Derniers Avis : Une jeune fille qui va bien - Page 10
Une jeune fille qui va bien
Note moyenne
3,3
1286 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
167 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
52 critiques
3
31 critiques
2
31 critiques
1
15 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
arthur44
53 abonnés
54 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 28 janvier 2022
Plein de bonnes intentions, avec une charmante interprète, mais entre les multiples répétitions de théâtre et les soupers du soir en famille, il ne se passe rien dans ce film trop long où l'on ne tarde pas à s'ennuyer ferme...
Bel accompagnement d'excellents acteurs, prises de vues des visages en gros plans ce qui accentue l'émotion, déroulement exclusivement centré sur les personnages sans images périphériques ce qui amplifie l'évolution de l'histoire proposée. La "présence" de l'Occupant est progressive et, s'accélère sur le final avec deux scènes très fortes : la boulangerie et, la scène finale de fête des candidats-es au concours d'entrée au Conservatoire. Toutes mes félicitations à Sandrine Kiberlain pour sa première oeuvre ! Son choix de date de sortie de son film en pleine campagne présidentielle est particulièrement intelligent !
Film banal qui ne présente vraiment aucun interet. Une histoire sans rebondissement vraiment originaux. La jeune actrice principale sauve légèrement le film.
Quand les comédiens s'adonnent à la réalisation, on peut espérer le pire comme le meilleur. En l'occurrence, Sandrine Kiberlain propose à travers cette jeune-fille insouciante et heureuse, un sujet très personnel, a priori ancré dans son passif familial. Nous sommes en France, en pleine occupation, pendant cette période tragique où l’État Français a institué le marquage administratif des juifs en préalable à leur arrestation et leur massacre de masse. Bien sûr, le sujet a déjà été traité maintes fois, sinon qu'ici le propos emprunte une narration très inhabituelle, à savoir la joie de vivre et l'insouciance d'une jeune comédienne, malgré le contexte politique hautement dangereux et anxiogène.
La jeune-femme est sujette à des malaises dont elle se joue autant sur scène que dans la vraie vie. Ces vertiges semblent l'expression de carences de sucre peut-être ou plus simplement, d'une angoisse liée à la situation politique des juifs en France. Toujours est-il que le récit suit le parcours ambitieux de cette comédienne, qui va essayer de remporter le concours du conservatoire. Elle vit dans une sorte de bulle sociale qui la préserve du besoin, grâce à un père et une aïeule occupés en permanence à protéger leurs enfants de la sensation du pire. L'originalité du propos est liée à cette déambulation insouciante d'Irène malgré le contexte général des arrestations qui hantaient la France. Par exemple, la jeune-femme perd son camarade de jeu au théâtre et s'illusionne qu'il est a fui Paris sans se poser la question qu'il aurait pu être arrêté. Elle vit ses amours, ses joies débonnaires, ses tristesse, comme toute adolescente.
Kiberlain refuse le psychodrame. Toute la narration occulte subtilement le tragique de la situation, sans pour autant le nier. On regrettera toutefois le jeu parfois agaçant de la comédienne principale qui s'épuise de maniérisme et de sourires.
J’ai écouté Sandrine Kiberlain sur France inter le matin et je suis allée voir le film l’après-midi. En fait, je ne savais pas ce que j’allais voir. Au départ j’étais vraiment déçue parce que je trouvais que le film manquait de rythme - les scènes avec les acteurs qui répètent et écoutent…: j’ai trouvé cela long. Puis trop de silences au global dans les dialogues. Et puis avec le recul je trouve que l’idée de montrer un film historique du point de vue « naïf » d’Irène permet en fait de se mettre dans la peau d’une personne normale sous l’Occupation. En effet, cette vision est étroite par rapport à tout ce qui se passe mais c’est finalement peut-être beaucoup plus juste qu’un film qui parlerait de de Gaulle ou de Hitler, qu’un film où le spectateur aurait toutes les informations historiques. Puisque le racisme est insidieux et se cache encore aujourd’hui sans que personne ne s’en aperçoive, puisque la dérive peut arriver sans que personne ne s’en aperçoive. Donc finalement comme ce que vit Irène. Le lendemain soir après avoir vu le film, j’ai fait un cauchemar. Le cauchemar d’être poursuivie pour mon appartenance culturelle, mon statut social et ma supposée croyance religieuse. Ce film m’a un peu travaillé donc!
Un film délicat subtil qui n est pas sans rappeler le cinéma d Eric Rohmer. Un casting sans faute et une interprétation de haute volée pour les quatre personnages principaux . Le choix de la cinéaste de montrer le désir, la passion, l innocence qui transcendent les événements historiques est judicieux et remarquablement efficace.
Un sujet grave traité de manière originale mais qui n'évite pas parfois les longueurs et la répétition. Une belle interpretation des acteurs toujours émouvante et juste.
