Loulou
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ghyom
ghyom

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4,0
Publiée le 26 avril 2014
Loulou ne serait rien sans Louise Brooks.

Ne vous méprenez pas. L'histoire est belle et bien là, s'épargnant tout les pièges du manichéisme et riches de situations même si elle souffre de quelques longueurs. La réalisation de Pabst est magnifique pour l'époque surtout vers la fin du film avec l'intensification de ses accents expressionnistes. Mais ce film c'est surtout Loulou. C'est le personnage autour duquel tout s'articule, le seul personnage travaillé et complexe. Les personnages secondaires que ce soit le Dr Shön, son fils Alwa, le vieux souteneur Schigolch, l'acrobate Rodrigo ou l'amie lesbienne sont assez archétypaux et finalement se montreront tous ou mauvais (Dr Shön, Schigolch, Rodrigo) ou faibles (Alwa et la contesse). Loulou agissant comme un révélateur de la nature profonde de ces êtres.
Mais Loulou n'est pas parfaite non plus. Et c'est ce qui fait l'intérêt du film. Loulou est totalement consciente du pouvoir de séduction qu'elle exerce. Souvent elle s'observe dans un miroir, se recoiffe, etc. Très coquette, très espiègle, joueuse, elle séduit les hommes et les femmes pour les faire céder à ses caprices ou la sortir du pétrin. Elle use et abuse de ses charmes mais les passions qu'elle déclenche auront une finalité dramatique que sa naïveté et sa légèreté ne lui permettent pas de voir. Éprise de liberté, vivant dans l'instant, innocente même d'une certaine manière, le spectateur est, comme les personnages du film, pris au piège de la fascination qu'exerce cette femme.

Qui d'autre que Louise Brooks pouvait nous faire cet effet là ?

En effet, il est impossible d'imaginer une autre actrice être Loulou. Déjà parce qu'elle a cette beauté à la fois enfantine, innocente, naturelle d'une jeune fille et pourtant déjà maitrisée, travaillée, érotique de la femme mais surtout parce que son jeu, particulièrement moderne, tout en retenue, très naturel, un regard et tout est dit, une épaule dénudée et elle transpire la sexualité, contraste parfaitement avec le surjeu théâtral de ses partenaires. Ce décalage, en plus de participer au caractère solaire et centrale de son personnage, souligne l'aspect humain de Loulou face au grotesque de la société qui l'entoure.

