Madres paralelas
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263 critiques spectateurs

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Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2021
Pedro Almodovar réutilise une fois de plus ses thématiques éculées de l'appartenance, de l'héritage et de la maternité, mais cette fois avec un certain manque de finesse, de subtilité et de rythme. C'est pas dénué d'intérêt mais que c'est long et grossier.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2022
Avec "Douleur et gloire", Pedro Almodóvar avait livré son grand film autobiographique et récapitulait un certain nombre d'obsessions formelles et thématiques. Comme arrivé au bout d'un chemin, le cinéaste devait prendre une autre direction et les deux options choisies dans "Madres Paralelas" sont surprenantes : la maternité et le franquisme. Almodóvar se frotte pour la première fois à la politique et au passé tortueux de son pays, il ne place pas cet aspect au premier plan, mais en fait plutôt un fil conducteur vers lequel le film aboutit. L'habilité scénaristique consiste ici à lier la filiation au souvenir des aînés morts lors de la guerre civile, la douleur des bébés échangés et de la légitimité de l'éducation doit s'accepter en même temps que le devoir de mémoire s'impose. Un mouvement d'écriture audacieux, remarquablement pris en charge par une mise en scène elle-même articulée autour de deux partis pris : un univers baroque et coloré que l'on retrouve plutôt dans l'intimité de Janis, et un autre plus sobre et sec quand il s'agit de filmer le processus autour des fouilles des fosses communes. Le pari était risqué, mais c'est bien en liant la complicité féminine, la maternité et le franquisme qu'une émotion finit par surgir dans les dernières minutes. Si elle apparaît, ce n'est pas parce qu'on l'aurait compris une connexion concrète entre ces thématiques, mais parce que la découverte morbide arrive après une expérience intime traumatisante que Janis aura su dépasser.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2021
" Madres paralelas" sélectionné cette année à la Mostra de Venise est un drame espagnol mélancolique . En effet même si j'ai préféré certaines réalisation du célèbre réalisateur Pedro Almodóvar et que l'ensemble n'a rien exceptionnel, celui-ci aborde des thématiques denses et riches (l'homosexualité féminine, la famille, guerre civile espagnole, la maternité …..) avec des fulgurances émotionnelles et dramatiques et bien sur la présence de Pénélope Cruz (meilleure actrice à Venise) et la révélation de ce film la jeune Milena Smit.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2021
L’esthétique du film est aussi soignée que le titre est vilain. Mise en scène élégante, compositions parfaites, décors et costumes tout en couleurs superbes. Bref, la touche d’Almodóvar, en totale maîtrise de son art sur le plan formel. Sur le fond, c’est moins maîtrisé et convaincant. Le début et la fin du film, consacrés aux souvenirs douloureux de la guerre civile espagnole, s’articulent mal avec le drame central – mélodrame de la maternité – et apparaissent un peu plaqués. Le drame central, quant à lui, repose sur un coup du sort déjà vu, souvent décliné au cinéma et donc assez prévisible pour qu’on ait toujours une longueur d’avance sur les personnages. Ce qui fait suite à ce coup du sort, une fois intégré par les personnages, ne constitue pas non plus une surprise dans l’univers du réalisateur : variation sur les possibles sexuels, ficelles mélodramatiques… On avance dans l’histoire sans ennui, certes, mais sans grande passion, trouvant au passage quelques dialogues assez lourds. Heureusement, il y a Penélope Cruz, principal agrément du film. Présence, beauté, énergie. Et prix d’interprétation à la Mostra de Venise 2021.
