Une jeune fille qui va bien
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Virginie P
Virginie P

57 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2022
Tous les personnages sont campés par de brillants comédiens ; on sent aussi la patte de la Comédie Française.

Irène, cette jeune fille qui vit sa jeunesse en croquant la vie à pleines dents, est remarquable.

Sandrine Kimberlain nous offre un film très différent de ceux portant sur la question juive.
C'est frais, joyeux, avec, à travers les yeux de l'héroïne pleine de vie, la promesse d'un avenir certain et sans ombre. spoiler: Seuls sont montrés les débuts du "marquage identitaire juif" et les premiers regards malveillants.

L'horreur du sort réservé aux juifs en est encore plus brutale et spoiler: est bien démontrée mais en finesse (comme l'ensemble du film d'ailleurs) à la dernière image du film
.
Bravo et merci à Sandrine Kimberlain pour cet autre regard sur cette page d'Histoire tragique.
Clemoikl
Clemoikl

4 abonnés Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2022
Connaissant bien Sandrine Kiberlain pour sa carrière en tant qu'actrice, et l'appréciant beaucoup, je ne pouvais qu'aller voir son premier film en tant que réalisatrice. Et je ne suis pas déçue ! C'est un film simple, sur la fougue de la jeunesse et la force de la vie, très lumineux et plein d'espoir malgré son contexte historique. On s'attache tout de suite au personnage d'Irène et on se laisse emporter tout du long. Un très beau film.
YVONNE E.
YVONNE E.

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2022
Déçue, je pensais que Sandrine Kimberlin aurait fait mieux surtout sur un sujet très autobiographique...
Le début traîne en longueur,,,
JMBonchon
JMBonchon

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2022
Un très beau film, subtil et délicat, sur la vie d'une jeune fille qui vit avec son temps et ses passions. Une bouffée de joie de vivre et d'espoir spoiler: , même si la fin vous laissera coi…
A voir !
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2022
Un film délicat subtil qui n est pas sans rappeler le cinéma d Eric Rohmer. Un casting sans faute et une interprétation de haute volée pour les quatre personnages principaux . Le choix de la cinéaste de montrer le désir, la passion, l innocence qui transcendent les événements historiques est judicieux et remarquablement efficace.
Luis
Luis

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2022
Une jeune fille qui va bien est un film sur l'occupation allemande, sans montrer cette occupation.
Cela peut sembler étrange et pourtant cela marche terriblement bien. La joie et l'innocence de la jeune Irène, décidant de vivre sa vie sans regarder le mal qui ronge son pays, rendant l'arrivé des restrictions anti-juive d'autant plus terrible.
La réalisatrice, Sandrine Kiberlain, décide de ne pas faire un film historiquement juste, en rendant son personnage très moderne et faisant que son film ait des éléments très actuel -dans sa musique notamment-, ce qui fait que on s'attache d'autant plus à sa petite vie joyeuse.
Le film décide de prendre de prendre son temps, de montrer sa vie en détail. Cela peut sembler désagréable en premier temps, mais j'ai cependant eu aucun mal à voir ces moments, tant le jeu des acteurs et la bonne humeur de ce personnage rend ces moments doux et agréable.
spoiler: C'est cependant ces moments longs et agréables qui rendent la fin d'autant plus terrible, avec une dernière scène intelligente et terrible. La jeune Irène n'a plus d'avenir, mais elle aura vécu sa vie et sa jeunesse sans se soucier du monde, profitant de sa vie.

La musique accompagne justement le récit et les images d'un Paris de l'époque rende justice à ce récit.
Une très belle oeuvre, à regarder pour se faire son propre avis, un coup de cœur personnel, un magnifique premier film en tant que réalisatrice pour Sandrine Kiberlain.
Marius Simon
Marius Simon

