Enfant de l’Assistance publique, Jane Fairchild (Odessa Young) travaille chez les Niven, une riche famille aristocratique anglaise brisée par la mort de ses deux fils pendant la Première Guerre mondiale. Elle entretient une liaison secrète avec Paul Sheringham (Josh O’Connor) le seul survivant d’une fratrie elle aussi décimée par la guerre. Paul est le fils d’aristocrates, proches des Niven. Il est promis à une riche héritière qui aurait dû épouser le fils aîné des Niven.
"Entre les lignes" est la traduction fade de "Mothering Sunday", le titre du bref roman de Graham Swift et le titre original en anglais de l’adaptation qu’en a tirée la Française Eva Husson ("Les Filles du soleil", "Bang Gang"). Tout est d’ailleurs un peu trop fade dans ce film qu’on croirait dérivé d’une intrigue secondaire de "Downton Abbey". Certes, la nudité sans voile de sa jeune et ravissante héroïne – sur laquelle on aurait pu reprocher à la réalisatrice de porter un male gaze malaisant si celle-ci n’avait pas été une femme – semble a priori démentir cette accusation. Mais, il y a dans cette nudité faussement transgressive comme dans le montage chichiteux qui joue à saute-moutons avec les époques moins d’originalité que de conformisme aux règles canoniques du genre.
Reste certes, pour les indécrottables amoureux du genre dont je suis, le plaisir régressif de retrouver cette ambiance et cette époque jouées par un carré d’acteurs impeccables : la rafraîchissante Odessa Young ("Assassination Nation"), le jeune Josh O’Connor, révélé par "The Crown" où il interprétait le futur Charles III et les valeurs sûres multi-primées sans lesquelles il ne se produit plus de film anglais en costumes que sont Olivia Colemab et Colin Firth.
Inspirée du roman "Mothering Sunday" il y a 7 ans, Eva Husson propose cette romance historique puisqu'elle nous renvoie en 1924... Cette comédie austère se déroule dans lieux minimalistes, indoor presqu' exclusivement....et raconte la vie amoureuse d'une servante "Jane", enfin plus charnelle qu'amoureuse...interprétée par Odessa Young. Au casting, apparaissent avec grand plaisir et grande attente le couple chez qui Jane travaille - Olivia Colman et Colin Firth. Mais la joie est de courte durée, tant leurs rôles sont réduits au strict minimum, voire fades.... quel dommage. Et ce n'est pas la collection de scènes de nudité, qui relève une confusion générale, et finalement un visionnage pénible....et long... Seuls les décors soignés des intérieurs de ces demeures bourgeoises et les costumes, rehaussent une déception d'ensemble.... !!**
Cela aurait pu être un grand film mais la narration est hachée par des retours en arrière et une lenteur soporifique. Certains plans longs n'ont que peu d'intérêt, nous privant du développement des personnages. Les scènes déambulations nues n'apportent rien sauf à être peu crédibles. Le jeu des acteurs est juste mais l'ensemble est vide de sentiments.
Une histoire sans intérêts des personnages dépressifs suis s'ennuient une intrigue inexistante. Une présentation des personnages approximative et incohérente. Bref on s'ennuie ferlz même si les cistu8et les décors sont bien fairs
De très très belles images de l'Angleterre de l'époque, une demeure superbe, la douleur cachée mais visible de la perte, mais une lenteur dans l'intrigue et dans la façon de filmer qui en devient lassante. spoiler: Et franchement, quel était l'intérêt pour l'histoire de montrer Odessa Young, même très belle, déambuler nue dans la maison de Paul !!! Si Josh O'Connor ne m'a pas convaincu dans sa façon de jouer, Colin Firth lui joue admirablement, tout en retenue, mais on se demande quand même ce qu'il est venu faire dans cette histoire étirée !
