Le dessin est beau et l'histoire d'Amin émouvante, forcément. Malheureusement 'Flee' a du mal à dépasser la simple biographie dessinée. C'est intéressant et plaisant à regarder, mais pas renversant.
Le film « Flee » a reçu le prix principal au festival d’Annecy en 2021 : cela aurait tout aussi bien pu être un César ou un Oscar, voire une Palme d’Or. Car « Flee » est un film majeur de cinéma, un film qui compte autant que « Citizen Kane » ou « Apocalypse Now ». Il est un témoin important de notre époque, où tous les sujets de la société moderne s’entrechoquent : la guerre, l’exode, la corruption, le rejet de l’homosexualité. L’éventail est large (et douloureux) mais « Flee » parvient à les insuffler avec une fluidité hors du commun.
Le choix de l’animation y est pour beaucoup. Elle permet au metteur en scène de nous emmener avec douceur sur chacun de ces sujets plus brutaux les uns que les autres. C’est le tour de force du film. Sans sombrer dans le pathos, nous suivons le parcours d’Amin depuis l’Afghanistan jusqu’au Danemark. Ses mésaventures sont toutes plus terribles les unes que les autres et nous restons abasourdis devant un tel déferlement de situations absurdes ou révoltantes.
Le film est un vrai documentaire sur la vie d’un réfugié venu de Kaboul. On imagine que le parcours d’Amin est révélateur de celui de beaucoup d’autres, ne luttant que pour leur survie. Mais Amin se distingue en nous racontant son histoire avec beaucoup de pudeur, avec ses mots ou ses images (animées) toujours très justes. Avec ses silences aussi. Quelques morceaux de musique rythment toutefois l’histoire d’Amin : le passage sur fond de Daft Punk est tout simplement merveilleux d’espoir et de joie.
C’est ce maelström d’animation, d’images d’archives, de musique pop mêlées aux atrocités de notre époque qui rendent ce film à la fois aussi personnel qu’universel. Et au fond, extrêmement touchant. On repense à « Flee » plusieurs jours après son visionnage. Un mot nous vient à l’esprit systématiquement : humanité.
je suis sans voix... vu deux fois 5 heures... très original et beau des allers retours entre les deux mondes le mélange d image d époque c est un chef d oeuvre poétique a voir par tout le monde chacun y trouvera ce qu il voudra
Cristal du long-métrage à Annecy et en compétition aux Oscars, BAFTA, Golden Globes et Sundance, “Flee” est un film documentaire d’animation qui retrace la vie d’un Afghan qui a dû fuir son pays dans les années 80 au moment de la prise de pouvoir des moudjahidine. Trente ans plus tard, Amin, face caméra, se confie sur son voyage pour la liberté. Construit de trois manières, l’histoire aborde la migration avec un regard sensible et extrêmement touchant. Les scènes d’animation abordent l’interview et le parcours d’Amin avec authenticité, les scènes dessinées de façons bouillonnent interviennent lorsque les souvenirs d’Amin sont encore troubles et les images d’archives en prise de vue réelles pour recontextualiser ses propos. Une histoire à la première personne, une histoire d’amitié, une histoire migratoire, un ensemble qui fascine et qui bouleverse dans un intérêt d’actualité. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le récit magnifique de Amin, jeune garçon afghan qui est contraint de fuir son pays et qui va vivre l’enfer de la clandestinité. Au fil des années, il va se découvrir et comprendre son intérêt pour les garçons. Un film important sur la question des réfugiés, des LGBT+ dans ces territoires où l’homosexualité est persécutée. Film animé bouleversant.
Film narrant l'itinéraire compliqué d'un jeune afghan homosexuel jusqu'au Danemark. Le réalisateur a eu la merveilleuse idée d'utiliser l'animation pour mettre en lumière les situations tragiques de la migration sans en amoindrir leur vérité. Très belle découverte.