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2022
C'est un beau film, une histoire passionnante. L'importance de son histoire, de ses origines, de la filiation. Un sujet émouvant, bouleversant parfois. Un film à ne pas manquer.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 décembre 2021
Ce film ne m'a pas emporté. Je suis resté sur le quai. Entre la recherche de ses racines, et l'amour maternel, le réalisateur n'a pas choisi. il a oscillé entre ces 2 tentations et n'a approfondi ni l'un ni l'autre. De plus la musique tend à nous guider dans de l'émotion qui devrait faire surface. Il n'en est rien. Pire, on s'ennuie. À lui seul, l'amour maternel d'une mère dont l'enfant qu'elle croyait le sien lui est enlevé. Ici, on survole les sentiments de cette
femme dépossédée. Trop vite, pas assez loin, le film s'exonére de l'essentiel...
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2022
« Madres paralelas » de Pedro Almodóvar (2021) vu dans le cadre du Festival Cinéma Télérama, frise la perfection. Deux femmes, Janis (Penélope Cruz qui est magistrale) et Ana (Milena Smit), sont sur le point d’accoucher. Toutes les 2 sont célibataires et tombées enceintes par accident. Janis, d'âge mûr, n'a aucun regret alors qu’Ana, adolescente encore mineure, est effrayée et pleine de remords. Elles accouchent toutes les 2 d’une petite fille qui doit aller en soins intensifs l’une pour une « immaturité » cérébrale et l’autre pour une hypoglycémie. A leur sortie, elles échangent leurs numéros de téléphone mais sans plus jusqu’à ce qu’elles se rencontrent par hasard dans un café où Ana, plus stable sur le plan psychologique, est serveuse depuis peu avec la volonté de prendre en charge sa vie et ce malgré le décès de sa fille par mort subite du nourrisson. Janis, photographe de mode, lui propose alors de la prendre comme « nounou ». Le résultat d’un test ADN va venir semer le trouble chez Janis… Parallèlement, Arturo (Israel Elejade), le géniteur de Janis, est metteur en scène de théâtre ayant engagé pour un rôle difficile Térésa, la mère d’Ana, dont l’esprit maternel a fait grand défaut avec un père qui ne s’est jamais occupé de sa fille. Arturo est également anthropologue-archéologue et il va revoir Janis qui a envoyé un dossier pour pouvoir procéder à l’ouverture d’une fosse où son grand-père a été fusillé par la phalange espagnole ainsi que 9 autres habitants de son village natal en Navarre.
Un film pour lequel Almodovar n’est pour une fois pas trop malicieux voire tortueux, et qui s’avère tout à fait plausible et développe comme souvent chez lui les thèmes de la filiation et de l’amour et de l’instinct maternel … et qui - pour la première fois - aborde la période du Franquisme qui pour la jeune Ana est déjà de l’histoire ancienne mais pour Janis et les autres villageoises concernées, l’aboutissement d’un travail de deuil. Inutile de dire que la photo, la lumière et les décors sont magnifiques … bref un quasi-chef d’œuvre.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2022
Comme l’indique le titre, c’est l’histoire de 2 femmes, Janis (Penélope CRUZ, 47 ans et 7e collaboration avec le réalisateur depuis « En chair et en os » (1997) où son personnage accouchait dans un bus], photographe, enceinte d’Arturo, anthropologue judiciaire et Ana (Milena SMIT, 25 ans), mineure, aux parents séparés, et qui partagent la même chambre d’hôpital lors de l’accouchement d’une fille pour chacune, respectivement Cecilia (prénom de la grand-mère de Janis dont le mari a été tué pendant la guerre civile) et Anita. Habitant le même quartier de Madrid, elles se retrouvent quelques mois plus tard. L’histoire permet au réalisateur, toujours au sommet de son art, avec un sens du mélodrame et de la couleur, de brasser, avec talent et émotion, les thèmes de la filiation et du deuil, tout en y incluant une part d’Histoire, celle tragique de la guerre civile espagnole qui refait surface (exhumation des victimes du franquisme de fosses communes pour leur donner une sépulture digne).
