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Une jeune fille qui va bien
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Ubu Zappa Italia
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5,0
Publiée le 24 mai 2024
Le film est magnifique et Rebecca Marder est simplement sublime. C'est pendant le fascisme (qu'on ne voit presque pas, qu'on cherche à ne pas le voir), mais c'est une histoire d'une fille d'aujourd'hui avec ses rêves, ses amours et ses journées de moins en moins insouciantes. Tout est doux et fort au même temps car, du début, nous connaissons l'Histoire
Sandrine Kiberlain s’essaye à la réalisation et ce n’est pas gagné. L’histoire se passe en 1942, parait-il. Ah bon ?? Aucun soldat dans les rues, la boulangerie est pleine de pain et viennoiseries et la famille mange à profusion. On ne dirait pas que c’était la guerre et les tickets de rationnement. A la longue aussi les mêmes scènes de répétition de théâtre et les diners en famille sont vraiment lassants. Rebecca Marder joue admirablement bien la jeune fille insouciante et la remettre dans le contexte lui aurait donné encore plus d’insouciance et la dernière scène aurait été magnifique. Mais rien de tout ça, malheureusement.
un film qui montre bien la beauté de la vie d'une adolescente, insouciante, contrastantes avec les nuages noirs qui s'amoncellent. Pour les critiques qui n'ont pas compris le dessein du film, ce n'est en rien une reconstitution historique : Une fiction, qui veut nous faire oublier l'époque dans laquelle elle se situe, et nous faire adopter la vision candide du personnage, protégée par son entourage, qui décide d'oublier inconsciemment (ou pas...) l'occupant et la déportation. Mais le spectateur n'est pas dupe (et elle, l'est elle vraiment ?) de l'issue de cette échappatoire psychique... L'actrice est en plus formidable !
Le film est beau. L'interprétation est juste. Mais que c'est lent! Quel dommage pour un film qui parvient, pourtant, à très bien décrire les plus belles années d'Irène, avant l'horreur.
Ce film théâtral, si je puis m'exprimer ainsi, est très joli. Il n'est pas semblable à que qu'on voit d'habitude je trouve. S. Kiberlain, avec ici son premier film, réalise une oeuvre très personnelle. On sent qu'elle veut nous transmettre quelque chose. Une partie d'elle même. Qu'elle a vécue ou sa famille. L'actrice principale R. Marder qu'on a pu voir chez Klapisch, Desplechin, Dahan, Ozon, est géniale, elle est belle, pleine de vie et interprète à merveille cette jeune fillle, juive, qui prépare le concours d'entrée au conservatoire. Bajon, et Marcon, respectivement le frère et la soeur complètent cette famille aisée qui se retrouve dans la tourmente de la guerre à Paris.
Belle photo, bien joué, mais que de paresse dans les dialogues et la montée dramatique que cette époque tragique servait pourtant sur un plateau ! Les anachronismes musicaux sont gratuits et contreproductifs (contrairement au "Marie-Antoinette" de Coppola, par exemple). Le manque de moyens cantonne l'action dans des décors étriqués (faire circuler quelques voitures ou bus d'époque coûte-t-il si cher ?). C'est le problème des films français, plus des téléfilms que faits pour le grand écran...
Le film nous fait ressentir un terrible hors champ tout du long. Une angoisse pesante qui est celle de la France des années 40 avec la montée du fléau. Le film n'en parle pas mais arrive a nous en faire néanmoins ressentir avec un profond humanisme ce quotidien et ce bonheur des jeunes gens. C'est une héroïne moderne et captivante. Le problème c'est que Rebecca Marder n'a ni l' âge et le physique nécessaire. Elle a un air mature qui ne colle pas à l'héroïne qui est une incarnation de l'espoir juvénile . Rebecca est une femme alors que comme le titre l'indique, on devrait rencontrer une jeune fille. Le film décide donc de parler d'un quotidien. Mais ce n'est pas un quotidien très intéressant malheureusement. Une fille qui fait du théâtre et a une famille attentionnée ? Ça marche car c'est bien interprété mais il n'y a rien de stimulant ou novateur. D'ailleurs le film n'essaye pas de l'être, preuve en est tous ces silences et cette mise en scène très classique et sobre. Ça se voit que c'est un premier film avec un style qui n'est pas encore abouti. La musique est très agréable rajoutant au modernisme du film. On s'ennuie donc pendant 1h10 jusqu'à ce que Irène revienne d'une soirée. C'est à ce moment que le hors champ apparaît enfin et hante toute la dernière partie du film qui est une franche réussite. On sait très bien ce qui va arriver et pourtant on a le souffle court quand ça arrive. Ce serait sympathique que je le revoie mais au premier visionnage j'ai dû accélérer tant je n'étais pas inspiré par le film. On sent énormément la patte de Kiberlain, un côté loufoque et détendu, dans un second degré par trop assumé qui crée une sorte d'étrange. J'ai hâte qu'elle pousse son style au prochain niveau car on est sur un essai pas si assumé.