Un animé entre le documentaire et la fiction à propos de l'enfance d'un jeune Afghan obligé de quitter son pays après que son père fut emprisonné à Kaboul aux débuts des années 1980. La fuite vers des pays de la Scandinavie, en passant par la Russie, n'est pas si simple. Beaucoup de souffrance, de malheurs, devant la réalité humaine. C'est un film très émouvant et réaliste à la fois. En premier plan ou en arrière plan, c'est selon, l'homosexualité qui est abordée par petites touches dans un pays où le mot n'existe même pas...
"Flee" nommée à trois reprises aux oscars cette année est un documentaire animé danois bouleversant. En effet le réalisateur Jonas Poher Rasmussen revient sur l'incroyable histoire Amin 36 ans jeune réfugié afghan homosexuel qui accepte de raconter son histoire, celle-ci tirées de faits réels se révèle être profondément humaine, touchante ,simple mais si puissante, le réalisateur proposant un réquisitoire impeccable contre l'intégrisme religieux et l'homophobie.
Une Magnifique iniatiave de la part du cinéaste danois Jonas Peher Rasmussen, qui nous conte ici la terrible mais très riche histoire d'Amin, un refugié afghan. On nous raconte son parcours de son plus jeune âge en Afghanistan, jusqu'à son arrivé au Danemark dans l'adolescence, en passant par les fuites, son passage en Russie, en abordant son homosexualité aussi. Bien évidemment le propos ne peut que toucher toute personne normale, en plus de cela il est abordé de façon très original dans sa narration. Le choix de l'animation, dans plusieurs genre différent, melé à des images réels d'époque fonctionne à merveil. Enfin bref un documentaire d'animation nécessaire. Profitez en, Arte le propose sur sa plateforme gratuite jusqu'àu 27/07
Un récit extrêmement fort et bouleversant, plein de pudeur et d’humanité qui a le mérite de raconter une histoire universelle, celle de tous ces réfugiés, ces demandeurs d’asile qui ont dû fuir une jour leur pays, au péril de leur vie, pour trouver une terre d’accueil.
Ce documentaire raconte l’histoire vécue d’un immigré afghan homosexuel qui quitte son pays avec sa famille. Le réalisateur a choisi avec bonheur la technique de l’animation de bonne qualité pour retracer le périple de ce jeune immigré sous la forme d’interviews introspectifs. C’est intéressant à suivre mais sans être très passionnant.
A l'origine de Flee, il y a une histoire d'amitié, celle qui lie depuis longtemps le réalisateur danois Jonas Poher Rasmussen à un homme d'origine afghane qui n'avait jamais raconté son véritable passé. Si Flee est un documentaire, sous la forme d'un film d'animation, sa complexité et sa non linéarité ne nuisent pas à sa force, bien au contraire, dans le sens où il ne s'agit pas seulement de l'histoire d'un réfugié, de l'Afghanistan de la fin des années 80 au Danemark, en passant par la Russie qui avait tout juste cessé d'être soviétique. Flee parle surtout du besoin de trouver sa place dans le monde, un endroit où on peut enfin être soi-même, c'est à dire aussi, dans le cas d'Amin, son héros, de pouvoir assumer son homosexualité. Une épopée humaine donc, familiale également, qui ne cède jamais au mélodrame, Rasmussen mettant l'accent, au gré du récit, sur l'aventure intérieure d'Amin, autant que sur les péripéties et les embûches de son périple vers la liberté. Où l'on comprend que cette histoire personnelle a toujours été comme un fardeau et qu'elle a amené son protagoniste à mentir, une grande partie de sa vie, pour assurer sa sécurité et celle des siens. Flee n'est pas un film banal dans sa structure (quelques images d'époque complètent l'animation) et dans son propos, ne pouvant que toucher par ce portrait d'un déraciné, qui fait écho à tous les exodes d'aujourd'hui, de femmes, d'hommes et d'enfants, n'ayant que leur volonté pour viatique, dans l'espoir d'une vie digne et sans danger à leur porte.