Note moyenne
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Par ses choix de mise en scène, la caméra se focalise sur le héros (fascinant Maciej Musialowski, impitoyable et meurtri) dont la faute initiale évite de le transformer en simple victime d’un mépris social douloureusement ressenti. De fait, l’intrigue insiste sur le mélange de sentiments contradictoires qui anime autant les défavorisés (envie, attirance, dépit, désespoir) que les privilégiés (peur, orgueil, empathie). Se dessine alors un réseau de relations marquées par le balancement entre domination et soumission. Bien que semblant assez caricaturale, la sémantique politique est d’abord celle de médias, d’influenceurs, de partisans qui schématisent des questions ou des enjeux bien plus complexes. Car le récit montre de manière sinistre la facilité à espionner, à créer de fausses informations, à manoeuvrer l’opinion publique. Or, ceux qui se chargent de ces manipulations, cyniques amoraux, n’hésitent pas à aider les deux camps, se repaissant d’une guerre qu’ils avivent, ainsi que l’illustre la transposition des préceptes militaires de Sun Tzu aux champs psychologiques et numériques. Ainsi, la narration évolue du drame avec romance sous-jacente vers un thriller à la nervosité efficace avant un final glaçant aux allures de tragédie, tout au long d’un parcours revanchard. Le poison de toute violence…
Vraiment pas mal du tout, le cinéma polonais depuis déjà plusieurs années osent avec des idées tabou et ça fonctionne ici très bien. je conseille
Difficile de se concentrer à cause du manque d'intérêt de ce film.
Dialogue médiocre.
Scénario peu convaincant
Jeu des acteurs : fade
Dialogue médiocre.
Scénario peu convaincant
Jeu des acteurs : fade
Une intrigue assez bien montée dans le traitement du virtuel et de son pouvoir sur le réel, on gardera en mémoire Jan Komasa pour ce cinéma de qualité qui vient de Pologne
Jan Komasa serait-il en passe de devenir le meilleur réalisateur polonais en activité tout autant que le fer de lance d’une cinématographie qui se faisait rare sur les écrans par le passé? En tout cas, après le déjà excellent « La Communion » (« Corpus Christi » en version internationale) qui lui avait valu une nomination à l’Oscar du meilleur film étranger, le revoilà avec un nouveau film, pour Netflix cette fois, tout aussi saisissant et passionnant. Après le conservatisme et la religion dans son pays, il amène cette fois le genre du thriller au sein de la politique et des nationalismes tout en nous montrant l’envers du décor et les aspects nauséabonds des réseaux sociaux. Vaste et ambitieux programme avec ce « The Hater, le goût de la haine » dont le cinéaste s’acquitte admirablement avec ce suspense magistral et implacable qui prend le pouls d’un pays et d’une époque de la plus horrible des manières.
Il y a également un aspect social puisque le personnage principal déborde de frustration dès sa présentation à cause de ses origines modestes et le fait qu’il vient d’être viré de son école de droit pour plagiait. Alors qu’il rêve de devenir respecté, riche et surtout côtoyer les puissants de Varsovie, dont la fille qu’il aime depuis l’adolescence. L’ascenseur social va donc tomber en panne pour Tomek et l’engrenage de haine va se lancer lorsqu’il va se faire embaucher dans une boite de communication spécialisée dans les campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux. Le scénario est méticuleux et diaboliquement imprévisible, sa mécanique bien huilée va pousser ce personnage plein de rancœur vers des extrêmes et le point de non-retour. Les plus de deux heures de ce ballet de manigances et de manipulations sont captivantes et nous amènent de surprise en surprise. Le seul hic restera l’insertion de passages animés via un jeu en ligne pour amener l’une des ramifications du script. La raison se vaut mais cela dénote visuellement avec le reste de « The Hater, le goût de la haine ». C’est peut-être la seule petite faute de goût d’une œuvre forte et imposante menée de main de maître par son auteur. Un film qui nous captive aussi bien sur le pan du suspense que sur celui de l’analyse piquante de nos sociétés actuelles, entre réseaux sociaux dangereux et populismes menaçants.
