Très belle surprise que ce LIMBO, film après lequel je cours depuis deux semaines. L’histoire tient en quelques lignes Sur une petite île de pêcheurs en Écosse, un groupe de demandeurs d’asile attend de connaitre son sort. Face à des habitants loufoques et des situations ubuesques, chacun s’accroche à la promesse d’une vie meilleure. Parmi eux se trouve Omar, un jeune musicien syrien, qui transporte où qu’il aille l’instrument légué par son grand-père. Passés les mots, les images, les dialogues et le jeu des acteurs. J’ai adoré le cadrage très photographique (image presque carrée) qui m’a fait parfois penser au style décalé d’un Martin Parr. Les dialogues sont également ciselés et nous renvoient une image parfois ironique de la culture occidentale, les migrants pratiquant un anglais directement calqués sur la pop culture (La série « Friends » côtoie « Freddy Mercury » quand leurs « tuteurs » ânonnent une langue administrative à des années lumières de leurs racines. Quant aux acteurs ils participent à créer une atmosphère oscillant entre superficialité et a priori des habitants et espoirs et désillusions des demandeurs d’asile. En tête Amir El-Masry qui interprète avec beaucoup de sensibilité Omar, un syrien séparé de sa famille et qui n’arrive plus à jouer de son Oud, sans oublier Sidse Babett Knudsen (Me le Premier Ministre dans la série « Borgen ») à contre-emploi dans le rôle d’une fonctionnaire chargée d’apprendre les us et coutumes aux jeunes réfugiés. Allez voir « LIMBO » vous en sortirez ému et peut être chamboulé. Séances : Limbo - film 2021 - AlloCiné (allocine.fr) Bande annonce : LIMBO Bande Annonce VOST (2022, Drame) Amir El-Masry, Vikash Bhai - YouTube
Dans Limbo, il nous est montré les identités fortes de ceux qui sont humains avant d’être réfugiés, statut avilissant et dégradant, comme si une suspicion permanente planait au-dessus d’eux. Limbo ne s’apitoie pas, il raconte finement, il montre mais n’est pas lourdement bavard.
Il est ici question de fuir tout ce qu’on aime, ce qui n’est jamais un choix, et magistralement montré dans la pudeur des rares récits de migration. La force de Limbo est que dans une créativité cinématographique folle, il montre sans jamais donner la leçon, il s’appuie sur le factuel et le naturalisme pour faire passer avec encore plus de force ses messages. Autant de leçons pour les prédicateurs de haine qui évoquent des invasions, pour qualifier ce qui n’est pas autre chose qu’un sauvetage vital…
L’espagnol Ben Sharrock situe son 1er film en Ecosse pour nous parler d’émigré syriens. Magnifiques 104 minutes souvent déroutantes mais qui gagnent à être découvertes. Sur une petite île de pêcheurs en Écosse, un groupe de demandeurs d’asile attend de connaitre son sort. Face à des habitants loufoques et des situations ubuesques, chacun s’accroche à la promesse d’une vie meilleure. Parmi eux se trouve Omar, un jeune musicien syrien, qui transporte où qu’il aille l’instrument légué par son grand-père. Voilà une approche pour le moins originale du problème de l’immigration. Un drame aux accents loufoques, c’est gonflé et pourtant réussi. Un tout petit film qui a tout d’un grand. 1er Prix et Prix du Public au Festival du film britannique à Dinard, ce film est très intriguant par son atmosphère et sa manière de traiter un sujet aussi grave. Après avoir étudié l’arabe et les sciences politiques en premier cycle à l’Université d’Édimbourg, notre réalisateur et scénariste écossais a passé un an en Syrie, en 2009, juste avant que tout ne dérape. Pour tourner un court-métrage, il a séjourné dans des camps en travaillant pour une ONG, et c’est là, dit-il, que j’ai été fasciné par l’impact du statut de réfugié sur l’identité d’une personne. Portant, Limbo, n’est pas un film sur la crise migratoire, mais plutôt sur l’identité d’un jeune homme et la difficulté de ce dernier à en faire le deuil. Dans le monde qui est le nôtre, où l’on vit coincés entre les médias de gauche qui s’apitoient sur le sort des réfugiés, et les médias de droite qui jouent sur la peur en les diabolisant, voilà une histoire qui fait du bien et s’évertue à pulvériser un bon nombre de clichés et d’idées préconçues. Chaleureux, drôle et accessible à tous, ce film rend la crise des réfugiés plus proche de nous et humanise les personnages. Et puis l’atmosphère des îles Uists, dans les Hébrides, offre un écrin somptueux de brume et de paysages désertiques à ce drame pas comme les autres. Subtil, délicat, bourré d’un humour mélancolique parfois proche d’un absurde teinté de surréalisme, voilà un moment rare de cinéma, qu’il faut partager. Amir El-Masry, star montante britannico-égyptienne, est une véritable révélation. Il est fort bien entouré par Vikash Bhai, Ola Orebiyi, sans oublier la toujours magnifique Sidse Babett Knudsen. On pense parfois à Jacques Tati, à Wes Anderson, à Kaurismäki ou aux tableaux Edward Hooper, durant ce drame à la fois burlesque et amer, mais à coup sûr savoureux. A déguster sans modération.