Je passerai rapidement sur le plus que poussif Les filles du soleil en 2018, pour ne retenir d’Eva Husson que le très intéressant Bang Gang de 2015. Déjà, le sujet central en était le sexe et ses limites. Avec ses nouvelles 104 minutes, la réalisatrice française va planer sa caméra dans l’Angleterre des années 20. Femme de chambre chez un couple d'aristocrates, Jane fréquente secrètement Paul, le fils des propriétaires du manoir voisin. Instinctivement, Jane sait que leur différence de milieu, et le futur mariage de Paul avec une autre, vouent leur liaison passionnée à l'échec. Elle se raccroche alors à ces étreintes dérobées comme à autant de futurs souvenirs destinés à nourrir sa plume d'écrivaine en devenir. Le résultat de ce drame romantique est esthétiquement très réussi mais aussi d’un ennui insondable. Une fois de plus le fond et la forme ne sont pas en accord. Ce récit est surtout profondément prétentieux. Le roman de Graham Swift, Le dimanche des mères, dont ce film est inspiré, a reçu des critiques élogieuses lors de sa parution en 2016. Une fois de plus, force est de constater qu’un bon bouquin ne fait pas forcément un bon film. Ici, tout est très beau, chaque image est composée avec soin – trop sans doute -, chaque bouquet de fleurs, chaque objet, chaque scène, chaque cm2 de peau, chaque paysage, rien n’est laissé au hasard, ce n’est plus du raffinement mais de l’affèterie, du maniérisme. Comme en plus, les dialogues littéraires sont ampoulés comme rarement, si l’œil est satisfait, le cœur et l’esprit beaucoup moins. Ce film suinte un ennui distingué, so british en somme ! Pour couronner le tout, on a cru bon de nous infliger un récit non chronologique, ce qu’on appelle pompeusement une structure temporelle non-linéaire – on est snob ou on ne l’est pas -, ce qui n’apporte rien au film. Eh bien sûr, aucun rythme… ou plutôt si, mais tellement languissant que l’intrigue semble souvent faire du surplace. De toute façon, on peine trop à comprendre comment Jane nourrit son talent d’écrivaine à travers ses amours ancillaires. Je l’ai dit, beau, trop lent et bancal. Bien sûr, au vu du casting où figurent Colin Firth, Olivia Coleman et Glenda Jackson, - pour un très court moment que je n’ai d’ailleurs pas compris -, on se dit, « régal assuré »… Même pas, tout ce petit monde semble s’ennuyer ferme et ne pas trop savoir ce qu’ils font là. Les deux héros, Odessa Young et Josh O'Connor, sont très beaux et… que très beaux. Ecriture, sexe et cinéma ne font pas ici très bon ménage. Dommage, j’aurai bien voulu aimer ce film évitable.
Si l’ennui est un critère je mets 0, ça fait bien longtemps que je n’avais pas quitté la salle avant la fin d’un film. Mais y a t’il une fin? Sinon, j’ai apprécié la bande son.
J'ai beaucoup aimé découvrir cette adaptation d'un roman de Graham Swift. Il y a une vraie délicatesse dans cette passion vouée à l’échec, de laquelle naîtra quand même quelque chose. Ce qui m'a touché dans le film c’est ce mélange de romanesque et d’intimisme fragile. Entre les Lignes est un film pétri d’humanité, d’amour, de douceur et de noirceur porté par une mise en scène gracieuse et un casting parfait.
Bon voilà un film que je n'ai pas aimé, pas détesté non plus, mais il se traine en longueur, l'histoire tourne en rond et à part Colin Firth je n'ai pas aimé les acteurs
Entre les lignes - un grand côté romantique avec l’histoire d’amour impossible entre la bonne et le gosse d’aristocrate....mais si on n’arrive pas à se laisser porter, on s'ennuie ! Des scènes érotiques, des couleurs printanières pastels ça a du charme mais l’intérêt est moyen. 3/5
"Entre les lignes " est un film très " british et fort bien fait avec une justesse de ton et le souci de l'authenticité.Cependant s'il s'agit d'un amour impossible entre deux personnes de deux classes différentes et opposées, les différences ne sont pas assez visibles dans le film: à force de jouer tout en nuances, ça finit par perdre de la consistance tout en restant un film agréable où le spectateur doit aussi lire entre les lignes.
Entre les lignes est un véritable délice qui nous transporte avec élégance au début du XXe siècle. Le film se distingue par son style très “ british “. Les costumes et l’aspect épuré de la campagne permettent une immersion totale dans cette époque. Cette magie opère également grâce à la musique. Les mélodies amplifient chaque moment d’émotion.
Ce drame romantique est extrêmement émouvant. Il arrive à capturer avec finesse à la fois la beauté et la douleur de l'amour. L'histoire se déroule à travers deux axes : d'un côté, l'écrivaine, de l'autre, la femme de chambre. De plus, la structure temporelle non-linéaire apporte un dynamisme captivant à l'intrigue. À travers ces deux relations, le film offre deux situations sentimentales poignantes : l'une, fluide et lumineuse, l'autre, cachée et complexe.
Le casting est tout bonnement impressionnant. Odessa Young brille de manière éblouissante dans la peau de Jane. En soupirants, Josh O'Connor et Sope Dirisu se révèlent géniaux, apportant une profondeur émotionnelle palpable à leurs personnages. On parvient à ressentir la flamme brûlante consumant ces relations. Même dans des rôles secondaires, Colin Firth et Olivia Colman se montrent impeccables. Leur présence à l'écran est un vrai régal.
Les images sont magnifiques, les dialogues épurés, Odessa Young incarne délicatement une Jane libre et vulnérable. Elles font penser à des tableaux de maîtres, c’est un hymne à l’amour Eros, osé mais plutôt élégant. Ce serait peut-être un chef d’œuvre du genre, mais Josh O’Connors est moins convaincant, il ne parvient pas à rendre cette relation amoureuse totalement crédible.
Le sens politique du film ne convainc pas autant que son caractère poétique et sensuel. Le montage s’attarde un peu trop sur le déjeuner des aristocrates, destiné à montrer la vanité de leur existence et l’ennui qui les habite. Un peu d’humour anglais, mais on a vu mieux dans ce registre. Et pour ce qui est d’incarner la liberté d’une femme décalée par rapport à son siècle, on préférera nettement Rosalie par exemple, également présenté à Cannes en 2023