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Jean-baptiste Delbos
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5,0
Publiée le 6 décembre 2022
Un film qui donne le sourire, tout simplement. Du beau cinéma français, simple et juste avec des acteurs au service du film avec un scénario limpide et pertient. Un bon moment.
Mitigé sur ce film en grosse partie sur le handicap. C'est une comédie qui reste simple ce qui est plutôt une qualité pour faire transparaitre des côtés plus sentimentaux mais pour la philosophie cela se conjugue rarement et difficilement sur écran et cela ressort bizarrement dans un contexte trop peu défini et ambigüe. Avec ces impressions j'ai cherché à mieux comprendre le film: l'acteur handicapé est de fait le réalisateur et diplômé en philosophie, une rapide lecture de sa bio fait bien ressortir que c'est un film autobiographique. Mais cela cloche dans le film tout simplement parce qu'il tient un rôle qui n'est pas tellement le sien. Le film est bien fait et fait ressortir une philosophie humaniste qui n'est sans doute pas malsaine mais est en fait beaucoup plus conformiste qu'elle ne veut le faire croire et de ce fait trompeuse. Les artifices utilisés jouent dans les sentiments mais le fond est flouté et relativement creux. Mélange de comédie et autobiographie possible en forme d'auto dérision mais inaboutis juste fabriqués dans un compromis de facilités et de demi mensonges du style prise de liberté et rencontres fortuites.
Extra ordinaire Bernard Campan totalement métamorphosé Alexandre Jolien fabuleux égal à celui dont j'ai adoré ses écrits. Un film hors normes qui évoque la mort l'handicap l'amitié bref la vie A voir absolument
“Presque” s’inscrit dans un thème original, car il regroupe deux sujets délicats : l’handicap et la mort. Et malgré le côté difficile du métier de croque-mort, ainsi que la vie d’infirme, il en ressort beaucoup de positif, notamment grâce au personnage de Igor (Alexandre Jollien) rayonnant de courage et positivité. Malgré tout, “Presque” souffre d’un scénario court qui ne laisse pas vraiment les sujets s’exprimer sur leurs maux. Le film apparaît plus comme un divertissement qu’une réflexion propre sur la place de l’handicap et la fin de vie en société. Un point mérite tout de même d’être souligné car audacieux, spoiler: c’est d’avoir abordé le sujet de la sexualité en tant qu’handicapé et le fait d’accepter son corps tel qu’il est, peu de films osent le présenter, bien que la sexualité fasse partie intégrante de l’être humain.
Je reste partagé sur ma critique. On ne peut dénier une certaine envie de montrer la différence et sa force. Mais c'est vraiment une resucée du huitième jour et certains scènes sont affligeantes. Celles avec la prostituée par exemple et du rodéo de la voiture. Nul. Franchement. BC ne joue vraiment pas bien. Son rôle est d'une mollesse sans nom malgré le fait que l'on compense son passif. Il est simplement là pour être le faire valoir du jeune. Très décevant.
Beaucoup de choses prévisibles, des moments qui manquent de spontanéité ou de finesse, une fin qui semble sortie de nulle part, mais de bons moments avec Alexandre Jollien. Quelques préceptes de philosophie de la vie qui sont optimistes et sans doute utiles. Un bon film qui aurait mérité un peu plus de profondeur.
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3,0
Publiée le 17 août 2022
Après "La face cachée" qui était son premier film sans ses compères de toujours, Bernard Campan réalise un nouveau film, mais pas en solo puisqu'il est accompagné devant et derrière la caméra par Alexandre Jollien, un philosophe et écrivain qui incarne Igor, un personnage à son image. Cette rencontre qui résulte d'un malheureux accident va donner lieu à quelques jolis instants de vie et d'amitié entre les deux hommes. Et pourtant c'était mal parti avec Louis qui ne pense qu'à son travail, mais la persistance d'Igor et son côté pot de colle va finir par faire la différence. Amis depuis près de vingt ans, Bernard Campan et Alexandre Jollien proposent un film bienveillant sur le handicap avec un homme qui en traite un autre comme son égal et s'il est un peu froid au début cela n'a rien à voir avec son handicap. "Presque" n'effleure jamais "Le Huitième Jour", mais c'est un film attendrissant porté par un super duo.
