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Delphine Poiraud
17 abonnés
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3,5
Publiée le 26 janvier 2022
Beaucoup d'aspects intéressants dans ce film. Cette comédienne magnifique qui vaut vraiment le détour et tous les comédiens très justes et touchants autour . La musique tellement bien choisie pour éveiller des émotions jamais ressenties face à un tel sujet. Mais un regret ; même si le décalage entre les faits historiques de la période et la joie de l'heroïne sont voulus, il y a parfois un manque de crédibilité tellement ce que l'on connaît de l'histoire n y figure pas...
Je crois que ce film tente quelque chose d'audacieux: Au lieu de nous montrer la terreur et la misère de la déportation, Sandrine Kiberlain a décidé de nous parler ce que les juifs ont perdus de plus précieux: leur vie, d'avant la déportation. Des rêves, des projets, des amours... Des histoires de gens ordinaires. C'est son originalité, la force de ce film où pourtant la réalité frappe fort quand elle revient. Le décors et les personnages semble au premier abord étrangement ne pas appartenir aux temps de l'occupation, auquel il se passe pourtant, tout est fait pour qu'on n'identifie pas clairement l'époque et je pense que le message veut être: tu regardes des gens qui pourraient être à n'importe quelle époque, même à la tienne.. quelle importance?
Premier film de Sandrine Kiberlain derrière la caméra. Elle y mêle ses propres souvenir de cours de théâtre à l’histoire de sa famille. Un beau portrait de jeune fille, vivant l’insouciance de ses vingt ans pendant l’occupation allemande, et sa passion pour le théâtre, sans se soucier de ce qu’il se passe. Le tout semble assez léger, malgré la toile de fond dramatique. La fin est poignante, l’actrice-réalisatrice, ayant choisi de ne rien montrer, tout est suggéré. C’est d’autant plus fort et traumatisant. L’interprétation est de qualité avec en tête Rebecca Marder de la comédie française, (aussi vu dans Simone le voyage du siècle), très convaincante et présélectionnée pour les prochains César comme révélation féminine pour ce rôle. Avec aussi André Marcon, Anthony Bajon, India Hair, Ben Attal ou Bastien Bouillon. L’occupation est montrée de manière très discrète (on ne voit jamais de soldat allemand par exemple), on se focalise ainsi uniquement sur la jeune héroïne. Le tout est fait de façon assez académique mais bien fait. On ne s’ennuie pas pour autant, on suit le parcours de la jeune femme et la montée de l’ignominie en parallèle avec un certain intérêt et une certaine émotion. Passage à la réalisation plutôt réussi donc pour l’actrice, on attend la suite…
Un ennui profond pendant 1h30. Il ne se passe rien l'actrice principale n'est pas très impliquée dans son rôle et la grand mère est vraiment très mauvaise seul André Marcon est à peu près correct
Un film délicat et attachant sur une famille juive pendant l'occupation allemande et plus particulièrement sur les amours et les cours de théâtre d'Irène jouée par Rebecca Marder, une comédienne prometteuse. La photo de Guillaume Schiffman est très élégante, André Marcon est excellent dans le rôle du père et les échanges entre Irène et sa grand-mère jouée par Françoise Widhoff sont drôles et touchants. Ma principale réserve concerne le scénario trop minimaliste, des longueurs nuisent au rythme, le premier film de Sandrine Kiberlain n'en reste pas moins une oeuvre honorable et émouvante.
Une belle surprise, Sandrine Kiberlain ayant bien présenté son parti pris de ne nous montrer l'insouciance de cette jeune femme, si on accepte ce choix, alors on se laisse porter par ce joli film, plutôt élégant et tout en subtilité. De très beaux acteurs. Merci Melle Kiberlain
Ce premier long métrage de Sandrine KIMBERLAIN est assez émouvant. Il raconte l’histoire d’une jeune fille d’une famille juive à Paris durant les années d’occupation en 1942. La réalisatrice montre habilement bien la joie de vivre de cette jeune étudiante au conservatoire pour devenir actrice et la menace suggérée de l’occupant et du racisme anti-juif. Tout cela est bien rendu à la réalisation et par les interprètes.
