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Mac Murphy
12 abonnés
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4,0
Publiée le 28 novembre 2024
Un étonnant polar politique iranien pleinement reussi. Un film très dur certes mais qui raconte le courage d'une journaliste qui combat le conservatisme et le machisme poyr faire surgir la vérité. A voir sans hésiter.
Quelle claque, le film nous emmène et ne nous lâche pas. On plonge en iran dans cette follie meurtrière, je recommande un très bon policier ! Basée sur des faits réels
Un thriller impeccable au suspense haletant. Le film n'est pas une enquête policière pour découvrir qui est le coupable mais une description de la société iranienne, ses multiples facettes et surtout un réquisitoire sur place difficile est accordée aux femmes. A voir sans hésiter.
Mashhad ville sainte en Iran est en proie à des crimes de prostituées violents. Une journaliste de Téhéran, sanctionnée, arrive à l'antenne locale de son journal pour enquêter. Après un traquenard organisé contre le tueur, elle parvient à le faire boucler en taule pour être jugé aux assises. C'est sans compter les enjeux politiques, la population et la famille du tueur...
Film iranien sur un fait divers qui s'est déroulé en Iran début des années 2000. Intéressant car il traite de faits divers horribles et violents mais hélas ! somme toute universels : les tueurs en série. Et la société iranienne n'est pas épargnée. D'ailleurs le réalisateur vous fait poser la question : pourquoi serait-elle épargnée ? Car le film est une critique (facile certain.es diront, pas faux en même temps) d'une société théocratique, qui contrôlent et relativisent les droits et les libertés des Femmes, qui se veut vertueuse au sens religieux du terme, sans problèmes sociétaux type prostitution, drogue, où le sexe n'existe pas etc...mais qui est comme les autres notamment les sociétés occidentales qu'elle excrète. Le film est clair et direct sur ces différents points.
Les personnages sont bien définis et ne tombent pas dans la caricature. Les prostituées, souvent toxicomanes, sont crûment montrées. La journaliste, trop libre, est malmenée par un pouvoir ultra-machiste. Enfin, le tueur en série souffrant de graves troubles psychologiques est bien dessiné. D'ailleurs, l'actrice principale a reçu le prix d'interprétation à Cannes en 2022 pour ce film. En fait, l'acteur jouant le tueur aurait dû recevoir ce prix pour son interprétation car il est très juste dans sa psychose, dans sa défense fondée sur la religion (les prostituées sont des femmes vicieuses et corrompues, il faut les châtier). Expression du visage, attitude physique, voix etc...tout y est.
Néanmoins, on sent la patte européenne de la production. Le film n'a pas été tourné en Iran (impossible) mais à côté La Loi de Téhéran est vraiment bien installée, inscrite dans ce qu'est l'Iran d'aujourd'hui. Là, le compte y est mais la touche européenne en plus. Dommage !
Le film insiste beaucoup trop sur les scènes de choc dégoûtant, qui sont répétitifs et sans intérêt. Tellement dommage puisque l'histoire a un vrai potentiel. La réalisation n'est pas du tout à la hauteur de l'histoire.
Les Nuits de Mashhad, est convaincant grâce a son mélange de genres. Puis même si l'ont connaît rapidement l'identité du tueur, l'histoire reste passionnante par son ambiance et sa mise en scène. De plus le fait de se concentrer sur le tueur est intéressant. Au premier abord il a l'air d'un homme ordinaire, mais il a ses propres démons, la double personnalité est bien amené. Enfin le fait de tourner caméra à l'épaule d'une manière quasi documentaire apporte un plus au film, tout comme la prestation des acteurs et actrices. Après il reste cependant quelques clichés, mais qui n'entache pas trop l'œuvre.
Inspiré de faits réel, ce thriller dévoile le coupable très rapidement. Le suspens est donc : sera t'il attrapé ? puis sera t'il condamné. La photo est belle et les acteurs sont bons (notamment Mehdi Bajestani, dans le rôle du bon père de famille tueur fanatique à ses heures perdues). Le rythme est bon mais la construction fait un peu documentaire.