Film très attachant, scènes assez drôles pour "dresser" le bon sauvage , tendres portraits humains pouvant ébranler les pires thuriféraires anti-immigration.
Au moment ou les vagues de réfugiés sont de plus en plus fortes et douloureuses, LIMBO nous fait partager l’existence d'un groupe de réfugiés dans une ile perdue du Nord de l’Écosse pendant la saison hivernale. Chacun d'eux porte ses espoirs, sa confiance en un avenir incertain, ils sont placés là dan l'attente d'une réponse d'acceptation et de régularisation de leur présence au Royaume-Uni. Le metteur en scène, particulièrement doué Ben Sharrock pour rendre l’atmosphère lourde et pesante de cette attente utilise un format 1/33 pour rendre l'effet d'emprisonnement plus sensible. La bande son des bruitages renforce les sensation d'hiver, souffle du vent, de la tempête ou de la pluie; Il nous donne a voir de très belles scènes pleines de profondeur et d'émotion, sans jamais être démonstratif, mai il touche au cœur du spectateur. Deux scènes à signaler, la rencontre magique et improbable du héro en tête a tête avec son frère, resté en Syrie et les questions sur le bien fondé de partir ou rester quand il y a la guerre civile… Et évidemment la scène de début du film formidable de drôlerie grâce à l’interprétation délirante de Sidse Babett Knudsen. On comprend que le film ait été sélectionné au Festival de Cannes 2020 malheureusement annulé en présentiel et les plus grands festivals du monde par ses qualités esthétiques, émotionnelles et de profondeurs humaines…
Film en 4/3. Assez déroutant mais avec des scènes ubuesques. Le sujet traité de l'immigration, Phénomène de société actuelle, résolu par des absurdités administratives. A voir.
J'ai beaucoup aimé ce film intimiste mais qui tient plus du drame que de la comédie . Personnages tous très attachants, un peu décalés qui nous font toucher du doigt la douleur de l'exil et la déchirure de laisser ses proches au pays
J'ai été totalement hâpee par l'ambiance de la bande annonce qui me semblait ultra prometteuse et rafraîchissante. Malheureusement, je ne me souviendrai probablement pas de ce film par ses longueurs (voulues ou pas: c'est chiant), et par le manque de fil conducteur qui montre qu'infine, on ne sait plus pourquoi on est là (comme les protagonistes...).
Superbe film, faut le montrer dans toutes les écoles pour expliquer le miséré des immigrées. Les conditions qui vivre sont atroce. Superbe paysage, donnant vraiment envie de voir ces Iles d'Ecosse!
J'ai aimé ce film plein d'humanité et de poésie, mais sans sensiblerie. Les images d'une île perdue d'Ecosse sont magnifiques et les cadrages originaux et esthétiques. Les personnages sont vraiment très attachants même celui de la mère qu'on ne voit jamais mais qu'on entend parler au téléphone avec son fils Omar, syrien exilé qui attend que soit reconnu par les autorités administratives son statut de réfugié.
Ne manquait surtout pas la première scène où Sidse Babett Knudsen (la célèbre première ministre du Danemark dans Borgen) fait un numéro inénarrable devant des réfugiés médusés.
Super film ! On plonge directement dans la vie d’Omar, ce jeune réfugié demandant l’asile. Touchant et comique avec un humour un peu décalé, on est pris dans cette spirale sans même sans rendre compte.
Ce film est précieux. Il expose a merveille cette condition de réfugié et en particulier le hiatus qu'il y a dans leur situation actuelle chez nous ou ils errent dans l'attente, le désoeuvrement, l'incertitude et leur situation d'avant dans leur pays ou durant leur voyage qui est faite de menace, de violence et de mort. La scene entre Omar et son frere est extrèmement touchante à cet égard. On comprend bien la frustration de ces gens condamné aux limbes alors qu'il sortent d'une situation d'urgence dans laquelle est parfois encore plongé leur famille. J'ai vu ce film hier et j'y pense encore .. Après c'est vrai que c'est long et qu'on s'ennuie mais bon ..