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 décembre 2021
j'avais l'impression de regarder un téléfilm, je trouve Almodovar peu inspiré ce dernier temps.
film plat sans intérêt.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2022
Un classique d'Almodovar avec son ambiance et ses passions humaines fortes. Un bon jeu d'actrices pleine de délicatesses et de sensibilites
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2021
Bien que j'aie vu, à deux exceptions près, l'ensemble de la filmographie de Pedro Almodovar, tous ses films ne m'ont pas emballé. Cependant, je considère certains d'entre eux comme particulièrement réussis, je pense à "Volver", à "Etreintes brisées ", à"talons aiguille", à "la fleur de mon secret", à "parle avec elle" et à"tout sur ma mère " qui sont mes préférés. J'aime aussi, un peu moins certes, "Julieta" et "la piel que habito". Je suis plus réservé sur ses autres films. Comme la critique est presque toujours élogieuse à l'égard de ce metteur en scène, découvert en France surtout avec "femmes au bord de la crise de nerfs", j'eprouve toujours une incertitude sur ce que je vais voir : un film survendu ou un vrai bon film. Et bien je le dis tout de suite "madres et paralelas" ( mères parallèles), est selon moi une des meilleures réussites de son réalisateur et est tout simplement excellent. Deux femmes accouchent ensembles dans une maternité. Si l'une ( une femme tout juste majeure) ignore qui est le père en raison d'un viol collectif qu'elle a subi , l'autre
( photographe de mode) est catégorique sur l'identité du géniteur : un homme marié avec une autre femme. Elles accouchent toutes deux d'une fille, mais rapidement la photographe se demande si sa fille (très tipee) est bien la sienne. Elle fait un test ADN qui lui donne la preuve qu'elle .n'est pas la mère biologique de son enfant. Parallèlement, elle cherche à retrouver le cadavre d'un de ses grands-pères assassinés pendant la guerre d'Espagne. Le film ne souffre d'aucune rupture de rythme et est passionnant de bout en bout. C'est aussi un ravissement pour les yeux : les actrices principales sont toutes magnifiques et raffinées et l'amour que Almodovar voue à la femme est prégnant dans tous les plans. Les décors sont splendides et aucune scène n'est laissée en retrait dans cette recherche esthétique . Comme souvent, Almodovar place son film sous le signe du lien..Toutefois, il etend ici le registre de réflexion loin dans le passé. Il n'oublie pas que nous sommes aussi les produits de l'Histoire au même que de notre histoire personnelle. Nous sommes sans doute, aussi, un chapitre d'une histoire qui a commencé avant nous, dont nous ignorons parfois beaucoup mais dont la connaissance est pourtant nécessaire pour compléter le savoir qu'on a de soi-même. Le personnage interprété par Pénélope Cruz se trouble lorsqu'il s'aperçoit que sa jeune petite amie est dans l'ignorance de ce qu'a été la guerre civile espagnole. Les parents de la jeune fille malgré leur statut social favorisé, sont totalement passés à côté de la formation de leur enfant. Le lien comporte plusieurs acceptions dont aucune ne doivent être oubliées. Les racines sont indispensables à la stabilité d'un être, tout comme la loyauté et la vérité qu'il faut dire à ceux à qui on la doit. "Madres Parallelas " est un des meilleurs films en exclusivité sortis cette année. Je vous le recommande. Par souci d'honnêteté envers le spectateur éventuel, il faut préciser que le film est pendant toute sa durée, une succession de dialogues dans presque toutes les scènes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 décembre 2021
Quel superbe film ! Et quel grand réalisateur ! Au travers de l’histoire de deux femmes qui vont se rencontrer à la maternité puis vivre une aventure aussi singulière que complexe, Almodovar traite, avec grande intelligence et une sensibilité extrême, de thèmes qui touchent les tréfonds de l’âme humaine. Qu’est-ce que l’instinct maternel, quelle est l’importance de la filiation dans l’amour qu’une femme porte à son enfant, peut-on espérer vivre un amour véritable basé sur un mensonge, la vérité est-elle un impératif absolu quand il faut trancher entre un savoir tragique et une ignorance heureuse ? Mais Almodovar traite ces sujets avec beaucoup de grâce et de légèreté, sans le moindre pathos, au travers du destin croisé de ces deux femmes interprétées à merveille par la divine Penélope Cruz et la jeune Milena Smit, admirable de profondeur. Seul petit bémol (très subjectif) à ce récit : Almodovar choisit de placer sa narration dans un cadre beaucoup plus ambitieux, celui de l’histoire familiale d’une des deux héroïnes marquée par le destin tragique de ses grands-parents durant la guerre d’Espagne. L’idée est de montrer que l’Histoire laisse des traces que nul ne peut effacer : les cadavres des suppliciés finissent par révéler leur tragédie, tout comme le corps des vivants ne peut cacher sa filiation révélée par les tests génétiques. Peut-être la force du propos eût-il gagné à être moins ambitieux et à se limiter à une seule et unique unité de temps. Mais le cinéma n’a pas à obéir aux règles du théâtre classique et la référence à la guerre d’Espagne est sans doute moins prégnante de ce côté-ci des Pyrénées...