Je n'ai pas beaucoup de points de comparaison dans le cinéma muet pour juger de l’œuvre dans son contexte cinématographique et juger de son importance, mais sur le plan du ressenti je reste plutôt séduit.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2010
«Loulou» est un film de Georg Wilhelm Pabst, une histoire de passion et d'amour libre d'abord dans l'étroitesse des décors contemporains d'une société ravagée par la décadence et une «morale» qui n'est pas morale et qui s'étend ensuite dans un Londres brumeux aux décors réalistes mais pourtant à la limite de l'onirisme. Mais surtout, «Loulou» est le film avec Louise Brooks, celle qui incarnera à jamais un mythe celui de «l'éternel féminin» avec sa légendaire coupe au carré à travers cette «créature», bourreau et victime à la fois, belle, libre, insouciante et perverse sans le savoir. Une oeuvre immortelle.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 septembre 2010
J'avais beaucoup aimé du même réalisateur et avec Louise Brooks Le journal d'une jeune fille perdue par contre Loulou m'a déçu ; après une 1ère heure très longue qui aurait pu se raconter en moitié moins de temps le film commence à démarrer mais moi qui suis pourtant friand de film muet Loulou ne m'a guère emballé ; seule la partie londonienne avec ses rues brumeuses et son meurtrier m'ont réellement plu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 novembre 2011
Les plans sont d'une grande beauté presque jamais atteinte. La musique est très bien écrite et le jeu des acteurs pertinents.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2010
Découper en 8 actes, Loulou est un de ces films choc que l'on prend toujours plaisir à visionner. Pour moi, la plus grande qualité de ce film muet est à mettre à l'actif de Louise Brooks qui est absolument incroyable dans le rôle de Loulou, une terrible tentatrice à la sensualité sans faille et qui finira d'ailleurs par détruire tous ceux qu'elle cotoie.
La mise en scène de Pabst est très ancrée dans l'expressionnisme allemand de l'époque, et certaines séquences - dont celle du meurtre de l'héroine par Jack l'Eventreur - restent des moments très important dans l'histoire du cinéma muet.
Un long métrage à (re)découvrir d'autant que la photographie n'a pas prit une ride, ce qui permet à Louise Brooks de pouvoir encore faire rêver les téléspectateurs qui la contemplent.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2016
C'est après voir vu Une fille dans chaque port, de Hawks, que Pabst décide d'engager Louise Brooks, plutôt que Marlene Dietrich, pour son adaptation de deux pièces du dramaturge allemand Wedekind. Et c'est ainsi qu'une icône nait. Scandaleusement belle, scandaleusement immorale, scandaleusement libre : la Loulou de Pabst outrage les bonnes moeurs (ne séduit-elle pas un père et son fils, n'entretient-elle pas une relation homosexuelle ?). Le côté sulfureux et érotique de la chose semble bien dépassé aujourd'hui mais, dans l'Allemagne pré-nazie de 29, on ne plaisante pas avec ça. Résultat : le film est mutilé au mépris de toute chronologie. Il faudra attendre 1980 pour qu'une restauration soit présentée dans sa version originelle de 2h12. Dans le film, Louise Brooks oscille entre la femme fatale et la jeune fille (presque) innocente et victime. Elle a plus qu'un point commun avec la Nana de Zola, d'ailleurs adaptée par Renoir, deux ans plus tôt. Quant au style de Pabst, il appartient davantage à l'école réaliste qu'à l'expressionnisme, hormis les dernières séquences brumeuses de Londres.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2024
Die Büchse der Pandora apporte au cinéma ce que Colette transposait en littérature : une restitution dynamique de la confusion régnant dans les coulisses des cabarets et music-halls, une tendresse dans le regard porté sur la troupe d’artistes saisis chacun dans son caractère, une réflexion sur la confusion entre réalité et fiction. Ladite Loulou apparaît telle une héroïne mythique d’une religion tour à tour nouvelle et ancestrale, icone interdite que l’on censure volontiers quand la morale s’invite au débat, figure insaisissable qu’aucun homme ne saurait dompter ; elle anticipe en cela la Marlene Dietrich de Das Blaue Engel (Josef von Sternberg), sorti deux ans plus tard, quoiqu’elle figure ici davantage une victime de la « boîte de Pandore », métaphore de la société de la fin des années 20 que régissent l’hypocrisie, le mépris de classe et la cruauté entre les sexes. La magnifique photographie, qui se charge à terme d’expressionnisme, immortalise les apparitions de Louise Brooks et réhausse un intérêt parfois fluctuant en raison de la lenteur de certains actes.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2018
Le film est découpé en sept actes. Le dernier acte est expressionniste là ou les autres sont plutôt réalistes. La dernière scène dans la mansarde avec Jack l’éventreur est impressionnante. Louise Brooks conserve son jeu moderne alors que son partenaire est tout entier dans l’expressionnisme avec les yeux exorbités du meurtrier.
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2012
Un des derniers chefs d’œuvres du cinéma muet, et un des meilleurs exemples où un personnage est indissociable de l’actrice qui l’incarne. Loulou permet à Louise Brooks d’entrer dans l’histoire du cinéma, paradoxalement sans doute aidée par le fait que sa carrière prendra fin avec l’arrivée du cinéma parlant.
Grand personnage féminin aussi. Guidée par ses désirs, Loulou est une femme libre, qui vit comme elle l’entend et qui est sans tabous. Le personnage est da'illeurs souvent vu comme féministe avant l’heure. Même aujourd’hui, il est rare de voir à l’écran un personnage féminin passer aussi librement d’un homme à un autre. Le film de Pabst est également le premier à introduire un personnage secondaire clairement homosexuel en la personne de la Comtesse qui courtise Loulou.
Le film peut se permettre ce genre d’audaces pour deux raisons principales. Il s’agit déjà d’un film européen, les mœurs étant plus libres sur le Vieux Continent qu’en Amérique, en particulier dans les grandes capitales comme Berlin, Paris où Londres, villes où se déroulent l’action du film. Ensuite grâce au fait qu’il n’existe pas encore de véritable comité de censure en ce qui concerne le cinéma, personne n’ayant encore la mission officielle de décider, selon des critères qui se voudraient objectifs (et qui ne peuvent qu’être que subjectifs en matière d’art), du degré de décence et de moralité d’une œuvre de cinéma. Ce qui ne saura tarder, le code Hays entrant par exemple en fonction aux USA dès 1932.