Film sympa mais un peu surfait dans les émotions. On dirait un téléfilm français, les acteurs sont bons même si on a parfois du mal à comprendre ce que dit Igor le personnage principal. Et le fait de passer 1h30 à citer les grands philosophes c'est un peu redondant voir lourd. Vu les avis très positifs je m'attendais à mieux j'ai été déçu. N'est pas Intouchables qui veut... D'ailleurs s'ils ont osé plagier une scène avec la police très similaire avec celle du film. Une déception...
Nous savons avant même que la lumière s’allume qu’il sera ici question de différences, et que cette thématique du handicap est clairement maîtrisée par les deux acolytes au regard de leurs parcours respectifs. Et c’est peut-être précisément sur ce point qu’il va y avoir comme un hic… Ils identifient en effet tellement leur sujet qu’ils finissent par ne prendre aucun risque, et font de Presque un film très sage, trop convenu, où, sans que l’on s’ennuie, l’attendu est partout et la prévisibilité comme une constante, ce qui devient très rapidement dérangeant .
Dans cette idée originelle pour le coup modérément originale, de ce road movie entre deux « handicapés de la vie » pour des raisons différentes, voire diamétralement opposées, il eut fallu déployer une multitude de dingueries, de folies narratives et scénaristiques pour ne pas tomber dans le déjà vu et réussir alors à raconter une histoire universelle. Malheureusement, le film ne prend aucun risque et Il y a comme un manifeste manque d’inventivité, et une accumulation de bonnes idées certes, mais qui ne vont jamais au bout
il existe dans Presque une prédominance à l’enfilage de perles en règle, avec plus de bons sentiments que d’empathie, mais tout le monde n’est pas Nakache/Tolédano dans l’art scénique du Feel Good Movie… Mais globalement l’ensemble se tient et l’envie de bien faire du duo chauve connait une forme de contagiosité qui pourrait se traduire par la citation de Voltaire, symbolisant le message d’optimisme du film « La décision la plus courageuse que vous prenez chaque jour, c’est d’être de bonne humeur ».
Bourré de bonnes intentions, le film se révèle quand même très simpliste, prévisible, voire complaisant! Certes, le scénario participe à changer le regard sur le handicap, mais c'est pauvrichon, cinématographiquement parlant et, pour être honnête, Alexandre Jollien mériterait bien quelques sous-titres, car la moitié de ses dialogues sont totalement incompréhensibles! L'ensemble est du niveau téléfilm, la philosophie tombe comme un cheveu sur la soupe une fois sur deux, c'est pas vraiment drôle, pas tellement émouvant non plus... Bref, c'est médiocre!
Un film plus que surprenant de par son scénario mais aussi sa qualité de réalisation. Une histoire d’amitié improbable se créé entre les deux protagonistes. Le film, sans jamais atteindre un point culminant nous transporte dans une relation pleine d’humour et de disconvenances qui nous fera toucher les plus beaux côtés d’une amitié sincère.
Nous n’étions que trois pour voir « Presque », et c’est bien dommage, car on ressort de ce petit film plus serein, plus heureux. C’est ce que les Américains appellent « a feel-good movie ». Alors, si le sujet vous intéresse, courez voir ce « road movie » (autre expression presque intraduisible), car il ne restera pas longtemps à l’affiche. L’intrigue est construite autour d’Alexandre Jollien, qui joue dans « Presque » un personnage qui lui ressemble beaucoup dans la vie. Ce philosophe est né infirme moteur cérébral, « un handicap qui affecte la motricité de son corps et la fluidité de son langage ». Petit avertissement au passage : à moins que vous n’ayez l’ouïe très fine, il est possible que vous ayez un peu de mal à comprendre Jollien, même s’il s’efforce de bien articuler. Ce philosophe est bien connu depuis qu’il a participé, en compagnie du moine Matthieu Ricard et du psychiatre Christophe André, aux entretiens de « Trois amis en quête de sagesse ». Dans « Presque », Jollien joue le rôle d’un livreur de produits bio qui poursuit sa quête de sagesse en s’inspirant des philosophes. Cette recherche le mène de Lausanne à Montpellier à bord d’un corbillard, en compagnie d’un croquemort et de deux morts. Ne vous inquiétez pas, ce n’est ni glauque ni morbide. Au contraire, on rit beaucoup, on a parfois les larmes aux yeux et on en ressort léger, léger, prêt à s’envoler.