cruel... Un chef d'oeuvre.
Très beau film muet qui m'a beaucoup ému. on s'attache au personnage de loulou (interprété par Louise Brooks) qui nous fait penser à une petite fille par ses mimiques et ses attitudes. Elle fait des caprices, boude, trépigne de joie quand on lui "obéit"...on a presque envie de la réconforter quand ses "amants" la "maltraitent" et de la freiner à certains moments car son insouciance et sa naïveté lui causent bien des misères...la fin m'a carrément fait pleurer mais je ne dirais pas ce qu'il s'y passe! ;)
"Loulou" ou "Die Büchse der Pandora" est certes un film de Pabst, avec Louise Brooks, alors il faut l'avoir vu une fois dans sa vie. Mais il faut l'avouer : c'est très lent, très long et très ennuyeux. Surtout la deuxième partie du film, qui suit le procès, où j'ai sincèrement vu les minutes passer. La mise en scène de Pabst est évidemment irréprochable, surtout dans le dernier quart d'heure, dans les scènes avec Jack l'Eventreur où l'on trouve de superbes plans en contre-plongée dans l'escalier, ainsi que la scène du meurtre de Loulou, visuellement magnifique. Louise Brooks est évidemment une grande actrice, qui, contrairement à la plupart de ses consoeurs de l'époque, n'en faisait pas des tonnes. "Loulou" est également à découvrir pour une raison qui relève plus de l'anecdote : c'est le premier film qui affiche un personnage (certes secondaire) lesbien, en l'occurrence une duchesse, amie et amante de Loulou (incarnée par une actrice belge que tout le monde a oublié) ; tout cela reste bien entendu très chaste à l'écran. Mais, en toute honnêteté, que ceux qui n'ont pas somnolé durant toute la partie à bord du tripot français me jettent la première pierre...
Véritable chef d'oeuvre qui n'a pas l'aspect d'un classique. J'entend par là, qu'il n'est pas narrativement banal, il ne ressemble en rien à beaucoup de films dits "classiques". Il m'est impossible de raconter l'histoire, et pourtant c'est en elle que se situe tout l'important du film. Cette oeuvre est une véritable contradiction entre l'actrice qui est filmée, Louise Brooks et ce qu'elle vit. Tout ce que je peux dire c'est que pour un film muet qui date de 1929, la narration vous impressionnera par sa vison dramatique, par sa provocation et par le fait que les relations entres les personnages et les émotions, les sous-entendus sont retranscrits avec brio alors que c'est MUET ! C'est en définitive un film noir captivant et impressionnant de cruauté. Et puis Louise Brooks et quand même super belle^^
J'avais beaucoup aimé du même réalisateur et avec Louise Brooks Le journal d'une jeune fille perdue par contre Loulou m'a déçu ; après une 1ère heure très longue qui aurait pu se raconter en moitié moins de temps le film commence à démarrer mais moi qui suis pourtant friand de film muet Loulou ne m'a guère emballé ; seule la partie londonienne avec ses rues brumeuses et son meurtrier m'ont réellement plu.
Mon premier Pabst, et je dois avouer ma déception. Le film est d'un ennui considérable, et j'ai l'impression qu'un seul acte aurait suffi tant ils se ressemblent tous! Et oui 10 actes, alors que s'il s'était arrêté à 3, le film était complet. En effet, le début est virtuose au niveau de la mise en scène qui est très envoutante et très riche, notamment lors de la scène très intense de rupture où tout ce qui fait une mise en scène de cinéma est présent. Je trouve le fait que chacun attende quelque chose d'elle sauf elle même est bouleversant et très bien traité. Et Louise Brooks qui dévore tellement l'écran qu'on a l'impression qu'elle interprète toutes les femmes du film.Ensuite, à partir de l'acte 4, le film est beaucoup plus écrit, plus romancé, plus construit, la mise en scène s'eeface légérement, sauf pour la scène du meurtre. Le film devient interminable, voulant traiter tous les sujets qui peuvent faire un film à eux seuls. Ma frustraation vient du fait que chaque acte peut faire un film à lui tout seul, or ceux ci durent 15 minutes chacun, donc tout reste un peu en surface, comme le dernier acte, glaçant avec Jack L'eventreur. Et la musique est achevante...
Les 3 premiers actes sont une introduction au film assez banales. Ensuite l’histoire prend une autre ampleur, les hommes courent tous à leurs pertes, la partie la plus intéressantes est celle ou les personnages vivent dans la clandestinité. La réalisation tient en haleine (même dans les passages moins prenant), Louise Brooks est d’un naturel étonnant par rapport aux reste du casting qui jouent d’une manière très expressive.