La conclusion du film est d’ailleurs désenchantée. Le personnage de Loulou reste malgré tout victime des hommes et d’une société à la morale corsetée, et fini par périr entre les mains de Jack l’Eventreur.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2014
"Louise Brooks nous contemple depuis l’écran comme si celui-ci n’existait pas. Elle neutralise les artifices du cinéma et nous invite à jouer avec elle." Citation du célèbre critique Américain Roger Ebert, et je n’aurai pas pu trouver de mots plus juste pour résumer en deux phrases la fantastique prestation de Louise Brooks. « Die Büchse der Pandora » mais plus connu sous le nom de « Loulou » s’avère une très brillante réussite et même un merveilleux chef d’œuvre qui restera à jamais gravé dans l’histoire du cinéma. On comprend pourquoi ce film a été coupé et censuré dans diverse pays tant son traitement des mœurs sexuelles peut s’avérer cru pour l’époque, ainsi que l’apparition du premier rôle lesbien au cinéma (dont le montage Français de l’époque serait affreux, modifiant totalement les personnages). « Loulou » (le film) c’est avant tout Loulou (le personnage), une belle et innocente tentatrice, dont la sensualité, les caprices et l’innocente perversité peuvent mener à l’autodestruction, ainsi qu’à celle de ses proches. Intrigue fragmenté en actes, à l’image d’une pièce de théâtre (dont le film est tiré), on découvre Loulou dans un salon Berlinois, puis on est plongé dans un univers corrompus, d’abord en Allemagne, puis sur un yacht et enfin à Londres. L’histoire est passionnante et très bien écrite, l’étude des différents caractères est intelligente et bien faite, montrant bien le pouvoir du sexe, de l’amour ou encore de l’argent. Si la galerie de personnages est fascinante et que l’on découvre des personnages qui ne sont pas « moraux » mais juste humain c’est avant tout Loulou le personnage pour lequel on est captivé et fasciné et donc brillamment interprété par la superbe Louise Brooks dont la beauté, la grâce ou encore l’érotisme qui se dégage de tous ses fait et geste donnent littéralement vie à son personnage (et qui imposa sa coiffure, frange et coupe au carré, qui porte encore son nom aujourd’hui). Et on peut amèrement regretter qu’Hollywood l’ait mise sur liste noire et propagé la rumeur que sa voie ne convenait pas au parlant, ce qui est bien évidemment faux. On notera aussi son jeu très naturel et subtil, loin du jeu théâtrale (parfois trop) de cette époque, ce qui est parfait pour les superbes gros plan du film où son visage illumine l’écran. La mise en scène de Pabst est superbe, il arrive à créer une atmosphère envoutante et fascinante (parfois effrayante même) ainsi que de donner de la puissance aux enjeux dramatiques sans jamais tomber dans le mélo, la caricature ou la niaiserie. Sa réalisation est superbe, que ce soit les cadrages, les plans… et la qualité d’images est excellente, tout comme ce magnifique noir et blanc accompagné d’une excellente musique qui sonne tout le temps juste avec le récit. "Loulou" c'est en même temps triste et magnifique, parfois effrayant et d’autre fois sensuelle, toujours avec ce portrait des mœurs de la haute société toujours réaliste et loin des caricatures de certains films de l’époque du code Hays aux USA, c’est un grand chef d'œuvre, qui n'a pas pris une ride malgré son âge qui s'élève aujourd'hui à 85 ans, une œuvre rare comme le cinéma en offre peu et c’est surtout Louise Brooks, dont les éloges ne manquent pas dans cette critique et comme le dit si bien le fondateur de la cinémathèque « Il n’y a pas de Garbo ! Il n’y a pas de Dietrich ! Il n’y a que Louise Brooks ! ». Intemporel.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2012
Chef-d'oeuvre du cinéma muet, «Loulou» repose entièrement sur les jeunes épaules de Louise Brooks dont le jeu d'une étonnante modernité passe par toutes les nuances possibles. De ses débuts dans une revue, désirée par tous (hommes et femmes!), jusqu'à sa misérable fin, on suit avec passion sa vie trépidante, au gré de ses amours et de ses déboires. Par une mise en scène efficace et soignée, surtout par une belle direction d'acteurs, G. W. Pabst réussit à nous émouvoir de cette triste histoire de jolie fille amorale. Car Loulou ne se soucie guère des convenances, elle ne peut lutter contre son coeur et aime en même temps un fils et son père, un petit vieil homme (son père?) ou même Jack l'Eventreur... Insouciante et terrible malgré elle, causant la perte de bien des admirateurs, elle sera aussi la cause de la sienne, aveuglée par son amour et sa sympathie pour un homme quelle connaît à peine. Mais plus que le récit d'une existence tragique et intense, «Loulou» est le reflet d'une époque de débauche (l'Allemagne d'avant 1929), de la passion des hommes pour l'argent et les femmes, considérées comme de simples objets de plaisirs quand elle ne servent pas de sources de revenus. Au fond Loulou n'est pas faite pour vivre dans le monde dans lequel elle évolue, elle est bien trop irresponsable et sincère, et surtout bien trop belle pour ne pas engendrer haine et jalousie. Une Louise Brooks exceptionnelle dans le rôle de sa vie, bien plus riche que ce qu'elle avait pu tourner auparavant. Un grand classique à ne pas manquer! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2024
Il faut saluer le travail de restauration car l’image est quasiment nette et les contrastes sont superbes.
Wedekind a écrit quelques œuvres majeures de la littérature allemande et on cette histoire de femme fatale est devenue ici un film très intéressant et passionnant dans sa sensualité et sa dramaturgie. Toutes les scènes dans le brouillard ou dans la nuit sont exemplaires et attirantes.
Un film muet de qualité
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2023
Enfin vu « Loulou » !
C’est un peu Osiris éparpillé en 14 morceaux par Seth-la-censure, donnant ainsi à des millions de spectateurs un récit tronqué et édulcoré pour ne pas les choquer.
Pourtant, « Loulou » bousculera la morale et c’est tant mieux !
Le corps de « Loulou » reconstitué, l’oeuvre de Pabst se révèle être un film audacieux pour son époque, porté par une Louise Brooks qui détonne et par sa beauté envoûtante et par son jeu expressif.
Si « expressif » pour le muet et une évidence, cela ne signifie pas pour autant « appuyé ». Ici, son jeu se démarque du jeu inhérent au muet, il frôle une certaine modernité. C’est certainement à l’initiative de Georg Wilhelm Pabst.
En tout cas, plus expressif que Guy Frangin, acteur modélisé de Bresson (« Une femme douce ») !

