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Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2012
Elle, femme fatale, sublime, retorse, cherchant à acquérir son indépendance en divorçant avec un homme aussi riche que possible. Lui, séduisant avocat, spécialiste du divorce ne perdant jamais. Mais il tombe dans les filets de la belle, et s'en suit un jeu du chat et de la souris où les rôles s'intervertissent joyeusement et aux instants les plus imprévus. Les frères Coen signent la un film drôle et intelligent, une décharge de vitriol, dans un monde d'apparences et de course au pouvoir.
Film légèrement ennuyeux, malgré de bons passages drôles ou émouvants. Clooney et Zeta-Jones sont certes excellents, mais le temps se fait long et on n'accroche pas tant que ça..
Deux têtes d'affiche, une idée intéressante un début prometteur et pourtant cela ne suffira pas. Passé la première demi heure on s'ennuie ferme et on ne rigole quasiment jamais ce qui est assez ennuyeux pour une comédie.
Alors déjà C. Zeta-Jones je l'apprécie pas des masses en temps normal, mais alors la c'est encore pire, quand a G. Clooney il surjoue, et j'avais même honte pour lui a un moment ! Et pour le film je peux pas critiquer vu que je l'ai déjà oublié, pourtant je l'ai vu y a deux semaines...
Très bon Cohen qui a su marié vaudeville et loufoquerie à outrance. Les acteurs transmette parfaitement leur décalages et les dialogues sont d'une rapidité et d'une précision découcertante. On rit beaucoup devant ce divorce par intérêt qui se place en porte à faux devant les mariages par intéret.
Après l’avoir dirigé une première fois dans O'Brother (2000), les frères Coen récidive une seconde fois avec George Clooney dans une comédie sentimentale qui utilise comme trame principale, la guerre des sexes. Ils ne perdent pas une minute, en effet, dès le début du film, on se retrouve au coeur d’une dispute conjugale où Geoffrey Rush excelle en mari cocufié (rire assuré !). Intolérable Cruauté (2003) traite pour sujet principal, la relation amoureuse pervertie par l’intérêt matériel (quoi de mieux qu’un divorce lorsque le conjoint est plein aux as). Une comédie délurée, incisive où l’humour règne en maître grâce à l’habilité des frères Coen. Clooney est épatant (lui qui était constamment obnubilé par sa Gomina pour les cheveux dans O'Brother, devient cette fois-ci obsédé par ses dents blanches !) . Le duo qu’ils forment avec Catherine Zeta-Jones est adorable, on appréciera aussi les autres acteurs en second plan, comme Cedric The Entertainer ou encore Billy Bob Thornton (que l’on a pu retrouver une seconde fois l’année suivante dans The Barber).
Déception, les frères Cohen m'ont habitué à mieux que ca...Ce n'est pas drôle, lourd parfois même, les situations sont prévisibles et les personnages frôlent le caricatural, Clooney sur-joue son rôle on a envie de soupirer à chaque dialogue tant ces derniers se perdent sans jamais faire sourire d'un brin...
Si ce film n'est certainement pas le meilleur des frères Coen, ils réalisent avec "Intolérable Cruauté" une comédie sophistiquée qui n'est pas sans rappeler certains chefs-d’œuvre des années 50. Ici ils s'amusent à confronter un avocat spécialiste du divorce et obsédé par ses dents blanches (George Clooney, jouant les charmeurs un peu idiots avec un talent fou) et une croqueuse d'hommes toujours à la recherche d'une bonne poire riche pour lui servir de mari (Catherine Zeta-Jones, parfaite pour le rôle.) Au début adversaires, les deux qui ont pour point commun de toujours parvenir à leurs fins vont tomber amoureux et se retrouver dans des situations inattendues. Parfaitement bien écrit avec des dialogues mordants et des idées scénaristiques hilarantes (comme le personnage du tueur Whizzy Joe), l'ensemble est bourré de charme et doit beaucoup à la mise en scène impeccable des frères Coen ainsi qu'au choix des seconds rôles, tous irrésistibles que ce soit Geoffrey Rush en producteur aux cheveux longs ou Billy Bob Thornton en pétrolier texan.
Les freres coen tappent encore une fois en plein dans le mille avec cette petite comedie tout sauf legere,veritable regard pince sans rire des derives de l'amour business aux USA! Un casting,comme d'habitude,aux petits oignons et le ton faussement ironique,caracteristique des films de nos freres petards preferés,avec le happy end qui va bien pour ne pas sombrer dans le glauque de mauvais aloi!Sans oublier la ravissante catherine zeta jones dont la presence ensoleille à elle seule l'imagerie dejà fort agreable d'un film qui ne l'est pas moins!
En voyant «Intolerable Cruelty» (USA, 2003) des frères Coen, on peut se demander ce qui reste de «Fargo», «Bloody Simple» ou même de «The Big Lebowsky», pensant dès lors qu’«O’Brother Where art thou ?» a davantage éreinté les Coen que nourri. Mais être amené à cette réflexion, c’est omettre le cynisme latent qui repose dans ce film-là. C’est effectivement dans le cinéma des Coen que nous plonge «Intolerable Cruelty». Les «losers» sont là, bien qu’ils n’y soient plus que comme des figures bouffonesques, et la folie sous-jacente siège à l’avant-plan. L’hystérie douce que contiennent les chefs d’œuvres coeniens comme «Fargo» ou «No country for old men» se délivre pour s’exprimer sans limites, à l’instar de cette scène type de vaudeville où Geoffrey Rush surprend chez lui sa femme et son amant. Les piques du trophée qu’il reçoit dans les fesses indiquent la rudesse du film. Toutefois, il est évident que nul n’aurait pu réaliser cette comédie romantique. S’il fallait faire montre de foi envers la «politique des auteurs» truffaldienne, «Intolerable Cruelty» en fournirait un parfait exemple. A contrario des grivoiseries des Farrelly, les Coen instillent dans leur intrigue, plus que dans leur mise en scène (il est évident que celle-ci est reléguée à un mode très mineur), le cynisme de leur cinéma et la bestialité comportementale de leurs protagonistes. Il y a une tentative d’humanisation optimiste qui est amenée par cette libération des citoyens de leur avocat. Deux scènes de confrontation d’avocats, la première où les clients ne peuvent dire mot tandis que la seconde, bien plus loin dans le film, laisse la place aux clients pour laisser parler leurs émotions. Et cet indécent et soudain crédit donné à l’amour fou étonne, venant des Coen. Car le cynisme classique dont font montre les auteurs renvoyait «Intolerable Cruelty» aux références du cinéma américain. Mais cet ingérable happy-ending écroule le film, ébranle même la cohérence du cinéma coenien.
Film très drôle et bien représentatif de l'univers des frères Cohen. Georges est très bon dans la caricature. Le scénario est très bien ficelé. A voir et à revoir.