9 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2022
Une jeune fille qui va bien suit le personnage d’Irène, une adolescente étudiante en art dramatique, dans la période du passage d'un concours pour intégrer une grande école. Le film nous place donc au centre de sa famille, composé de son père, son frère et sa grand-mère, et nous plonge dans les histoires d'amour, d'amitié, d'étude de cette troupe heureuse et solidaire. Nous sommes donc spectateur de la joyeuse existence de ces gens, de confession juive (bien que non pratiquant) alors que la menace Allemande qui plane sur eux.
Ce dernier point à beau être centrale dans le film, il est paradoxalement très secondaire dans la forme que prend l'oeuvre. C'est toute la force de cette oeuvre qui parvient à nous faire réaliser comme peu de film l'ont fait auparavant, ce que représentais la répression progressive des juifs dans les années 40. Le film veut nous faire voir une famille française, d'origine juive (seule Irène prie, la grand-mère est à peine croyante et les deux hommes de la famille ne font même pas allusion a leur religion), qui en quelques semaines se voit obligé de se signaler comme juifs à tous. Sandrine Kiberlain met en scène bien plus de moments de joie, de bonheur que de malheur et de désespoir. Elle film plus les sourires que les pleurs.
Le film en devient alors touchant au plus haut point. L'absurdité du traitement accordé au Juifs par les nazi nous saute alors aux yeux et nous prend même à la gorge avec certaine scène ultra-violente (jamais physiquement évidemment). Aucun soldat n'est filmé, pas de contrôle d'identité, pas d'arme, pas d'allusion à la guerre... André, le père, négocie auprès de la grand mère pour accepté la loi qui oblige les Juifs à inscrire la mention juive sur leur papier d'identité et son argument principal c'est que l'inquiétude est illégitime étant donné qu'ils sont Français. Irène, de son côté, obnubilé par son concours et son rêve ne semble même pas réalisé ce qui se passe avant la moitié du film, lorsqu'elle obtient ses lunettes et paraît y voir plus claire, non seulement sur ses papiers et plus généralement sur la situation des juifs.
La film se termine de manière absolument sublime, sans chercher à faire pleuré dans les chaumières, juste en cherchant à montré la violence de l'antisémitisme des nazi. La réalisatrice y parvient brillamment et nous donne l'impression d'avoir un talent fou pour le métier.
En bref ce film est une pépite, multipliant les scènes simples et forte, mettant à l'image des actrices et des acteurs presque tous inconnu et absolument tous bourré d'un talent éblouissant et enfin, doté d'une bande son fantastique du début à la fin.
Largement l'un des meilleurs film de ces début d'année.
Innersmile
Innersmile

7 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2022
Tout le film est subtilement en équilibre sur un fil, jusqu'à la scène finale, saisissante. Les dernières secondes du film sont sans doute une des fins les plus marquantes de tous les films que j'ai pu voir. Tous les acteurs sont habités par l'intelligence et la simplicité puissante du film, qui n'est jamais complaisant, jusqu'à l'utilisation étonnante de la musique, qui alterne avec des passages presque silencieux. En ressort, étonnamment, une incroyable humanité, qui semble se battre jusqu'au bout, jusqu'à la dernière seconde, où elle est, comme la dernière phrase de la jeune fille, brutalement interrompue.
Karine Feller
Karine Feller

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2022
Film riche en émotions , plusieurs sujets abordés avec intelligence et délicatesse,
L'actrice principale est remarquable.
Marguerite B.
Marguerite B.

9 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2022
Ce film est un bijou de justesse, de sensibilité et de poésie. Il permet une mise en perspective de l'horreur quand elle s'abat sur l'innocence . La mise en scène , les décors , les costumes , le jeu d'acteur et surtout de l'actrice principale, Rebecca Marder sont magistralement mis au service du propos que l'on pourrait presque comprendre comme un engagement politique contre toute forme d'exclusion, de racisme, de xénophobie. Merci Sandrine K.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2022
Remarquable jeux d'acteurs, une Irène charmante, concentrée à apprendre les joies de la vie, agaçante comme peuvent l'être ceux qui vivent dans leur bulle, campée par Rebecca Marder, très prometteuse. André Marcon, en père préoccupé par le monde extérieur, qui cache mal sa tendresse pour ses enfants, et Françoise Widhoff en grand-mère complice de sa petite fille (de très beaux échanges de regards).

L'occupation allemande et la menace de disparaître sont bien là, mais hors champ. À un seul moment, la menace s'impose à Irène, lors d'une jolie séquence, assise sur un banc avec son père, elle secoue ses jambes de façon un peu convulsive, comme pour chasser l'angoisse...

Seul bémol, deux ou trois choix musicaux complètement anachroniques, qui surprennent et rompent -heureusement de façon passagère- le charme.

Tours Ciné studio 31 janvier 22
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2022
Encore une actrice qui se lance dans la mise en scène serait-on tenté de dire. Et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la grande Sandrine Kiberlain, une comédienne tout terrain aussi à l’aise dans les drames que les comédies. Pour son premier film, elle a choisi de raconter à la fois une partie de l’histoire de sa famille en même temps que sa passion pour les planches. On y suit donc une jeune fille juive pleine de vie et folle de théâtre au sein de sa famille et au gré de ses émois amoureux en pleine Occupation dans la France de 1942. Une jeunesse sous épée de Damoclès donc. Et c’est peu dire que certains choix narratifs de l’actrice devenue réalisatrice sont, au choix, hasardeux, osés ou maladroits. Mais il y a aussi une vraie atmosphère et des instants de grâce qui traversent « Une jeune fille qui va bien ». Une œuvre qui coche pas mal de cases d’une première œuvre avec ses défauts et ses qualités qui donnent envie de connaître la suite.



Du côté des incongruités, on peut parler de la direction artistique et de la manière dont le contexte est représenté. La façon de parler des personnages, les costumes, les maquillages et coiffures aussi parfois, dénotent de ce que l’on a l’habitude de voir dans ce genre de films. Trop contemporains et inadaptés, c’est un choix quelque peu anachronique et qui amoindrit un peu la puissance dramatique de « Une jeune fille qui va bien ». Ensuite, de ne voir que des bribes de l’Occupation allemande (pas de soldats, peu d’antisémitisme, ...) empêche la peur et la tension pour cette famille et surtout cette jeune fille insouciante de s’immiscer en nous. Mais c’est un parti pris assumé puisque Kiberlain semble vouloir montrer l’innocence, la naïveté et la joie de cette adolescente pleine de vie. Enfin, les scènes de théâtre sont peu intéressantes, répétitives et bien trop longues tandis que le montage s’avère parfois approximatif.