Komasa peut compter sur l’interprétation impressionnante de froideur de son acteur principal, Masiej Musialowski. Détestable et agaçant, il est le parfait monstre social que l’on pourrait croiser partout. Grâce à lui, le long-métrage met en exergue avec précision l’un des aspects les moins connus et les plus négatifs des réseaux sociaux ainsi que son impact néfaste sur nos vies et sociétés. En montrant un peu le métier de modérateur (d’ailleurs pas assez) et comment des entreprises sont payées pour créer de faux comptes, inventer et propager des fake news ou encore détruire des réputations, on en reste sidéré. Komasa montre aussi le danger frontal que représente les extrêmes qui ont le vent en poupe en Pologne. La rhétorique du script est parfaitement huilée, la mise en scène froide et au cordeau colle parfaitement au propos et quand vient le dernier acte, l’effroi s’installe. C’est sans compter sur une conclusion délicieusement amorale et originale au possible, chacun des séquences qui la constituant faisant froid dans le dos. Un grand et très important film à ne pas louper.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Il y a également un aspect social puisque le personnage principal déborde de frustration dès sa présentation à cause de ses origines modestes et le fait qu’il vient d’être viré de son école de droit pour plagiait. Alors qu’il rêve de devenir respecté, riche et surtout côtoyer les puissants de Varsovie, dont la fille qu’il aime depuis l’adolescence. L’ascenseur social va donc tomber en panne pour Tomek et l’engrenage de haine va se lancer lorsqu’il va se faire embaucher dans une boite de communication spécialisée dans les campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux. Le scénario est méticuleux et diaboliquement imprévisible, sa mécanique bien huilée va pousser ce personnage plein de rancœur vers des extrêmes et le point de non-retour. Les plus de deux heures de ce ballet de manigances et de manipulations sont captivantes et nous amènent de surprise en surprise. Le seul hic restera l’insertion de passages animés via un jeu en ligne pour amener l’une des ramifications du script. La raison se vaut mais cela dénote visuellement avec le reste de « The Hater, le goût de la haine ». C’est peut-être la seule petite faute de goût d’une œuvre forte et imposante menée de main de maître par son auteur. Un film qui nous captive aussi bien sur le pan du suspense que sur celui de l’analyse piquante de nos sociétés actuelles, entre réseaux sociaux dangereux et populismes menaçants.
Komasa peut compter sur l’interprétation impressionnante de froideur de son acteur principal, Masiej Musialowski. Détestable et agaçant, il est le parfait monstre social que l’on pourrait croiser partout. Grâce à lui, le long-métrage met en exergue avec précision l’un des aspects les moins connus et les plus négatifs des réseaux sociaux ainsi que son impact néfaste sur nos vies et sociétés. En montrant un peu le métier de modérateur (d’ailleurs pas assez) et comment des entreprises sont payées pour créer de faux comptes, inventer et propager des fake news ou encore détruire des réputations, on en reste sidéré. Komasa montre aussi le danger frontal que représente les extrêmes qui ont le vent en poupe en Pologne. La rhétorique du script est parfaitement huilée, la mise en scène froide et au cordeau colle parfaitement au propos et quand vient le dernier acte, l’effroi s’installe. C’est sans compter sur une conclusion délicieusement amorale et originale au possible, chacun des séquences qui la constituant faisant froid dans le dos. Un grand et très important film à ne pas louper.
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Visiblement le cinéma polonais mérite d'être connu. Ce thriller politique tendu a tout pour plaire, ou presque. Le développement de l'intrigue est passionnant et porté par un acteur principal tout bonnement excellent. Une belle mise en abîme du danger de nos réseaux sociaux et de la perversité du monde politique, applicable à tout pays. On regrettera simplement un rythme vraiment trop lent par moment, on les sent passer les 2h15 ! Pour autant je vais commencer à m'intéresser au ciné polonais en espérant que cette petite pépite ne soit pas une exception.
Un film puissant, qui mêle lutte des classes, fake news et politique.
Le personnage principal, par des fins stratèges, manipule l'information à sa guise pour changer le cours des choses.
Le spectateur a un bel aperçu des effets pervers qu'ont les réseaux sociaux et de l'influence énorme qu'ils peuvent avoir dans notre société, notamment au niveau politique.
Le film mets en scène avec prodige les travers de l'homme : mensonge, manipulation, mépris, condescendance...
Le tout sans fioritures ni surjeu.
En bref, un vrai plaisir qui plaira aux amateurs du genre.
Le personnage principal, par des fins stratèges, manipule l'information à sa guise pour changer le cours des choses.
Le spectateur a un bel aperçu des effets pervers qu'ont les réseaux sociaux et de l'influence énorme qu'ils peuvent avoir dans notre société, notamment au niveau politique.
Le film mets en scène avec prodige les travers de l'homme : mensonge, manipulation, mépris, condescendance...
Le tout sans fioritures ni surjeu.