hawke1
hawke1

1 abonné 38 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2021
Excellent film plein d'émotions les acteurs sonnent juste belle histoire de filiation sur fond historique et encore une belle histoire de femmes signe almodovar
maguaguas
maguaguas

8 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2021
Très bien joué, jolies images et couleurs. On comprend le dénouement dès le début, aucun suspense. Je me suis ennuyée et ai été déçue. Certains ont pourtant applaudi à la fin de la séance.
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2021
Superbe mélo.

Certes, Pedro Almodóvar a une furieuse tendance à nous faire toujours, peu ou prou, le même film. Et, une fois de plus, pour ces 120 minutes, ses thèmes favoris sont au rendez-vous : la maternité, les femmes fortes et indépendantes, les liens biologiques et le dévouement maternel… Ce à quoi, je répondrai : et alors ? Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d'hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d'âge mûr, n'a aucun regret et durant les heures qui précèdent l'accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu'elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l'hôpital. Les quelques mots qu'elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d'une manière qui changera leur vie à toutes les deux. C’est brillant, enlevé, à fleur de peau, jamais ennuyeux, superbement mis en scène et interprété. Que demander de plus ?
Mélodrame ? Bien sûr ! Mais Almodovar a su éviter le pathos, le trop plein de larmes et parvient même à créer une empathie pour un personnage qui n’est pas vraiment un modèle de vertu. Le film évoque également les charniers franquistes contenant des milliers de cadavres d’opposants à la dictature de Franco, qui ont été enterrés dans des fosses communes clandestines. Aujourd’hui encore de nombreuses familles espèrent une identification des corps afin d’offrir une vraie sépulture à leurs proches disparus. A ce titre, on regrette un peu que cette histoire parallèle ne soit pas plus présente. – Ou alors, ne fallait-il pas lui consacrer un autre film, tant la dette est urgente ? -. C’est sans doute le seul regret que je ferais à ce drame magnifiquement écrit et filmé sous le signe du fameux « rouge Almodovar » présent dans tous les plans. Emotion, fascination, subversion, tout est réuni pour un grand Almodovar.
Penélope Cruz, sacrée meilleure actrice à Venise, est au sommet de son art. On découvre la jeune Milena Smit qui promet beaucoup. Israel Elejalde, le seul homme de l’histoire, est parfait de sobriété. Citons encore Aitana Sanchez-Gijon et l’ébouriffante Rossy de Palma. A 71 ans, le maître madrilène reste égal à lui-même, bourré de talent, parfois de petites manies, et de ses failles qui nourrisse ses scénarii. Une fête pour les yeux et pour les sens. Moins flamboyant sans doute, mais d’autant plus attachant. Pedro reste LE cinéaste des femmes.
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