Assez loin des films classiques qui montrent les évènements de l'occupation, celui-ci se concentre uniquement sur la vie quotidienne d'une famille juive. C'est différent mais tout aussi puissant.
A la réalisation d’Une jeune fille qui va bien, c’est Sandrine Kiberlain avec un parti-pris bien à elle, et même assez unique en son genre, parler de la guerre sans jamais la montrer, mais avec le prisme de cette jeune fille, qui justement ne veut pas voir cette atrocité, et qui se concentre sur toute autre chose, les premiers émois, l’élan de vie des passions, des amours, et les sensations d’une entrée dans la vie pour une jeune fille. Sauf qu’on est en 1942 et qu’elle est juive. Le monstre est là, tapis dans l’ombre. C’est selon la réalisatrice, l’intime « dans la vie qui bascule ». Pour autant, le postulat à la fois intelligent et romantique de la cinéaste est puissamment poétique, il sublime l’art, le met au-dessus de tout, même du pire de l’histoire de l’humanité. Quel puissant message, la générosité face à l’ignominie.
Elle est si belle dans sa liberté, légèreté et insouciance Irène (Rebecca Marder), elle est intemporelle. C’est la passion avant tout, la terre peut s’écrouler, et c’est le cas, elle jouera. Toute la question du film est de savoir à quel moment, l’oppresseur, le monstre viendra casser les jouets, comme on brise en deux les baguettes du chef d’orchestre dans le fabuleux Le concert (2009) de Radu Mihaileanu. La dichotomie au bas mot, est bouleversante entre le feu des passions multiples qui animent Irène et a montée horrifique politique nazie. Le contraste est terrible, glaçant.
Et puis, dans la mise en scène, c’est l’authentique sublimation d’une actrice par sa réalisatrice. Sandrine aime sa Rebecca, elle sait le travail d’une comédienne. La communion est totale entre la caméra et sa muse. Les plans, l’accompagnement de ses mouvements, c’est toute la mise en images qui permet de magnifier le personnage d’Irène, en centralité permanente. C’est un engagement caméra au poing, avec de surcroît des plans et cadres audacieux, c’est ici une double éclosion, celle d’une cinéaste et d’une actrice.
La fin est un frisson… Sandrine Kiberlain fait ici une irruption folle de talent dans tout de suite la cour des grands. Une jeune fille qui va bien n’est pas un énième film du genre, car il porte en lui une élégance, une fraicheur, une grâce, un espoir. Avec autant de talent, c’est le cinéma français qui va bien.
Un film magnifique, à voir absolument. Très bien construit, très beau montage. On n'est jamais dans le pathos, tous sont pleins d'élan et de vie. Et pourtant, on touche à la tragédie. Cette jeune fille, sa famille, ses amis, nous accompagnent longtemps... Un très grand film.Je le recommande vivement
Ce film donne envie de vivre de tomber amoureuse c’est tellement fin et dur de connaître la suite et l’horreur de la guerre face à l’insouciance et d’un côté comment imaginer l’horreur c’est beau c’est fou. C’est un grand grand film
Quel joli premier film de Sandrine Kiberlain. Aucun acte de violence, tout est dans l'émotion et pourtant...Le jeu des acteurs est juste. On a du mal à quitter son siège.
Une jeune fille comme les autres, sauf qu'elle est juive en 1942 et que la répression devient de plus en plus forte. Sandrine Kiberlain arrive à faire monter subtilement la tension autour de cette famille moyenne, mais passionnée de culture: Igor (Anthony Bajon), le frère d'Irène, est musicien. Si la mise en scène reste classique, le film est porté par une distribution parfaite, où tout le talent de la jeune et prodigieuse Rebecca Marder (Irène) éclate - elle vient d'ailleurs de quitter la Comédie française pour mieux se consacrer au cinéma - et l'on retrouve India Hair en camarade du Conservatoire, André Marcon et Françoise Widhoff (le père et la grand-mère d'Irène). Au final c'est une chronique sensible pour un premier long-métrage réussi.
Une jeune fille juive insouciante amoureuse et actrice sous temps d'occupation. Premier film comme réalisatrice de Sandrine Kiberlain : une réussite Jeunes acteurs au talent prometteur