En bref, un vrai plaisir qui plaira aux amateurs du genre.
Hautement ambitieux par son scénario, on vit la vie d'un jeune homme homme avec un certain besoin de considération.
Rappelant le très bon Night Crawler, le film décrit de manière assez violente les conséquences de l'avidité de l'homme et de son avarice sans scrupule !
Couplé au ravage d'Internet, Le goût de la haine nous livre un moment intense, angoissant, déstabilisant, mais unique. Un très bon thriller !
Rappelant le très bon Night Crawler, le film décrit de manière assez violente les conséquences de l'avidité de l'homme et de son avarice sans scrupule !
Couplé au ravage d'Internet, Le goût de la haine nous livre un moment intense, angoissant, déstabilisant, mais unique. Un très bon thriller !
Un film étonnant qui peut choquer et très froid . En effet tout est dans l ambiance. Le rythme est assez lent et nous n avons pas toutes les informations. Ce qui compte c est ce gamin qui n a qu une obsession. La fin est glacante. Intéressant bien qu inutilement trop long .
En premier lieu une mention spéciale pour le jeu hypnotisant de Maciej Musiałowski (Tomasz « Tomek » Giemza), car, si tous les acteurs sont au diapason de ce film excellent, c'est même un film rare (j'en suis à ma deuxième séance tellement il m'avait pris la première fois), où pas une minute, ni une seconde n'est à enlever, ce jeune comédien a une présence fabuleuse, à tel point que même si son rôle est déroutant et détestable, il est difficile de le haïr ou de le rejeter, sans pour autant adhérer à sa haine assassine, surtout quand on connait la fin. Seulement voilà, tous, à des degrés divers, impliqués sinon complices de ce climat délétère, et j'insiste tous les comédiens jouent merveilleusement le jeu.
Qui d'entre-nous ne se repaît de ces ambiances perfides, plus ou moins fabriquées, que le monde politique et médiathique donnent à voir ? Cet entretien de la haine ordinaire parfois dérape en allant au bout de sa logique, celle d'une société où tout doit être spectacle avant tout, où la sincérité est une tare. C'est ce que ce film démontre avec brio.
Qui d'entre-nous ne se repaît de ces ambiances perfides, plus ou moins fabriquées, que le monde politique et médiathique donnent à voir ? Cet entretien de la haine ordinaire parfois dérape en allant au bout de sa logique, celle d'une société où tout doit être spectacle avant tout, où la sincérité est une tare. C'est ce que ce film démontre avec brio.
Amoral à souhait, noir, glaçant montée en puissance de la violence engendrée par le mépris… Ce thriller polonais met en avant la force des réseaux sociaux sur les phénomènes de société et la politique ainsi que les dérives qui en découlent (fake news). On retrouve dans son scénario des similitudes avec le climat de « haine » alimenté par les responsables politiques et certains médias ainsi que la profonde fracture au sein de la société polonaise dénoncée par la presse indépendante lors de l’assassinat du maire de Gdansk lors d’une manifestation de charité en janvier 2019 après qu’il ait été mis à mal sur les réseaux sociaux.
Brillamment interprété et réalisé ce long drame (2h16) ne souffre aucun temps mort et est de plus servi par une bo classique très efficace. Bref, un film à voir.
Brillamment interprété et réalisé ce long drame (2h16) ne souffre aucun temps mort et est de plus servi par une bo classique très efficace. Bref, un film à voir.
Superbe film. Interprétation magistrale du héros. Un film contemporain où la fiction côtoie la réalité. Terrifiant mais terriblement actuel
Un thriller Polonais de qualité, le petit gars issu de la classe sociale basse prêt à tout pour arriver, même par le sang, 3 étoiles et demie.
Ce film sort vraiment du lot
Tout y est - haine froide - manipulations - politique - espionnage - jalousie
C'est vraiment un thriller qui ne ressemble à aucun autre
et qui montre ce que les nouvelles technologies peuvent avoir de pire
Gros coup de coeur : 4,5
Tout y est - haine froide - manipulations - politique - espionnage - jalousie
C'est vraiment un thriller qui ne ressemble à aucun autre
et qui montre ce que les nouvelles technologies peuvent avoir de pire
Gros coup de coeur : 4,5
Un thriller absolument exceptionnel ! Je suis tombé dessus complètement par hasard sur Netflix, et je suis étonné que ce film n'ait pas fait plus parler de lui. Le seul reproche c'est que c'est un peu long à se mettre en route, mais une fois lancé, ça devient incroyable. Un film polonais à regarder au plus vite !
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