Mais dans cet univers singulier autour d’un sujet si grave, Kiberlain marque aussi des points avec cette bande sonore tout aussi anachronique, faite de standards jazzy des années 70 ou de notes en total décalage. C’est peu commun mais cela fonctionne étonnement. Les scènes en famille sont les plus réussies et belles. Le quatuor composé d’Irène, de son frère, de son père et de sa marraine est touchant. André Marcon et surtout l’inconnue Françoise Widhof, une découverte, sont d’une justesse incontestable. Et que dire de Rebecca Marder dans le rôle-titre qui illumine le film de sa fraîcheur et de sa candeur tout à fait adaptée au rôle. Dès qu’on est dans cet appartement, on prend un plaisir à se retrouver dans une sorte de cocon aimant coupé du temps. Les errances amoureuses et le côté artistique sont bien moins rendus. Un film hésitant donc, imparfait même, et parfois ennuyant. En revanche, tout le monde se souviendra de cette scène finale, implacable, glaçante et d’une force de frappe incroyable.



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DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 octobre 2022
LE DERNIER METRO. Les étoiles ne sont pas toujours belles quand on les accroche sur le coeur. Initiations curieuses irritations désagréables.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2022
Irène (Rebecca Marder) a dix-neuf ans à Paris en 1942. Elle a une passion, le théâtre, et un rêve, réussir le concours d’entrée au Conservatoire qu’elle prépare avec ses camarades. L’amour de son père (André Marcon), de sa grand-mère (Françoise Widhoff) et de son frère aîné (Anthony Bajon) fait écran avec le monde.

Quelques mois après sa fille, comme si décidément la fièvre de la realisation s’était emparée de la famille Kiberlain-Lindon, Sandrine Kiberlain passe derrière la caméra pour signer son premier film. Il s’agit d’un drame historique au sujet plombant, qui louche du côté d’Anne Frank ou d’Irène Nemirovsky (à laquelle l’héroïne emprunte son prénom), le coming-of-age d’une jeune Juive pendant l’Occupation, mais traitée sur un mode très paradoxal.

En effet, comme d’ailleurs son titre l’annonce, tout va bien pour Irène. Rien ne la soucie dans cette ville où ne circule aucun soldat ennemi. Rien ne résiste à son charme rayonnant, à sa joie de vivre, à son appétit. La jeune fille est si entièrement happée par sa passion qu’elle est sourde et aveugle au monde qui l’entoure et aux menaces qui y rodent.

Est-ce par manque de moyens ou en raison des contraintes sanitaires ? Est-ce au contraire voulu ? On ne verra aucune des scènes de rue dont nous gratifient normalement les films censés se dérouler à cette époque : ces scènes décidément de plus en plus kitsch où circulent deux ou trois traction-avant, où les panneaux routiers indiquent en lettres gothiques la direction de la Kommandantur et où quelques passants déambulent, la coiffure savamment permanentée ou le pantalon tirebouchonné à la mode zazou.

À tel point que "Une jeune fille qui va bien" pourrait parfois donner l’impression d’être intemporel, hors sol. Comme s’il s’agissait à modulo 2π du même film que celui tourné par Suzanne Lindon, qui décrivait, lui aussi, les émois d’une jeune fille en fleurs, passionnée de théâtre et découvrant l’amour.

Pour incarner Irène, Sandrine Kiberlain a résisté à la tentation de faire tourner sa fille et lui a préféré Rebecca Marder (qui tenait dans "Seize printemps" un petit rôle). Le choix est heureux. La jeune sociétaire de la Comédie-Française est rayonnante. Elle irradie le film de sa grâce.

Les deux fils de l’intrigue – le drame historique d’un antisémitisme qui déploie lentement ses règles absurdes et asphyxiantes et la "coming-of-age story" – tardent à se nouer. Ils le font in extremis avec une violence rare qu’on n’oubliera pas de sitôt. Cette scène ultime, dont j’ai déjà trop dit, leste le film, auquel on était sur le point de reprocher sa frivolité, d’un poids qui lui donne toute sa force.
sowhat06
sowhat06

7 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2022
Un chef d'œuvre signé Sandrine Kiberlain!
Pour un 1er coup c'est un coup de maître... bref on peut sortir tous les poncifs, mais une chose est sûre il faut voir ce film ! Après la Vie est belle de Benigni qui fut une claque magistrale, la jeune fille qui va bien vous emporte dans son insouciance et sa joie de vivre malgré le climat nauséabond qui gronde. Ce film distille des gouttes de joie malgré la tension grandissante et nous tient en haleine jusqu'à la fin. Courez-y !!!
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