Découper en 8 actes, Loulou est un de ces films choc que l'on prend toujours plaisir à visionner. Pour moi, la plus grande qualité de ce film muet est à mettre à l'actif de Louise Brooks qui est absolument incroyable dans le rôle de Loulou, une terrible tentatrice à la sensualité sans faille et qui finira d'ailleurs par détruire tous ceux qu'elle cotoie. La mise en scène de Pabst est très ancrée dans l'expressionnisme allemand de l'époque, et certaines séquences - dont celle du meurtre de l'héroine par Jack l'Eventreur - restent des moments très important dans l'histoire du cinéma muet. Un long métrage à (re)découvrir d'autant que la photographie n'a pas prit une ride, ce qui permet à Louise Brooks de pouvoir encore faire rêver les téléspectateurs qui la contemplent.
«Loulou» est un film de Georg Wilhelm Pabst, une histoire de passion et d'amour libre d'abord dans l'étroitesse des décors contemporains d'une société ravagée par la décadence et une «morale» qui n'est pas morale et qui s'étend ensuite dans un Londres brumeux aux décors réalistes mais pourtant à la limite de l'onirisme. Mais surtout, «Loulou» est le film avec Louise Brooks, celle qui incarnera à jamais un mythe celui de «l'éternel féminin» avec sa légendaire coupe au carré à travers cette «créature», bourreau et victime à la fois, belle, libre, insouciante et perverse sans le savoir. Une oeuvre immortelle.
Une excellente réalisation qui maintient en haleine du début à la fin du film, des moments de grande intensité et surtout la présence de Louise Brooks dont le jeu est si naturel et si expressif que par contraste, celui des autres acteurs pourrait passer pour "chargé". A noter aussi la puissance expressive et l'ambiance des séquences à personnages multiples. Au final, un film inoubliable !
Librement adapté de 2 pièces de théâtre du dramaturge Frank Wedekind, Loulou (La boite de Pandore) est le film le plus célèbre de G. W. Pabst cinéaste autrichien plutôt apparenté à la mouvance des réalisateurs réaliste de la nouvelle objectivité. Ce mouvement a émergé dans les années 20 en réponse à l’expressionisme romantique.
Le récit gravite autour de Loulou, un des personnages féminins les plus mémorables de l’histoire du cinéma que l'actrice américaine Louise Brooks sublima alors qu’elle n’avait que 22 ans lorsqu’elle incarna l’héroïne de ce chef d’œuvre qui fit d’elle une star mythique. Attirant tous les regards, Loulou est une belle jeune femme séduisante et sensuelle qui semble vivre que pour l’amour et le plaisir. Ses amis de tout âge et de toutes conditions sont très nombreux mais incessamment poursuivi par les hommes et les femmes, Loulou se retrouve malgré tout en proie aussi bien à la répression sociale de ses propres désirs apparaissant insatiables aux yeux de la société, tout comme ceux des personnes qui la jugent par le biais de leur propre hypocrisie sexuelle. Et victime de son sex-appeal, mais surtout de l'avidité des hommes entre besoin de possession et d'argent, Loulou entraîne dans sa chute des hommes et des femmes qui succombent à sa présence charnelle.
Ce film muet sous titré incarnant le désir, le plaisir ou l'amour fou est souvent présenté comme une œuvre féministe avant la lettre où l’héroïne est victime des hommes ainsi que de la morale bourgeoise hypocrite de son époque. Cependant lorsque on analyse de près les relations de Loulou avec les hommes, on peut constater que ses relations sont plutôt conditionnées soit par l’argent ou soit par un rapport de force où à vrai dire, il n’y aurait aucun désir de la part de l'héroïne déchue mais plutôt des relations utilitaires où Loulou mimerait le plaisir. De la même manière avec ses sentiments, Loulou jouerait plutôt la comédie pour obtenir quelque chose. Autrement dit, si Loulou manipule, e
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5,0
Publiée le 5 décembre 2025
Et si le plus beau muet de l'Histoire du cinèma ètait un film allemand ? On peut lègitimement se poser la question à la vue du huitième long-mètrage de Georg Wilhelm Pabst. Si beau qu'il devient, grâce à l'èrotisme puissant de Louise Brooks, un mythe. Difficile de passer après cette « Loulou » là, qui reste avec "Le journal d'une fille perdue" (1929) le meilleur film de l'actrice à l'aura et à la grâce non dèpassèes. D'une force visuelle stupèfiante, l'oeuvre est complexe, profonde, fascinante, envoûtante, tragique. Il faut accepter de s'y perdre, même un soir de Noël dans la brume, et cela passe par se perdre en Louise Brooks...