Sandrine Kiberlain, après 30 ans devant la caméra, passe derrière pour un premier long métrage librement inspiré de sa propre histoire familiale. Sous la France de l’Occupation, une jeune fille juive de 19 ans ne vit que pour sa passion, le théâtre ; faisant fi du contexte répressif touchant sa communauté ; insouciance de la jeunesse. Pour bien montrer cette insouciance d’Irène, Kiberlain laisse hors champs l’occupant allemand tout au long du film. Ce choix est adapté à la psychologie d’Irène ; sans être naïve, elle préfère se cantonner dans un déni qui la rassure et lui permet de vivre pleinement sa passion. Son optimisme et sa vitalité sont parfaitement mis en valeur par la mise en scène mais surtout par sa jeune actrice Rebecca Marder, assurément la relève du cinéma français. Sociétaire de la Comédie Française, elle est de chaque plan et irradie tout le film par sa présence, l’intensité de son jeu, sa vista comique ; elle est ciné génique à souhait. Au terme du film, on retient plus la prestation de l’actrice que le film en lui-même ; il est donc à classer dans la catégorie fourre-tout, « Film d’actrice ». Le film en lui-même souffre de quelques maladresses d’écriture dans les dialogues, dans la mise en abyme théâtre et vie, dans des pistes narratives abandonnées en cours de route sans explication (le partenaire de scène d’Irène disparait de la circulation) ; et un final fort qui m’a laissé pantois. Et enfin, le film souffre de prise de liberté avec la réalité historique. Un beau moment de cinéma avec une actrice crevant l’écran que l’on aura plaisir à revoir ; son père était aussi de la partie, côté musique, pour une bande son d’une élégance rare à l’image de sa fille.
Que ce film est film est pénible à regarder ! Les acteurs surjouent, sans parler de ceux qui sont pistonnés par du très très lourd (Gainsbourg, Attal) et qui devraient arrêter d'urgence de polluer les écrans.
La jeunesse est insouciance et légèreté.... si elle peut s'exprimer dans une famille unie et bienveillante, que demander de plus ? Et bien tout simplement : un scénario. Là on assiste une succession de scènes à force répétitives ou prévisibles qui lassent très vite. La question juive est traitée également avec insouciance, comme si elle ne devait pas être un problème. Déçu donc, car comme un oeu tout le monde, on aime bien Sandrine Kiberlain!
Un premier film de Sandrine Kiberlain qui présente une jeune fille passionnée de théatre pendant l'Occupation. Complètement désaxé du contexte historique d'époque, le film est plat, vide, fade et sans intérêt. Un téléfilm. Sandrine Kiberlain est plus à son aide devant la caméra qu'en réalisatrice !
A la réalisation d’Une jeune fille qui va bien, c’est Sandrine Kiberlain avec un parti-pris bien à elle, et même assez unique en son genre, parler de la guerre sans jamais la montrer, mais avec le prisme de cette jeune fille, qui justement ne veut pas voir cette atrocité, et qui se concentre sur toute autre chose, les premiers émois, l’élan de vie des passions, des amours, et les sensations d’une entrée dans la vie pour une jeune fille. Sauf qu’on est en 1942 et qu’elle est juive. Le monstre est là, tapis dans l’ombre. C’est selon la réalisatrice, l’intime « dans la vie qui bascule ». Pour autant, le postulat à la fois intelligent et romantique de la cinéaste est puissamment poétique, il sublime l’art, le met au-dessus de tout, même du pire de l’histoire de l’humanité. Quel puissant message, la générosité face à l’ignominie.
Elle est si belle dans sa liberté, légèreté et insouciance Irène (Rebecca Marder), elle est intemporelle. C’est la passion avant tout, la terre peut s’écrouler, et c’est le cas, elle jouera. Toute la question du film est de savoir à quel moment, l’oppresseur, le monstre viendra casser les jouets, comme on brise en deux les baguettes du chef d’orchestre dans le fabuleux Le concert (2009) de Radu Mihaileanu. La dichotomie au bas mot, est bouleversante entre le feu des passions multiples qui animent Irène et a montée horrifique politique nazie. Le contraste est terrible, glaçant.
Et puis, dans la mise en scène, c’est l’authentique sublimation d’une actrice par sa réalisatrice. Sandrine aime sa Rebecca, elle sait le travail d’une comédienne. La communion est totale entre la caméra et sa muse. Les plans, l’accompagnement de ses mouvements, c’est toute la mise en images qui permet de magnifier le personnage d’Irène, en centralité permanente. C’est un engagement caméra au poing, avec de surcroît des plans et cadres audacieux, c’est ici une double éclosion, celle d’une cinéaste et d’une actrice.
La fin est un frisson… Sandrine Kiberlain fait ici une irruption folle de talent dans tout de suite la cour des grands. Une jeune fille qui va bien n’est pas un énième film du genre, car il porte en lui une élégance, une fraicheur, une grâce, un espoir. Avec autant de talent, c’est le cinéma français qui va bien.
Premier film de Sandrine Kiberlain derrière la caméra. Elle y mêle ses propres souvenir de cours de théâtre à l’histoire de sa famille. Un beau portrait de jeune fille, vivant l’insouciance de ses vingt ans pendant l’occupation allemande, et sa passion pour le théâtre, sans se soucier de ce qu’il se passe. Le tout semble assez léger, malgré la toile de fond dramatique. La fin est poignante, l’actrice-réalisatrice, ayant choisi de ne rien montrer, tout est suggéré. C’est d’autant plus fort et traumatisant. L’interprétation est de qualité avec en tête Rebecca Marder de la comédie française, (aussi vu dans Simone le voyage du siècle), très convaincante et présélectionnée pour les prochains César comme révélation féminine pour ce rôle. Avec aussi André Marcon, Anthony Bajon, India Hair, Ben Attal ou Bastien Bouillon. L’occupation est montrée de manière très discrète (on ne voit jamais de soldat allemand par exemple), on se focalise ainsi uniquement sur la jeune héroïne. Le tout est fait de façon assez académique mais bien fait. On ne s’ennuie pas pour autant, on suit le parcours de la jeune femme et la montée de l’ignominie en parallèle avec un certain intérêt et une certaine émotion. Passage à la réalisation plutôt réussi donc pour l’actrice, on attend la suite…