Voilà un très bon film qui s'inspire de faits réels .En Iran, un tueur de prostituées sévit pour débarrasser la ville de celles qu'il considère comme des impures. Le suspens est au top et les meurtres d'un réalisme qui fait froid dans le dos. Une journaliste mène l'enquête au risque de se mettre en danger. Ambiance oppressante et film très réussi.
Film dur, brutal, sans concessions , à voir et à revoir. Bravo à Melle Ebrahimi pour sa prestation , surtout quand on connaît son histoire. A noter le clin d'œil dans le film qui fait référence à cet épisode.
L'intrigue se déroule entièrement dans la ville sainte de Machhad, en Iran. Une jeune journaliste plonge dans les faubourgs les plus mal famés de la ville pour son enquête sur le meurtre de plusieurs prostituées. Elle est confrontée au machisme et à la pudibonderie d'une société islamique rigoriste. Ces crimes seraient l'oeuvre d'un seul homme qui prétend purifier la ville de ses péchés.
Ce film est un chef d'oeuvre, tout est de haute volée, le scénario, la mise en scène, le suspense, le casting. L'ambiance poisseuse colle bien à son sujet.
Depuis quelques années je m'intéresse au cinéma iranien et je suis à chaque fois conquise. Regardez cette pépite si vous êtes un minimum cinéphiles!
Dans une ville où la nuit devient le théâtre de la peur, une journaliste traque la vérité derrière une série de meurtres sordides. Les Nuits de Mashhad est à la fois un thriller haletant et une radiographie sociale glaçante.
Le film frappe par sa sobriété. Ali Abbasi filme les rues, les hôtels et les visages avec une précision presque documentaire. Pas d’esbroufe ni d’effets faciles : la tension naît de ce réalisme cru, de la manière dont la violence s’infiltre dans le quotidien. L’atmosphère poisseuse des nuits iraniennes imprègne chaque scène, trouvant un équilibre subtil entre polar et drame social.
Au-delà de l’enquête, Abbasi explore des thèmes universels : domination patriarcale, emprise religieuse, hypocrisie sociale. Il interroge le fanatisme et montre comment une idéologie peut légitimer la barbarie. La peur devient alors un instrument de contrôle collectif, réduisant au silence ceux qui voudraient protester. La journaliste, fragile mais tenace, incarne la difficulté d’exister et de se faire entendre dans un monde hostile. Plus largement, le film suggère que le crime n’est pas seulement celui d’un individu, mais celui d’un système qui rend ces actes possibles, voire les tolère. À ce titre, Les Nuits de Mashhad n’est pas qu’une enquête criminelle : c’est aussi un plaidoyer politique et féministe, rappelant que dénoncer les féminicides revient à affronter les structures qui les perpétuent.
Ce mélange de thriller et de parabole sociale glace par sa justesse. Abbasi refuse le sensationnel et laisse les faits parler. Le spectateur, happé par ce climat de peur, devient témoin impuissant, presque complice par son regard. Le film se garde de tout triomphalisme : au-delà du sort du meurtrier, il met en lumière la persistance d’une idéologie qui survit à l’individu et s’enracine, révélant une violence patriarcale transmise de génération en génération.
L’œuvre n’est toutefois pas exempte de limites. Sa mise en scène dépouillée pourra sembler austère, parfois répétitive. Le rythme, volontairement lent, finit par peser, et la tension fléchit par instants. Hormis la journaliste et le criminel, les personnages secondaires restent esquissés, réduits à des fonctions. Mais cette rigueur contribue aussi à l’effet de sidération : montrer la violence sans l’édulcorer.
En définitive, Les Nuits de Mashhad est une œuvre puissante, captivante et dérangeante. Abbasi transforme une histoire vraie en une critique radicale du patriarcat iranien, de la collusion entre religion et misogynie, et du silence complice d’une société entière.