Louise Brooks prête son minois à Loulou, femme légère, libre et indépendante.
Louise Brooks est Loulou à jamais et pour toujours.
Louise Brooks n’interprète pas, elle incarne la femme fatale, figure iconique de l’histoire du cinéma.
Sous la conduite du metteur en scène Georg Wilhelm Pabst, le corps sexualisé de Louise Brooks illumine toute la première partie du film.
Pabst en rajoute une couche dans le sulfureux avec la comtesse Geschwitz (Alice Roberts) qui ne cache pas son homosexualité et par voie de conséquence son amour pour Loulou !
Enfin, Georg Wilhelm Pabst se permet un anachronisme avec la présence de Jack l’Eventreur. spoiler: La fin tragique de Loulou est bellement mis en scène.

Oui, Loulou est un beau film, car tout est beau dans ce film de 1929.
Que dis je ? « Loulou » est un film esthétique.
Il n’y a pas que moi qui suis subjugué par Louise Brooks, Henri Langlois l’était aussi bien avant moi en déclarant : « Il n’y a pas de Garbo, il n’y a pas de Dietrich, il n’y a que Louise Brooks.»

PS : Désormais Pandora a les traits de Louise Brooks, sans les calamités mensongères prophétisées par l’Homme aigri.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2026
Le plus dur dans un film muet c'est de rentrer dans l'histoire mais une fois qu'on rentre dedans et qu'on fait abstraction de ce qui nous entoure, on se rend compte que ce Loulou est incroyablement moderne dans son histoire, de très beaux plans, une Louise Brooks très vivante, avec des thèmes sensuels et sexuels plus que présente à une époque où tout était encore très caché. Bref à voir pour l'histoire du cinéma.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2017
J’avais un peu peur que le personnage de Loulou prenne trop de place dans le film, bien que Louise Brooks soit absolument fascinante et lumineuse, et en fait pas tant que ça, les seconds rôles restent des éléments moteurs pour enclencher une trame assez intéressante, satirique envers de la société allemande, souvent immorale et pernicieuse, un processus de destruction d’une femme libre et épanouie, concours de circonstances d’une vie, la dramaturgie pèse et la fin est déchirante. Après niveau réalisation ce n’est pas parfait, même pour l’époque, j’ai trouvé certaines séquences inexplicablement longues, enfin dans la durée des plans fixes, surtout dans la première partie, ce qui fait donc que la fluidité n’est pas toujours au rendez-vous, mais rien de nocif non plus, surtout que la seconde est bien plus engageante. Et le mystère vient de la photographie, je ne sais pas si elle est intrinsèquement réussie où si c’est Louise Brooks qui l’attire aussi bien, parce qu’à certains moments il y a quelque chose de magique qui s’opère, et c’est bouleversant de pureté.
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