Très beau premier film de Sandrine Kiberlain en tant que réalisatrice. Fougue et joie de vivre d'une jeune fille en cette période si sombre. Sublime Irène/Rebecca Marder, ainsi que les autres acteurs.
Curieux film, particulièrement culotté, que ce premier essai de Sandrine Kiberlain.
Une jeune fille qui va bien est basé sur un principe pas si courant au cinéma : on suit une histoire commune (une jeune fille est amoureuse, et nourrit beaucoup d'espoir pour l'avenir), tout en connaissant le contexte historique de l'histoire que nous découvrons, alors que les personnages, eux, en ignore tout.
Nous savons l'horreur de ce qui attend Irène et sa famille, mais pendant une demi-heure, rien n'arrive de spécifique concernant cette famille juive prise dans le vif de son quotidien de 1942. L'identification de l'époque n'est pas évidente. Cela rend d'autant plus touchant la manière dont les premières mesures anti-juives viennent heurter le récit d'apprentissage qui nous est présenté.
L'ensemble du film, et son principe fondateur à la fois léger et casse-gueule, ne fonctionne que par la grâce d'un casting plus que parfait : Rebecca Marder est absolument époustouflante, André Marcon parfait, Anthony Bajon convaincant à l'extrême (comme d'habitude...) et Françoise Widhoff génialement attendrissante en grand-mère compréhensive.
Les scenes de répétitions de théâtre sont éternelles et toujours les mêmes… Trop de silences, pas de rythmes, pas beaucoup d’ambiances, on s’ennuie… Nous sommes en accord avec les critiques sur la véracité historique.. Je suis étonné que mr Badinter ait donné son aval pour la vraisemblance de l’époque de ce film. Rien a voir avec ce que nous ont relaté nos parents. Ceci dit on aime bien Sandrine Kiberlain.
Un sujet passionnant qui aurait mérité meilleur traitement. Entre longueurs et lenteur, on attend le dernier quart d'heure ... heureusement, il y a la jeune lumineuse Rebecca qui promet beaucoup, et la confirmation d'Anthony Bajon qui a tout d'un futur très grand.
Rappelons par contre que le film est historiquement peu fiable, en effet on est à Paris en 1942, et l'étoile jaune comme le tampon rouge est ordonné dès 1940 ! La cinéaste a fait le choix judicieux de na pas montrer les signes de l'Occupation, pas de croix gammées ou d'uniformes de la Wermacht, on a l'impression de vivre dans une ville normale, avec une jeune femme qui ne pense qu'à ses rêves et à ses désirs et pour qui l'actualité n'est qu'une chose secondaire qui n'intéresse ou qui n'influe que le monde des adultes. Sandrine Kiberlain construit son film comme une chronique joyeuse, enveloppée d'une musique enjouée, rythmée et moderne qui permet de ne pas engoncer son récit dans la tradition du "film de guerre", ce qui n'empêche pas d'y ajouter toute la subtilité nécessaire et logique au vu du contexte comme l'instauration des lois anti-juives, ou surtout la disparition non expliquée du meilleur ami. La cinéaste signe un premier film aussi intelligent que délicat, tendre et poignant sans jamais tombé dans la facilité. A voir et à conseiller. Site : Selenie
Une jeune fille très attachante. 1942. Des rêves de comédie et d'avenir plein la tête. Elle pourrait être toi. Ton quotidien léger et virevoltant, optimiste et rieur, malgré les quelques grandes douleurs de la vie. Et puis s'immisce l'Immonde, d'abord comme un détail que tu remarques à peine, l'un de tes amis parti trop longtemps, un détail, une mention rouge tamponnée sur ta carte, un détail, une étoile jaune "très jolie" sur le noir de ta blouse, un détail. Tout va bien. Tout va bien. La musique est actuelle et te relie à la jeune fille. Une baguette de pain refusée, un détail. Un vélo confisqué, un détail. Un homme en noir qui s'approche. Un détail. Un détail. Un détail.
Le regard embué de ta meilleure amie.
Tes mots émus devant ton avenir infini et glorieux.
Et puis le noir de l'écran.
Et tu éclates en sanglots.
Et tu viens de vivre l'une de tes plus grandes émotions de cinéma. Tu comprends pour la première fois l'expression "coup de poing" que tu as entendue souvent. Ça vient d'arriver. Tu sens l'humanité en toi.
Un très bon film. De belles images qui privilégient l'esthétique à la réalité historique (ce qui rend l'histoire encore plus proche les habits les coiffures des femmes sont plus proches de 2022 que de 1942) , une musique étrange et pénétrante. Des acteurs excellents en particulier la famille de la jeune femme;
Ce film donne envie de vivre de tomber amoureuse c’est tellement fin et dur de connaître la suite et l’horreur de la guerre face à l’insouciance et d’un côté comment imaginer l’horreur c’est beau c’est fou. C’est un grand grand film